30/06/2020

L’Irlande envisage l’achat d’avions de combat !

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C’est une révolution qui pourrait bien avoir lieu dans le ciel irlandais ! A ce jour, l’Irlande est sous protectorat anglais. Un accord prévoit en effet, que la Royal Air Force (RAF) assure la protection aérienne et la police du ciel pour le pays.  

Les raisons du changement :

Deux raisons motivent ce changement. D’une part la sortie de la zone UE (Brexit) de l’Angleterre complique politiquement les relations entre les deux pays. L’Irlande en profite pour s’affranchir du poids du Royaume-Unis.

De l’autre, le ciel irlandais est de plus en plus soumis aux violations de l’aviation russe. Les bombardiers russes et autres avions de combat à l’étoile rouge augmentent d’années en années les vols dans la région pour rejoindre notamment le golfe de Gascogne. L'analyse récente des menaces commandée par e gouvernement n'est pas non plus très optimiste pour les années avenir.

De l’avis du général Ralph James, un ancien responsable de l’Irish Air Corps, « l’Irlande est probablement l’État le plus vulnérable d’Europe » et « se dire neutre n’est pas suffisant car la neutralité impose un fardeau dans la mesure où l’on doit interdire notre espace aérien aux parties qui s’opposent ».

Avions de combat multirôles : 

Le gouvernement irlandais envisage donc d'acheter des avions à réaction militaires qui auraient la capacité d'intercepter des avions à haute altitude et de surveiller entièrement le ciel irlandais.

Un nouveau document de stratégie d'investissement des Forces de défense sur cinq ans a indiqué que « les futurs projets à un stade de planification préalable » incluent le potentiel des « intercepteurs de combat aérien multirôles ».

En parallèle, le pays devrait s’équiper d’un réseau de radars au sol performant afin de détecter toute intrusion de trafic dans l’espace aérien irlandais. Un porte-parole des Forces de défense a déclaré: «une telle capacité est en cours d'examen et est basée sur une évaluation des menaces, mais aucun budget n'a été alloué pour le moment. Un tel avion serait capable de contrôler tous les aéronefs aéroportés dans l'espace aérien souverain irlandais, en particulier ceux qui se déplacent rapidement. » 

Une évaluation prochaine :

Une évaluation en vue de la commande d’appareils de combat tiendrait compte des demandes qui pourraient être faites à l'égard de ces intercepteurs et des capacités militaires qu'il devrait être en mesure de fournir, ainsi que des spécifications techniques et des capacités requises. Pour l’Irlande, il est déjà clair que l’avion sera européen. Le paquet devrait prendre en compte la capacité de formation et de maintenance avec un pays voisin. Se dirige-t-on en direction d’un partenariat anglo-irlandais sur l’Eurofighter ? 

Photo : Un Eurofighter britannique intercepte un bombardier Tu-95 au-dessus de l’Irlande @ RAF

 

29/06/2020

Air2030 : rétablissons quelques vérités !

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Dans le cadre de la votation du 27 septembre prochain, les défendeurs et les opposants à l’achat du nouvel avion de combat s’arment de divers arguments. Rien de bien étrange dans notre pays ou la démocratie directe et en soi une manière de vivre. Par contre, lorsque l’argument est faux et peut induire en erreur la citoyenne et le citoyen, il est important de rétablir la vérité.

Intervention de Mme Brigitte Crottaz, PS à La Matinale :

Dans son intervention de ce matin, Mme Crottaz avance plusieurs arguments qui ne correspondent pas à la réalité :

Pour cette opposante aux avions de combat, « Les progrès font qu'on peut augmenter les heures de vol jusqu'à 6000 voire 10'000 pour les F/A-18 » Ce n’est pas exact, les « HORNET » utilisés en Suisse vont être prolongés à 6'000 heures afin d’atteindre 2030, soit la limite d’utilisation. Après, il n’y aura plus aucune garantie d’obtention de pièces détachées (rapport de l’US Navy 2017). De fait, il n’est pas possible de prolonger le « HORNET » au-delà !

Par contre, le Super Hornet BlockIII proposé à notre pays est certifié pour une vie cellule de 10'000 heures. Les Super Hornet BlockII de l’US Navy seront eux portés à cette limite. Cela s’explique par le fait que Boeing a tiré les enseignements des « Hornet » plus anciens pour prolonger la vie du « Super Hornet » en supprimant près de 40% de pièces et en utilisant de nouvelles techniques.

Confusion entre "Hornet" et Super Hornet", mauvaise connaissance du dossier ou volonté de tromper l’électorats ?

