04/11/2019

Que se cache-t-il derrière la réduction des coûts du F-35 ?

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Dans un article précédent, je vous expliquais la réduction de coût unitaire du F-35, qui devrait pour la version « A » descendre à moins de 80 millions de dollars au cours des prochaines années. Pour autant, cette réduction semble cacher autre chose, nous allons voir pourquoi.

Selon les documents budgétaires du Pentagone disponibles au public et qui montre que le coût réel du F-35 dépasse 100 millions de dollars par exemplaire pour l'achat de l'exercice 2020. Compte tenu du travail qui reste à accomplir et de la manière dont le Pentagone a cédé de nombreuses responsabilités clés au fabricant, le prix sera probablement au moins égal à ce montant ou supérieur dans un avenir prévisible.

Rappel :

Selon les estimations de Lockheed-Martin, l’objectif de coût par avion de type F-35A devrait atteindre un prix de 80 millions de dollars avec le lot 13.  Il devrait également y avoir une réduction de coût unitaire pour chaque variante de l'aéronef d'environ 12,7% en moyenne lorsque l'on comparait les achats du lot 14 aux achats du lot 11.

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Les variables qui augmentent le prix :

Oui, mais il y a un « hic » ! L'estimation actuelle du lot d'aéronefs actuellement en production est de 89,2 millions de dollars pièce. Ce chiffre représente le coût unitaire soit le prix pour l’avion et le moteur.  Mais ce prix ne prend pas en compte les équipements connexes nécessaires au fonctionnement de l’avion.  

Ces 89,2 millions de dollars ne comprennent pas les dépenses d’achat consacrées aux pièces de rechange initiales, aux simulateurs de formation au pilotage, au système d’appui ALIS, coûteux et peu performant. A côté de cela, il faut prendre en compte les coûts à l’heure de vol qui, nous le savons son exorbitants pour le F-35.

Mais, il y encore une autre variable qui va faire monter le prix initial du F-35. Il s’agit des modifications nécessaires pour corriger à la fois les défauts de conception connus et potentiels de l’avion.  Selon le DOD, il est estimé à près de 44’000 dollars US par heure de vol.

De fait, lorsque l’on jette un coup d’œil attentif aux documents budgétaires du Pentagone, ceux-ci  indiquent que le coût d’achat de ces 48 appareils pour l’année 2020 est supérieur à 101 millions de dollars, soit près de 12 millions de plus que le montant indiqué par l’avionneur. En utilisant les cartes de la Marine et les mêmes calculs, on constate que les coûts réels de chaque F-35C dépassent 123 millions de dollars, tandis que chaque F-35B coûte plus de 166 millions de dollars.

Rien de tout cela ne prend en compte les coûts de recherche et développement du programme. Ellen Lord, responsable des acquisitions du Pentagone, a annoncé le 29 octobre que le programme avait besoin de plus d’argent pour mener à bien la phase de développement et de test du programme. Les derniers chiffres accessibles au public montrent que les contribuables auront dépensé environ 55,5 milliards de dollars pour la recherche et le développement des F-35. Si le Pentagone achète les 2’470 F-35 du plan actuel, le coût réel de chaque avion augmentera de près de 22,5 millions de dollars.

Les responsables du programme avaient prévu d'achever les tests de développement et d'exploitation d'ici décembre 2019. Toutefois, les concepteurs et les ingénieurs ont eu du mal à mener à bien l'environnement de simulation conjointe, un simulateur extrêmement précis nécessaire pour effectuer les tests opérationnels. Les problèmes proviennent de la programmation des données de vol et des données de performance des avions recueillies, lors de vols en conditions réelles dans le logiciel de simulation.

Le programme F-35 manquera d’argent pour le développement avant que le simulateur et les tests opérationnels ultérieurs puissent être terminés. Le Pentagone devrait annoncer avant la fin de 2019 combien il lui faudra encore d’argent au-delà du budget actuel de 406,4 milliards de dollars du programme pour mener à bien cette phase du programme. (sources, rapport POGO, octobre 19).

 Alors, toujours aussi intéressant en termes de prix le F-35 ?

Photo : F-35 @ Britta Petersen

Commentaires

Merci pour cette mise au point. A vrai dire, il était complètement invraisemblable qu'un avion qui n'a pas atteint sa maturité ait un prix connu, moins encore avec la méthode de production concurrente choisie par LM... et ça en arrivant sous les prix des concurrents du moment dont les chaînes de production et de maintenance sont rodées. Je sais que ça ne convaincra pas les fanboys du bébé de LM, mais on en reparlera lorsqu'ils paieront leurs impôts.

Écrit par : v_atekor | 04/11/2019

Aie aie aie... il v y avoir des secousses avec des répliques incessantes sur ce blog

Écrit par : Al&X | 04/11/2019

Ah là là,
Ca n'en finit pas ce bashing anti F35! Et après ça la Suisse et la Finlande vont aussi le choisir ! Faudra que quelqu'un m'explique parce que d'après moi tous ces spécialistes qui ont déjà choisi le F35, et ils sont nombreux ne sont pas tous des imbeciles

Écrit par : Robert | 05/11/2019

@Robert: Deux choses: La première, il ne s'agit pas de "bashing" mais bien d'une analyse faite par le des organismes sérieux comme le DOD ou le POGO aux USA. On n peut parler de critiques étrangères sur le sujet. En ce qui concerne, les réactions sur le forum, elles ne sont que la conséquence d'un programme à problème.

La Suisse choisira le F-35 ? Qui êtes-vous pour annoncez un choix en lieu est place des spécialistes.

Et pour terminez, renseignez-vous avant d'avancer n'importe quoi ! Le F-35 est mal engagé en Suisse (la Finlande ça reste à voir) Pourquoi ? La demande Suisse est clair : obligation de transmettre les codes sources. Hors c'est impossible, LM ne les transmet pas même pour l'armée américaine. Le système ALIS transmet des infos aux USA, la Suisse veut protéger ses données et pour terminer la maintenance doit être effectuée en Suisse chez RUAG. Sauf que les F-35 en Europe doivent être controllés via le centre européen de Leonardo en Italie. Je ne parle pas des coûts à l'heure de vol qui ne rentre pas de le budget des FA. BREF, si vous commenciez à vous documenter en lieu est place de donner un avis lambda, cela nous éviterait d'avoir l'impression de parler à un "mur".

Écrit par : Marco | 05/11/2019

whishfull thinking pour LM, ou l'art de prendre ses désirs pour des réalités, propagande antifrançaise, approximations douteuses, boules de cristal, pinaillages sur des détails pour détourner l'attention...
.
L’inénarrable Corto toujours à l’œuvre.

