26/04/2020

Les F-35B/C limités pour les vols supersoniques !

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Révélé une première fois en 2019, le programme F-35 doit faire face à un nouveau problème de taille. Les versions B & C du F-35 ne peuvent voler à des vitesses supersoniques que pendant de courtes périodes avant qu'il n'y ait un risque de structure. Suite à cette grave révélation, le bureau du programme conjoint pour le F-35 devait annoncer une correction du problème, la décision prise a de quoi surprendre !

Les problèmes des vols supersoniques :

Le problème concernant les F-35 B/C apparaissent lors des vols supersoniques qui après un certain temps engendre une déformation de la structure arrière de l’avion et compromettent également la furtivité de celui-ci ainsi que des antennes. Les vols supersoniques doivent être courts et limités. La solution pour résoudre ce problème consisterait à travailler sur un nouveau matériau qui permettrait de tolérer l'environnement de vol pendant une durée illimitée tout en satisfaisant au poids et aux autres exigences d'une surface de contrôle. Soit une révision importante et onéreuse du programme F-35, mais essentielle.  

Pour les F-35B ce problème s’ajoute à la durabilité de vie qui n’est que de 2'100 heures de vol au lieu des 8'000 prévues. Cela signifie que certains jets devraient commencer à atteindre leur limite de durée de vie en 2026. La raison est directement liée à des défauts de la structure. Celle-ci se fatigue plus vite que prévu.

L’incroyable réponse au problème :

Le bureau du programme conjoint pour le F-35 (JPO)  a donc donné sa réponse en ce qui concerne la résolution attendue du problème : « le problème qui risque d'endommager la section arrière du F-35, si l'avion doit maintenir des vitesses supersoniques  « ne vaut pas la peine d'être résolu » et sera plutôt résolu en modifiant les paramètres de fonctionnement » !

Pour autant, le JPO avait classé ce problème des modèles "B" et "C" comme des carences distinctes de catégorie 1, indiquant dans un document que le problème représentait un défi pour l'accomplissement de l'une des missions clés de l'avion de combat. Dans cette échelle, la catégorie 1 représente, le type de carence le plus grave.

La solution consiste à modifier la tactique d’engagement des F-35 B/C avec une limitation stricte du vol supersonique. Donc, les F-35 B/C devraient pouvoir engager un adversaire de manière suffisamment lointaine pour ne pas avoir à utiliser le vol supersonique. Ce qui revient aussi à penser que pour rejoindre un « ennemi » sur une zone définie, il ne faut pas se trouver trop loin, car là aussi on ne pourrait prolonger le vol supersonique ! Et quand est-il, lorsque votre F-35 B ou C, est accroché par un missile en rapprochement ? L’accélération due à la postcombustion fait partie aussi des manœuvres d’évitement.

La réponse à ce problème de catégorie 1 est tout simplement inquiétante, a fortiori pour un avion qui dans son cahier des charges, est clairement mentionné comme « capable de vols en mode supersonique sans limitation ». On en est visiblement bien loin !

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Photos : 1 F-35B @ LM 2 F-35C @ USN

 

 

Commentaires

- 14 octobre 1947, Chuck Yeager franchit le mur du son

- 2020, le F35 B/C essaye ... (disons que tout vol supersonique met en peril sa struture !)

Écrit par : Laurent10 | 26/04/2020

En résumé : rendez moi mes Harrier !

Écrit par : bpapon60 | 26/04/2020

@bpapon60 : il ne faut pas non plus croire que les Harrier étaient la panacée.

-Seuls les Sea Harrier et les AV-8B+ avaient un radar (!), avec une antenne il me semble assez petite (en tout cas pour les AV-8B+). Les AV-8B, les Harrier Gr.7 et 9, etc. n'en avaient pas du tout.
-Ils n'étaient pas non plus supersoniques.
-Leur capacité d'emport était assez faible (les AV-8B et Harrier GR.7/9 avaient une masse maximale au décollage de 14 tonnes (et encore, pas en décollage vertical, ou on était en dessous des 10 tonnes), soit plus ou moins la même chose qu'un Super Etentard (12 tonnes et quelques il me semble).