Concernant la police du ciel : 

Mme Crottaz affirme: "Les F/A-18 ne sont concernés que par une toute petite quantité de missions chaudes par année". Avec en moyenne plus de 200 missions d'interceptions  par année dont 70 à 80 "Hot Mission" celà ne lui suffit pas ? Faut-il attendre un drame dans notre ciel, pour certaines personnes réalisent "enfin" l'importance de la PA24 ?

A propos du M-346, notre opposante affirme que « ce dernier n’a pas été étudier dans le projet, que le petit jet italien décolle plus vite qu’un avion de combat multirôle » Non seulement le M-346 n’est pas à la norme QRA15 (Quick Reaction Alert 15) soit le minimum de temps pour décoller, mais il est incapable de dépasser un plafond pratique de 13'000 mètres (en configuration lisse) alors que les avions de combat testés atteignent les 18'000 mètres. Sans postcombustion le taux de montée du M-346 avoisine (en configuration lisse) les 6'000 m/min de vitesse ascensionnelle contre en moyenne 18'000 m/min pour les avions en compétition. La solution M-346FA ne permet PAS de décoller et de rejoindre un simple avion commercial en altitude. De plus, de la dénomination même de son constructeur Leonardo, il s'agit d'un "LIght Attack Fighter" et non d'un intercepteur!

Oui, la solution d’un avion léger a été étudiée et discutée au sein du Groupe d’accompagnement pour l’évaluation du futur avion dans lequel siégeait sa collègue de partis Mme G. Savary.

"Mais est-ce qu'on assure vraiment notre sécurité actuellement ?", interroge Brigitte Crottaz. "Non. Depuis 2003, il est prévu qu'on ait une police de l'air 24 heures sur 24. Ce n'est toujours pas le cas et ce ne sera le cas qu'à fin 2020 » Ce que Mme Crottaz néglige, vient du fait que nous aurions pu gagner 10 ans pour la PA24, si nos parlementaires à Berne n’avaient pas traîné les pieds. Le PS, n’a pas véritablement fait avancer les choses. Par contre, depuis 2003, la surveillance radar militaire fonctionne H24 et coordonne la sécurité avec nos voisins.

Autre affirmation : « La défense sol-air serait bien plus utile pour faire face à des missiles ». Sauf que nous sommes en Suisse et les radars au sol subissent les effets de la topographie. Les ondes radars ne traversant pas les montagnes la capacité de couverture d’un système sol-air de moyenne/longue-portée est limitée à 15'000 km2 (Données Rapport sur la Défense Aérienne). Par ailleurs, un système sol-air est une arme de guerre, elle est inutilisable en temps de paix. De plus, l’engagement de missiles balistiques est complexe, il ne peut être effectué de manière fiable qu’avec un engagement en « réseau » avec un avion de combat multirôle. Pour terminer, je porterais à votre connaissance que cette vision de nos opposants et le fruit du rapport ACAMAR payé par le PS. Ce dernier prend comme référence la défense sol-air de l’Arabie Saoudite, celle-là même qui a été mis en échec à la fin de l’année dernière, par des missiles Houthis qui ont frappé une installation pétrolière de premier plan. Ce que nous ne voulons surtout pas reproduire !

Si chacun a le droit d’avoir une opinion, il est par contre juste d’offrir une argumentation réaliste et non biaisée ! Il en va de la survie de démocratie !

Petite question : Vous pensez sérieusement que le PS qui milite pour la suppression de l’armée serait prêt à voter un crédit d’armement pour le M346 qui ne correspond pas au cahier des charges ?

Entrée en service du Global 5500 !

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Bombardier est très fière d’annoncer l’entrée en service du biréacteur d’affaires long-courrier novateur Global 5500, livré récemment à un client dont l’identité reste confidentielle. Cet avion de grande valeur est la passerelle vers la gamme phare des avions Global à cabine large de Bombardier, offrant performances, confort et vol en douceur de réputation mondiale.

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L’an dernier, Bombardier a annoncé que l’avion Global 5500 peut franchir 200 milles marins de plus que prévu et que son nouveau rayon d’action de 5 900 milles marins est de 700 milles marins de plus que son plus proche concurrent à la même vitesse.

Le complexe de Bombardier à Wichita a une riche histoire comme centre manufacturier de l’emblématique Learjet. Au fil des ans, Bombardier a élargi les activités du complexe pour inclure un centre de services de calibre mondial, ainsi qu’un centre d’essais en vol et un établissement consacré aux avions spécialisés. Le travail de finition pour les remarquables cabines des avions Global 5000 et Global 5500 est la dernière diversification pour cette main-d’œuvre hautement qualifiée.