Écrit par : v_atekor | 05/11/2019

@ Marco & V_Atekor

Mon propos, c'est de dire que jamais un avion de combat n'a connu autant de critiques avérés et pourtant il s'impose partout!!! (En extrapolant avec le suisse et la Finlande ou le scénario rique bien de se reproduire)
En fait, l'argument de vente ce n'est pas l'aspect technique mais l'interopérabilité via le big data de données!!! Et donc, la vraie question c'est de savoir dans quelle alliance les suisses souhaiteront opérer dans le ciel ? soit sur le réseau française soit le reseau américain. En clair,c'est une décision plus politique que militaire. Et comme elle engage les parties pour longtemps, le choix sera dans tous les cas très surprenant. Soit ils opteront pour l'interopérabilité au standart otan en mettant la main au portefeuille, soit ils choisirons le Rafale et les promesses du Scaf encore inexistant et dont les coûts vont bien vite s'envoler, ce serait naif d'en douter!

Écrit par : Robert | 05/11/2019

@Robert : Toujours rien compris ! Le Rafale est au standard Otan. Il n'y pas de problème d'intopérabilité. Le choix est : la Suisse doit-elle s'entrainer avec la France ou avec les USA. Et encore le problème est plus large puisqu'elle peut opter pour un un système sol-air US ou Eu. Donc jouer la carte politique et militaire des alliance US/EU.

Écrit par : Marco | 05/11/2019

Robert: c'est loin Bethesda, rame, rame...
.
L'interrop, c'est bon pour tous les appareils en compétitions ; une des (très nombreuses) raisons pour laquelle les Russes ne sont pas invités. Les Français utilisent des GBU US sur le Rafale et l'Israëlien Rafael a des produits qui s'interfacent au Rafale grâce à ce standard. Globalement, chaque fois qu'il y a une opération française, elle incorpore des éléments d'autres armées Européennes, et lorsque d'autres armées Européennes interviennent, la France est de la partie. Non seulement il y a inter-opération technique, mais en plus ça va bien plus loin. Les anglais qui escortent le Charles-de-Gaulle, les Belges au Mali ou les grecs qui demandent aux Italiens et au Français des frégates à Chypre... ça marche dans tous sens, et ce n'est pas le fruit du hasard.
.
Oui, la question militaire est politique, mais pas du tout dans le sens que tu lui donne qui est essentiellement technique. La question est surtout de savoir, pour la Suisse, qui risque de lui tordre le bras le plus fort en cas de refus (les USA), et pour la Finlande qui a le plus intérêt à avoir une alliance contre la Russie. La dernière réponse devrait être « l'Europe » mais comme elle n'existe pas au sens des armées, ce sont les USA.

Écrit par : v_atekor | 05/11/2019

@ Marco

Vous allez comprendre, je ne pense pas que le F35 puisse envoyer des données situationnelles en provenance de ses capteurs ultra modernes vers le Rafale ?? Mais il peut le faire vers d'autres F35 ! Et comme tous les pays de l'Otan sont en train d'acquérir le F 35, cet échange de données est en train de devenir un standard OTAN !
Vous, vous parlez du calibrage d'armes et du partage de certaines données en temps réel, mais le f 35 va bien plus loin au niveau de cette interopérabilité au niveau des informations!
C'est plus clair ou je dois le dessiner pour t'aider ?

Écrit par : Robert | 05/11/2019

@Robert : pour être poli et simple tu te trompes.

Écrit par : v_atekor | 05/11/2019

Robert : Le standard Otan est la liaison16, qui permet à tous les aéronefs de l'Otan de communiquer. Quant aux nouvelles liaisons du F-35 qui excluent tout autre aéronefs elle ne sont de toutes manières pas disponibles pour un pays Hors Otan comme la Suisse. Aucun intérêts, cela ne rentre pas en ligne de compte pour le choix. Par contre, les améliorations des Rafale F4, Eurofighter T3, Advanced Super Hornet compense largement la technolagie du F-35 en moins cher, efficace et qui marche sans trahir les données des utilisateurs.

Au passage, reprenez votre pseudo de Corto, se sera plus simple.

Écrit par : Marco | 05/11/2019

Cela fait bien longtemps que l'on s'échange des cartes situationnelles par awacs et satellites interposés. Et en France on connaît aussi l'eau chaude et le fil a couper de beurre.

Écrit par : v_atekor | 05/11/2019

@Robert : " jamais un avion de combat n'a connu autant de critiques avérés et pourtant il s'impose partout!!"

Je m'étais pourtant promis d'arrêter de vous répondre mais bon... Encore une fois, l'achat d'un avion de combat est AVANT TOUT un geste politique fort. En achetant un système américain, on s'attire la bienveillance et l'assistance (éventuelle) de celui-ci en cas de conflit. En achetant un avion Français... on achète un avion français, point final.

Au-delà, même principe du côté économique. Les pays ont le choix d'acheter un appareil américain pensé pour les US et l'export et produit à plusieurs milliers d'exemplaires ou un avion français produit à 250 exemplaires pour la France (les ventes exports sont un bonus espéré mais jamais acquis).

Pour répondre plus précisément à votre remarque, le F-35 ne "s'impose pas partout" puisqu'il est vendu quasi exclusivement a des pays partenaires industriels de Lockheed Martin (UK, Italie, ...) ou de proches alliés des USA (Japon, ...) ou des pays ayant des contraintes opérationnels liés à leur rôles auprès de l'OTAN (Canada/Five eyes, Belgique/B61...) . Sorti de cette chasse gardée, les compétitions se basent sur des critères bien différents (Suisse, Finlande, pays non-alignés, pays possédant des flottes mixtes Russes & occidentales...)

Écrit par : FredericA | 05/11/2019

@Robert pfffff...

Merci messieurs. Sur chaque articles ces commentaires deviennent épuisants. Il faudrait avoir des échanges moins tendus pour le forum.