Après, je suis curieux de savoir pourquoi le F-35C est touché, et pas le A. Car l'arrière des deux appareils doit être relativement similaire (la différence principale devant être les renforts liés à la crosse d'appontage), à contrario des F-35B qui ont une tuyère rotative...

Écrit par : chris2002 | 26/04/2020

Pour étonnante qu'elle soit , la réponse du bureau des programmes est révélatrice , en creux elle dit : il y a eu assez d'argent investi dans le programme F35 , on s'arrête là , et on passe à autre chose . La pirouette qui consiste à changer la tactique d'engagement est un peu grosse , mais elle permet de sauver la face officiellement .
Encore une fois , les dindons de cette farce énorme , ce sont les pauvres "alliés-vassaux" européens , et notamment les derniers d'entre eux , les belges une fois ...Mais les plus atteints restent quand même les brits , qui se retrouvent ,on le pressentait , avec deux énormes porte-aéronefs quasi inutiles .

Écrit par : philbeau | 26/04/2020

pour paraphraser une réplique de cinéma:
"la connerie j’ai rien contre, mais à ce prix là (1.000 milliard de $) moi j’dis que ça devient gênant ....."

Écrit par : speedbird | 26/04/2020

Incroyable la liste sans fin de problèmes très graves sur cet avion.... qui se prolongent dans le temps, qui grossi.... incroyable échec, incroyable arnaque au final..... Alors qu'ils en ont déjà vendu des centaines... Ces avions ne seront soit pas jamais utilisés, soit incapable de réaliser les missions promises si ça chauffe pour de vrai... Sauf dans les cas open bar sans aucune difficulté, histoire de faire de la com.... Je ne voudrais pas être de ceux qui ont investi....

Écrit par : jag | 26/04/2020

c'est comme acheter une Porsche et ne pas dépasser le 120 parceque les pneus chauffent !
Ah les USA, ils donnent l'impression que plus rien n'y va, à la mesure de leur président !

Écrit par : Robin | 26/04/2020

L'entêtement borné à poursuivre ce programme pourri, raté, dangereux, grotesque et hors de prix ne sert qu'à affaiblir les pays qui y sont mêlés. Le contribuable appréciera... Ayons une petite pensée pour les zygomatiques douloureux pékinois et moscovites...

Écrit par : Luc | 27/04/2020

Bonjour,
Il n’y a aucune surprise là-dedans. Les ingénieurs de développement avaient droit à une prime à chaque fois qu’ils gagnaient une livre (lb) sur la masse de l’avion, qui est bien trop lourd. Tout a été ramené aux valeurs minimales de résistance. C’est pourquoi le F35 est limité en facteur de charge à 7G (le corps du P&W F135 se déforme et les aubes peuvent toucher le carénage du réacteur), c’est pourquoi la durée de vie de l’avion est très diminuée: la cellule est soumise à de trop fortes contraintes et vieillit très prématurément. Rien à voir avec un problème logiciel, c’est l’avion lui-même qui est très fragile.

Écrit par : Soleil levant | 27/04/2020

@philbeau : Tu as bien raison pour les brits. Avoir investi dans de si beaux bateaux et se retrouver avec des porte-hélicos queen-size...
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Je suis encore très étonné qu'ils n'aient pas basculé sur du catobar lorsqu'il en était encore temps, ne serait-ce que pour s'assurer une plus grande variété d'oiseaux : côté chasseurs bombardiers embarqués (on passe du F35C aux F35B, F18 et Rafales), mais également en E-2 Hawkeye... Et franchement je ne crois pas un instant aux raisons avancées de surcoûts majeurs.

Écrit par : v_atekor | 27/04/2020

et dire qu'il y a quelques années on disait que le Rafale était cher...

