15/05/2020

2019 une nouvelle année de succès pour Pilatus !

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L’année  2019 a été encore une fois couronnée de succès pour l’avionneur suisse Pilatus Aircraft. Le chiffre d’affaires ayant une nouvelle fois dépassé le milliard. Le bénéfice d' exploitation a atteint 153 millions de francs suisses, les entrées de commandes s'élevait à 1,1 milliard de francs suisses. 

2019 restera comme douze autres mois d'ensemble très réussis au sein des 80 ans d'histoire de l'entreprise. Les chiffres étaient très similaires à ceux rapportés en 2018. Le total des livraisons d'avions sont de 83 PC-12, 40 PC-24 et 11 PC-21 soit un total de 143 aéronefs. 

Le succès du PC-24 le marché :

La mise en place du marché du  jet PC-24 flambant neuf est maintenant terminée et Pilatus a bel et bien quitté la phase de l'accumulation. 75 PC-24 ont été livrés à ce jour et sont en cours d'utilisation sur tous les continents. Le PC-24 avec le plus d'heures dans l'air a déjà volé plus de 1’800 heures. Le carnet de commandes a ré-ouvert en mai de l'année dernière et de la demande reste aussi particulièrement élevée. Le PC-24 a gagné de nouveaux clients prestigieux tels que Volkswagen et l’Arabie saoudite, le service d'ambulance aérienne suédois, soit des étapes importantes dans un programme qui est encore très jeune. 

Une vaste campagne de test post-certification a été réalisée en 2019 pour permettre au « Super polyvalent Jet » d’être approuvé pour les opérations sur les pistes de terrain rugueux et dans d'autres conditions. Tous les PC-24 sont désormais autorisés à utiliser des pistes non pavées et l'herbe humide et couverte de neige.

Excellente réponse au PC-12 NGX :

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Pilatus a lancé le PC-12 NGX à l'automne 2019. Par rapport à son prédécesseur, ce développement des meilleures ventes de mono-turbopropulseurs du monde en classe dispose désormais d'un moteur amélioré, d’une avionique plus intelligente et d’une cabine entièrement repensée avec des fenêtres plus grandes. Le nouveau moteur PT6E-67XP produit pas Pratt & Whitney Canada est particulièrement impressionnant: son système de transmission électronique et le contrôle du moteur (FADEC) est une première mondiale dans ce segment du marché. Après avoir obtenu la certification en 2019 et apporter les changements appropriés à la ligne de production, le lancement du marché a généré un grand nombre de commandes. Ce mois-ci a vu les premiers clients prendre le ciel à bord de leurs nouveaux PC-12 NGX. 

PC-21 pour l' Espagne :

Finalisé en 2019 et signé en janvier 2020, l'ordre de PC-21 pour l'Espagne est une étape très importante dans la sécurisation des activités futures. A partir de 2021, Pilatus livrera un total de 24 PC-21 à l'Armée de l'Air espagnole, l'Ejército del Aire. L'Espagne est la troisième Force aérienne européenne à opter pour cette nouvelle génération de formateur. Si la Division de l'aviation générale est en effet fortement impacté par les difficultés économiques actuelles, cet ordre sera essentiel pour Pilatus en termes d'activité suffisante pour fournir la main-d'œuvre et la réussite commerciale continue pour l'entreprise. Il démontre également l'importance de la stratégie à deux piliers, des affaires civiles et militaires pour garantir la viabilité économique future. 

Pilatus a livré le dernier des 49 PC-21 à la Royal Australian Air Force en novembre 2019. Cette livraison, la dernière pour l'instant porte la flotte mondiale de PC-21 jà un total de 211 avions. Un chiffre impressionnant en effet et la preuve que le PC-21 est maintenant le système de formation moderne, le plus efficace du monde. 

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Intéressement des employés - rien ne change :

Avec 2’289 emplois à temps plein au sein du Groupe Pilatus. Les très bons chiffres pour l'année offrent le moyen le plus efficace de remerciement des employés de Pilatus: de l'apprenti jusqu'au cadre supérieur, tous les employés ont reçu leur part personnelle dans la bénéfices pour 2019 comme d'habitude. Le bonus de cette année, payé en avril 2020, équivaut à près de 1,5 fois le salaire mensuel respectif. Ce modèle de partage des profits liés à la performance est contractuellement convenu avec le Comité de la main-d'œuvre de l'entreprise et est en place depuis plus de 25 ans. 

Une année 2020 turbulentes :

Pilatus a commencé l'année avec des commandes pour un montant de plus de deux milliards de francs suisses, sans compter l'ordre majeur de la Force aérienne espagnole. Mais la crise du COVID-19 impact l’avionneur. Les perspectives prometteuses des premières semaines de l'année a dû être revu à la baisse. Pilatus n'a pas tardé à prendre des contre-mesures appropriées, y compris l'introduction du travail de courte durée pour un grand nombre du personnel. Entre-temps, moins de 20% des employés sont encore touchés par cette mesure. Les chaînes d'approvisionnement restent perturbées, ce qui nécessite une réévaluation continue de la situation. 