Écrit par : Fabiien | 06/11/2019

@ FredericA...
Concernant votre opinion sur l'achat avant tout politique d'un avion de chasse... En réalité, ça dépend...
La Suisse n'a absolument pas besoin de jouer sur la politique dans ses achats d'armement, et encore moins aujourd'hui que par le passé (Guerre Froide).
La Suisse a une défense territoriale, et aucun accord de protection avec aucun des vendeurs, une neutralité "totale"...
Il y a aussi d'autres achats qui ne sont pas géopolitiques.
L'Inde achète politiquement des avions à "l'est" et à "l'ouest" pour sécuriser l'approvisionnement. Mais en dehors de ça, il n'y a pas de favori occidental, car personne pour protéger l'Inde.
Dans le même genre, il y a le Qatar qui a acheté anglais, français et américain, pour ne se mettre personne à dos, et tout le monde dans la poche.
Le Brésil est un autre exemple de pays qui ne cherche pas de protection...
Ensuite, il y a l'OTAN, et les 5 eye qui eux sont dans une situation différente.
...
Il y a les pays de l'ancien bloc soviétiques qui craignent réellement une attaque russe. Et eux ont besoin non seulement du soutien des USA (car l'Europe n'offre pas son parapluie nucléaire) et des technologies modernes, en ce sens le F-35 est intéressant... L'aide américaine est une absolue nécessité pour certains de ces pays (pays baltes notamment). Leur moyens financiers ne sont pas énormes, donc difficile d'avoir une armée compétitive et une défense efficace sans soutien externe. Et n'oublions pas aussi que les USA investissent énormément dans la défense européenne face à la Russie.
De nombreuses troupes sont stationnées en Europe, 65'000 militaires au total (en prenant en compte la Turquie, selon les chiffres définis par les USA).
(35'000 en Allemagne, 13'000 en Italie, 9'000 au Royaume Uni, 3'400 en Espagne, etc... dont la Pologne, les pays Baltes, la Norvège (nombre réduit), ...)
L'exemple du bouclier anti-missile installé en Roumanie et attendu en Pologne.
Bref, donc oui, certains pays achètent un soutien américain. Mais ça dépend du président... Avec Obama,les achats ne modifiaient pas l'alliance et la protection américaine.
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Ensuite, il y a en effet la B-61 qui explique l'achat de la Belgique.
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Il y a aussi des pays qui ont choisi le F-35 pour être partenaire (la majorité des pays). Cela permet de ramener du travail chez soi, d'avoir un mot à dire sur le projet.
Par comparaison, la France a clairement dit qu'ils ne voulaient pas d'autres partenaires industriels sur le SCAF. En ce sens, le F-35 est même plus intéressant.
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Et ensuite, il y a les pays qui considèrent que le F-35 est le plus adapté, et il y a beaucoup de pays dans ce cas...
- Japon
- Corée du Sud
- Israël
- Pays-Bas
- Norvège
- Belgique
- Royaume Uni (pour le F35-B du moins)
Ces pays veulent des capacités de furtivité passive ! Le Japon en a besoin pour être technologiquement à niveau avec la Chine.
La CdS est dans un cas particulier. Le F-35 pourrait permettre des attaques préventives très discrètes en cas de montée des tensions avec la CdN...
Israël est clairement le pays qui va utiliser les capacités de furtivité régulièrement en passant au Liban, en Syrie, en Iran...
Et les pays Nord-européen ne font presque que des missions d'attaque avec l'OTAN. Un F-35 est très pertinent pour un tel rôle.
Et il y a la question des mises-à-jours mieux garanties par les F-35 que les avions européens... Le Rafale et SCAF ne seront plus la base de la défense de bien des pays dès 2040. Il seront un appareil en train de devenir secondaire, sans nouvelle mise-à-jour majeure. Ça veut dire des coûts de R&D élevé pour le nouvel acheteur, d'autant plus que certains cherchent 40 ans de service (Belgique). Les premiers arrivent en 2025. Ça signifie un service potentiellement jusqu'en 2065-2070 pour les derniers. Et en 2070, le Rafale aura 80 ans depuis sa conception...
Et il aura été retiré des forces française probablement depuis 20 ans, et ne sera plus l'avion de première ligne depuis très longtemps...
...

@ Marco,
D'accord sur le fait que le F-35 en l'état n'est absolument pas possible en Suisse. La Suisse est neutre et indépendante. Et le F-35 ne permet aucun des 2... L'entretien lourd se faisant en Italie, et les données étant partagées, ce n'est absolument pas acceptable.
Et sans code source, difficile de trouver d'éventuelles "backdoor" dans les logiciels. Et avec la liaison satellite, je doute qu'il n'y en n'ait pas. Et Israël étant le seul pays y ayant accès, je doute que les USA étendent ce "privilège" à la Suisse. La commande est trop petite, et stratégiquement la Suisse n'intéresse pas les Américains. Ça serait la porte ouverte au partage avec tous les pays... Les USA n'en veulent sûrement pas.
Donc oui, avec l'indépendance des forces militaires absolument nécessaire et la neutralité, tous ces éléments sont problématiques. Le cas des sonnées par exemple est un problème...
Et le risque va au-delà de l'indépendance. Il y a le fait de ne pas maîtriser certains aspects de la défense. Une cyber attaque peut clouer tous les F-35 au sol via les mises-à-jour régulières. Une cyber attaque peut accumuler un volume de données critique concernant la défense suisse, potentiellement même les tactiques en combat aérien, en attaque au sol, etc...
...
@Robert...
Quels éléments vous font penser que l'armée suisse et l'armée finlandaise achèteront le F-35?
Ces 2 pays ont des attentes relativement proches et un contexte "similaire". Déjà, ils ne sont pas "alignés". Ensuite, ils cherchent un armement de défense, le F-35 est un avion d'attaque, pénétrer l'espace aérien et frapper la défense aérienne ainsi que des cibles terrestres importantes (lanceurs de missiles, aéroports militaires, marine, dépôts de munitions, ...)
La Suisse a besoin d'un armement de défense. Certes la technologie la plus récente est nécessaire. Mais la seule grosse distinction du F-35 est la furtivité par rapport aux dernières versions des autres compétiteurs (et éventuellement le décollage vertical).
La Suisse a les Alpes pour la furtivité radar... Et en plus de la furtivité des montagnes, il faut parler de la défense sol-air qui protégera les avions au ras des montagnes (forts dans les montagnes)...
Et il y a le pragmatisme... La Suisse et la Finlande ont besoin d'une solution très sûre. Un avion qui a bcp trop de problèmes de mise au point est un risque à long terme. Et l'étendue de l'entretien requis va à l'encontre de 2 éléments critiques:
- les coûts financiers sur le cycle de vie... La Suisse et la Finlande sont très pragmatiques à ce niveau.
- ET la capacité à haute intensité que le F-35 peine à démontrer.
En utilisant 4 F-35 pour les essais en Suisse alors que les autres avaient 2 avions, il y a un doute sur la capacité à rendre l'appareil moins gourmand en entretien et plus fiable.
...
Et last but not least... La Suisse et la Finlande ont les moyens pour effectuer de nouveaux achats si les tensions augmentent.
Donc les capacités les plus modernes ne sont pas forcément aussi critiques que pour d'autres pays qui ont plus de difficultés à effectuer un quelconque achat.
La défense actuelle crédible et pour 2 décennies est le point clé... Pour la suite, ce sera à voir. Et je pense que le F-18, le Rafale et le Gripen (pour la Finlande) offrent cette capacité sans problème avec une avionique des plus modernes, avec un armement des plus modernes, et des capacités de furtivité actives plutôt ingénieuses (et un minimum de furtivité passive).