Écrit par : lotser68 | 27/04/2020

@v_atekor et comme d'habitude c'est les anglais (+ les italiens, les espagnols n'ayant il me semble pas encore prévu d'acheter des F-35B) qui vont se retrouver le bec dans l'eau.

Pour l'US Navy, qui n'a jamais été très fan du F-35C, cela justifiera d'acheter plus de F-18 et de développer un nouveau "vrai" chasseur embarqué.

Pour l'USMC, le F-35, malgré les limitations, est déjà bien plus performant que le Harrier. Et puis la flotte embarquée sur les LHD/LHA sert surtout à l'appui rapproché des troupes entrain de débarquer, l'US Navy se chargeant d'assurer la majorité de la couverture aérienne avec ces porte-avions stationnés plus au large... Le nombre d'appareils embarqué sur chaque LHD/LHA étant d'ailleurs il me semble relativement faible (généralement 6).

Écrit par : chris2002 | 27/04/2020

Et puis sur les F-35B et C il y a aussi l'angle d'attaque limité à 20°...

Écrit par : Herciv | 27/04/2020

Ah, je comprends pourquoi les usa sont si jaloux des programmes sukhoy russe, notamment le su57, qualifié par les experts militaires de révolutionnaire, sans défauts.
Même si les occidentaux ne peuvent le reconnaître, les usa ne sont plus la première puissance militaire, et les différents échecs de leurs interventions dans le monde le montre bien. C'est le déclin ! Et Les alliérs européens avec eux.

Écrit par : Mahoukou | 27/04/2020

@v_atekor: L'EMALS pour la classe Queen Elizabeth n'étant toujours pas opérationnel, que feriez-vous? 2 Milliards £ de surcoûts pour installer ça, quand les navires en coûtent 3M£/pièce, ça vous semble raisonable? On verra dans 20 ans quand le refit de mi-vie se profilera. Au passage, votre PA2 les branleurs vous le commandez quand? 20 ans qu'aucun président n'en a le courage. Au moins nos porte-avions seront dispos à l'année.

Le F-35B est bien bridé, on s'en rend de plus en plus compte. Mais pour le 90% des opérations il suffira, reste à voir pour le possible 10% en terrain très hostile si celà devait vraiment arriver... On n'en est pas là. Et pendant ce temps il est furtif, pas comme vos Rafales. L'implication stratégique est profonde, mais bon dans le monde des "mon radar du futur prêt dans 25 ans" ça ne compte pas je suppose. Au final les protagonistes des deux côtés du débat sont tous les uns plus ridicules que les autres.

Écrit par : Noth | 27/04/2020

@Noth
Bah justement si t'avais lu l'article écris par PK tu saurais que la furtivité peut vitre être remise en question. Et si Sir Noth avait un minimum de connaissance il saurait que le Rafale a de la furtivité passive (certes moins importante que celle du F35) ET de la furtivité active.

Par ailleurs les PA britanniques n'ayant pas de catapultes sont bridés à utiliser des F35B qui au vu de ses défauts ne risque pas d'être très utile. J'imagine que pour conserver les heures de chaque cellules les pilotes verront leur heures de vol par mois chuter fortement. La Fleet air arm fait un comme back spectaculaire certes, mais j'espère pas pour vous de courte durée.

Écrit par : yo | 27/04/2020

@Noth : tiens , un psycho anti-Rafale qui se manifeste , il y avait longtemps.
C'est quoi vos 90% , les missions d'entraînement des pilotes ? ça ne veut rien dire , un avion est capable de remplir le cahier des charges pour lequel il a été vendu (très cher) ou pas . Le ridicule , il est dans le sens de tous ceux qui comme vous en sont encore à essayer de justifier un programme qui est une débâcle pour la capacité de défense de nombre de pays européens , sans parler de l'existence encore possible de leur industrie dans un cadre européen dont on nous rebat les oreilles à longueur de temps. Heureusement , et c'est une bonne nouvelle qu'on n'attendait plus , le mastodonte économique européen , l'Allemagne, a dévoilé ses batteries ; et pour lui ,le F35 c'est Nein .Le ridicule ,il est dans tous ces pays suivistes qui ne savent même plus négocier avec l'Oncle Sam une sortie honorable dans cette affaire . Grande Bretagne en tête .

