27/05/2020

Hornet suisses engagés au Wild Boar Challenge 2020 !

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Si l’ensemble des exercices aériens internationaux ont été annulés à cause du COVID-19, les Forces aériennes européennes ont continué à s’entraîner malgré la Pandémie. Afin de vérifier la capacité d’engagement, l’Armée de l’Air française a planifié une mission d’engagement avec ses partenaires italiens et suisses.

Discrètement au début mai, les escadrons de chasse stationnés dans le Nord-Est de la France ont conduit une mission d’entraînement. Avec un total de 22 avions de chasse qui ont survolés les zones de combat aériennes, des rives du Rhin aux portes de Paris, de la pointe de Givet aux contreforts de Bourgogne.

Blue Force / Red Force :

Sous la bannière « Blue Force », 6 Mirage 2000D de la 3e escadre de chasse (Nancy), 2 Rafale de la 4e escadre de chasse (Saint-Dizier), 4 F/A-18 C/D « Hornet » suisses et 4 Eurofighter « Typhoon II » italiens, assistés d’un ravitailleur de l’Aeronautica Militare et d’un E-3F français a engagé  la « Red Force » composée de 2 Rafale de la 4e escadre de chasse, 2 Mirage 2000-5 de la 2e escadre de chasse (Luxeuil), 2 Alphajet de la 8e escadre de chasse (Cazaux), d’une section de défense sol-air Mamba (EDSA de Saint-Dizier) et du centre de détection et de contrôle de Cinq-Mars La Pile.  

Exercice de combat aérien :

Pendant deux heures, les forces de la coalition « Blue Force » enchaînent les manœuvres offensives d’Air Interdiction, en tentant d’atteindre leurs objectifs à l’aide de frappes dans la profondeur. Les adversaires leur offrent une opposition de haut niveau, en défendant leur territoire dans une logique d’engagement des armes. Les « Blue » finissent par prendre le dessus mais essuient malgré tout quelques pertes qu’il faudra analyser finement pour progresser. Systématique, le débriefing offrira son lot d’enseignements, notamment grâce à des outils de rediffusion numériques permettant de passer au peigne fin les différentes étapes de la mission à des fins d’instruction. 

Particulièrement intense, cette séquence d’entraînement entre dans le cadre des missions imposées de consolidation des aptitudes (MICA), régies par la BAAC. Ces vols, mettant en œuvre des moyens aériens diversifiés, visent à valider des modules du référentiel d’entraînement du « socle de base » des équipages de chasse. L’occasion d’optimiser la préparation au combat des forces et d’entretenir l’interopérabilité de l’ensemble des participants. Objectif atteint pour cette mission d’ampleur organisée par l’escadron de chasse 3/3 « Ardennes ». Le personnel du 3/3 aura relevé le défi, d’une part en permettant de tenir les échéances d’entraînement malgré le contexte actuel et, d’autre part, en montant un scenario au cours duquel contrôleurs aériens, équipages chasse et opérateurs de défense sol-air ont opéré dans un environnement complexe pour maintenir un haut niveau de performance. 

Cet exercice démontre une fois encore les besoins de sécurisation centre-europe en matière de défense aérienne. Notre pays est un acteur reconnu par nos voisins, donc indispensable !

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Sources et photos  : Armée de l’air 

Photos : 1 Hornet suisses et Typhoon italiens ravitaillés 2 Mirage 2000 D du 3/3  @ Armée de l’Air

Commentaires

Intéressante information , qu'il est paradoxal pour un lecteur français de trouver sur un site suisse d'actualité aéronautique...Qui permet de noter , et c'est là l'important sans doute , que l'état-major français conduit une stratégie opérationnelle équilibrée avec ses voisins immédiats du secteur sud-est et alpin .Traduction militaire d'une vision politique(?)cohérente dans la situation de la France en Europe . Et l'inclusion de la Suisse dans cette vision est tout sauf anodine . Je ne vais pas me faire que des amis chez certains intervenants suisses ce ce blog , sourcilleux quant au voisin français un peu encombrant , mais il semble que depuis nombre d'années maintenant , la coopération entre nos deux forces aériennes aille croissant .
J'y vois un bénéfice mutuel indéniable au plan opérationnel , particulièrement pour les pilotes suisses(on sait que ceux-ci ravitaillent régulièrement sur les C135 français) ; sans parler d'une mutualisation des matériels et des moyens , très certainement vue favorablement côté français , beaucoup plus délicate dans le contexte politique intérieur suisse...