Écrit par : Fab | 06/11/2019

@ Fab,

Je souhaite réagir par rapport à deux éléments,

Le paradigme de la guerre est en train d'évoluer rapidement. C'en est fini du temps ou les avions bardés d'armes volaient en formation vers un objectif pour l'enterrer sous un déluge de feu. De même, le temps des oiseaux agiles tournoyants dans le ciel afin d'atteindre leur ennemi est aussi révolu! Après la révolution du tout missile commencé avec le vietnam, l'art de la guerre aérienne évolue actuellement vers le nouveau concept du tout pour l'information; la guerre en réseau ou l'intelligence situationelle si vous préférez. En parlant d'avions défensifs ou offensifs comme vous le faites, vous êtes encore dans l'ancien concept de guerre aérienne. En cherchant à rendre votre infomation la plus complète et la plus réaliste possible, vous augmentez vos chances tant en offensif et en défensif. C'est ce vers quoi on va avec le F35 et le SCAF dans 20-30 ans. Et cela rend obsolète le concept de offensif/ défensif dont vous parlez.
Les français l'ont compris en lançant le SCAF mais avec 25 ans de retard!
Les promesses sur le concept Rafale-SCAF, c'est un peu trop tard par rapport aux ricains qui sont au rendez-vous.
Vous avez une lecture ancienne du concept de guerre aérienne sans voir que les paramètres ont changés. Le F35 n'est plus un avion autonome, mais il est relié avec tous les autres systèmes d'alerte existants (satellites, Awacs,autres F35, stations radar terrestres...)et la technologie fait le reste. Bien que le pilote appuie encore sur le "bouton de mise à feu", il sera bientôt relégué à l'état de chauffeur avant de disparaitre définitivement dans un avenir très proche.
Comme je l'ai déjà dit, ce qui se joue en suisse, c'est le jeu des alliances. A savoir dans quel ciel virtuel les suisses voudront ils voler ?
Celui des français ou celui de l'OTAN ? Bien avisé celui qui peut répondre à ce stade ! D'autant plus que les suisses risquent de vouloir attendre avec une solution intermédiaire comme le super Hornet pour au final choisir leur alliance dans 25 ans! Je vous l'ai dit ce qui se joue ici, c'est plus que le remplacement d'une flotte d'avions de combat !
PS:Votre concept de furtivité avec les montagnes suisse m'a beaucoup amusé! Mettez un avion d'allerte avancée genre Awacs au dessus de tout ça et elle deviendront transparentes vos montagnes! Encore une vision des chose d'il y a 40 ans!
PS: je ne suis pas ce Corto dont certains parlent ;-)

Écrit par : Robert | 06/11/2019

Robert, Hercules, v-atekor : petite déclaration hier chez Airbus : Eurofighters recently went up against USAF F-35s in a visual dogfight. "They flew loads of funky manoeuvres, but I gunned them anyway." - chief JG74 at Neuberg AB.

Pas aussi pourri que cela les avions classiques et avec la mise en réseau prochaine le F-35 n’aura rien d’exceptionnel hormis ses problèmes !

Écrit par : Mathieu | 06/11/2019

@Mathieu: C'est juste, le Typhoon allemand en combat Dogfight 4 vs 4 ont eu souvent le dessus sur les F-35. Il faut préciser également que le chef d'escadrille allemand à dit qu'en combat BVR, cela aurait été plus difficile. Il termine cependant, en expliquant qu'avec l'Eurofighter T3 doté du Meteor et d'une véritable mise en réseau le Typhoon tiendra la comparaison avec le F-35 en BVR.

Écrit par : PK | 06/11/2019

@ Marhieu

En situation operationelle de guerre, il n'y aura pas de dogfight! Votre Eurofighter serait detruit rapidement par un avion qu'il n'aura pas vu arriver et pas un missile qui n'aura même pas déclenché ses systèmes d'allerte!
Manifestement beaucoup sont encore bloqués dans les concepts de la guerre à l'ancienne. Le F35 n'est pas conçu pour du dogfight, j'ose espérer que vous l'avez remarqué quand même ?

Écrit par : Robert | 06/11/2019

@ Robert : Ah bon ? Alors expliquez-moi pourquoi le F-35 est-il équipé de missiles courte portée et d’un canon. Et pourquoi continues-t-ils à s’entrainer au Dogfight si celui-ci n’est plus d’actualité ?

Écrit par : Mathieu | 06/11/2019

Tout de même une chose me pose question concernant le F35 (puisque vous êtes chauds allons y).
Si on suppose l'achat du F35 si politique, avec dans le prolongement de cette idée que les arguments militaires n'ont pas été forcément entendus.
A entendre les commentaires des forums et les premiers résultats de cet appareil à savoir son inefficacité à toucher une cible au sol, à perdre en dogfight face à un F16, à avoir si peu de capacité de charge pour éviter tout emport extérieur et avoir besoin d'autres avions supports pour porter les armes, son seul intérêt serait sa mise en réseau et sa fut=rtivité. Or ces quelques avantages risquent fort d'être de courte durée.
D'où ma question : quel est l'avantage politique du choix du F35 d'avoir dans les 10-15 prochaines années une force aérienne désuète et ruinée?

Écrit par : bluesmartini | 06/11/2019

@ Robert : Votre affirmation est fausse. D’une part si le F-35 est conçu prioritairement pour les frappes de pénétration et le combat BVR, le combat rapproché ou Dogfight n’est de loin pas supprimé des engagements prévus pour la famille « F-35 » ou pour n’importe quel aéronef d’ailleurs.

Il y a là, plusieurs raisons :
- Un F-35 peut se trouver à faire de la police du ciel en situation de tension et se retrouver suite à une identification visuelle rapprochée à devoir agir à courte distance face à autre avion de combat qui deviendrait agressif.
- Les armes longues portées peuvent avoir été toutes tirées ou ne pas fonctionner, l’avion devra pouvoir se défendre malgré tout.
- Une panne radar peut également empêcher le tir à longue portée.
- Les liaisons de données peuvent être perturbées, coupées ou sévèrement dégradées. Ce qui péjore considérablement un avion comme le F-35 et sa capacité situationnelle.

- Et pour terminer, la tendance avec l’arrivée de missiles très longue-portées et supersoniques pouvant attaquer de loin et être guidés par un autre avion que le tireur, provoque la réaction de nouvelles tactiques. Ces nouvelles tactiques utilisant les modes passifs radar ou IRST sont non seulement capables de révéler un avion dit « furtif » mais également de gêner sont attaque en décelant justement sa réaction et sa position. Il s’agit pour l’adversaire de rendre plus difficile le tir à distance (pour simplifier l’explication) et de pousser l’attaquant à retarder son tir. Ce qui ramène les adversaires à un combat rapprochés.

Si aujourd’hui encore, on jour la carte du immédiate de tir à grande distance en priorité, puis le Dogfight en seconde phase. A l’avenir, la tactique sera en fonction de l’adversaire, de la situation, d’opter soit pour une tactique « dite fantôme » créant l’incertitude et pousser au Dogfight ou l’engagement BVR. Soit même un mélange des deux.

Ces nouvelles tactiques sont en cours de réalisation grâce justement aux nouveaux équipements montés sur les Rafale, Eurofighter, Super Hornet ou Gripen E avec notamment le couplage en réseau avec par exemple un système sol-air (ce que veut réaliser la Suisse). Cette nouvelle dimension va être un des nouveaux défis tactique de ces 20 prochaines années. Comme qui, il ne suffit plus d’être « moins visible » et de pouvoir tirer loin.

C’est pour cela « entre autre chose » que les projets de ScaF et Tempest doivent permettre de garder l’agilité, la capacité de combattre en réseau ou non avec de nouveaux moyens tout en étant susceptible de soutenir la comparaison en cas d’écroulement du réseau. Non, l’Europe n’est pas en retard comme vous le mentionner « encore une fois de manière fausse » dans un autre commentaire.

Écrit par : PK | 06/11/2019

@Fab : "Concernant votre opinion sur l'achat avant tout politique d'un avion de chasse... En réalité, ça dépend..."