Écrit par : philbeau | 27/04/2020

J'ose espérer que comme l'Allemagne, la Suisse n'achètera pas ce "machin" hors de prix et si calamiteux. Restons-en à des avions sûr et bien conçu comme le Super Hornet ou le Raphale.

Écrit par : Steiner | 27/04/2020

@Steiner: Pour la Suisse il s'agit de la version "A" qui n'a pas ce type de problème, mais d'autres. Il y peu de chance que la Suisse opte pour ce choix.

Écrit par : PK | 27/04/2020

Les Belges ne sont pas concernés.

Écrit par : Jean-Louis Jacobs | 27/04/2020

@Noth : Ben si tu n'as pas d'emals, tu mets des catapultes à vapeur qui existent...
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Et encore une fois, ça n'empêchait ni de mettre des F35B, ni des super-hornets qui resteront les bêtes de sommes de l'US navy pour un moment, et qui n'ont pas de limitations, eux.

Écrit par : v_atekor | 27/04/2020

@chris2002 : Tout à fait. Pour les italiens et les espagnols, je pense que leurs navires sont trop courts pour accueillir des catapultes, mais comme le dimensionnement a été fait d'après l'existence du F35B, on peut imaginer qu'il se seraient tourné vers des solutions purement hélico ou catobar qui auraient été soit moins chère soit plus efficaces...
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J'attends également le moment (qui ne saurait tarder) où l'US Navy mettra en chantier un nouvel avion embarqué, ne serait-ce que pour voir la tête des fanboys du F35 devant cet aveux d'échec et qui nie l'évidence malgré des commandes supplémentaires de F18 pour palier, justement aux limitations du F35B et C.

Écrit par : v_atekor | 28/04/2020

@ v_atekor : pour avoir des catapultes à vapeur, encore faut-il avoir une production de vapeur.
Il me semble que la vapeur nécessaire aux catapultes des porte-avions nucléaires provient du circuit de propulsion nucléaire qui utilise justement de la vapeur (via bien sûr différents échangeurs de chaleur)

Hors les porte-avions de la classe Elisabeth ont une propulsion purement électrique, celle-ci étant générée par deux turbines à gaz et quatre moteurs diesel.
Du coup installer un générateur de vapeur risque de prendre de la place, place qui n'est pas forcément disponible à bord. Alors que le réseau électrique existe et doit permettre d'alimenter des catapultes électro-magnétiques.

Pour le remplacement des Super Hornet, le programme existe déjà : https://en.wikipedia.org/wiki/F/A-XX_Program
Il est intéressant de noter qu'on parle plutôt d'un intercepteur avec des capacités multirôle. En gros, un vrai successeur aux Tomcat, les derniers vrais intercepteurs de l'US Navy...

Écrit par : chris2002 | 28/04/2020

@chris2002: Et à ton avis comment fonctionnaient les catapultes des porte avion diesel ?
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Il se trouve que le premier système de catapulte **à vapeur** était anglais, en 1950 :
* https://en.wikipedia.org/wiki/HMS_Perseus_(R51)
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Les précédents durant la 2nde guerre mondiale étaient à air comprimés (notamment sur les porte-avions anglais).
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Pour avoir de la vapeur il faut faire chauffer de l'eau, normalement tout ça est à bord d'un porte avion.