Écrit par : philbeau | 27/05/2020

Article très intéressant comme toujours. Cet exercice en commun démontre à souhait l’importance de la surveillance et de la défense du secteur alpin (Suisse) zone Est de la France et Nord de l’Italie. J’espère que les détracteurs et les opposants au nouvel avion de combat en prendront conscience. Si la Suisse ne prend pas son destin en mains, les Forces aériennes françaises, italiennes, allemandes et de manière générale européennes feront le travail à notre place. C’est certain et évident

Écrit par : Jacques | 27/05/2020

@ Philbeau,
La suisse entretient d'excellentes relations avec les états majors de tous ses pays voisins. A part son caractère empreint de flagornerie intéressée et certainement liée à l'écheance du marché des nouveaux avions, je ne vois vraiment pas de quoi pavoiser comme vous le faites !!

Écrit par : Robert | 27/05/2020

@robert
Damned, la stratégie subtile de Philibeau pour que la Suisse choisisse le Rafale a été démasqué par votre intelligence supérieure des montagnes !

Écrit par : Bob | 28/05/2020

@ Bob : caramba ! yè souis démasqué !

Écrit par : philbeau | 28/05/2020

Merci à Pascal pour cet article très intéressant.
Quelques remarques @philibeau et @robert
primo :ce genre d'exercice démontre la bonne relation entre les armées de l'air européennes. Il entre dans le cadre des coopérations militaires et plus particulièrement ici dans le cadre des relatons de défense France-Suisse.
Secundo : la seule chose qui ne pourra jamais changer, étant la géographie, il est bien que les pays voisins s’entraînent ensemble car après tout, ils partagent le même espace sécuritaire. Cela est indépendant du programme d'acquisition en cours.
Tertio : concernant le programme d'acquisition en cours, il est cependant utile de se poser les questions suivantes :
avec qui je veux une relation de défense pragmatique, utile à ma sécurité et équilibrée?
Qui partage le même espace de sécurité que moi et a par conséquent les mêmes intérêts dans ce domaine?
Selon mon choix pourrais-je encore faire ce genre d'exercice avec mes voisins? (il semblerait que certains pays européens sont en train d'expérimenter à leur dépens les normes de comsec imposées par l'oncle SAM !!)

Écrit par : Martin | 28/05/2020

@ Martin,

Je ne dis pas le contraire de ce que vous dites quibest dans la lignée de Philbeau. Je dis simplement que la relation dont vous parlez est tout aussi bonne avec les italiens, les autrichiens et les allemands surtout puisqu'il y a aussi le facteur linguistique en plus pour la Romandie!

Écrit par : Robert | 28/05/2020

Les relations entre des forces armées non ennemis sont totalement décorrélées des relations politiques entre les pays respectifs, il n'y a pas de conflits directs entre la France et ses voisins donc il est normal qu'il y ai des exercices du les deux parties en ressentent le besoin.
Il n'y a qu'à voir la tempête diplomatico-politique entre les USA et la France après le refus de participer à la guerre en Irak en 2003, en parallèle les échanges entre les armée américaine et française n'ont jamais cessés.

Écrit par : Emixam | 28/05/2020

c'est assez typique de la France de tirer des plans sur la comète ou de dépouiller l'ours avant de l'avoir tué. Et l'épisode indien ne remet pas en question ce comportement. Pas plus que les autres épisodes ou on allait voir ce qu'on allait voir, au Brésil, au Canada, à Singapour, au Maroc, pays-bas, Belgique, Pologne, Corée du Sud ! Rien de moins !!!

https://omnirole-rafale.com/les-echecs-exportation/

Écrit par : Marcel | 28/05/2020

@Robert : Démentez-moi si je me trompe, mais je ne crois pas que les F18 suisses évoluent régulièrement dans l'espace aérien des pays que vous citez .
Y a t'il aussi des exercices communs ? Personne ne dit que les relations de la Suisse diffèrent d'un voisin à l'autre ; mais il peut y avoir des différences sur le plan opérationnel . Et pour revenir au propos de Martin , politiquement il peut y avoir une nuance intéressante selon qu'on manoeuvre avec un pays comme l'Allemagne ou l'Italie ,très impliqués dans l'Otan ,ou la France , plus indépendante du moins dans sa liberté de décision .