Merci pour ce brillant exposé... qui détaille ce que j'indique dans ma dernière phrase ;)

Écrit par : FredericA | 06/11/2019

@robert

"Après la révolution du tout missile commencé avec le vietnam"

AVANT le vietnam: les F4 phantom etaient SANS canon et "tout missile"

PENDANT le vietanm: creation de la version F4E AVEC canon embarqué (+ missiles)

DEPUIS le vietnam: l'emport de canon est devenu dogmatique dans l'USAF ....

au passage, le canon est une arme que son incommensurable bêtise met a l'abri de toute forme de contre-mesure
(+ tres utile pour un tir de semonce)

"Mettez un avion d'allerte avancée genre Awacs au dessus de tout ça et elle deviendront transparentes vos montagnes! Encore une vision des chose d'il y a 40 ans!"

dans le cadre d'une VRAIE guerre, quel est l'espérance de survie du dit AWACS ?

pour info, les russes ont une "solution" a ce probleme depuis la fin des années 90 =>
https://fr.wikipedia.org/wiki/Vympel_R-37

Écrit par : Laurent10 | 06/11/2019

Bonjour

@PK ecellent resumé sur les tactiques de combat du futur.
Peux être que vous pourriez ecrire un article plus detaillé?
Merci

Écrit par : dknh | 07/11/2019

@Laurent10 : "dans le cadre d'une VRAIE guerre, quel est l'espérance de survie du dit AWACS ?"
.
6 minutes, dans les entraînements au conflits qui simulent l'attaque de la France par une coalition menée par les USA.

Écrit par : v_atekor | 07/11/2019

@Robert,
Etre en retard?
Déjà il faudrait définir ce que signifie le retard...
La furtivité c'est bien... Mais au moment de lancer les études pour le Rafale et l'Eurofighter, peu de retour d'expérience existait, et les 2 premiers appareils furtifs se sont révélés plus rapidement obsolètes / moins furtifs que prévu.
Dans ce contexte, baser la défense sur un appareil quand une technologie n'est pas suffisamment sûre est probablement une erreur.
Le choix donc de la 4e génération avec un minimum de furtivité, sans péjorer nullement l'aérodynamisme a été le choix européen.
Et très souvent on oublie que c'est un choix de ne pas s'être lancé dans la "furtivité totale" à ce moment. Les capacités étaient là. Mais sans les moyens et sans expérience supplémentaire, ça n'avait aucun sens. Donc le choix a été fait de concentrer les efforts sur les technologies embarquées qui de toute manière profiteront aux générations suivantes.
Et jusqu'à aujourd'hui, au vu des engagements réalisés, le génération 4++ est déjà bcp trop évoluée pour les besoins. Donc parler de retard quand ces technologies sont que très peu exploitées, ça me semble problématique.
...
Et en effet, comme le dit PK, les stratégies en conflit aérien sont très complexes, même avec la furtivité. Être "invisible" ne suffit plus, et ce n'est pas toujours mieux.
Et c'est sans parler des risques. Quand beaucoup de concessions aérodynamiques sont faites au profit de la furtivité, cela signifie que la furtivité doit rester furtive tout au long de la durée de vie de l'appareil. Et si d'autres moyens de détection arrivent, alors le F-35 perdra son plus gros avantage. C'est un sacré pari. Et pas tout le monde a les moyens des USA pour se permettre un tel risque.
Ensuite, la question de la durée de vie opérationnelle est importante. Pour la Suisse on ne prévoit "que" 30 ans. Beaucoup de pays sont à 40 ans. Mais à 30 ans, pour la Suisse on ne souffrirait pas tant que ça du départ en retraite des Eurfighter / Rafale dans leur pays d'origine. D'autant plus que les discussions incluent probablement une signature contractuelle de lier le SCAF au Rafale et à l'Eurofighter. Cela permettra d'acheter des drones de combat pour se mettre à jour. Et donc la furtivité pourrait arriver en Suisse en 2040 si le F-35 n'est pas choisi.

Écrit par : Fab | 07/11/2019

@ Fab
La furtivité du F35 est à mon sens la plus évoluée du moment. les logiciels de furtivité ne sont pas embarqués sur l'avion mais lui sont fournis en temps réel puisqu'il est en contact permanent avec les ordinateurs de LM.
Ceci permet de fournir instantanément à l'avion la configuration de furtivité la plus adaptée en fonction du theatre d'operation, et de la menace réelle détectée.
Un exemple, prenons les F35 israéliens, ils bénéficient du logiciel Israel-liban-syrie-Iran-Irak qui vient se connecter à l'avion avant de décoller. Et pour que le logiciel soit toujours a jour, il est constament adapté en fonction des nouvelles menaces qui interviennent dans la région d'opération. Ces nouvelles menaces sont détectées par l'avion et les autres systèmes d'allerte (Awacs, satellites, drones de reconaissance) qui mis en reseau avec le logiciel de LM. Et donc le logiciel connecté à l'avion est adapté en permanence en fonction de l'évolution des menaces dans la région d'opération (su 35 en patrouille, avion d'allerte avancée russe, batterie missiles,missiles longue portée etc..).
Le logiciel opérant fournit donc à l'instant la couverture pour repondre au mieux à la menace la plus proche et elle evolue en fonction du changement du type de menace.
J'espère que vous comprendrez donc mieux l'avantage de cet avion.

Écrit par : Robert | 08/11/2019

@Robert: Ce que vous expliquer n'est pas exact, heureusement d'ailleurs, sinon le f-35 aurait un talon d'Achille secondaire en ce qui concerne LM. Pour le reste l'adaptation aux menaces se fait de même mise à jour systèmes) avant chaque missions pour tous les appareils. En ce qui concerne Israël, nous prenons un maximum de distance par rapport à LM, afin d'être autonome.

Écrit par : Liv | 08/11/2019

Merci Robert Corto...

Écrit par : Mathieu | 08/11/2019

@robert

"La furtivité du F35 est à mon sens la plus évoluée du moment. les logiciels de furtivité ne sont pas embarqués sur l'avion mais lui sont fournis en temps réel puisqu'il est en contact permanent avec les ordinateurs de LM.
Ceci permet de fournir instantanément à l'avion la configuration de furtivité la plus adaptée en fonction du theatre d'operation, et de la menace réelle détectée.
Un exemple, prenons les F35 israéliens, ils bénéficient du logiciel Israel-liban-syrie-Iran-Irak qui vient se connecter à l'avion avant de décoller."

1° source de vos dires (autres que votre imagination ...)
.
.
2° vous vous rendez compte que si les F35 etaient sans logiciel embarqué et en permanence en liaison avec LM :

- cette liaison les rendraient detectable (et donc non furtif)

- un simple brouillage de cette liaison et les F35 serait sans logiciel
.
.
3° la furtivité du F35 etant passive, c'est la STRUCTURE de l'avion qu'il faut adapter a de nouvelles menaces pour qu'il reste furtif
.
.
PS: les F35 israelien sont surtout israelien d'ou leur denomination F35I

- systeme et Logiciel specifique "made in israel"

- pas de dependance au systeme ALIS => logiciel de maintenance qui sans connection durant 48 H met tout F35 HORS SERVICE !
(+ doit permettre aux USA de desactiver les F35 d'un allié ....)