Écrit par : v_atekor | 28/04/2020

chris2002: Si j'insiste, c'est surtout parce que la décision a été purement politique (comme toujours dans les armes), les enjeux techniques sont très souvent le moyen de se cacher derrière son petit doigt.
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Et derrière ce choix du non usage de catapulte se trouve évidemment le F35B dont le RU était le premier client, notamment en charge du décollage et atterrissage vertical de l'aéronef. Donc si le RU prenait l'option CATOBAR l'apport du RU au programme était caduc avec probablement l'abandon pur et simple de la version VSTOL du F35.
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Or tout le monde avait en tête que l'abandon des deux réacteurs du F35 pour un seul (gros) moteur était liée à la version VSTOL et avait nécessité une refonte quasi totale du projet 2 ans avant !
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Et clairement, sans la version VSTOL l'Italie aurait quitté le projet et aurait un porte hélico tout à fait calibré.
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Donc oui, je maintiens que ce choix est exclusivement politique, et un peu industriel. Mais techniquement les anglais auraient eu intérêt à passer sur du catobar, avec en prime une meilleure interaction avec les US et les français, un plus grand choix d'aéronefs dont certaines mission ne seront pas fournies par le F35 (E2)...

Écrit par : v_atekor | 28/04/2020

@v_atekor: avec des générateurs de vapeur. Sauf que ces navires ont probablement été prévus pour. Et ne lançaient pas des avions aussi gros qu'aujourd'hui...
Les futurs porte-avions anglais, très probablement non. Et devraient lancer un appareil de plus de 30 tonnes à pleine charge (le F-35, ou même le F-18).

Et je rappelle juste qu'on parle de lancer à 140 knots des avions allant jusqu'à 36 tonnes sur environ 90m, au moins toutes les minutes environ, pour chaque catapulte. Inutile de dire que ce n'est pas un boiler de salle de bain qui va permettre de fournir autant de vapeur (et à une pression suffisante), et qu'il va sérieusement falloir revoir l'architecture intérieure pour caser les systèmes nécessaires. Surtout que les catapultes à vapeur en elles-mêmes prennent plus de place que leurs homologues électro-magnétiques, ce qui peut vouloir dire réaménager l'ensemble de l'avant du porte-avions.

D'ailleurs, cela tombe très bien, le très compétent (et actuel) président des états-unis (le même qui propose de désinfecter l'intérieur du corps avec de l'eau de javel ou au moins du gel hydro-alcoolique pour tuer le coronavirus de l'intérieur), voyant les problèmes des catapultes EMALS, a suggéré à deux reprises de revenir aux bonnes vielles catapultes à vapeur sur la classe Ford actuellement en construction...
Voilà quelques articles (malheureusement en anglais) parlant de "l'excellence" de cette idée et de ses implications sur les porte-avions actuellement en construction :
https://www.businessinsider.com/problems-with-switching-navy-aircraft-carriers-to-steam-catapult-2019-5?IR=T
https://news.usni.org/2019/05/28/experts-navy-would-spend-billions-to-answer-trumps-call-to-return-carriers-to-steam-catapults
https://www.popularmechanics.com/military/navy-ships/a27632779/trump-navy-steam-catapults/

Bref, si les porte-avions britanniques n'ont pas été prévu pour recevoir des catapultes à vapeur, bon courage pour réussir à les caser reprendre entièrement l'architecture du navire.
En d'autres termes, les anglais risquent bien d'avoir deux très jolis porte-hélicoptères 1.5x plus lourd que les LHA de la classe America aux USA, eux-même déjà plus gros que le CDG...

Écrit par : chris2002 | 28/04/2020

Accessoirement, il faudrait me citer des porte-avions à catapulte et fonctionnant avec des moteurs "diesel" relativement récents. J'ai fait quelques recherches, mais je n'en ai pas vraiment trouvé...

Le HMS Perseus fonctionnait avec des turbines à vapeur, tous comme tous les porte-avions britanniques jusqu'à la classe Invincible (turbines à gaz + moteurs diesel), qui n'avaient cependant plus de catapultes.
Hors à partir du moment où il y a des turbines à vapeur, le problème ne se pose pas (ou dans une bien moindre importance), car il est possible de prélever une partie de la vapeur pour propulser les catapultes.
Idem en France et aux USA, tous les porte-avions équipés de catapulte à vapeur sont il me semble propulsés par des turbines à vapeur. Que ce soit associés à des chaudières conventionnelles (Clemenceau, etc.) ou des chaudières nucléaires (CDG, Nimitz, etc.)