Écrit par : philbeau | 28/05/2020

@ Marcel : ah ça y est , les anti-Rafale sortent du bois, on les attendait! Marcel , allons expliquez-nous plutôt le contexte politique dans lequel les pays que vous citez ont décliné l'offre de Dassault . Il n'y avait pas un peu d'Oncle Sam avec ses gros sabots derrière tout ça , Hmmm ? Après , c'est drôle le site où vous avez extrait le lien est justement un de ceux les mieux faits sur le Rafale , et un des plus élogieux...

Écrit par : philbeau | 28/05/2020

@Marcel ??? Pour les Pays-Bas, la Belgique, le Canada et la Corée et (surtout) la Pologne il aurait été très étonnant d'arriver à quoique ce soit. Qu'il y ait une offre française ne veut pas dire qu'il y ait une ambition de l'emporter.
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Typiquement dans les cas Canadiens et Belges, l'intérêt premier était de mettre à mal les gouvernements avec un dilemme politique sans solution consensuelle - faire sortir les loups des bois politiquement parlant. Objectif parfaitement tenu dans plusieurs de ces pays du reste, on en parle encore en Belgique.
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Le cas Coréen servait surtout à de la politique intérieure (montrer que l'avion était terminé et donc apte à être vendu).
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Au Maroc il a vraiment eu gros soucis côté français, là on peut parler de fiasco.
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Le Brésil a tout de même acheté 5 sous-marins dont certains nucléaires, leur armement, des hélicos et des radars, et 2 satellites est globalement un très gros client français. Du coup le fiasco est très très relatif lorsque le pays a claqué plus de 50 milliards en France ...
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Quand vous réalisez qu'on ne vend des armes que pour leurs objectifs politique ça explique beaucoup de choses.

Écrit par : v_atekor | 28/05/2020

@Marcel : vous critiquez un PAYS sur la base d'UN commentaire d'UN lecteur de ce blog ?!?

Écrit par : Jack | 28/05/2020

@Marcel
Vous mélanger des situations qui n'ont rien a voir les une avec les autres.
Le comportement de la France est en cause dans un cas c'est vrai (un des plus importants car il aurait pu débloquer les ventes de rafale dès 2007) c'est le Maroc où les différentes équipes ont fait preuve de suffisance.
Pour le reste, aux pays-bas le rafale a été testé a fini deuxième a 0,02 point du F-35 qui a été évalué lui sur ... PowerPoint, sauf que depuis les coûts ont exploses et les performances annoncées du F-35 ont été réduites conclusion...
Pour le Canada au vu de l'appel d'offre jugé biaisé (accord spécifique entre usa et Canada) Dassault et l'état français se sont retirés (comme l'eurofighter d'ailleurs).
Pour le Brésil l'ex président a fait de la prison pour avoir entre autres reçu des pots de vin de Saab.
En Corée le rafale a gagné mais le président Bush a imposer un appareil américain en échange d'une présence US sur la péninsule (le F-15 puis finalement le F-35).
A Singapour le F-15 a été jugé meilleur et plus mature.
Et en Belgique au vu de l'appel d'offre encore considéré comme biaisé 3 des 5 constructeur de sont retirés (dont Dassault), l'état français a essayer de mettre tapis avec une offre considéré comme "trop belle pour être vrai" par les gouvernants belges qui n'a pas été regardé.
Donc certes la France à connu beaucoup d'échec mais certains sont à mettre sur des facteurs extérieurs, politique (Corée, Canada, Belgique, Suisse, Pays-Bas) ou corruption (Brésil).
D'ailleurs le Rafale a gagné sur le plan technique 3 appel d'offre sans finalisé (Suisse 1, Corée et Pays-Bas). Je mets Pays-bas car quand on fait un devis pour 85 appareils avec tel caractéristiques et qu'au final on peut se payer uniquement 37 appareils moins performant que prévu c'est une carotte géante...

Écrit par : Emixam | 28/05/2020

Le Rafale est un très bon avion et l'idée d'une coopération avec la France est seduisante. Toutefois, le jour où nous en aurons besoin pour ce qu'il est fait, ça signifiera qu'il est trop tard pour les démocraties occidentales européennes.
En matière de matériel militaire français, je trouve le Caesar bien plus utile à la Suisse dans un environment dégradé pour ne pas dire post-apocalyptique.

