01/11/2019

La Finlande prépare ses essais d’avions de combat !

EIRS7S0WkAAvRcc.jpeg

Tout comme la Suisse ce printemps, la Finlande va procéder à des essais sur son territoire des différents avions de combat en compétition. Pour les deux pays, il est nécessaire d’effectuer ce type de tests, afin de déterminer comment ces avions peuvent s’intégrer dans les environnements spécifiques que représente la Suisse et la Finlande. Nous allons voir ici, que la Finlande va procéder de manière très poche de ce qui a été effectué dans notre pays cette année. (Voir : avia news air2030 essais en vol).

Evaluations réelles :

Les essais en Finlande auront lieu sur la base aérienne de Satakunta de Pirkkala de janvier à février prochain. Il s’agit de la troisième étape du processus d’évaluation, après l’étude des dossiers et des essais en simulateurs chez les avionneurs.

Cinq jours ouvrables sont alloués à chaque candidat pour démontrer ses capacités dans les conditions finlandaises. Un cahier de tests spécifiques a été élaboré, il est le même pour chacun.

L’ordre de passage est le suivant :

2545268769.jpg

Airbus DS Eurofighter Typhoon 09 au 17.1.2020

Dassault Rafale 20 au 28.1.2020

Saab Gripen 29.1 au 6.2.2020

Lockheed-Martin F-35 07 au 17.2.2020

Boeing F/A-18 Super Hornet 18 au 26.2.2020

On remarquera que les Finlandais n’ont pas établi l’ordre de passage de manière alphabétique contrairement à la Suisse.

Il semble d’ors est déjà que les standards testés seront les mêmes que ceux testés en Suisse ce printemps. En cas de choix de l’un ou l’autre des candidats, le standard livré en 2025 sera également le même que celui offert à notre pays (se référer aux articles avia news air2030).

Organisation des essais :

Le programme HX Challenge finlandais requiert, outre les Forces aériennes finlandaises, l’équipement et l’expertise des forces terrestres et navales, tels que la défense aérienne et le contrôle des tirs aéroportés. L’objectif est de vérifier les valeurs de performance indiquées par les avionneurs, l’évaluation des performances de l'avion, des systèmes et des capteurs dans l'environnement d'exploitation finlandais. Les zones de mission comprennent les opérations de lutte contre les attaques aériennes (défense aérienne), les opérations de lutte anti-aériennes (air-sol), les opérations offshore (opérations air-mer), les opérations de reconnaissance. Ces tests doivent également permettre de mettre en avant le comportement de chaque aéronef au sein des méthodes de fonctionnement finlandais qui peuvent s’avérer différentes que dans les armées de l’air d’origines des avions testés. Les conditions hivernales ont une incidence sur le fonctionnement des systèmes par exemple et en particulier sur les performances des systèmes électro-optiques, ainsi que sur les capteurs actifs et passifs.

Tout comme en Suisse, les tâches de vol sont effectuées par un équipage de conduite désigné par le candidat. Sur un avion biplace, un pilote d’essai finlandais participe à des essais en vol en place arrière. Des tests auront lieu au sol afin d’évaluer les tâches de maintenance pour chaque appareil et de déterminer les coûts à l’heure de vol et les cycles de vie.  

Catégories des décisions:

L'objectif du modèle de décision est d'optimiser l'ensemble des offres offertes par chaque candidat conjointement avec les constructeurs d'avions. Ainsi, lors de la prochaine phase d’appels d’offres, la Finlande choisira en fonction de la solution la mieux adaptée à ses besoins. Le modèle de décision examine la solution globale du point de vue de cinq domaines de décision différents, la sécurité d'approvisionnement, les coûts du cycle de vie, la coopération industrielle et les performances militaires, ainsi que des évaluations de la politique de sécurité et de défense menées par le ministère de la Défense.

Le Ministère de Défense finlandais ne commentera pas publiquement les performances des candidats, leur réussite aux tests, leurs fonctionnalités spéciales ou d’autres détails précis.