Écrit par : Laurent10 | 08/11/2019

@Laurent10
En effet, il me semble que les propos de Robert sont absolument faux concernant le fonctionnement du F-35.
...
En effet, le moindre brouillage serait un risque. Et la guerre électronique fait partie de tout conflit aujourd'hui.
Bien que la connexion live des F-35 avec LM n'est pas le cas (0 intérêt), je ne pense pas que la réception d'information puisse être un risque en terme de détectabilité.
Émettre permet au minimum de détecter une activité, au mieux de la localiser. Mais en termes de réception, je ne pense pas.
...
@Robert,
Quelle est votre opinion sur le système ALIS et sur la dépendance à l'Italie pour l'entretien de la flotte?
Êtes vous Suisse? Ca ne vous pose pas problème de perdre une grosse partie de l'indépendance helvétique? Et ça ne vous gêne pas que toutes les données suisses soient partagées? On ne sait pas ce qui est fait avec ces données. Et en effet, lorsque la connexion régulière avec un système est nécessaire, il y a une crainte justifiée pour une "backdoor".
Faisons l'hypothèse que le F-35 n'était pas un programme aussi compliqué, qu'il n'avait pas de version B, mais juste A et C, donc pour l'USAF et la Navy. L'appareil aurait été beaucoup plus cohérent dans sa conception, il aurait été plus simple, aérodynamiquement plus intéressant, ...
Faisons donc cette hypothèse d'un programme parfaitement exécuté, le F-35 ayant déjà toutes ses capacités théoriques en fonctionnement, n'ayant pas de problème de coût de maintenance, pas de problème de disponibilité, et une furtivité incontestable. Bref, le F-35 "idéal"...
Même dans ces conditions, la dépendance auprès d'un pays étranger pour la maintenance lourde, et la dépendance auprès des USA pour le logiciel et profitant de données inconnues car sans accès au logiciel source... Le F-35 me semblerait inadapté à la Suisse. Nous ne sommes pas dans l'OTAN !
A la limite, si des données devaient être partagées avec chaque constructeur, alors le Gripen pourrait être considéré car la Suède est elle aussi non-alignée...
...
Enlevez ces 2 points, et là pour moi le F-35 peut être considéré pour sa furtivité. Bien que je ne pense pas que cela soit nécessaire en Suisse. Les montagnes permettent la furtivité. Et les systèmes radar avancés permettent de détecter des avions furtifs... Il est juste impossible de les verrouiller. Et dans ce cas vu les problèmes du programme, je préfère un appareil fiable dont on a l'assurance de la qualité, et qui est moins cher à opérer.
Le Gripen était intéressant malgré son seul moteur parce qu'il est moins cher à opérer et à l'achat.
Mais le F-35 ne vaut pas la peine.

Écrit par : Fab | 09/11/2019

@fab

"Bien que la connexion live des F-35 avec LM n'est pas le cas (0 intérêt), je ne pense pas que la réception d'information puisse être un risque en terme de détectabilité.
Émettre permet au minimum de détecter une activité, au mieux de la localiser. Mais en termes de réception, je ne pense pas"

SI selon l'hypothèse de robert, le logiciel n'est pas embarqué mais au sol, il faut un retour d'information, donc emission

Écrit par : Laurent10 | 09/11/2019

Laurent 10

Vous sous estimez encore une fois le F35! Il n'y a pas émission! Vous pensez bien, ça saboterait tout le système !

Écrit par : Robert | 10/11/2019

@robert: Personne ici ne sous-estime le F-35 contrairement à vos répétitions ! Par contre, la majeure partie des intervenants sont conscients des problèmes inhérents à cette avion. Ce que vous niez perpertulement.

Écrit par : Mathieu | 10/11/2019

@Laurent,
En effet, selon cette hypothèse purement théorique, si comme le dit Robert le F-35 n'émet pas, la réception d'informations n'a pas le moindre intérêt... Autant avoir le logiciel embarqué...
Et au vu de la miniaturisation des composants informatiques aucune raison que ce ne soit pas possible d'embarquer tous les logiciels.
...
@Robert,
Pourriez vous répondre aux questions que je vous pause?
Car vous donnez votre avis sur les qualités du F-35, et ces qualités existent bel et bien. Mais pour la Suisse, il a certains défauts...
- Quel est votre opinion sur l'obligation de dépendre sur un pays externe pour l'entretien?
- Quel est votre opinion sur le non-accès aux codes sources?
- Quel est votre opinion sur le partage des données avec des pays qui théoriquement ne devraient pas y avoir accès?
- Pourquoi pensez vous que la Suisse a besoin d'un pays partenaire?
- Ne pensez vous pas que le F-35 est un problème s'agissant de la neutralité et de l'indépendance?
...
Maintenant retour sur la technique, et moins sur les opinions.
C'est quoi ce que vous entendez par "logiciel de furtivité"?
Si vous parlez du MADL "Multifunction Advanced Data Link", cela concerne le partage d'infos et la coordination des F-35 probablement étendu aux F22 et B2 par la suite. Surtout de la "situational awareness"...
Pour le moment, c'est un système de communication spécifique au F-35, et ces capacités sont optimales à partir de 4 appareils.
.
Jusqu'à preuve du contraire, je n'ai pas trouvé le moindre système utilisé en mission dont les données sont transférées par des ordinateurs basés ailleurs.
Donc de quel système parlez vous?

Écrit par : Fab | 10/11/2019

Le système ALIS est un leurre. Le système tel qu'il existe s'apparente plus à un AEGIS mais pour la guerre aérienne (excusez ma terminologie simpliste mais je ne suis pas expert dans ce domaine)! Pensez vous réellement que mettre au point un système de maintenance connecté puisse poser tant de problèmes à une société comme LM ? Comme si les ingénieurs LM avaient besoin de surveiller l'avion pour anticiper la maintenance de certaines pièces. Vous y croyez vraiment vous ?? C'est pas un boeing quand même ! Restons sérieux si vous voulez bien.

Et comle je suppute que vous ne serez toujours pas convaincu, regarder quelle est la société derrière le développement de l'AEGIS! TIENS TIENS,.. Et quelle est la compagnie qui est derrière l'autre avion du système ; le F22 TIENS TIENS....ça fait beaucoup des coïncidences non ?

Écrit par : Robert | 11/11/2019

@Robert: Décidément, écrivez n'importe quoi !

Écrit par : Mathieu | 11/11/2019

@Robert: du grand n'importe quoi comme d'habitude ...

Écrit par : Marco | 11/11/2019

@Robert: AEGIS : système d'armes naval américain, mettant en œuvre des radars et différents armements.

ALIS: Autonomic Logistics Information System.

Rien à voir ! Vous délirez !