Écrit par : chris2002 | 28/04/2020

@Christ2002: Tu as raison, faire de la vapeur pour un appareil qui n'est pas prévu pour pose des problèmes de tuyauterie, d'espace et de structure.
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Sauf que...
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« Nevertheless, the designers chose to futureproof the two Royal Navy carriers. They would be designed "for but not with" catapults. The ships would have the space and the structural bracing needed to fit catapults built into their design; but the actual catapult machinery, which is both expensive and has high maintenance costs, would not be fitted. The ships are intended to have a 50-year operational lifespan, and major refits and upgrades will be inevitable during that period. The carriers can be retrofitted with catapults if at some future time the decision is made to operate an air wing that needs them.

In fact, that almost happened already. In 2010 the new Coalition government announced that it was looking at fitting at least one, and possibly both, of the new carriers with catapults straight away, while they were still under construction. This would allow them to fly the F-35C instead of the F-35B. However, in 2012 this decision was reversed and the original plan put back into place. »
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https://www.quora.com/Why-do-the-Queen-Elizabeth-class-carriers-not-have-catapults
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En bref : le choix n'a été *que* politique.

Écrit par : v_atekor | 28/04/2020

Si les 2 porte-avions ont effectivement été configurés pour pouvoir recevoir des catapultes à vapeur (avec toute l'équipement qui va avec), cela change effectivement tout. Même si les différents intervenants semblent plus parler de catapultes électromagnétiques, ce qui serait plus logique vu les prix annoncés (plus de 2 milliards de £° par navire, ce qui est énorme) et le type de propulsion retenu pour les deux porte-avions (tout électrique).

De toute façon la Royal Navy semble empêtrée dans le F-35(B), et je doute qu'ils commandent un jour autre chose que du F-35, donc cela ne réglera pas vraiment la chose, le F-35C n'étant pas beaucoup mieux que le B, et étant probablement encore plus sur la sellette que le B.
D'ailleurs, les USA ont prévu de commander 352 F-35B pour les Marines, et seulement 273 F-35C pour la Navy, auquel il faut ajouter 67 F-35C pour les Marines (total : "seulement" 340 F-35C).

Pour comparaison, l'US Navy a acheté plus de 600 Super Hornet, sans compter les EA-18G et les Advanced Hornet... (SH Block III)

Écrit par : chris2002 | 28/04/2020

@v_atekor: Ce qui manque dans votre information est que la conclusion du choix de 2012 était influé par le fait que le gouvernement Labour précédent, dans toute sa compétence, a choisi d'omettre l'onéreuse capacité éventuelle de reconfigurer les Queen Elizabeth avec des catapultes parce qu'ils coupaient sans cesse dans le budget de la défense pour financer les guerres d'Irak et d'Afghanistan. Le refit serait plus onéreux que le prix d'achat! Le choix est bien politique, et il faut aussi comprendre qu'avec le F-35B la participation britannique à la conception du programme pour le STOVL (et non pas VSTOL!) était nécessaire rien que pour maintenir les capacités industrielles, tout comme la France avec son Rafale. Et les forces aériennes qu'elles soient navales ou pas sont addicts à la furtivité pour pouvoir continuer à opérer aux côtés des Américains, donc vous pouvez oublier pour le F-18E ou le Rafale comme choix sur un Queen Elizabeth CATOBAR. Les limitations pour l'AEW sont assumées, avec un palliatif par le Merlin emportant un radar AESA mais qui évidemment ne peut opérer à haute altitude. L'espoir est dans un drone à décollage court ou vertical pour pouvoir monter en gamme dans une décennie ou deux. L'E-7 qui va commencer à arriver pourra peut-être fournir de la couverture via bases terrestres alliées par moments, évidemment dans un cas comme les Falklands ce serait plus ou moins illusoire.