Phase finale :

Les négociations et le réglage du dossier d'appel d'offres auront lieu autour de l'été 2020, après quoi les fournisseurs d'aéronefs du programme HX Challenge feront une offre finale pour le contrat d'achat. Dans ce cas, chaque système, périphérique, informations d'accompagnement, solutions de maintenance et de formation fournies par le fournisseur et structure de contrat sera connue.

Rappel :

Le gouvernement finlandais a fixé un plafond de 11 milliards de dollars américains pour l’achat du futur avion de combat avait annoncé le ministère de la Défense. Le plafond financier comprendra le coût d'achat de nouveaux jets, de leurs armes et de divers systèmes au sol.

Le projet vise à remplacer la flotte actuelle de 64 avions de combat F/A-18C/D « Hornet » achetés aux États-Unis au début des années 90. Le ministre finlandais de la Défense, Antti Kaikkonen, a déclaré que le nombre de nouveaux avions à acheter pourrait être supérieur ou égal au niveau actuel et espérait qu’il ne serait pas inférieur.

La Finlande ne veut pas sacrifier sa capacité d’engagement en temps de paix et doit pouvoir compter sur une dotation lui permettant un engagement sur de longs mois en cas de situation tendue au niveau international. Pour ce faire la Force aérienne veut un minimum de 64 nouveaux avions de combat multirôle, soit la même dotation qu’actuellement. Pour la Finlande il n’est pas question de sacrifier sa capacité d’action. L’avion doit pouvoir évoluer en réseau connecté avec les systèmes de défenses au sol et le reste de l’armée. A noter, que la Finlande estime que les coûts à l'heure de vol pourraient atteindre trois fois le montant du prix d'achat sur une période de 30 ans. Cette donnée sera prise en compte pour le choix final. (Sources : IImavoimat).

3902805999.jpg

Photos : 1 HX Challenge 2 Les concurrents@ Gérard Famergée 3 Hornet finlandais @ IImavoimat

Commentaires

A mon avis, l'ordre choisi c'est pour meilleur comparer les appareils americains avec le autres, en principal le Super Hornet, le tout dernier.

Écrit par : Iulian Robanescu | 01/11/2019

@ PK
Airbus DS Eurofighter Typhoon 09 au 17.1.2020

Dassault Rafale 20 au 28.1.2020

Saab Gripen 29.1 au 6.2.2020

Lockheed-Martin F-35 07 au 17.2.2020

Boeing F/A-18 Super Hornet 18 au 26.2.2020

On remarquera que les Finlandais n’ont pas établi l’ordre de passage de manière alphabétique contrairement à la Suisse.

Oh la! Cela ne semble pas bon pour les Eurofighter, Rafale et autres Gripen!

Pour avoir œuvré plus d'une trentaine d'années dans la vente et le marketing, l'ordre de passage aux divers examens des marchés publiques, était en général prépondérant!
- le premier en général le moins bien placé
- le dernier le mieux placé

De très RARES fois, nous avons pu rétablir la situation, soit:
- par une présentation et une argumentation optimale
- soit en dernier ressort, si le marché en valait la peine, en s'alignant sur le meilleur prix...

Écrit par : forêt10 | 01/11/2019

Saab pourra-t-elle enfin présenté son gripen E à la Finlande ou va-t-elle a nouveau être éliminé faute de ne pouvoir présenté son dernier modèle.

