22/11/2019

Des C-130J « Super Hercules » pour la Nouvelle-Zélande !

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La Nouvelle-Zélande prévoit d’acquérir 5 avions de transport tactique Lockheed-Martin C-130J « Super Hercules ». La DSCA (Agence de coopération pour la sécurité dans le domaine de la défense) confirme la demande et indique que le contrat est estimé à 1,4 milliards de dollars US.

Wellington semble bien privilégier l’offre américaine en lieu et place des A400M et KC-390 en vue du remplacement des actuels C-130H « Hercules » âgés de 53 ans. En plus de l'avion, le package comprend une large gamme d'équipements et de services liés à l'acquisition. Cette vente proposée fournira la capacité de soutenir des opérations nationales, des Nations Unies et autres coalitions.

L’offre de Lockheed-Martin comprend également des capteurs et des améliorations de performances qui aideront la Nouvelle-Zélande dans le cadre d’une surveillance et d’une reconnaissance maritimes étendues, ainsi que l’amélioration de ses capacités de recherche et de sauvetage. De plus, la capacité de fret supplémentaire et les performances des avions augmenteront considérablement les capacités de la mission antarctique néo-zélandaise, tout en augmentant simultanément les marges de sécurité.

Le C-130J « Super Hercules » :

Le C-130J «Super Hercules» est la version la plus avancée du célèbre C-130 cargo,  il incorpore une technologie de pointe pour réduire les besoins en personnel, de fonctionnement de soutien avec des coûts de cycle de vie plus actuel que pour les anciens C-130. Du point de vue de l’extérieur, le C-130J semble n’être qu’une version allongée du célèbre « Hercules », cependant, il est équipé d’un poste de pilotage informatisé permettant de réduire le nombre de pilotes à deux. Le modèle dispose également d'une maniabilité accrue et une manutention plus courtes. Il est doté de nouveaux moteurs Rolls-Royce Allison AE-2100D3, dotés d’hélices à six pales. L’avionique de dernière génération comprend notamment deux collimateurs tête haute (HUD) avec un poste de pilotage tout-écran. L’avion a une capacité de 26’000 kg de carburant et il est configuré pour recevoir des réservoirs additionnels de 11’000kg de carburant.

Photo : C-130J « Super Hercules » @ Lockheed-Martin

Climat, Airbus lance le projet « Fello’fly » !

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Dubaï Airshow, l’avionneur Airbus a dévoilé son projet «  Fello’fly » de démonstration inspiré par le biomimétisme, destiné à améliorer les performances environnementales des avions commerciaux et à avoir un impact significatif sur la réduction des émissions de l’industrie aéronautique.

Réduire l’impact des long-courriers :

Le projet « Fello’fly » d’Airbus vise à démontrer la viabilité technique, opérationnelle et commerciale de deux avions volant ensemble pour des vols long-courriers. Grâce à «  Fello’fly », un avion suiveur récupérera l’énergie perdue dans le sillage d’un avion leader en volant dans le courant ascendant lisse qu’il crée. Cela procure une portance à l'avion suiveur lui permettant de réduire la poussée du moteur et donc de réduire la consommation de carburant de l'ordre de 5 à 10% par voyage.

La solution technique sur laquelle travaille Airbus implique des fonctions d'assistance au pilote afin de garantir que les aéronefs qu'ils pilotent restent en toute sécurité dans le sens ascendant de l'aéronef qu'ils suivent, tout en maintenant la même distance, à une altitude constante.

En termes de solution opérationnelle, Airbus travaille, en collaboration avec les compagnies aériennes et les fournisseurs de contrôle du trafic aérien (ATC), à identifier les besoins opérationnels et les solutions appropriées pour la planification et l’exécution des opérations  « Fello’fly ». Cela souligne l'importance qu’Airbus attache à la conduite d'activités à l'échelle de l'industrie pour atteindre les objectifs de réduction des émissions définis par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et le Comité pour la protection de l'environnement en aviation (CAEP).

Airbus doit débuter les essais en vol avec deux avions de type A350 en 2020. Compte tenu du potentiel élevé d'impact sur l'environnement pour le secteur, Airbus vise un calendrier ambitieux pour un système d'entrée en service contrôlé, qui devrait avant le milieu de la prochaine décennie.

Ce nouveau projet de démonstration visant à optimiser le fonctionnement de l’avion renforce la position d’Airbus dans un domaine dans lequel elle investit déjà beaucoup et concentre ses efforts de recherche sur le développement, l’innovation et la valorisation des technologies émergentes, contribuant directement à la réduction durable des émissions en réduisant l’empreinte environnementale de la société et l’industrie aéronautique dans son ensemble.

Pour l’avionneur européen, l’objectif « zéro Carbone 2050 » peut être atteint, selon les directives de réduction des émissions définis par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et le Comité pour la protection de l'environnement en aviation (CAEP). Il faut pour cela conjuguer de nombreuses solutions techniques. Le défis est grand, mais tellement motivant pour l’industrie aéronautique.

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Photos : Principe du Fello’fly inspiré par les oiseaux @Airbus