22/12/2019

Aviation et climat, le point de situation!

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L’industrie est responsable de 2% des émissions mondiales de carbone générées par l'homme, cependant. Cependant, les actions menées par ce secteur de l’industrie sont engagées depuis plus d'une décennie. Avec une diminution de 50% des émissions de carbone depuis 1990. Mais la demande toujours plus forte des passagers et notamment des pays émergeants neutralisent en partie l’effet. Les efforts menés par l’industrie de l’aviation sont le résultat d’une combinaison de deux facteurs : les investissements dans des aéronefs plus efficaces (motorisation/aérodynamisme) et les gains d’efficience opérationnelle.

Objectif du secteur de l’aviation :

Les acteurs de l’industrie de l’aviation se sont engagés à une croissance neutre en carbone à partir de 2020.L'Assemblée de l'OACI a confirmé sa détermination à réussir CORSIA, le programme de compensation et de réduction du carbone pour l'aviation internationale. C'est la mesure mondiale qui permettra de limiter la croissance du CO2 de l'aviation et de générer quelque 40 milliards de dollars de financement climatique.

A ce jour plus de de 80 pays ont adhéré aux phases volontaires du programme CORSIA avant qu'il ne devienne obligatoire. Cela couvrira la majeure partie de la croissance prévue des émissions de CO2 de l'aviation internationale après 2020.

De son côté l’Association des Aéroports Internationaux s’est engagée à atteindre le « 0 » émission de carbone pour 2050.

Note : Pour autant le programme CORSIA n’est pas sans critique, en effet, si tous les pays essayent de baisser leurs émissions en dessous du niveau de 1990, pour parvenir à un accord, l’OACI a dû se résoudre à prendre une date future comme référence, en se permettant d'augmenter encore ses émissions d'ici là et de s'y maintenir. Cette frilosité est d’autant plus navrante qu’elle contribue à une mauvaise image du secteur. L’aviation qui est pourtant un bon élève a raté ici son examen et paie le prix fort en termes d’image.

Cette erreur se paie également « cash » car elle profite à ceux qui désiraient taxer les billets d’avions. Une mesure qui d’une part ne changera rien en termes de dissuasion des voyageurs et qui au final ne sert que partiellement le secteur de l’aviation. En effet, si 100% des taxes étaient directement réinvesties dans le secteur de l’aviation pour accélérer la transition énergétique (biocarburant/modernisation des flottes) l’effet important. Malheureusement les politiques qui sont à  l’origine de ces taxes ne rétribueront que 30% au secteur aéronautique. La majeure partie sera dispersée dans d’autres secteurs.

Carburants d'aviation durables :

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Les gouvernements doivent également se concentrer sur ce qu'ils peuvent pour étayer les solutions technologiques et politiques qui rendront les vols durables. Dans l'immédiat, cela signifie se concentrer sur les carburants d'aviation durables (à base de compost/ déchets ménagers) qui ont le potentiel de réduire notre empreinte carbone jusqu'à 80%.

Nous sommes au début d'une transition énergétique dans l'aviation. Ceci est vital pour la lutte de du secteur contre le changement climatique.

Le premier vol d'essai d'un avion commercial avec du carburant d'origine durable a eu lieu il y a une décennie. Il a démontré que, techniquement, un changement était possible. Et cela a donné lieu à un défi : transformer cette réussite technique en une réalité quotidienne.

En quatre ans, des experts de tout le secteur de l'aviation ont travaillé pour tester et certifier en profondeur les carburants d'aviation durables comme sûrs pour une utilisation dans les vols commerciaux de passagers.

En 2016, des installations de production de carburant d'aviation durables ont commencé à approvisionner les aéroports d'Oslo puis de Los Angeles.

À ce jour, plus de 215’000 vols commerciaux ont été propulsés par des carburants d'aviation durables. Ils sont une réalité. Mais ils sont en nombre insuffisant. Ceux-ci ne desservant que 0,1% des besoins énergétiques de l'aviation. Les quatorze sites de production en cours de construction nous amèneront en grande partie à 2% d'ici 2025.

Pour le secteur de l’aviation, la transition énergétique est devenue une réalité qu’il faut mener tambour battant. Mais la somme de travail est encore importante, car il faut pour cela traverser les obstacles qui sont à l’échelle de l’aviation, le coût et la vitesse. Les compagnies aériennes ont besoin de carburant d'aviation plus durable, à des prix commercialement réalistes, rapidement.