Écrit par : Jean | 01/11/2019

@forêt10,
Si l'ordre de passage est défini arbitrairement, votre expérience peut être pertinente.
Toutefois, chaque pays / ethnie a sa propre culture, et c'est typiquement le genre de chose qui pourrait être différent de chez nous.
Ensuite, il y a des chances pour que l'ordre de passage ait été défini par tirage au sort, voire en essayant d'arranger les constructeurs en cherchant le calendrier qui arrangeait le mieux tout le monde.
Donc au final, on n'en sait pas grand chose.
...
Ensuite, la Finlande est l'une des aviations occidentales à avoir la flotte la plus ouverte... Si on s'intéresse aux anciens chasseurs:
- Saab Draken remplacé par le F-18
- Mig 21
- De Havilland Vampire
...
Et le reste de l'aviation en ce moment:
- BAe Hawk (britannique)
- Piper et Learjet (américain)
- Fokker F27 (néerlandais)
- Valmet L70 et L90 (finlandais)
- Pilatus PC-12
- CASA C-295 (espagnol)
- Grob G115E (allemand)
- MD 500 (américain)
- NH90 (finlandais semble-t-il)
- Ruag Ranger (suisse)
...
Bref, tout ça pour dire que la Finlande ne semble pas vouloir favoriser un pays plutôt qu'un autre, c'est plutôt pas mal. La Finlande n'est pas membre de l'OTAN.
La Finlande va aller pour le meilleur rapport qualité / prix, avec pour condition je présume l'évolutivité, l'efficacité, la capacité à survivre un conflit à haute intensité.
Et avec ces conditions, c'est très difficile de savoir lequel de ces appareils a ce qu'il faut.
Les avions américains ont des objectifs de disponibilité très élevés (80%). En 2018, les F-22 et F-35 avaient les moins bons chiffres avec les B-2 et B-1b, environ 50%.
Les Super Hornets avaient un taux de disponibilité de 46 et 49% en 2012, ce taux
est passé à 63 et 76 % (le E est le premier chiffre, le second est pour le F).
Le Rafale est lui à 56 % dans l'armée de l'air (chiffres donnés fin 2018).
Le Gripen a été conçu pour la simplicité de l'entretien. La possibilité d'opérer l'appareil depuis des routes au milieu de nulle part avec des "bases" très spartiates requiert une fiabilité élevée. Je n'ai pas vu de plainte de la part de clients de cet appareil. Et ceux qui louent l'appareil ont tous prolongé, donc il doit être au moins satisfaisant. Par contre je n'ai pas trouvé de chiffres pour le comparer. Le seul chiffre est celui de 95% lors d'un exercice Red Flag en 2008. Mais il s'agit d'appareils préparés pour l'exercice et donc pleinement entretenus pour participer à cet exercice.
Le F-35 B a aussi eu des taux de disponibilité très élevé en déploiement. Le Rafale atteint sauf erreur 90% en déploiement.
Donc on voit que ces taux dépendent grandement des moyens assignés, bien que certains appareils soient plus problématiques.
...
Bref, nous verrons bien. J'ose espérer une commande commune avec la Suisse si la sélection se termine sur le même résultat.
...
@Jean
Je pense que le Gripen pourra participer aux essais.
Le 3e prototype du Gripen avait fait ses premiers vols au moment où la Suisse devait évaluer le Gripen.
Ce dernier prototype est produit à l'identique des appareils de pré-série qui suivent. Les défauts principaux ayant été modifiés suite aux essais sur les 2 premiers appareils. Et les premiers appareils de série ont commencé à être produit début 2019 et le premier Gripen brésilien a été remis en septembre (utilisé pour les essais). Donc je pense qu'il sera possible de le tester en Finlande.
Mais il n'a pas 100% de ses équipements intégrés, certains sont encore en développement.

Écrit par : Fab | 02/11/2019

@Fab
Je ne sais pas d'où vous tirez vos chiffres concernant le F-35, mais ils me paraissent un peu élevés.
Selon un rapport du GAO (Gouvernment of Accountability Office), la cours des comptes US, sorti en mars 2019, sur la période de mai à novembre 2018, seul 27% des F-35 étaient disponibles pour l'ensemble de leur missions, alors que l'armée en attendait une dispo de 60%. 52% des F-35 étaient disponibles pour un spectre plus réduit des missions, alors que l'armée en attendait un ratio de 75%. Source Air&Cosmos

Concernant votre chiffre de 80%, ne confondez-vous pas le taux de capacité de missions qui a été récemment abordé dans un article de PK, avec le taux de disponibilité ?

