02/06/2020

La Roumanie prépare la modernisation des IAR-99 !

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La Roumanie prévoit de  moderniser ses 10 derniers avions écoles  de type IAR-99. C’est le fabricant de l’avion, la société Avioane de Craiova qui effectuera les travaux. Dans le cadre de ce marché, le fabricant doit désormais soumettre une offre appropriée au ministère de la Défense pour que le contrat puisse se poursuivre. Bucarest espère que le contrat, d'une valeur de 100 millions de dollars, sera signé d'ici un mois, permettant aux travaux de se dérouler sur la période 2020-2024. 

La mise à niveau :

Selon les besoins de la Force aérienne roumaine, l’avion doit permettre une formation de pilote avancée, faisant le pont avec les chasseurs Lockheed-Martin F-16 en service dans la Force aérienne,

De plus, les avions devront pouvoir effectuer des missions d'appui en vol rapproché et interdire des cibles aériennes à basse vitesse, précise le ministère de la Défense.

Pour cette mise à niveau, la Roumanie prépare l’adaptation du radar AESA Leonardo Vixen 500 E sur l’IAR-99 et serait désigné IAR-99TD. Un premier modèle de radar a été acheté en vue de l’intégration sur l’avion indigène. 

L'Institut national roumain pour la recherche aérospatiale (INCAS) a financé en 2018 une démonstration technologique sur un IAR-99. Le but étant de fournir de nouvelles capacités de détection et de combat. Le système de radar Vixen 500E apportera la capacité critique en ce qui concerne l'environnement opérationnel du formateur de l’aviation militaire roumaine. L’avion devrait recevoir une nouvelle avionique d’origine israélienne produite par Elbit Systems.

L’IAR-99 « Soim »: 

L'IAR-99 « Soim » (Faucon) est un avion école biplace en tandem produit par l’entreprise roumaine Avioane Craiova. L’avion dispose également de capacités d’attaque au sol légère. La conception du IAR-99 débuta en 1975. Le premier prototype vola pour la première fois le 21 décembre 1985. Deux autres prototypes suivirent, ainsi qu'une présérie de 20 appareils, ils furent livrés à partir de 1987 à l'armée de l'air roumaine. Une autre commande de 30 appareils fut livrée à partir de 1991.

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Photos : IAR-99 @ Avioane

Les lignes directrices pour rétablir le transport aérien passagers !

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Nous l’avons vu dans des articles précédents, la reprise du trafic aérien passagers passe par une série de mesures en matière sanitaire. Les organisations tels que l’IATA, l’OACI disposent désormais d’un document cadre destiné aux opérations aériennes durant la crise de la COVID-19. Ce document permet aux acteurs du secteur aérien, ainsi qu’aux gouvernements de disposer des lignes directrices applicables pour réussir la reprise des vols passagers.

Des normes mondiales :

La mise en œuvre universelle de normes mondiales a fait de l’aviation un mode de transport sûr. Une approche semblable est essentielle durant cette période de crise afin de rétablir la connectivité aérienne à mesure que s’ouvrent les frontières et les économies. Les orientations du document « Takeoff »ont été élaborées avec la meilleure expertise des gouvernements et de l’industrie. Les compagnies aériennes les appuient sans réserve. Il faut maintenant une application des gouvernements.

« Takeoff » propose une approche par phases pour la relance de l’aviation et énonce un ensemble de mesures fondées sur le risque applicables à grande échelle. Selon les recommandations et les orientations des autorités de la santé publique, ces mesures vont réduire le risque de transmission de la COVID-19 durant les voyages.

Ces mesures sont les suivantes :

  • Distanciation physique dans la mesure du possible et mise en œuvre de « mesures adéquates fondées sur le risque quand la distanciation n’est pas possible, par exemple dans les cabines d’aéronef ».
  • Port du couvre-visage et du masque par les passagers et le personnel de l’aviation.
  • Assainissement et désinfection de toutes les zones comportant un potentiel de contacts humains et de contamination.
  • Surveillance de l’état de santé, ce qui pourrait inclure une autodéclaration avant et après le vol, ainsi que la surveillance de la température corporelle et l’examen visuel « par des professionnels de la santé ».
  • Suivi des contacts des passagers et des travailleurs : l’information à jour sur les contacts serait exigée dans le cadre de l’autodéclaration, et les interactions entre les passagers et les gouvernements se feraient au moyen des portails gouvernementaux.
  • Formulaire de déclaration de santé des voyageurs, incluant les autodéclarations conformément aux recommandations des autorités de santé publique compétentes. On devrait encourager l’utilisation d’outils électroniques pour éviter les documents papier.
  • Dépistage : si on peut obtenir des tests en temps réel, rapides et fiables. « Ces mesures à plusieurs niveaux devraient donner aux voyageurs et aux équipages la confiance nécessaire pour recommencer à prendre l’avion. Et nous sommes résolus à collaborer avec nos partenaires afin d’améliorer sans cesse ces mesures, en suivant l’évolution de la science médicale, de la technologie et de la pandémie elle-même ».

Ces mesures harmonisées à l’échelle mondiale et régionale, mutuellement reconnues, ne seront pas un fardeau économique indu et ne compromettront pas la sécurité et la sûreté de l’aviation civile. Le rapport mentionne aussi que les mesures d’atténuation du risque lié à la COVID-19 « devraient être souples et bien ciblées pour qu’une industrie aérienne dynamique et compétitive stimule la reprise économique ».

Les transporteurs très actifs :

Afin de préparer la relance du trafic passagers, les compagnies aériennes suivent les recommandations de l’OACI et de l’IATA. Mais de leur côté, les transporteurs préparent de programmes d’information spécifique destinés aux passagers. Ces initiatives doivetn permettre de rassurer les passagers à l’aide de guide facile de compréhension mettant en évidence les normes élevées de propreté, de santé et d'hygiène appliquées à chaque étape du parcours du passagers. Cela comprend l'hygiène culinaire dans les installations de restauration de la compagnie aérienne et le laboratoire d'analyse des aliments, le nettoyage en profondeur de la cabine de l'avion, l'enregistrement, le contrôle sanitaire, l'embarquement, l'expérience et le produit en vol, l'interaction de l'équipage, l'arrivée et le transport terrestre. Des informations complètes sur ces mesures de santé et d'hygiène de voyage sont disponibles sur les sites des compagnies aériennes. (Sources IATA/OACI)

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Photos : 1 A320 Air Asia 2 Passagers en Chine @ Reuters