Écrit par : Eric | 11/11/2019

Vous prenez le système intégré AEGIS, vous l'adaptez à l'aérien et vous avez une idée du système de défense du F 35 ! TOUT est interconnecté. Je vous rassure que je sais ce qu'est un ALIS, mais pensez vous que le F35 en aie besoin ? C'est pas un boeing ou un airbus quand même. Ce système ALIS cache autre chose!
Les américains ont développé avec le F35, un système de type que l' AEGIS (nom exact ???) mais pour la guerre aérienne! Je ne dis pas qu'il s'agit d'un AEGIS!
Deuxième élément, c'est LM qui est derrière tous ces développements, F22, AEGIS etc... Qui d'autre dispose du savoir faire pour cela ?
Je sais que c'est gros, mais en Belgique, le rapport conclut que le F35 est largement supérieur à tout ses concurrents… ce ne sont pas des imbéciles vous savez !

Écrit par : Robert | 11/11/2019

Je ne dis pas que le F35 est équipé d'un Aegis, non, je dis qu'il est muni d'une système aérien en reseau qui fonctionne selon le même principe.
Concernant l'Alis, pensez vous sérieusement que le F35 aie besoin d'un système de suivi maintenance comme sur un Airbus?
Laissez moi rire. Le système ALIS cache en fait tout autre chose!
Regardez quelles société est derrière le F22 et l'Aegis, ca va peut peut-être vous interpeller !

Écrit par : Robert | 11/11/2019

@Robert: PFFF vous vous répété à longueur de commentaires, vos connaissances sont limitées tout comme votre phraséologie, bref, c'est fatiguant et n'apporte rien. Et puis ouvrez-vous, les autres avionneurs eux aussi évoluent... Mais bon on ne force pas un âne à boire, lorsque celui-ci n'a pas soif.

Écrit par : Mathieu | 11/11/2019

Tout en m'excusant pour ma phraséologie perfectible relevée par certains, je publie donc des extraits des conclusion du rapport d'experts belges qui on approchés l'avion.

"Après une analyse approfondie des offres, le gouvernement belge marque sa préférence pour le F-35. Ce choix découle logiquement de la procédure d'adjudication. Tout d'abord, le F-35 offre un grand avantage technologique, ce qui en fait l'avion le plus performant en termes de capacités opérationnelles. Cet avion devenant progressivement le système d'armement de référence tant de l'armée de l'air américaine que de la plupart des alliés européens, cette décision garantit que la Belgique continuera à disposer d'une armée de l'air de première classe."

"Qu'en est-il des problèmes techniques tant décriés du F-35 ? Il est vrai que cet avion - comme presque tous les nouveaux avions militaires - a connu des problèmes considérables pendant la phase de développement. La portée internationale du programme F-35 ainsi que le moment relativement tardif choisi par la Belgique pour faire son entrée offrent une fois de plus les meilleures garanties que notre armée de l’air pourra continuer à accomplir toutes ses missions de manière professionnelle après 2025. En outre, il semble que le gouvernement américain veuille prendre à sa charge l'intégralité du coût de développement. Cela signifie paradoxalement que la Belgique achète un modèle futur (à savoir le Bloc 4) avec un niveau de maturité technique plus élevé, mais à un coût bien inférieur."

Écrit par : Robert | 11/11/2019

@ Eric

Voici (dans l'artice) les raisons de l'échec du Rafale en Belgique. Vous allez certainement apprendre des choses! Notamment sur le volet corruption lié à des pots de vins versés lors de la livraison des Mirage 5 de Dassault à la Belgique il y a plusieurs décennie. Ça a été un tel scandale ici que plus jamais un politicien Belge n'a osé intervenir dans une vente d'arme en Belgique. Cette situation assure maintenant l'indépendance des procédures d'appel d'offre qui ne souffrent plus d'interférences quelconques. Element important, ce ne sont pas les socialistes corrompus par réputation (on ne compte plus les affaires liées au PS ici) qui ont choisi le F35, mais les flamands qui ont la même mentalité carrée que les allemands. Ça ne rigole plus ici avec eux, et c'est tant mieux!

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/pourquoi-la-belgique-a-prefere-le-f-35-americain-au-rafale_2044526.html

Écrit par : Robert | 11/11/2019

@Robert: votre mauvaise foi encore et encore ! Je ne vous parlais pas du Rafale qui n’était officiellement pas en course. Nous ressortir l’article bête destiné a couvrir le raté européen n’a pas d’importance vu que les concours était truqué d’avance ! Par contre vous voter en touche une fois de plus sur l’après choix belge ! Tellement plus facile est-ce pas ! Allez M Robert Corto bonne soirée

Écrit par : Eric | 11/11/2019

@ Robert:

pfiuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu

comment osez vous dire que la Belgique a éffectué un achat "en toute indépendance" quand les caractéristiques étaient taillées sur mesure pour le F35,à tel point que même Boeing s'est retiré?

à tel point que même avec une offre proposant le beurre,l'argent du beurre,le c*l de la crémière,celui de sa fille et les clés de la maison,le rafale ait "perdu" ?

que le choix du F35 est dû aux flamands "sans intervention d'un politicien belge" (hem,relisez vous,que diable!!!! ) profondément "anti-français" (et même anti wallon...ne le niez pas! )

quand à LM,évidement,jamais de corruption de sa part.....non,ils sont "blancs comme neige"......même pas une "petite pression amicale" de la part du patron


tout ça pour un avion prétendument "le plus avancé technologiquement au monde" (enfin,sur power-point,vu que pour le moment,il sait à peine voler.....) aujourd'hui.....oubliant au passage que Rafale,Gripen E et Ef2000 sont encore loin du maximum de leurs possibilités

Écrit par : grosminet | 11/11/2019

@Grosminet

Comme vous savez, la Belgique est divisée en 2 parties. Les flamands du nord et les wallons du sud. Encore une fois, il faut savoir lire entre les lignes. Si Dassault a proposé une démarche attypique ce n'était que dans le but de s'arranger avec les wallons comme par le passé.
Pas de chance cette fois ci, les flamands ont torpillé toute magouille wallonne du Parti socialiste. Et donc je dis on peut-être sur que l'appel d'offre n'a pas souffert des magouilles habituelles des wallons!! Il y a bien l'ancien linistre socialiste de la défense qui a voulu faire du bruit, mais ça n'a pas été plus loin!
Par contre avec les flamands, on peut être sur que personne n'a touché un seul pot de vin.

Écrit par : Robert | 12/11/2019

Robert: Vous parler de magouilles, Vous pensez sincèrement ce que vous dites ? L'équipe actuelle chez Dassault est bien loin de celle des années 70 et rien avoir avec le précédent VRP qui n'a jamais réussi à vendre le Rafale. Mais avait réussi à ce mettre tout le monde à dos.

Le fait que le cahier des charges a été spécifiquement fait en faveur du F-35, que Boeing et Saab se soient retirés de la compétition et que justement Dassault à hésité pour finalement tenté de sauver les meubles, sans succès.ça ne vous interpelle pas ?

D'après vous la magouille, elle se situe ou ? Lorsque LM fait miroiter un poste clef au sein de l'Otan à un Ministre flamand ? Alors que LM parle d'un prix de 3,6 milliards pour 36 F-35, impossible à réaliser. Le coût des F-35 belges sera à plus de 6,5 milliards, avec les 2 milliards d'armement + les pièces détachées et 1 milliards pour les mises à jours des nombreux "bugs" de l'avion.