Écrit par : François | 02/11/2019

@ Fab,

"La Finlande va aller pour le meilleur rapport qualité / prix, avec pour condition je présume l'évolutivité, l'efficacité, la capacité à survivre un conflit à haute intensité."

Par rapport à cet argument un seul avion a une technologie suffisament avancée pour prétendre à ce statut de survivant potentiel face à la Russie, le voisin direct. Et bien que ne faisant pas partie de l'Otan, leur géographie fait qu'ils ont besoin de l'Otan pour assurer leur protection.

Concernant la disponibilité, et la rusticité, gage de disponibilité, le Rafale et le F 18 ne sont pas fort différents, mais le prix du Rafale en fait un choix difficile.

Concernant le Grippen, il doit encore tout prouver, et en regardant les chiffres minimalistes de cet avion, il peine à convaincre.

Comme vous dites rien n'est joué, maintenant je trouve curieux votre souhait d'une commande commune ? Représentez vous un intérêt particulier ? Et si oui, avez vous des informations sur une alliance possible dans ce sens ? Ce serait intéressant de nous les partager ? C'est très intriguant tout cela ? Ça ressemble assez fort à ce que Lokkhed Martin est capable de faire ? Ah ces ricains !

Écrit par : Robert | 02/11/2019

@Fab
"Toutefois, chaque pays / ethnie a sa propre culture, et c'est typiquement le genre de chose qui pourrait être différent de chez nous."

C'est justement de la Suisse que je parle.

C'est pourquoi, qu'en connaissance de cause le DDPS a décidé d'un ordre alphabétique...

PS (en passant) le NH 90 n'est pas Finlandais, mais 68% Airbus et 32% Leonardo.

Écrit par : forêt10 | 02/11/2019

@Foret,
Je ne pense pas qu'on vende des avions comme on vend des aspirateurs ou des voitures, ou comme lors d'un concours de type eurovision de la chanson ou The voice.
Il ressort de ces sélections des critères validés ou pas, des notes, et des évaluations très précises. Et tout cela est comparé à la fin. Je ne pense vraiment pas que le dernier avion est avantagé, en tout cas les appels d'offres des 20 dernières années ne font pas ressortir un tel avantage.

Écrit par : Albert66 | 02/11/2019

@ Albert66

Pensez-vous vraiment que l'OFCL, perdrait son temps et son argent pour organiser un appel d'offre fédéral concernant, je vous cite " vendre des aspirateurs ou des voitures"

Prenez le temps de lire et surtout de comprendre, ce que j'écris, avant de vous lancer immédiatement dans le persiflage et le dénigrement!

Écrit par : forêt10 | 02/11/2019

@Foret10,
Le NH90 est beaucoup plus complexe que cela...
Si je dis finlandais, c'est parce que Patria a assemblé le NH90 finlandais, bien que ses origines soient plus diverses.
....
@Robert,
Dans quel monde vivez-vous? Déjà, pour que qqun de LM s'amuse à commenter un blog, il faudrait qu'il puisse influencer qui que ce soit... Mais bon, le complotisme n'a pas vraiment de logique...
Pourquoi vouloir une commande commune? Si les 2 pays sélectionnent le même appareil, les commandes communes peuvent réduire les prix, et peuvent permettre certaines synergies. Est-ce que c'est pas une raison suffisante?

Et en plus de ces suspicions, de votre côté, vous manquez de transparence il me semble... Vous ne dites pas quel appareil semble adapté à la Finlande.
Vous parlez probablement du F-35. Et celui-ci a un problème principal pour le moment, c'est la haute intensité. Le F-22 et le F-35 ont besoin d'un volume d'entretien très important. Et c'est clairement un problème dans la haute intensité. De plus, le F-35 est conçu pour l'attaque... Défensivement, c'est pas forcément le meilleur. Et le Gripen et l'Eurofighter par exemple ont typiquement été conçus pour ce rôle.