Le Global 5500 :


Le nouveau biréacteur d’affaires Global 5500 offre un mélange unique d’innovation, de style et de confort. Avec ses ailes à la technologie de dernière génération et ses moteurs spécialement construits pour lui, l’avion Global 5500 vole plus vite et plus loin, offrant le vol le plus en douceur. Soigneusement conçu et construit avec des finis exquis et un savoir-faire haut de gamme, l’avion Global 5500 propose des innovations révolutionnaires, dont le fauteuil breveté Nuage de Bombardier, représentant la toute première architecture de fauteuil dans l’aviation d’affaires depuis 30 ans.

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Portant la performance totale à de nouveaux sommets, l’impressionnant rayon d’action de 5’900 milles marins (10 928 km) de l’avion Global 5500 lui permet de relier São Paulo à Paris ou Los Angeles à Moscou sans escale. Le biréacteur d’affaires Global 5500 a une vitesse maximale de Mach 0,90, et son aile optimisée assure le vol le plus en douceur.

Sa cabine à fonctionnalité 4K offre la connectivité en vol la plus rapide et un système de gestion cabine intuitif livre une expérience de divertissement de très haute définition.

Le Global 5500 est équipé de « Bombardier Pũr Air », un système de purification d’air sophistiqué, offert exclusivement sur les avions Global. Le filtre HEPA avancé du système élimine jusqu’à 99,99 % des allergènes, des bactéries et des virus, et renouvelle complètement l’air de la cabine avec de l’air frais à 100 % en à peine une minute et demie.

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Photos : 1 Global 5500 Cockpit 3 & 4 Intérieur @ Bombardier

 

28/06/2020

Eurofighter, contrat pour l’AESA !

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Les choses n’ont pas traîné, quelques jours après le feu vert de Berlin en vue de l’intégration du radar AESA CAPTOR-E, Airbus a remporté un contrat pour le développement, la fourniture et l'intégration de celui-ci. Au total se sont 115 radars E-SCAN MkI pour la flotte allemande et espagnole d'Eurofighter qui sont en commande. La signature du contrat a fait suite à l'approbation des deux gouvernements ces dernières semaines.

Le contrat prévoit la livraison et l'intégration de 110 radars Captor-E MKI pour l'Allemagne et un premier lot de 5 radars pour l'Espagne à livrer d'ici 2023. Le nouveau capteur équipera les Eurofighters Tranche 2 et Tranche 3 ainsi que de nouveaux avions. Alors que les sites d'Airbus à Manching, en Allemagne et à Getafe, en Espagne, serviront de hub d'intégration global, le développement et la construction du radar seront sous-traités à un consortium sous la direction de Hensoldt et Indra et avec la participation d'autres sociétés partenaires de l’Eurofighter.

Le Captor-E MKI est le radar à balayage électronique le plus avancé au monde pour les avions de chasse. La conception de la cellule du fuselage avant permet à Eurofighter de fournir le plus grand réseau à balayage électronique pour des portées de détection et de poursuite accrues, des capacités Air-to-Surface avancées et des mesures de protection électronique améliorées. La grande surface de l’antenne permet également un champ d’observation plus large que toute autre plate-forme, ce qui stimule les performances de l’avion et garantit son rôle en tant qu’atout précieux dans l’environnement du Future Aircraft Combat Aircraft System.

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Antenne dotée du SWASHPLATE :

Tout comme le radar du Gripen e ES-05 RAVEN, le CAPTOR-E MKI est doté d’une antenne rotative « SWASHPLATE » offrant une plage de détection particulièrement large. Le pilote dispose de fait d’une meilleure connaissance de la situation et une sécurité accrue au combat par rapport aux radars AESA à plateau fixe, enfin en ce qui concerne les AESA non dotés de TRM d'arséniure de gallium (GaAs).

Le CAPTOR-E fournit les fonctionnalités clés suivantes :

  • Radar de surveillance et de guidage multimode air / air et air / sol avec repositionneur WFoR
  • Portée air-air accrue - Détection et suivi plus rapides des cibles
  • Amélioration des performances de suivi
  • Entrelacé « simultané » Air / Air & Air / Ground
  • Guidage étendu des missiles - Disponibilité opérationnelle accrue
  • Coûts de cycle de vie réduits - Potentiel de croissance pour de futures améliorations

Pour autant, les tergiversations des pays engagés au sein de l'Eurofighter débouchent maintenant sur trois versions du radar CAPTOR-E : 

  • Le CAPTOR-E Mk0 soit la version de base de Leonardo destinée au Qatar et au Koweit. 
  • Le CAPTOR-E MK1 dont l'interface est développée par Hebsoldt pour l'Allemagne et l'Espagne. 
  • Le CAPTOR-E en développement par la filliale de Leonardo en Angleterre pour la RAF.