Et votre Rafale est à peine furtif, il y a des degrés dans la furtivité et cette avion n'en sera jamais un de manière comparable aux avions US. Le Rafale suffit aux opérations françaises, tout comme le F-35B il a pu opérer en Syrie sans encombre.

Et pendant ce temps, le PA2 c'est pour quand? 2040 avec le SCAF? A ce rythme-là il faudra un PA3 construit de suite après le PA2.

Écrit par : Noth | 28/04/2020

@North. Je vous laisse à votre obsession anti-rafale et anti-française. Chacun ses TOCs, mais dans ce cas de figure on sait de longue date que ça n'est pas curable. Il paraît même que certains suisses atteints ce trouble se mettent à insulter Dassault depuis les aires d'autoroute du côté d'Avignon lorsque souffle le Mistral en Raf... , tant et si bien qu'on en aurait vu se suicider aux abords d'Istres et de Toulon.
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En revanche, sur la furtivité dont les marines du monde entiers seraient adictes il ne vous a pas échappé qu'aucune marine au monde ne met opérationnellement des avions furtifs en œuvre, que ce sont les F18, les Rafales, et les hélico qui s'y collent tous les jours... et en ce qui concerne les marines françaises et US, ça va durer encore 20 ans vu les commandes passées (Et ça risque de durer quelques temps pour les marines anglaises, italiennes et espagnoles également, mais pas pour les mêmes raisons...).
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N'oubliez pas de faire signe dès que la Suisse met en œuvre un porte-avion.

Écrit par : v_atekor | 29/04/2020

Le rafale a il me semble aussi opéré en Syrie. Tout comme il a été parmi les premiers à faire des missions à basse altitude en Libye, avant même les US...

La furtivité "passive" c'est bien, mais n'oublions juste pas que l'électronique de détection peut évoluer beaucoup plus facilement qu'une cellule d'avions.
Ce n'est pas pour rien que l'US Navy continue à vouloir des Growler et mise encore largement sur les nouvelles versions du Super Hornet (Advanced Hornet Block III). Des 57 (ou 85 j'ai vu les deux chiffres) EA-18G initialement prévus pour remplacer les EA-6B, on est (pour l'instant) monté à 129 EA-18G achetés. Et 72 Advanced Hornet sont pour l'instant en commande, alors qu'il y a encore 5-6 ans il était plutôt prévu d'arrêter la chaine Super Hornet...
A comparer d'ailleurs aux 273 F-35C prévus pour la Navy, dont rien ne dit qu'elle les recevra tous...

Les E-7 (au nombre réduit de 5 appareils il me semble) ne doivent pas avoir un meilleur rayon d'action que les E-3D équipés de réacteurs CFM-56, donc bon, cela ne changera pas grand chose à la situation actuelle.

A ce niveau, la Royal Navy aurait pu envisager d'acheter des Osprey et de les équiper d'un radar AEW, le résultat aurait probablement été bien meilleur qu'avec des Merlin. Sauf que les Merlin étaient déjà en stock (il s'agit de Merlin HM.1 convertis) donc forcément cela coûte moins cher.

Écrit par : chris2002 | 29/04/2020

@ V-Atekor
Si taper sur le F35 ne semble pas vous contrarier, votre réaction face à la critique du Rafale devrait aussi être équilibrée. Le Rafale n'est qu'un avion comme les autres qui souffre de qualité et de défauts, dont son prix !! On ne peut vendre un avion qui vole depuis 20 ans au même prix que la dernière technologie disponible ! Parfois je m'étonne de la pertinence de vos analyses, mais des qu'on parle Rafale, la compétence semble s'étioler rapidement.

Écrit par : Robin | 01/05/2020

@Robin: Deux choses: Critiquer le F-35 est soi des plus normal étant donné les multiples problèmes générés par ce programme. Je permets de vous rappeler qu'aucun autre avion ne souffre d'autant de problèmes. De plus, le F-35 vole depuis 2005, soit 15 ans. L'auriez-vous oublier ?