Toujours plus de transporteurs aériens impliqués :

Le classement des compagnies aériennes travaillant sur des carburants d'aviation durables est impressionnant et va continuer de grandir :

United Airlines

Cathay Pacific

FedEx

JetBlue

Japan Airlines

Qantas

Sud-ouest

KLM

ANA

Virgin Australia

Groupe Lufthansa (dont SWISS)

IAG

Virgin Atlantic

SAS

Finnair

Air Canada

Alaska Airlines

Air France

Au total, environ 40 compagnies aériennes ont au moins une expérience limitée des carburants d'aviation durables. Il est primordial que la moitié des 290 membres de l’IATA poursuivre au moins une certaine expérience du carburant d'aviation durable d'ici 2025, ceci permettra d’atteindre une masse critique pour accélérer les progrès et la transition du secteur.

Multiples actions :

Il n’y pas que le biocarburant qui permet de réduire les émissions de carbone, les améliorations des moteurs, de l’aérodynamisme des avions, de l’électrisation et la mise place de nouvelles procédures forment un ensemble concret d’améliorations mesurables et réalistes. Citons ici par exemple : le projet « Fello’Fly » qui permet grâce au biomimétisme à un avion suiveur récupérera l’énergie perdue dans le sillage d’un avion leader en volant dans le courant ascendant lisse qu’il crée. Le projet « LNAS » soit nouveau système de guidage le (Low noise Augmentation System) qui permet aux pilotes de gérer de manière optimale les phases d’approche et d’atterrissage réduisant, ainsi le la consommation de carburant et le bruit. Sans oublier les nombreuses études menées par Airbus et Boeing, la NASA et bien d’autres pour permettre de remplacer à l’avenir les avions actuels par des modèles toujours plus efficients et en adéquation avec le climat. (sources IATA, OACI).

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Commentaires

Carburant durable ? Vraiment...

La seule solution viable vue l'urgence c'est de limiter les vols aux trajets qui ne peuvent pas être faits en train, même si le train prend la journée contre quelques heures en avion. A terme d'avantage de lignes de trains seront (ré)ouvertes et le différentiel en temps sera drastiquement réduit. La voiture individuelle électrique est aussi une bonne alternative selon le trajet. Si l'avion est réservé aux trajets pour lesquels les alternatives prennent des jours voire des semaines, alors l'avion vivra. Voler en Europe en 2020 c'est criminel. Quant à compenser en plantant des arbres c'est trop tard, les émissions sont immédiates alors que les arbres vont mettre 10 ans pour compenser, cette solution n'est plus compatible avec l'urgence. Alors je sais bien que tout le monde va continuer à voler, mais arrêtez avec votre hypocrisie, cette industrie est devenue un crime contre l'humanité. Un peu de courage, merci.

Écrit par : Didier | 24/12/2019

@Didier: plus de trains ? Savez-vous que pour faire rouler vos trains en Europe, c'est le nucléaire en France, le charbon en Allemagne, AH, elle est belle l'écologie du rail ! Sans oublier le mis en place et le changement des rails issus de l'industrie de la sidérurgie, soit la plus ébergivore et épouvantable en terme d'émission de carbone. Voiture électrique ? Ah, grâce aux batteries au lithium dont les imposant polluent les foêts d'Afrique à l'extraction et dont nous ne savons pas comment les retraiter ? Ajoutons l'industrie de la mode ou vos habits dont les jeans et autres survêtements font des milliers de km. Sans oublier les clic sur les réseaux sociaux qui poluent plus que l'ensemble des comapgnies aériennes en une année!!

Hypocrisie dites-vous ? commencez à comparez ce qu'il l'est avant de crier au scandale ! Quant au biocarburant à base de déchets ménagers, là nous avons une solution. Mais les avec les népotistes de votre genre, c'est évident on du soucis à ce faire ne matière de climat.

Écrit par : Jorge | 24/12/2019

@Didier & Jorge. il est évident que la lutte pour le climat est complexe, il y a beaucoup à faire. Par contre, il est ridicule de critiquer les actions qui vont dans le bon sens.

Écrit par : Florence | 24/12/2019

Si l'on développe des bio- ou des agro-carburants, c'est que l'extraction de pétroles conventionnels a connu son pic il y a quelques années déjà. On cherche l'alternative.
@ Didier parler de "crime conte l'humanité" à propos de l'industrie aéronautique relève de l'abus, de langage ou d'émotion.
@ Jorge l'empreinte carbone du nucléaire est une des plus faible qui soit, 12g CO2/KWh selon le GIEC.

Écrit par : Gian | 24/12/2019

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