Écrit par : Fab | 02/11/2019

@François,
Merci pour votre remarque, je n'ai pas été suffisamment précis. Il s'agit des chiffres de l'USAF, et en effet, les "mission capable rates".
D'où vient la différence des chiffres entre les vôtres et ceux de chaque branche?
Le F-35A est le plus au point des 3 versions, donc son taux de disponibilité est meilleur. Et si les chiffres prennent en compte la flotte d'essais, les chiffres sont tellement bas (fully mission capable rate de 11%).
Source (voir le tableau)
https://www.airforcetimes.com/news/your-air-force/2019/07/26/aircraft-mission-capable-rates-hit-new-low-in-air-force-despite-efforts-to-improve/

Écrit par : Fab | 02/11/2019

Il est très difficile de savoir la décision finale pour le remplaçant du F18 C/D, mais il est fort probable que le choix ce portera sur un biréacteur.
La Finlande n’est pas très loin du bloc de l’est et elle aura besoin d’un avion lourd et bien armé.
Chaque pays choisit son avion en fonction de sa situation géostratégique qui n’est pas comparable avec la Suisse qui a besoin d’un avion plus simple sur la furtivité.
Je ne pense pas qu’il y aura une alliance entre la Suisse et la Finlande même si le modèle d’avion est identique.
Aujourd’hui je pense qu’un avion furtif d’origine n’est plus un réel avantage vu sa délicatesse de sa structure qui demande un soin particulier dont les heures de maintenance et d’entretient ce qui réduit sa disponibilité vu le temps passé au sol, aujourd’hui vous avez des pots de brouillage de diverses sortes pour diverse mission qui permet a un avion moins coûteux d’être aussi bien furtif, mais à coût plus bas.

Écrit par : Jean | 02/11/2019

@Fab
Concernant le taux de disponibilité, il est important d’en différencier les raisons
- Le minimum d’heure de maintenance/réparation et de main d’œuvre
- Manque de pièces à cause du constructeur (imputable à l’avion donc) ou stock insuffisant (imputable au client), cas de l’AdA française
Précision, les avions US sont connus pour un besoin d’une équipe importante de main d’œuvre à l’inverse des avions français et suédois

Écrit par : James | 03/11/2019

@ François et Fab,

Une petite remarque concernant la différence de taux entre le Rafale et le F35 ;
(F35 A: 50% et Rafale :56%) soit une différence de 6% en faveur du rafale. Or vu les différences technologiques entre les deux avions, ces chiffres en disent plus sur le Rafale que sur le F35 ! La différence entre un avion rustique aux technologies déjà éprouvées devrait avoir un bien meilleur taux (plus proche de celui du F18 SH : 63% et 76%) que son concurrent (F35) plus moderne et aux technologies encore capricieuses ! Pour moi, on doit tenir compte de tous les facteurs qualitatifs et ne pas s'arrêter à une simple comparaison basique sans évaluer ce qu'il y a derrière ! Le super Hornet qui a le meilleur taux confirme cette tendance vu qu'il est le plus rustique du lot !

Écrit par : robert | 03/11/2019

@ Robert:

Mon cher Robert....ENCORE une fois,pris en flag de,au mieux,manque de connaissances,au pire,de bashing contre le Rafale....

56% de disponibilité EN FRANCE,contre 90% EN OPEX!

Cela en dit beaucoup plus sur le rafale que vous ne le croyez (et d'autant plus sur le SH EN OPERATION) ...

les chiffres français sont largement expliqués lors des débats à l'assemblée par LE MANQUE DE MOYENS FINANCIERS DE L'AdA....
Donc,quand le fric manque,on remet à plus tard les réparations et commandes (de pièces) "lourdes" financièrement,quitte à "stocker" l'avion....

Si mon pays n'en avait QUE 36,de ces foutus Rafale,il est évident que son taux de disponibilité serait largement meilleur...