Et je ne parle pas du coût de la location du simulateur, de l'armement et des pièces détachés auprès des Pays-bas (coûts non spécifié et pour cause), tant que la Belgique n'aura complètement finaliser cet achat!
Alors, la magouille elle vient d'ou ?

Passez-moi votre rétorique habituelle et vos arguments mielleux.

Écrit par : Eric | 12/11/2019

@Eric : Oui, vous avez raison de mentionner ces éléments sur ce que l’on peut qualifier « d’affaire F-35 belges » ! L'appel d'offres lancé en mars 2017 par le gouvernement Michel 1er dans le cadre de cette procédure d'achat était dès lors taillé sur mesure pour l'appareil du groupe Lockheed Martin - bien que des mots comme "furtivité" ou "nucléaire", une capacité souhaitée de la part du successeur du F-16, ne figure pas explicitement dans le cahier des charges publié par le ministère de la Défense mais que ‘on retrouve dans un document classifié de l'Otan publier sur la RTBF.
Sans oublier les déclarations suivantes :
"On nous a toujours promis une procédure ouverte et transparente, mais il apparaît aujourd'hui que ce n'était ni ouvert, ni transparent", explique Benoît Hellings. "Puisque une partie du marché des F16 a été basée sur des informations contenues dans un document secret de l'Otan qui m'est parvenu grâce à un vent favorable". Benoît Helling parlementaire belge.
«Il est certain que toute la procédure pour remplacer le F-16 était une arnaque», a déclaré le député SP.A, Dirk Van der Maelen, qui a lu le document, initiant une nouvelle charge des socialistes contre le ministre de la Défense: «Le choix du F-35 était déjà fixé en 2015. Le ministre Vandeput a toujours nié que la capacité nucléaire était un critère important dans le choix, mais cela ne correspond pas à la réalité.»
Si la Belgique justifie son choix pour des raisons techniques: coordination plus simple avec les pays voisins (comme les Pays-Bas), emport de bombes, interopérabilité au sein de l'Otan la raison semble surtout diplomatique.

Écrit par : Mathieu | 12/11/2019

@ Robert, @ Eric : Eric, oui entièrement d’accord avec vous, quant à ce Monsieur Robert voici quelques extrait de la compétition en Belgique :
Pour le ministre Steven Vandeput, la réponse ne fait aucun doute: « oui et vite ! C'est dans un tel contexte d'urgence, sachant que nos F-16 doivent, nous dit-on depuis le début, être retirés de la circulation à partir de 2023 qu'un appel d'offres a été lancé voici un an. Appel d'offres qui, je l'ai dit maintes fois, s'avère de plus en plus orienté, partial et quelque peu improvisé ».
Et d’ajouter : « On apprend maintenant que la durée de vie de nos appareils pourrait être sensiblement plus longue que celle avancée jusqu'ici pour justifier l'urgence de leur remplacement. C'est du moins ce qu'affirme le constructeur Lockheed-Martin lui-même dans un rapport remis à la Défense belge en avril 2017.
Le ministre de la Défense se défend d'avoir eu connaissance d'un tel document et dénonce une "erreur majeure d'appréciation" de la part des gestionnaires de la flotte. Une enquête interne et externe est en cours afin de déterminer les responsabilités autant que les causes de ce manquement. Pour l'heure, il est évident que cela porte un coup sérieux aux termes de l'appel d'offres ainsi qu'à sa poursuite.

Collusion d’un fonctionnaire avec un avionneur :

De plus, il apparaît que le ministre de la Défense Steven Vandeput a licencié l'an dernier son chef de cabinet adjoint, après qu'il est apparu qu'il a eu des contacts avec Lockheed-Martin, confirme la porte-parole du ministre.
Le véritable problème dans cette compétition provient de la connivence entre l’ancien adjoint du ministre de la Défense et l’avionneur américain. Les déclarations du Ministre vont d’ailleurs dans ce sens, lorsqu’il parle de l’appel d’offre. De plus, l'avionneur américain Lockheed-Martin n'a-t-il pas justement jouer un jeu pour mieux faire passer son F-35 en remplacement des F-16 au plus vite?
C’est assez clair !

Écrit par : Maximilian | 12/11/2019

Robert:
Le cahier des charges du nouvel appareil pour la Belgique comportait 2 grands critères:
1) pour la partie "publique", la pénétration furtive
2) pour la partie "secret défense"(*), l'emport de la bombe B61

Le F35 était le seul appareil qui remplissait les 2 critères, d'où le retrait d'autres compétiteurs, ce qui fait que le choix belge est un choix "par défaut" et non un choix positif.

(*) pour rappel, la Belgique stocke des bombes nucléaires B61 à Kleine Brogel. Même si c'est depuis longtemps un secret de polichinelle, ça reste quand même du "secret défense".

Écrit par : jlambert | 12/11/2019

Que savez-vous des perceptions des risques du SRC concernant la géopolitique et la géostratégie, en collaboration avec VBS_DDPS?
Que savez-vous des nouvelles approches informelles de VBS_DDPS avec l'OTAN?
Que savez-vous de la VRAIE ligne de conduite qu'Armasuisse et respectivement VBS_DDPS projettent s'agissant d'Air2030?
Vos dogmes sont autant dépassés qu'un Venom.
Le F35 continue et continuera sur la voie du succès, même si la confédération choisit un autre produit: à elle exclusivement de voir..
C'est plutôt la question du référendum qu'il faudrait aborder, et quelles sont les solutions pour y apporter des éclaircissements et une seule et unique ligne de conduite, au lieu de débats stériles dont la population se fiche pas mal.
Car F35 ou pas, les enjeux ne se passeraient pas uniquement en l'air s'agissant non seulement de la défense, mais de la remise que question du devenir tous azimuts du pays si le projet est rejeté.
AVIA,SSO,Forum Sichereit, partis de tous bords et autres protagonistes feraient bien de trouver un consensus unique à ce sujet, en ligne avec celui de VBS_DDPS. Car pour l'instant, c'est la cour d'école, et le souverain sera impitoyable.

Écrit par : Andre | 12/11/2019

C'est étonnant comment plusieurs ont décortiqués tout les articles de presse du marché belge du F35!
Eh les gars, tout ce qu'on écrit dans la presse n'est pas toujours le reflet de la réalité.
Je m'étonne aussi de certaines réponses tellement bien structurées qu'elles me font penser à des groupes de soutient français.
A mon avis le pôle cyber de l'armée francaise doit être parmi nous sur ce blog.
Pour revenir aux articles, tout ce qui s'est passé en Belgique à ce moment là était lié à des tentatives de déstabilisation de l'appel d'offre. Les Wallons ont été instrumentalisés par des intérêts cachés pour faire couler l'offre américaine. Heureusement que ça n'a pas reussi.
@ André
Vous posez de très bonnes questions, notament sur la ratification populaire qui je crois, va être fortement parasitée comme en Belgique.
Il faut vous y attendre.
J'espère que vous serez assez futés en suisse pour ne pas tomber dans le panneau ! Vous reconnaitrez assez rapidement d'où ca vient!
Bonne chance dans votre choix.

Écrit par : Robert | 13/11/2019

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