Si nombre d'éléments sont communs, les différences pourraient compliquer le choix des clients potentiels. 

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Photos : 1 Eurofihgter espagnol 2 Amélioration de la capacité de détection 3 Radar CAPTOR-E MKI @ Airbus DS

27/06/2020

Air France, la fin du rêve A380 !

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Triste vendredi qui a vu se dérouler le dernier vol d’un A380 aux couleurs du transporteur Air France. Un dernier vol pour dire adieu à l'A380. Le dernier vol a permis à un peu plus de 500 salariés de la compagnie de profiter de deux heures de vols au-dessus de la France. Ce vol de remerciement devait également permettre de dire un dernier Adieu à l’avion.

Cloués au sol depuis la fin mars avec l'irruption de la pandémie du COVID-19, comme la majorité des avions de la compagnie, les neuf A380 d'Air France vont être définitivement retirés du service dans le cadre des mesures d'adaptation à la baisse de la demande annoncées par Benjamin Smith, le patron du groupe Air France-KLM. Ils seront remplacés par des appareils plus petits, mais aussi plus performants et moins polluants, comme l'Airbus A350 et le Boeing B787.

Un retrait avancé :

La fin du rêve A380 était programmé pour 2022.  Mais la situation de la pandémie à tout accélérer. Selon le communiqué d'Air France, la sortie anticipée des A380 et leur dépréciation dans les comptes du groupe se traduira par un impact financier de 500 millions d'euros, qui ira grossir les pertes du deuxième trimestre.

Nous assistons à la triste conclusion d'une décennie d'exploitation au sein de la flotte d'Air France, durant laquelle l'A380 est passé du statut de porte-drapeau, plébiscité par les passagers, à celui du mal-aimé, réputé pour son manque de fiabilité opérationnelle et ses coûts d'exploitation trop élevés. Des défauts qui lui avaient déjà valu d'être le seul appareil long-courrier à ne pas bénéficier des nouvelles cabines. Ce qui laissait déjà planer le doute sur leur maintien à long terme dans la flotte d'Air France. Au final, peu d'appareils auront eu une carrière aussi courte.

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Ailleurs aussi :

La compagnie française n’est pas la seule à anticiper le retrait de l’A380, Lufthansa, Malaysia Airlines, Qatar Airways, Etihad, Thai Airways, ont annoncé leur intention de réduire ou retirer les A380 de leurs flottes, parfois même avant la crise actuelle. Emirates elle-même, qui est de loin le premier client de l'A380 avec 178 exemplaires commandés et plus d'une centaine en service, serait également décidé à ne remettre en service que la moitié de ses « Super Jumbo ».

L’avion qui a fait rêver :

Pour autant l’A380 vieux de ses 12 ans, continuera de faire rêver, sa taille, son élégance vont continuer à faire lever les yeux au ciel. La cabine spacieuse et silencieuse, le roulement doux et le plus confortable ont fait de l’A380, le favori des passagers, entraînant des facteurs de charge plus élevés partout où il vole. L'A380 est le plus gros avion du monde, avec deux ponts complets, offrant des sièges plus larges, des allées larges et plus d'espace au sol.

Le pari raté d’Airbus :

Pour l’avionneur européen, l’A380 devait être le flambeau de la réussite de la société. L’avionneur rêvait de reproduire le succès du B747 de Boeing et de la dépasser. Mais, le peu d’intérêt pour l’A380 trouve sa justification par le fait que la situation du trafic aérien n’est pas la même que lors du lancement du B747 de Boeing. Difficile à remplir pour les compagnies aériennes, problèmes d’infrastructures pour de nombreux aéroports pour son accueil, des problèmes de fiabilité l’A380 n’a pas séduit. Pour autant cet avion est exceptionnel en matière d’ingénierie. Et quelle facilité de pilotage ! J’ai eu l’occasion de m’essayer aux commandes de l’avion en simulateur, facile doux et souple, l’avion est une merveille !

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Photos : 1 & 3 A380 Air France @ Paul Marais-Hayer 2 Dernier vol @ Air France/press