16/02/2020

US Navy : catapulte électromagnétique en voie de qualification ! 

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L’US Navy a annoncé que son nouveau système de lancement électromagnétique (EMALS) et de son dispositif d'arrêt avancé (AAG) sont en voient de qualification et opérationnel. Ces deux nouveaux systèmes sont en fonction à bord du porte-avions USS Gerald R. Ford CVN-78.

Le porte-avions, a effectué des tests de compatibilité en mer avec l’EMALS et l’AAG, démontrant le lancement et la récupération avec la gamme d’avions en service au sein de la Navy, tel que les  Boeing F/A-18E/ F « Super Hornet » et Ea-18 « Growler », E-2D « Advanced Hawkeye » et C-2A Greyhound, ainsi que le Boeing T-45 « Goshawk ».

L'USS Gerald R Ford est le premier des porte-avions de la classe Ford de l'USN et le premier à utiliser l’EMALS et l’AAG, parmi plusieurs autres nouvelles technologies. Le navire est le plus grand porte-avions du monde, déplaçant environ 100’000 t.

Le système EMAL :

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EMALS (Electromagnetic Aircraft Launch System) est une catapulte de lancement qui utilise un moteur à induction linéaire, plutôt qu'un piston à vapeur, pour accélérer les avions au décollage. Les moteurs à induction linéaires utilisent l'électromagnétisme pour déplacer rapidement un chariot tirant un avion du bord du porte-avions et en vol.

L’AAG :

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L'AAG (Advanced Arresting Gear) utilise un fil connecté à un système électromagnétique pour ralentir et arrêter l'atterrissage des avions. Les transporteurs plus âgés utilisaient un système hydraulique pour attraper les avions en atterrissage. 

Des systèmes EMALS et AAG doivent également être installés sur deux autres futurs porte-avions de classe Ford, l'USS John F Kennedy et l'USS Enterprise.

General Atomics a déclaré que les deux systèmes seraient plus faciles, moins chers et plus précis que leurs prédécesseurs. Cependant, la fiabilité a été inférieure à ce qui était souhaité, entraînant des retards de mise en service coûteux, selon le rapport du bureau du Pentagone du directeur des tests et évaluations opérationnels 2019. 

Le fabricant de l’EMAL et l’AAG, General Atomics annonce que la récente autorisation de l’utilisation d'EMALS et d'AAG est un succès. La société travaillera avec l'USN au cours des prochains mois pour poursuivre les tests des systèmes en vue des tests et l'évaluation opérationnelle initiale.  

Photos : 1 Catapultage d’un Super Hornet avec l’EMALS 2 EMALS 3 AAG @ General Atomics

Commentaires

Bonjour, d'où tenez vous ces infirmations et schémas ? Je mène moi même un travail sur ce système et je peine à trouver des informations.

Écrit par : Mat | 17/02/2020

Qu'en est-il des interférences entre ce système électromagnétique et les systèmes électroniques du navire et des avions ? A moins que le sujet ne soit "sensible" ?

Écrit par : Luc | 17/02/2020

@Mat:
Un abonnement à:
- Mer et Marine (également possible en ligne)
- Marines & Forces Navales
- DSI (ils ont souvent des n° spéciaux sur les Marines)
- Le site (Defense News) traite également des articles sur les "Navy")
pourrai(en)t, peut être vous aider dans votre recherche

Écrit par : forêt10 | 17/02/2020

Les schémas sont sur le site de General Atomics.

Vous pensez que Trump va accepter l'exportation de cette technologie ?

Écrit par : bpapon60 | 17/02/2020

@bpapon60

Pour l'instant, c'est oui.
Cette technologie fait partie du cahier des charges du nouveau PAN Français.

Toutefois, un revirement de M Trump est TOUJOURS possible...

Écrit par : forêt10 | 17/02/2020

@forêt10
La configuration du futur porte avion français n'est pas encore fixée.
On parle notamment de la possibilité de deux porte avions à propulsion classique au lieu d'un porte avion nucléaire. Or La production électrique d'un navire à propulsion classique n'est pas suffisante pour une catapulte électrique.
D'ici à ce que la commande française pour la catapulte électrique sera passée, Trump ne sera plus au pouvoir depuis longtemps, même s'il est réélu.

La catapulte française à vapeur actuelle est également d'origine américaine ce qui avait posé des problèmes d'approvisionnement en pièces de rechange lorsque la France avait décidé de ne pas participer à la seconde guerre du Golf. Les ricains avaient décidé de stopper les livraisons.

Écrit par : François-01 | 17/02/2020

@ François-01

Sans vouloir ouvrir une polémique, d'après plusieurs sources, le CDC est terminé avec les spécifications émises ci-dessus (PAN, catapultes EM, ~ 70,000 T etc.).

La publication officielle du CDC, n'a pas encore eu lieu, car des irréductibles (gauche et vert français) hurlent encore au loup.

La marine française ne veut en AUCUN CAS d'un PA classique (même que les partis cités ci-dessus sont prêts à accorder 2 PA au lieu d'un).

Maintenant, au train ou avance ce dossier (car chaque parti campe sur ses positions), on risque de se retrouver aux élections présidentielles (2022), avec le risque inhérent à un éventuel changement de majorité.

Écrit par : forêt10 | 17/02/2020

@forêt10
Je serais curieux de connaitre vos sources !?

Pour ma part je ne vous en citerai qu'une:
Selon un article du 14 janvier 2020 de mer et marine, une série d'études commandées par le ministère des armées en 2018 arrive à son terme en 2020.

Ces études, qui sont menées par la marine française et les différents industriels (Naval Group, Thales, MBDA, Dassault,etc ...) doivent faire le point sur les différentes options techniques possibles et leurs coûts respectifs (propulsion classique ou nucléaire, taille du navire, un ou deux PA, catapulte à vapeur ou électromagnétique, une ou deux catapulte, etc ...)
Elles seront remises courant de l'années 2020 au président de la république qui prendra la décision finale.
Il est vrai qu'un PA à propulsion classique, serait une surprise, notamment à cause de la nécessité pour Naval Groupe de maintenir ses compétences en matière de conception et fabrication de chaudière nucléaire, le parc des sous-marin nucléaires français (ce sont les mêmes chaudières que sur le CDG) n'assurant pas une charge de travail continue de ses bureaux d'étude.
Mais la revue d'étude lancée par la marine française retiendrait tout de même cette option qui présente l'avantage du coût de fabrication plus faible.

Écrit par : François-01 | 17/02/2020

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