Oscar J. Schwenk sur 2019 et l'avenir :

Oscar J. Schwenk, président de Pilatus, a commenté les résultats annuels comme suit: « Je suis très satisfait de notre performance en 2019. Je note toutefois que la pandémie du COVID-19 nous a dressé dans une période de graves turbulences nécessitant un réajustement nos objectifs. Chaque pilote apprend à faire des correction de trajectoires de vol et l'altitude en fonction de la situation. Nous faisons exactement pareil, comme de revenir à l'essentiel, comme cela est enseigné dès les premières heures d'instruction en vol, englobé dans le terme de discipline aéronautique: aviate, naviguer, communiquer. En d'autres termes, garder le contrôle de l'entreprise, appliquer une approche analytique des problèmes et enfin, définir un plan fondé sur les faits d'action et de communication. Nous ne sommes pas les seuls à se serrer la ceinture. Dans une situation que  personne n’aurait pu prévoir, il est rassurant de savoir que les réserves financières réservées dans le passé veilleront à ce que nous sommes en mesure de naviguer dans la crise actuelle en vue d'un atterrissage propre et dans le futur, un décollage renouvelé, ensemble. Notre réussite commerciale profite tout le monde! »

Photos : 1 PC-24 2 PC-12 NGX 3 PC-21 RAAF @ Pilatus Aircraft

 

Commentaires

Question sans doute un peu naïve : Est-ce que Pilatus ne serait pas en mesure de développer, à l'instar de Saab, un "Gripen suisse" ? Certes, c'est très cher, mais la Suède le fait bien, elle. Est-ce que cela ne boosterait pas certaines industries de pointe et autres centres de recherche ?

Écrit par : Mokito | 15/05/2020

@Mokito: Celà aurait pu être le cas il y a 30 ans. Maintenant celà n'aurait aucun intérêt avec le regroupement des avionneurs sur les futurs projets comme le Scaf (France, Allemagne, Espagne) et le Tempest (Angleterre, Italie, Suède).

Écrit par : Pk | 15/05/2020

@Mokito et Pk : j'avais plaidé à mon modeste niveau il y a quelques mois , à l'occasion du concours Air 2030 , pour un rapprochement de Pilatus et de Dassault , en cas de sélection du Rafale , et l'établissement d'une coopération technologique , dans le sillage de l'achat par la France de PC 21
Cela pouvait faire sens avec l'idée non pas trop ambitieuse à ce stade d'un"Gripen suisse" , mais d'un jet école successeur de l'AlphaJet , ce qui offrait des perspective de développement intéressantes voire déterminantes pour Pilatus dans une stratégie de croissance . Je reste persuadé qu'il y a des synergies fortes qui peuvent s'établir entre ces deux firmes notamment dans le domaine de l'aviation d'affaires aussi . Après , c'est une question de choix par Pilatus de son destin , peut-être leur semble -t-il qu'il soit encore possible de demeurer parfaitement indépendants dans la niche qu'occupe la firme de Stans ...

Écrit par : philbeau | 15/05/2020

@Philbeau: Le choix du futur avion aura un impact sur Pilatus et ceci peu importe le gagnant. imaginez une collaboration entre Dassault et Pilatus est possible en cas de choix français, mais ne concernera pas un éventuel futur jet formateur. Il y a deux raisons : la première est que le PC-21 peut parfaitement remplir cette fonction et c'est le cas en France. La seconde vient du fait que la concurrence est déjà forte en matière de jet école avec les M-345, 346 de Leonardo, le T-7A de Boeing/Saab et le T-50 coréen et le nouveau L-139NG d'Aero-Vodochody.

Écrit par : Pk | 15/05/2020

Soit dit en passant, il est probable que Pilatus soit capable de réaliser par soit-même un avion d'entrainement de type M-345, qui ne diffère pas tant que cela du PC-21 au niveaux performances. Voir peut-être même du niveau supérieur (avion d'entrainement avancé subsonique et sans équipements de détection type radar)

Mais comme le dit PK, la question est de savoir qui en voudrait... La Suisse n'en a pas besoin et il y a déjà suffisamment d'appareils sur le marché. Sans compter que cela pourrait faire de l'ombre au PC-21, surtout si Pilatus réalise un petit jet d'entrainement (à la M-345).


PS: Si (et j'ai bien dit SI) Pilatus devait se développer dans le domaine militaire, je pense que le plus intelligent serait de capitaliser sur les 4 magnifiques plateformes fabriquées par Pilatus que sont le PC-6, le PC-12, le PC-24 et le PC-21, les trois premières ayant des capacités peu communes en ce qui concerne les opérations sur pistes sommaires, et la quatrième pouvant servir d'avion d'attaque léger voir pour la surveillance de l'espace aérien*.

*je rappelle qu'à certaines occasions, les forces aériennes suisses ont engagés des PC-7 aux cotés des FA-18, pour l'interception et le contrôle de petits appareils qui enfreindraient les restrictions de survol (les FA-18 restant à plus haute altitude et n'étant engagé qu'en cas de recours à la force).

Écrit par : chris2002 | 15/05/2020

@Mokito,
Votre comparaison entre Saab et Pilatus n'est pas tout à fait appropriée.
Si on regarde l'Histoire de Saab, on peut voir que c'est un constructeur aéronautique historique, dont l'Histoire remonte à longtemps, et qui s'est illustré sur plusieurs marchés, dont l'aviation militaire, l'aviation commerciale, et de manière plus vaste dans l'armement de manière plus générale.
Pilatus existait déjà dans les années 40, mais seuls des turboprops ont été développés, ils n'ont jamais développé d'appareil supersonique. Et ne sont pas particulièrement compétents dans le domaine de l'armement.
La Suède avec Saab est indépendante dans le domaine de l'aviation de chasse depuis longtemps. Le Gripen n'est pas une nouveauté.
Et chaque avion de chasse conçu par Saab était parmi les meilleurs de sa génération (la seule différence c'est la taille et ces appareils ne correspondent pas aux besoins de certains pays).

La Suède a développé des avions civils, des turboprops régionaux.

Écrit par : Fab | 15/05/2020

La France devrait reprendre 7 PC-21 et axer toute sa stratégie de formation sur le PC-21.
http://www.opex360.com/2020/05/21/formation-des-pilotes-de-chasse-un-nouveau-simulateur-de-missions-pc-21-sera-livre-a-cognac-en-2022/

Écrit par : Herciv | 22/05/2020

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