Écrit par : Wolff | 28/05/2020

Emixam: Le cas des Pays-Bas est exemplaire d'un choix politique et d'un appel d'offre formel sans consistance, mais c'est le cas de tous les appels d'offres stratégiques pour les pays. Personne n'imaginait sérieusement le Rafale livré à la Corée sur des bases US attendant les bombes nord coréennes. Et personne n'a sérieusement cru que M. Trudeau pouvait acheter Européen - je dis bien *pouvait*, c'est un non choix pour lui. Il n'a d'ailleurs que reculé l'achat des F35.
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La Suisse fait tellement figure à part dans ce décor de tractations politiques avec des lames à vifs qui brillent dans tous les sens, que ça en deviendrait presque suspect, si ce n'est la gestion très particulière du militaire soumis au vote, et où l'aspect de politique intérieure prend le pas sur la politique extérieure. Même si en Suisse cette politique a ses détracteurs, elle présente aussi des atouts sans quoi le F35 aurait été vendu après les tractations bancaires de 2012 avec les USA.
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Cela étant, j'ai la faiblesse de penser que même dans ce cas la politique extérieure sera bien présente et que la Suisse se verra dans l'obligation d'acheter des avions américains sans mécontenter la France.
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Elle a trop d'intérêts financier aux USA pour acheter autre chose comme avion. Le F35 reste une option probablement beaucoup plus forte que Pk ne la présente car ce ne sont pas des militaires qui vont décider. C'est aussi ce qui fait alimente la communication (intérieure) suisse des militaires : pour éviter de se trouver avec le mauvais avion et sans budget de rechange, il faut convaincre les Suisses qui ont du pouvoir contrairement aux Belges...
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Le F18 est l'option la plus forte, et ce choix serait d'autant plus à interroger que Boeing a annoncé plusieurs fois la fin des développements et des chaînes de production de cet avion qui n'est pour le moment sauvé que par les carences et retards du F35 ; contrairement à son compétiteur français qui a annoncé 40 ans de service & maintenance de plus. Je ne doute pas qu'il y aura des lors de consolation pour la France : là encore, ce ne sera pas tellement une question de choix.

Écrit par : v_atekor | 29/05/2020

@ Wolff , n'oublions pas : "Si vis pacem , para bellum" . S'il y a bien une nécessité qui a traversé les âges , c'est bien celle-ci ...

Écrit par : philbeau | 29/05/2020

@Wolff: Deux choses. la première,soit vous mélangez tout , soit vos intentions ne sont pas ce que vous semblez vouloir montrer ?

L'achat d'un avion est notamment utile en temps de paix pour assurer le police du ciel ainsi que la dissuasion conventionnelle. Le système d'artillerie que vous citez, le CEASAR n'a pas d'utilité direct en temps paix !
Vous mettez en opposition deux systèmes néanmoins important pour une armée. Idéologie "Idote" (ou volontairement politique de votre part ?) Dans les deux cas un nouvel avion est indispensable pour l'aviation et de l'autre le CAESAR sera probablement en course d'ici 2024 pour le remplacement dans l'artillerie des actuels M-109.

Donc je vous repose la question: Votre comemntaire est-il simpement naïf ? Ou en bon gauchiste essayez-vous de tromper votre monde ?

Écrit par : Marco | 29/05/2020

@philbeau Vous avez raison. Je partage ce dicton. Le notre à l'ER était Vulnerant omnes, ultima necat (toutes blessent, la dernière tue). C'est un proverbe romain, à l'époque, ils parlaient de flèches mais si vous remplacez par balle, ça reste d'actualité.
Je n'étais qu'un sergent de milice, donc je n'ai pas le recul nécessaire au niveau du matériel militaire pour savoir si le FA18 SH est mieux que le Rafale ou vis versa. Par contre, en tant qu'analyste (financier), j'ai l'impression que nous avons à faire à des problèmes insolubles qui ne font que de grossir avec le temps (endettement, démographie, changements climatiques, baisse du QI, etc.).
Albert Einstein disait: "Je ne sais pas comment la Troisième Guerre Mondiale sera menée, mais je sais comment le sera la quatrième: avec des bâtons et des pierres.". Je ne pense pas personnellement que la 3e Guerre mondiale se fera avec des outils très technologiques car elle sera la conséquence d'un effondrement préalable qui aura paralysé tout le système et qui rendra toute technologie complexe inutilisable.
Au jeu de l'effondrement, je pense que la France y passerait avant nous et si votre fournisseur fait faillite…

Écrit par : Wolff | 29/05/2020

Est-ce que quelqu'un peut me dire si le Wild Boar Challenge est un exercice annuel ? Et si non, à quelle fréquence il est organisé. Merci d'avance.

Écrit par : Jo-ailes | 10/06/2020

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