25/11/2019

Une personne retrouvée grâce au Super Puma !

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Mission accomplie pour le service de piquet «Search and Rescue» (SAR) des Forces aériennes. Grâce à leur intervention, un homme âgé ayant disparu a pu être retrouvé samedi dernier dans la région d'Ursy (FR). Six minutes seulement après avoir décollé de Payerne, un Super Puma équipé d'un système de détection thermique (FLIR) a localisé l'homme en question qui a pu être rapidement secouru.

On l’oublie souvent, mais les conditions de recherche de nuit d’une personne en hiver en montagne s’avèrent particulièrement difficiles. Si les moyens civils sont particulièrement efficaces, il n’en reste pas moins, que lorsque ces conditions sont à l’extrême, seul les moyens à dispositions de l’armée permettent une recherche efficace en profondeur.

Super Puma FLIR:

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Les Forces aériennes engagent l’hélicoptère de transport Super Puma (TH06) et son équipement moderne pour le service de recherche et de sauvetage (SAR). Les hélicoptères disposent d’un équipement électronique moderne dans le cockpit. En plus de la caméra thermique qui a fait ses preuves, les appareils possèdent un projecteur performant, ce qui renforce les chances de réussite lors des vols de recherche.

Appuis aux autorités civiles :

Chaque année, les autorités civiles font appel aux Forces aériennes entre trente et quarante fois environ pour les appuyer dans la recherche de personnes portées disparue. La console FLIR et la sphère FLIR ne sont intégrées que sur le Super Puma. Le  « Super Puma » est un véritable « spécialiste SAR ». Un grand projecteur de recherche est directement relié au FLIR, si bien qu’un « hot spot », identifié par l’opérateur FLIR, par exemple une personne disparue, peut être éclairé et rendu visible de loin pour l’équipage de la cabine et, par conséquent, identifié plus rapidement. Ce système rend la recherche de personnes plus efficace. En outre, il est possible de projeter l’image de la caméra FLIR sur un écran central de la cabine. Un goniomètre de la dernière génération fait également partie de l’équipement. Il peut être relié à un système de localisation de personnes. Il permet de repérer directement un émetteur de secours, par exemple d’un avion disparu, et d’enregistrer les données transmises par l’émetteur de secours dans le FMS et dans le nouvel appareil numérique de représentation des cartes. Le trajet direct vers l’émetteur de secours est ainsi visible au premier regard. Dans l’engagement de police aérienne, le FMS est aussi en mesure de calculer un point de rendez-vous avec un avion si la centrale d’engagement fournit les données correspondantes sur la position, la direction et la vitesse.

Photos : Super Puma « SAR » @ Forces aériennes suisses

Commentaires

Et de se souvenir que dans les années 80, lors de l'achat du premier lot de 3 Super Puma les socialistes avaient votés contre, invoquant que cet hélicoptère était trop cher et inutile dans notre pays.

Écrit par : Stéphane | 25/11/2019

Bravo aux femmes et hommes qui pilotent nos Super Puma.

Écrit par : Florence | 25/11/2019

@Stéphane, Oui, vous avez raison j'étais jeûne à l'époque et je me souviens d'une intervention d'un membre du PS qui jugeait le Super Puma disproportionné...ça nous ramène à l'actualité du nouvel avion de combat.

Écrit par : Martin | 25/11/2019

Il est d'ailleurs étonnant que la REGA n'ait pas équipé certains de ses hélicoptères d'un FLIR.
Je pense en particulier aux AW169 en commande, qui sont de relativement grosses machines (les plus grosses que la REGA n'a jamais eu). Ou les AW109SP des bases de montagne (qui disposent il me semble cependant de caméras thermiques).

Car le piquet SAR des forces aériennes est bien, mais on parle généralement d'une seule machine disponible, soit à Payerne, soit à Alpnach il me semble. Ce qui veut dire que le temps avant l'arrivée sur zone de la machine peut être très long s'il faut traverser toute la suisse... (surtout que le délai d'engagement lui-même ne doit pas exactement être le même que celui d'une base REGA, en particulier le week-end ou de nuit)

Écrit par : chris2002 | 25/11/2019

@Chris,
La REGA ne vole pas encore l'AW-169. Pour le moment, les AW 109 SP sont équipés pour les interventions en montagne.
Les EC145 seront en partie remplacés par le AW169 qui entreront en service en 2021. Et certaines attentes peuvent évoluer.
Et le AW-169 sera équipé pour des missions toutes conditions météo, version "FIPS", avec capacités anti icing.
...
Pour moi toutefois, ce que vous décrivez n'est pas le rôle de la REGA...
La Rega n'est pas là pour faire des recherches de personne disparues. La Rega est une organisation à but non-lucratif ayant pour but le secours à personne en danger.
Les personnes disparues concernent les autorités, il est logique que cela concerne la police et dans certains cas l'assistance de l'armée.
...
Ensuite, d'un point de vue purement légal, il y a fort à parier que ce genre de nacelle est de niveau militaire, et que seule celle-ci et les autorités sont habilitées à en faire usage !
...
Bref, une armée aux horaires de bureau est un problème. L'Etat ne doit pas rejeter ses responsabilités sur le civil...