Et si vous pensiez REELEMENT que "plus c'est rustique,plus c'est disponible",que pensez vous des 45% de disponibilité des M2000-5 et Alphajet,des 19% (DIX NEUF POUR CENT!!!!!!! ) de nos C130H...qui sont des exemples d'aéronefs rustiques....
je n'ose même pas vous parler des voilures tournantes

Écrit par : grosminet | 03/11/2019

@Grosminet

Mon cher Grosminet, je ne fais que comparer les avions sur base des chiffres fournis par Fab.
Je prends acte de votre rectification.
Et donc, vu mon côté "égratignant" que vous conaissez déjà, je constate que vous abordez sans complaisance les problèmes de désargentement de la grande muette française. Ce qui est un secret de polichinel, tant les armées européennes sont mises au régime le plus strict.
Je ne vais pas refaire un post ancien que j'avais publié, mais les acquéreurs du Rafale devront bien se rendre compte qu'ils devront certainement mettre la main au portefeuille pour développer leur futur avion aux standards changeants de la guerre aérienne vu que le plus grand prestataire du rafale est l'état français...désargenté!!
Quand je pense au 1000 milliards de budget du F35, j'en viens à craindre non seulement pour l'avenir du Rafale mais de toute l'industrie aéronautique militaire Européenne! Et ce n'est pas un bashing facile mais une crainte bien réelle !

Écrit par : Robert | 04/11/2019

PERFIDE ALBION

Dans le contexte du Brexit actuel, force est de constater que l'Angleterre alias le Royaume unis joue un bien drôle de jeu en abandonnant ses partenaires traditionnels pour se jetter dans les bras du pays de Trump. Et quel symbole que d'équiper son tout nouveau porte avion avec des F35 ?? Certes l'EF n'a pas de capacités marines, mais quelle baffe dans la tronche de l'Europe.
Plus que jamais cette grande perfide porte bien son nom !

Écrit par : Robert | 04/11/2019

Dieu que ce débât sur la disponibilité manque de hauteur. On est toujours obligé de revenir sur les mêmes arguments.

Encore une fois concernant l'argent de l'armée de l'air, il ne faut pas tout confondre.
Les rafales Français sont prévus (et pas conçus) pour voler 250 heures / an. Quand ils atteignent ou dépasse ce potentiel La cellule est mise au repos forcé. C'est donc le cas de tous les rafales qui reviennent d'opérations. Même ceux de l'aéronaval. Évidemment ces rafales au repos sont comptés en indisponibles mais évidemment aussi qu'ils sont réactivable en quelques heures.

Incidemment une particularité du rafale est qu'une bonne partie de ses équipements sont plug and play. Donc par exemple le radar aesa d'un rafale mis en régénération sera démonté et utilisé sur une autre cellule. En clair tous les rafales en opération ont le top de l'équipement mais c'est de l'équipement tournant.

Dis autrement quand on sait ça, parler de la disponibilité des rafales sans faire le point sur la disponibilité de chaque équipement est une erreur de logique.

Afin de mettre définitivement les choses au point Dassault a inclu un contrat de PBL dans le contrat indien garantissant 75% de dispo. LM en est juste à proposer ça chez eux.

Écrit par : Herciv | 04/11/2019

@ Herciv,

Voici un article qui dit tout autre chose que ce que vous avancez! Il s'agit d'une reponse à une quyestion parlementaire.
De plus les couts d'entretient seraient aussi dispendieux que ceux du F35.... petit cachotier va ;-)

L’entretien des 147 Rafale en service dans l’armée de l’air (105) et la marine nationale (42) a couté 611,2 millions d’euros au total en 2018, selon les chiffres fournies par le ministère des armées, en réponse à une question du député (LR, Haute-Marne) François Cornut-Gentille. Soit un coût de 4,16 millions en moyenne par appareil.
Le taux de disponibilité dans l’armée de l’air a été de 53,7% soit en moyenne 56/57 appareils disponibles : et de 53,6% dans la marine - soit 22/23 appareils disponibles. Au total, le parc a donc été, toujours en moyenne, de 78/80 Rafale disponibles durant l’année.

