14/01/2020

Tragédie du Boeing 737 ukrainien : révélatrice de la faiblesse du concept de la « double sécurité à moitié prix » du parti socialiste ?

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En cas de problèmes d’identification depuis le sol d’un avion dans un espace aérien ouvert au trafic civil, on ne peut pas faire de la police aérienne qu’avec des missiles sol-air. Pour la police aérienne, il faut disposer d’une flotte d’avions de chasse performants, pour pouvoir procéder à une identification visuelle de la cible en toutes circonstances.

L’AVIA romande rappelle que la police aérienne est d’abord un outil de sécurisation de l’espace aérien, en temps de paix comme de crises. C’est une mission des plus exigeantes.

Pour mener à bien de telles missions et assurer ainsi la sauvegarde de la souveraineté sur l’espace aérien suisse, à savoir identifier à temps un avion, sans engager la sécurité de l'appareil, de ses passagers et de la population, il faut disposer d’avions de chasse capables :

  • de décoller en urgence et de monter en altitude très rapidement (QRA15)
  • de voler à des vitesses supersoniques ( à plus forte raison dans un espace aérien réduit comme le notre)
  • d’intervenir de jour comme de nuit, par tous les temps, dans tous les environnements (à haute altitude comme au fond d’une vallée) et face à tout type de cible (rapide ou lente) *;
  • d’être interconnectés avec les systèmes et moyens militaires et civils en charge de la sécurisation de l’espace aérien**.

Non couplés à une flotte d’avions de combat performants, les systèmes de défense sol-air ne sont pas adaptés aux temps de paix ou de crises, car :

  • ils n’ont pas la disponibilité, la souplesse d’utilisation ni la réversibilité nécessaires ;
  • ce sont des moyens de guerre qui ne peuvent tirer que dans un espace interdit à la navigation aérienne, ou ne pas tirer ;
  • leur fiabilité dépend du type de cible à abattre et de son profil de vol ;
  • à moins d'aplatir la Suisse, l'électronique ne peut pas grand-chose dans un relief alpin : les radars ne voient pas à travers les montagnes.

La liste trop longue d’avions civils abattus en raison de l’absence de procédures de police aérienne telles que définies et pratiquées par les Forces aériennes suisses rappelle que mal pondérer l’engagement des moyens – comme dans le concept de « double sécurité à moitié prix » du Parti socialiste – peut entraîner des bévues. Est-ce un luxe qu’on peut se payer ?

Prétendre tout miser sur des systèmes de défense antiaérienne et accepter le risque d’une tragédie semblable à celle du Boeing B737 d’Ukrainian Airlines, c’est un luxe qu’on ne peut se payer au prétexte de vouloir économiser sur le budget de l’armée ou tenter de le réduire.

*Radar puissant capable d’opérer dans un environnement montagneux.

** Capacité de mise en réseau.

Sources : AVIA romande

La sécurité et la liberté n’ont pas de prix, l’espoir n’est pas une solution !

Entrée en service du BelugaXL !

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Le BelugaXL est entré en service, fournissant à Airbus une capacité de transport supplémentaire de 30% afin de soutenir la montée en puissance de la production des programmes d'avions commerciaux.

L’appareil, qui fait partie intégrante du système industriel d’Airbus, a effectué son premier vol opérationnel le 9 janvier. Il s'agit du premier des six BelugaXL à commencer à travailler aux côtés des prédécesseurs du BelugaST, l'avion supplémentaire étant introduit entre 2020 et 2023.

Lancée il y a un peu plus de cinq ans, en novembre 2014, la mise en service marque une nouvelle réussite pour le programme d'avions internes qui a reçu la certification de type par l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) en novembre 2019, à la suite d'une campagne d'essais en vol intensive qui a vu le BelugaXL effectuer plus de 200 tests en vol, totalisant plus de 700 heures de vol.

Avec une longueur de 63 mètres et une largeur de 8 mètres, le BelugaXL possède la plus grande section transversale de soute de tous les avions cargo existants dans le monde. Le BelugaXL peut transporter deux ailes A350 XWB par rapport au BelugaST, qui ne peut en transporter qu'une. Avec une charge utile maximale de 51 tonnes, le BelugaXL a une portée de 4 000 km. (2200 nm).

Le BelugaXL est basé sur un A330-200 Freighter, permettant la réutilisation des composants et équipements existants, et est propulsé par des moteurs Rolls-Royce Trent 700. Le cockpit abaissé, la structure de la soute et l'arrière et l'arrière ont été nouvellement développés conjointement avec des partenaires, donnant à l'avion son aspect distinctif.

Le BelugaXL est le dernier ajout au portefeuille de transport d'Airbus. Alors que le transport aérien reste le principal moyen de transport de gros composants d'avion, Airbus utilise également le transport routier, ferroviaire et maritime pour déplacer des pièces entre ses sites de production. Comme le BelugaST, l'avion opèrera à partir de 11 destinations en Europe, continuant à renforcer les capacités industrielles et permettant à Airbus de respecter ses engagements. 

Photo : BelugaXL @ Airbus