Écrit par : Fab | 25/11/2019

Je rejoins Florence dans mon respect pour les équipages du Super Puma et de la REGA. Je signale le livre "Voler pour sauver", écrit par Jean-Jacques Steiner & Catherine Etienne, au sujet des vols de sauvetage, paru sauf erreur l'année passée.

Je ne sais pas ce que coûte un FLIR comme celui du Super Puma, mais j'imagine que ça représenterait un sacré budget pour la REGA. Mais je me demande aussi s'il y a simplement la place de le monter sur un hélico de la série AW109, qui est plus court sur pattes que le Super Puma. Le poste de l'opérateur du FLIR dans le Super Puma prend pas mal de place, ce qui me semble peu faisable à l'intérieur d'un AW109. Comme disent les Vaudois, on est un peu cougné, là-dedans ! Entre le pilote, l'assistant de vol, le toubib, le blessé et le matos médical, il ne reste pas tant d'espace libre.

Écrit par : Luc | 26/11/2019

Le SAR service de sauvetage de l’armée est de piquet 24 sur 24, soit un pilote, un copilote, un mécanicien-treuilliste, un assistant médical de vol, un opérateur FLIR, donc pas d’heure de bureau. Il en va de même pour la Police aérienne. Aujourd’hui 7 jrs sur 7 et 06h00-22h00. Dès 2021, 7 jrs sur 7, 24 heures sur 24, il faut finir de former tous les spécialistes. En réponse à Chris.

Écrit par : Jacques Rimaz | 26/11/2019

En réponse à Fab, mille excuses

Écrit par : Jacques Rimaz | 26/11/2019

@@FAB:

Pour les AW169 c'est pour cela que j'ai marqué "en commande"...

"La Rega n'est pas là pour faire des recherches de personne disparues. La Rega est une organisation à but non-lucratif ayant pour but le secours à personne en danger. "

Que je sache quand des personnes sont portées manquantes en montagne (par exemple) sans qu'on sache vraiment où elles sont, c'est pas l'armée qu'on envoie (en premier lieu en tout cas), mais la REGA ou Air Glaciers / Air Zermatt suivant le canton...
D'ailleurs la séparation entre "personne disparue" et "personne en danger", à certaines périodes de l'année (en hiver notamment) ou en montagne doit être assez artificielle...

Après oui, c'est peut-être de niveau militaire. Mais la REGA dispose il me semble déjà d'équipements qui dépasse le niveau organisation privée, notamment au niveau des équipements de communications. Donc un FLIR de niveau gouvernemental pourrait aller pour la REGA. Pour le secours en montagne, par exemple pour aider repérer des alpinistes bloqués sur une paroi rocheuse, cela pourrait avoir tout son sens...

@Jacques Rimaz : je sais bien que le piquet est assuré 24 sur 24, 7 jours sur 7. Mais quel est le délai de réponse effectif avant décollage de l'appareil ? 15 minutes, 30 minutes, 1 heure ? Il me semble pas qu'on soit dans une logique type QRA. Et dans ce cas, rien que la sortie du Super Puma du hangar et sa préparation doit déjà prendre 10-15 minutes. Rajoutons le temps de vol s'il faut traverser toute la Suisse, le délai d'intervention réel doit être dans les une à deux heures. Ce qui pour certaines situations où les moyens actuels de la REGA ne suffisent pas peut être un peu juste...

Écrit par : chris2002 | 26/11/2019

@chris2002 : Vous vous méprenez, l'utilisation d'un FLIR coûte cher d'une part et sert pour plusieurs type de missions au sein de l'armée (SAR, surveillance des frontières, appuis reco pour l'armée et la police lors de conférences). Par ailleurs, il faut une console à bord qui en ce qui concerne celle de l'armée permet de communiquer notamment au sol. Bref, les hélico de la REGA ne sont pas adapté à ce type de console et celles qui pourrait être installées sont trop cher et ne serait pas rentable.
Par ailleurs, je vous signale qu'en paralèlle les drones ADS-95 Ranger et le futur Hermes 900 sont utilisable également pour la recherche de personnes.

Écrit par : Marco | 26/11/2019

En réponse à Fab, mille excuses

Écrit par : Jacques Rimaz | 27/11/2019

@FAB: je n'ai pas non plus dit qu'il fallait supprimer les hélicos équipés de FLIR dans l'armée, bien au contraire. Mais réflexion est de dire qu'avoir des hélicos plus légers équipés de FLIR pourrait être intéressant s'ils sont mieux répartis à travers le pays.

Et ce n'est pas parce que les FLIR des Super Puma nécessitent un troisième opérateur à bord avec une console spécifique que c'est forcément le cas pour toutes les machines...
Des FLIR montables sur AW109 ou AW169 (par exemple) cela existe. La seule contrainte c'est qu'il faudrait probablement avoir un copilote à bord pour le gérer. Contrainte par forcément insurmontable sur un AW169 par exemple (sur AW109 cela peut être un peu limite niveau place)...

Écrit par : chris2002 | 27/11/2019

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