Source: https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/l-entretien-chaque-rafale-coute-plus-4-millions-an-191625

Écrit par : Robert | 04/11/2019

@ Herciv,

Les chiffres de FAB sont donc bien exactes!!!!
Vous m'accusez épisodiquement de désinformation et de déformation dans mes posts, mais je vous prends la main dans le pot de confiture mon ami!
C'est vous qui biaisez le débat avec des informations fantaisistes!
ça m'étonnerait que l'on ne fournisse pas toutes les informations nécessaires dans le cadre d'une demande parlementaire!
Le nombre d'avions dispos et non dispos est clairement indiqué. Et pas un mot sur cette abracadabrantesque histoire de cellule mise en repos !
Je suis curieux de lire votre retour, monsieur le magicien des chiffres !

Écrit par : Robert | 04/11/2019

L’entretien des 147 Rafale en service dans l’armée de l’air (105) et la
marine nationale (42) a couté 611,2 millions d’euros au total en 2018, selon les chiffres fournies par le ministère des armées, en réponse à une question du député (LR, Haute-Marne) François Cornut-Gentille. Soit un coût de 4,16 millions en moyenne par appareil.

Le taux de disponibilité dans l’armée de l’air a été de 53,7% soit en moyenne 56/57 appareils disponibles : et de 53,6% dans la marine - soit 22/23 appareils disponibles. Au total, le parc a donc été, toujours en moyenne, de 78/80 Rafale disponibles durant l’année.

Source:

https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/l-entretien-chaque-rafale-coute-plus-4-millions-an-191625

Écrit par : robert | 04/11/2019

@FAB, Robert, Herciv: les chiffres concernant les taux de disponibilités pour 2019 sont : Le taux de disponibilité du Rafale dans l’armée de l’air est de 53,7% soit en moyenne 56/57 appareils disponibles : et de 53,6% dans la marine - soit 22/23 appareils disponibles. Sources Jean-Dominique Merchet.

En ce qui concerne le Super Hornet on obtient : 85 % de disponibilité. Sources US Navy.

Mais il faut également tenir compte du fait que les taux de disponibilité sont différent pour les aéronefs engagés en Opex. Le Rafale obtient un score de 90 à 93% et le Super Hornet également. Cette différence s'obtient par le fait qu'un effort et fait pour soutenir la logistique de maintenance en opération extérieur. Ce qui péjore sensiblement l'utilisation des Rafale dans l'Exagone par exemple.

Écrit par : Pk | 04/11/2019

@Robert : C'est assez simple. L'ADA a acheté ses avions pour une durée de vie en année. La durée de vie d'un avion se mesure en nombre de pressurisation/heures de vol. Si la cellule passe plus de temps que prévu par année de vol effectif, elle durera moins d'année. C'est une simple règle comptable qui permet de répartir l'usure des cellules sur toute la flotte et éviter de se retrouver un jour 100 avions à mettre à la poubelle et 100 autres jamais servis alors que son contrat opérationnel est de 200 avions.

Écrit par : v_atekor | 04/11/2019

Allez, je réessaye encore une fois. Peut-être que Pk n'a pas reçu mon post sur la réponse à une question parlementaire concernant le disponibilité du Rafale.

https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/l-entretien-chaque-rafale-coute-plus-4-millions-an-191625

Écrit par : Robert.mourreau@hotmail.com | 04/11/2019

J’ai du mal à comprendre votre histoire de rafale mis au repos après un temps de x opérationnels.
On espère les faire duré plus longtemps, mais les pièces que l’on prend sur un avion au repos pour les mettre sur un autre que l’on va mettre en fonction, au final il y a toujours une partie des avions non opérationnels, mais comment réactivé ces avions qui leur manque des pièces puisse qu’elles sont déjà utilisées sur un autre avion.
C’est le chat qui ce mort la queue, car si 50% des avions sont en sommeil et donc une partie des pièces sont utilisés pour ceux qui fonctionne.
Au final on ce retrouve avec un manque de pièces de 50%, car il est bien joli de dire qu’en quelques jours les avions en sommeil sont réactivé, mais comment cela est possible, car le fabricant de radars ou pour autre pièce ne va pas pouvoir en 2 jours sortir de son chapeau un radar donc la fabrication ne ce fait pas en un jour et reste après la validation du bon fonctionnement.
Suis désolé mais votre histoire de disponibilité n’est pas à prendre sur la totalité de la flotte mais sur le 50% encore en état de fonctionnement car les avions au repos sont plus que des avions démonté, tout juste bon des piques pièces.

