15/11/2019

Les Philippines cherchent un nouvel avion de combat !

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Les Philippines cherchent à acquérir un nouvel avion de combat afin de renforcer les capacités de défense aérienne et de protection des frontières du pays. Un mémorandum d'acquisition a été signé au niveau de la Défense nationale (MDN). Le gouvernement devrait recevoir un financement pour lancer le projet au premier ou au deuxième trimestre de 2020.

Relance du projet :

L’aviation militaire des Philippines devait à l’origine se doter d’un avion de combat moderne en 2015 déjà ! Mais, faute de moyens financiers, le projet a été abandonné. La relance d’un projet d’acquisition est devenu urgent, car les Forces aériennes du pays ne peuvent plus assurer elles-mêmes la surveillance de l’espace aérien, sans l’aide des bâtiments de projection de l’US Navy. Cette dernière qui assure régulièrement cette tâche avec un porte-avions positionné dans la région.

Plus aucune compétence air-air :

Les Philippines ont mis à la retraite les sept derniers chasseurs Northrop F-5 A/B « Freedom Fighter », en 2005 après 40 ans de service. Actuellement l’appareil le plus moderne dans l’arsenal philippin est le KAI FA-50PH « Fighting Eagle » qui vient d’entrer en service. Cependant, l’avion n’est pas optimisé pour le combat aérien et se montre très insuffisant face à un combattant multirôle (MRF).

Pression chinoise :  

Le contexte territorial est de plus en plus tendu, la Chine se montre très agressive avec la revendication des îles Spratley. Les forces armées des Philippines ont déclaré qu’elles doivent faire face à une augmentation des incursions « étrangères » à proximité des Spratley. La situation pourrait embraser toute la région, depuis qu’une guerre de l’ombre a éclaté en 2011. De fait, le besoin de pouvoir assurer la police aérienne est devenu urgent. Pour Manilles, il est également important de renforcer la dissuasion face une pression chinoise de plus en plus étouffante.

Quatre avions potentiels :

L’avion devra être multirôle et posséder une capacité de lutte-anti-navire. Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue hier à Manilles, un haut responsable de la Philippine Air Force (PAF), a présenté les quatre  appareils qui intéressent le pays (douze ont été préalablement étudiés). Il s’agit de l’Airbus DS Eurofighter « Typhoon II », le Lockheed-Martin F-16 « Fighting Falcon », le Sukhoi Su-30 « Flanker » et le Saab JAS-39 « Gripen ». Il semble que les avionneurs pourront présenter deux offres, composées d’avions d’occasions et neufs.

Un cahier des charges sera transmis en début d’année prochaine. Le futur avion devra s'intégrer aux systèmes de radar existants d'une portée d'environ 250 milles marins. La Philippine Air Force espère un choix d’ici 2022, pour un début des livraisons le plus rapidement possible.

Photo : F-5 PAF retiré du service @  Marc Ewans

Commentaires

On en parle moins;.. mais on mesure tout l'équilibre du monde en ce moment... pas bon tout ça...

Écrit par : Lotser68 | 15/11/2019

Savez-vous pourquoi le Rafale n'est pas considéré?
Ca serait intéressant de le savoir pour la Suisse (a moins que Dassault ne veuille pas s'y présenter)

Écrit par : Fab | 15/11/2019

Bizarre, pas de Rafale mais le Typhoon II. Le F-16 eat-il vraiment approprié pour la lutte anti-marine?
A noter que les Philippines étaient plutôt conciliantes avec la Chine (enfin surtout son président).

Écrit par : Al&X | 15/11/2019

Quand on dit que les programmes militaires sont politiques avant tout...Pas de Rafale (qui a la capacité anti-navire) , mais l'Eurofigher ?!

Écrit par : philbeau | 15/11/2019

La raison de l'absence du rafale est évidente.la pression chinoise interdit le rafale dans la région.L'Inde a prévu l'accueil de 150 rafales. Il en a 36 et marché est de 114. Le compte est bon. Il est une vraie menace pour l'est avions et la défence chinoise. Et et

Écrit par : Fauvel | 15/11/2019

Est-ce qu'on ne pourrait pas leur conseiller de contacter le Parti Socialiste Suisse, qui a un avis éclairé sur tout ce qui vole ?

Écrit par : Badcox57 | 16/11/2019

@FAb, Philbeau, Fauvel, la raison de la non présence du Rafale se trouve dans le texte, "présenter deux offres, composées d’avions d’occasions et neufs". Il n'est pas possible à Dassault d'offrir des Rafale d'occasions.
Par ailleurs, il est quasiment sûr que le budget de Manilles sera limité, on peut penser que la première tranche sera constituée d'avions d'occasions. De fait, est-ce que l'Eurofighter T1 qui est cher à l'heue de vol sera forcément bien placé ? Certainement, non, ce qui laisse la place au F-16 et Gripen.

Mais nous en reparlerons, lorsque la demande d'offre sera plus précise.

Écrit par : Pk | 16/11/2019

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