03/02/2020

Le C295 va offrir la capacité de ravitaillement en vol !

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Airbus Defence and Space a développé un kit de ravitaillement air-air (AAR) amovible pour son bimoteur de transport tactique C295. L’avion utilise un tuyau déployable de 30 mètres de long avec un « panier » à la fin permettant le transfert du carburant vers le récepteur avion équipé d'une sonde. Un système de vision à distance permet aux membres d'équipage à bord du C295 de surveiller les opérations de ravitaillement en carburant depuis la cabine de chargement.

Essais positifs :

Des vols récents pour tester le kit ont impliqué un C295 appartenant à Airbus qui a ravitaillé un C295 de l'armée de l'air espagnole, ainsi que des tests de proximité avec le C295 et un avion de combat de type EF-18 de l'armée de l'air espagnole ont été réalisés.  Airbus a confirmé les récents essais ont permis de délivrer un total, de 1,5 tonne de carburant lors de cinq contacts humides.

Le système de ravitaillement amovible du C295 pèse 1’500 kg. Il se compose d'un maximum de trois réservoirs de carburant supplémentaires, d'une console d'opérateur et du tambour-flexible

La capacité de ravitaillement en vol du C295 permettra de prolonger le vol en mission, soit un avantage certain pour les clients utilisant des C295. Ces clients comprennent les forces armées des opérateurs C295 actuels et futurs chargés des missions de recherche et de sauvetage civiles et militaires.

De plus, cette nouvelle solution permettra de former les pilotes de chasse aux compétences nécessaires au ravitaillement en vol à un coût réduit.

Cette nouvelle capacité du C295 complète admirablement l'offre très large du C295 qui n'est pas seulement un avion de transport tactique, mais bien une plateforme multirôle. 

Photo : Essais de ravitaillement avec le Kit du C295 @ Airbus DS

 

Airbus à l’amende pour corruption !

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L’avionneur européen Airbus est en passe de tourner l’une de ses pages les plus sombres de son histoire. Au total, l’avionneur devra s’acquitter d’une amende de 3,6 milliards d’euros pour des faits de corruption qui se sont déroulés entre 2004 et 2016.  

Les faits :

Bien que pointée du doigt, Airbus s’en tire à bon compte. En effet, l’entreprise a pris les devants en s’auto-dénonçant. De nombreux documents ont été remis à la justice durant l’enquête. L’ancienne direction d’Airbus avait créé une entité interne, baptisée Strategy and Marketing Organization (SMO), Cette organisation interne était chargée de gérer les intermédiaires dans les contrats avec certains pays. Les enquêteurs de trois pays (France, Angleterre, USA) ont mis à jour une série des faits de corruption d'agent public étranger et de corruption privée à l'occasion de contrats de vente d'avions civils et de satellites et de matériel militaire. Il en découle de nombreuses pratiques frauduleuses lors de campagnes de vente.

On parle par exemple de voyages organisés pour des fonctionnaires, d'activités de loisirs des cadeaux luxueux et des invitations pour divers événements, ainsi que des sommes importantes à des intermédiaires.

Les pays touchés par cette corruption sont la Chine, la Russie, le Népal, la Colombie, le Sri Lanka, la Malaisie, l’Indonésie, Taïwan et le Ghana et la Corée du Sud et les EAU.

Pas d’effet à long terme :

La nouvelle direction d’Airbus à dissout la SMO et sa bonne collaboration avec les autorités limitent donc les charges contre l’entreprise. De plus, Airbus a mis en place un programme de mise en conformité. L'avionneur a toutefois dû s'engager à accepter à ses frais des audits pendant trois ans. Pour autant, la pénalité infligée devrait engloutir une partie des profits d’Airbus, qui avait dégagé un bénéfice net de 3,1 milliards d’euros.

Photo : Site d’assemblage d’Airbus@ Airbus