Le Rafale n'est pas si cher que celà, il arrive derrière les Gripen (plus petit et monoréacteur) et l'Advanced Super Hornet. La prix du F-35 a certes baissé, mais les coûts associés aux nombreux correctifs doivent être pris en compte ainsi que son coûts à l'heure de vol 40% au-delà des attentes de l'USAF et l'USN donc tplus cher que tous les appareils concurrents. Et puis l'Eurofighter est très proche en terme de prix par rapport au Rafale mais avec un surcoût en ce qui concerne l'heure de vol.

Écrit par : Martin | 01/05/2020

@Robin: En même temps le F-35 c'est une grosse farce, dernier épisode en Belgique : Commission de la Défense Belge du 29-04 : question sur les retombées éco. du F-35. La réponse du Ministre est limpide. Aux industriels de se débrouiller avec LM. L'Etat se limitera à des avances remboursables sur investissements. Bref, les promessses en termes de retombées industrielles n'étaient que du vent !!

Écrit par : Fabrice | 01/05/2020

On dirait qu'il y a plus de représentant de commerce de Dassault que d'ingénieurs sur ce site. Encore une fois les analyses biaisent concernant le Rafale qui devrait selon certain profiter des carences du F35! Et non, ça ne marche pas comme ça. Ces deux avions ont des atouts et des défauts. Mais les mettre dans la même catégorie n'a rien de sérieux !

Écrit par : Robin | 01/05/2020

Robin : Il ne vous a pas échappé qu'on parle ici de deux appareils F35B et C dont la vocation exclusive est la marine. Je n'ai pas tellement évoqué le rafale sur ce fil, toujours avec son alterego F18.
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Il se trouve que dans ce domaine, dernière technologie disponible, c'est le F18 et le Rafale, et que les lacunes du F35 sont rédhibitoires pour certains usages.
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Il se trouve que les US ont décidé d'arrêter les frais sur plusieurs problème structurels. Donc le F35B et F35C dernière technologie ne sera jamais aboutie. Je site un autre blog

« Il est « probable que certaines lacunes de faible priorité ne seront jamais réglées car leur impact sur les opération est mineur et elles ne justifient pas le coût de leur solution ».

Mais cela vaut aussi, a priori, pour des problèmes plus importants, comme les problèmes constatés quand les F-35B et F-35C volent à une vitesse supérieure à Mach 1.2… Il avait été expliqué, l’an dernier, qu’il y avait une chance « extrêmement faible » pour qu’ils se produisent en opération. »

Ce qui veut dire que les F35B et C ne passeront jamais Mach1.2, donc ce ne seront jamais des intercepteurs.
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Ca fait mal en particulier pour les anglais qui avaient tout loisir d'opter pour du F18.
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Les Suisses seront concernés par les version B et C du F35 lorsqu'ils auront une marine. C'est au programme ?

Écrit par : v_atekor | 01/05/2020

Sans rentrer dans les détails techniques, combien de Rafale produit?
Combien de F 35 produit?
Comparons les budgets de développement de chaque avion...GRIPEN et Rafale sont les moins cher!
Il ne font pas les mêmes choses... pourquoi concourent t'ils ensemble?

Écrit par : Loïc | 02/05/2020

@Loïc : La réponse est très simple, se sont tous deux des avions multirôles capable de missions semblables. Les différences apparassent en ce qui concerne le rayon da'ction et l'emport de charge pour l'attaque au sol. Pour chaque avion, il s'agit de répondre à un certains nombre de besoins qui sont à la base les mêmes pour chaque pays, mais ensuite l'engagement de pays diffère. c'est à ce moment là, que l'on opte pour l'un ou l'autre. A condition d'avoir une véritable compétition, de tester de manière fiable et impartiale chaque modèle. Malheureusement tous les pays pour des raisons politique n'ont pas cette même philisophie.

Écrit par : Pk | 02/05/2020

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