25/06/2020

L’IATA demande plus de soutien ! 

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L'Association du transport aérien international (IATA) a multiplié les appels en faveur d'un soutien gouvernemental accru et d'un large éventail de mesures coordonnées entre les États afin d'éviter des dommages durables à l'industrie du transport aérien. La grande inquiétude de l’IATA concerne le devenir du secteur cet hiver.  

En plus d'exiger une approche cohérente de l'ouverture des frontières pour redémarrer les vols commerciaux, l'IATA a exhorté les prestataires de services de navigation aérienne à faire des concessions d'environ 2 milliards d'euros de frais de gestion du trafic aérien qui seront bientôt dus par les compagnies aériennes européennes. Il a également demandé aux régulateurs européens de prolonger la dérogation accordée pour les règles d'allocation de créneaux horaires.

Le 17 juin, la branche européenne de l'Airports Council International (ACI) a déclaré qu'elle s'opposait à une prolongation de la dérogation aux créneaux horaires au motif qu'elle entraînait « un coût élevé pour les aéroports car il permet aux compagnies aériennes de déclarer des horaires complets, demandé des créneaux horaires et annuler leurs vols près de la date de l'opération, laissant aux aéroports les coûts d'exploitation impliqués et aucun revenu pour les couvrir. » Selon le directeur général d'ACI Europe, Olivier Jankovec, il est prématuré de prolonger la dérogation maintenant, mais l'IATA a insisté pour que les compagnies aériennes aient besoin de planifier les horaires pour la saison d'hiver en août

Selon les données publiées par l'IATA, les compagnies aériennes en Europe devraient perdre 23,1 milliards de dollars en 2020, la demande de passagers (telle que définie par les passagers-kilomètres payants) devrait être en baisse de 56,4% par rapport à 2019, tandis que la capacité des sièges disponibles ne sera réduite que de 42,9% ce qui entraîne une capacité excédentaire.

L'IATA a appelé les gouvernements à autoriser un « redémarrage coordonné » des services de l'aviation commerciale, sur la base des mesures de sauvegarde de la santé publique reprises dans les lignes directrices récemment publiées de l'OACI et reflétées en grande partie dans les recommandations de l'AESA et du Centre européen de contrôle des maladies. Elle a fait valoir que si ces mesures étaient universellement adoptées, il ne serait pas nécessaire que les exigences de quarantaine imposées par des pays tels que le Royaume-Uni et l'Espagne présentent, selon l'IATA, un « énorme obstacle » au rétablissement du trafic aérien. Il a présenté les résultats d'une nouvelle enquête auprès des passagers montrant qu'entre 76 et 83% des voyageurs européens ne voyageront pas si la quarantaine est en place.

Photo : Transport aérien

08:00 Écrit par Pascal | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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