20/01/2020

Fin du contrôle des fissures sur la flotte de F/A-18 !

EOfa4R3XkAEXsjI.jpeg

Grâce aux mesures mises en œuvre, la disponibilité opérationnelle des Forces aériennes dans le cadre du prochain World Economic Forum (WEF) est assurée au terme des travaux de contrôle.

Le 9 octobre 2019, à l'occasion de contrôles, des fissures sur les charnières des volets d’atterrissage des F/A-18 C/D « Hornet » des Forces Aériennes suisses ont été découvertes. Sur la base de ce constat, les Forces Aériennes ont ordonné, parmi autres mesures, l'inspection des 30 F/A-18 C/D « Hornet ».

Réalisés par RUAG MRO Suisse, les travaux d’inspection se sont achevés mardi 13 janvier 2020. Des fissures dues à la fatigue du matériau ont été constatées sur près des deux tiers des charnières contrôlées, chaque appareil en disposant de deux.

Dans l’intervalle, une grande partie des volets d’atterrissage concernés ont été réparés et installés sur les F/A-18 C/D « Hornet ». Les restrictions de vol ordonnées en lien avec les fissures ont été levées pour tous les appareils.

Des travaux de réparation sont en cours sur les volets d’atterrissage restants. La date de clôture de l’ensemble des travaux n’est pas connue pour le moment.

Rappel : 

Une charnière fissurée a été découverte sur un volet d’atterrissage d’un F/A-18C lors d’un contrôle intermédiaire le 29 janvier 2018. Il a été décidé, à titre préventif, de soumettre tous les F/A-18C/D des Forces aériennes à un contrôle des charnières, au moyen d’un appareil spécial permettant de détecter les fissures même minimes. Il s’agit là d’une analyse dite non destructive des microstructures.
Un travail de deux à trois heures est requis par appareil en moyenne, préparatifs compris. La procédure a commencé ce mercredi. Pour ce faire, on utilise un appareil spécial permettant de détecter les fissures même les plus minimes.

Photo : F/A-18 C « Hornet » @ DDPS

Commentaires

Pourquoi la suisse ne prolonge t'elle pas les F18, le temps de faire oublier l'appel d'offre en cours ?
Parceque comme c'est parti, le référendum actuel rique d'avoir le même résultat que avec le Grippen qui était moins cher que l'enveloppe actuelle. Ce dossier est devenu trop conflictuel, il y a trop d'intérêts en jeux et les suisses n'aiment pas ce genre de climat délétère !!

Écrit par : Paul | 20/01/2020

@Paul: Simplement parce que la prolongation de F/A-18 est déjà en actée, de 5'000 heures de vol à 6'000 heures. Il n'est pas possible de faire mieux car :

Dès 2023 Boeing ne livrera plus de logiciel de mise à jours, l'obsolescence est donc engagée à partir de cette date.

L'US Navy à retiré l'avion de la première ligne et va le retirer complètement progressivement dès 2023.

Le rapport de l'US Navy qui a servi de base pour le retrait des Hornet canadiens et finlandais précise que le Hornet de disposera plus de pièces détachées en suffisance à partir de 2032.

La planification du retrait en Suisse dès 2030 est donc juste. On ne peut plus attendre, nous sommes dans l'urgence.

Non, le dossier n'est pas conflictuel, contrairement au vote sur le "Fond Gripen "de 2014. Les partis politiques de droite et de centre-droit sont cette fois unis en faveur de l'achat contrairement à 2014. De plus, le Peuple à l'assurance que l'avion choisi au final sera très bon et rentrera dans le cadre des finances ordinaires de l'armée.

Écrit par : Pk | 20/01/2020

@PK,

Je vous trouve bien confiant, la fronde contre le PS et l'incompréhension (le brouillard) qui y est liée ne va à mon sens pas dans le sens de l'achat d'un avion. Les socialistes qui font beaucoup de bruit en faveur du non brouillent fameusement le message unitaire dont vous parlez !! Mais bon, ce n'est que mon opinion :-)

Écrit par : Paul | 20/01/2020

@Paul, Nous sommes en effet au début d'une bataille, qui n'est pas encore gagnée, certes. Le fond est moins complexe, plus simple à comprendre qu'en 2014!

Écrit par : Pk | 20/01/2020

@Pk
Oui l'achat du nouvel appareil se fera sans fond spécial, mais rien ne dis que l'appareil sera bon. Lors du précédent appel d'offre l'appareil choisi l'a été sur des critères autre que la qualité (le Gripen avait été "éliminé" par les tests techniques car moins bon que le F-18 dans la plupart des missions).

Écrit par : Emixam | 21/01/2020

@Emixam: Les choses sont profondément différentes par rapport aux essais de 2008. A cette époque, aucun des trois avions n'est pleinement opérationnel et le Gripen NG à l'époque n'en est qu'à ses débuts. Les avions testés au printemps derniers sont TOUS opérationnel actuellement et sont justement les standards proposés à l'époque en 2008. Rafale et Eurofighter avaient correctement passés les essais en 2008 malgré tout. Pour établir un choix, il avait fallu tenir de l'évolution de chaque avions, avec de fortes pondérations. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, 80 à 85% des systèmes ont pu être testés et les nouveaux éléments qui entreront en service dans les standards disponibles en 2025 ont pu être validé sur simulateur chez les avionneurs. En conséquence nous sommes dans un mouchoir de poche en matière de test. Peu importe l'avion choisi, il sera bon et répondra parfaitement aux besoins du cahier de charge.

Écrit par : PK | 21/01/2020

@Emixam; pour compléter la réponse de PK, le choix du Gripen E à l'époque avait été motivé principalement par le fait qu'il était le moins cher et que nous ne disposions pas de budget à l'époque d'ou le "Fond Gripen". Là, encore aujourd'hui le budget est assuré, par conséquent, il n'y pression côté Suisse, mais uniuqment chez les avionneurs qui doivent faire la meilleure offre.

Écrit par : Steeve | 21/01/2020

Je suis assez d'accord avec Paul: pour le moment, ce sont les socialistes qui se sont beaucoup fait entendre, tous médias confondus. En face, il n'y a pas eu beaucoup de réponses, malheureusement. Le gouvernement a été très mou sur le rapport d'ACAMAR ou l'émission Mise au point sur le M346,de même que les partis bourgeois, et la gauche y a certainement marqué des points. C'est bien dommage.

Écrit par : jp_perfect | 22/01/2020

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.