Écrit par : Jean | 04/11/2019

@pk
merci pour vos chiffres que je ne conteste pas. Je dit simplement que dans le cas de l'ADLA il faut tenir compte des régénérations et je ne sait pas si cette pratique existe dans d'autres pays.

Écrit par : Herciv | 04/11/2019

Messieurs, c’est un dialogue de sourds!
Les uns parlent de taux de disponibilité constaté chez les clients (donc suivant leurs moyens financiers) et les autres du taux de disponibilité max intrinsèque d’un avion.
Comme ici le sujet est un appel d’offre, c’est bien donc le 2nd type de taux de disponibilité qui doit être regardé par le client (la Finlande)

Écrit par : James | 04/11/2019

@james
le problème c'est que toute ces notions sont par natures complexes. Déjà un chasseur n'est pas une simple machine monobloc mais plutôt un système embarquant des équipements plus ou moins interchangeables.
On devrait parler du temps moyens d'heures de vol avant défaut et pour la cellule uniquement. Je pense que là tout le monde pourrait comprendre.

Écrit par : Herciv | 05/11/2019

Avion rustique donc MCO moins cher?
On a tendance à le penser (voir plus haut) mais c’est sans tenir compte de l’automatisation des opérations sur certains avions et donc moins de main d’œuvre qui coûte en temps et en argent
Donc il faut regarder au cas par cas

Écrit par : James | 05/11/2019

Je vais me permettre de me relancer dans le débat tout en ayant un peu de retard...
Oui, il est absolument vrai que la disponibilité au sain des armées dépend beaucoup des moyens alloués aux forces aériennes.
Je constate que parmi les supporters du Rafale, on remarque volontiers le taux de disponibilité relativement bas de l'Eurofighter ou du F-35, mais quand il s'agit du Rafale, là la nuance devient importante à nouveau...
...
Alors pour les avions de 4e génération, il n'y a plus de nouvel appareil. Donc on peut partir du taux de dispo opérationnelle pour évaluer la qualité d'un appareil en termes de dispo.
Pour le F-35, c'est plus complexe. Le F-35 est un appareil en développement. Et l'une des grosses partie de ce projet à multiples partenaires, c'est le logiciel "ALIS" qui n'est pas au point qui pèjore une partie de la dispo. Une autre partie, c'est la qualité de certains des éléments produits. Et l'autre c'est la complexité de l'appareil qui complique fortement la maintenance, et la sensibilité de certains éléments comme le revêtement...
MAIS malgré cela, lorsque l'on regarde les déploiements, les chiffres sont très intéressants.
Le F-35 B déployé sur un porte-avion (Essex - Amphibious Assault Ship pour être précis) au Moyen Orient entre fin 2018 et début 2019 a eu un taux de disponibilité excellent !
Entre les missions sur l'Irak et la Syrie, 1200 heures de vol pour cette mission. Et 75 % de dispo.
...
Au final, ce qui est important pour prendre les décisions, c'est de connaître les besoins et capacités de son pays, et de définir des conditions.
Le F-35 par exemple n'est pas fait pour la Suisse à cause de la dépendance au niveau de la maintenance, les problèmes de codes sources et de transferts des données.
Le Gripen est idéal pour l'entretien par une armée de milice, car il est conçu pour ce rôle (même si là il est éliminé).
A priori, politiquement, le Rafale et l'Eurofighter offrent le même type de conditions et garanties. Au niveau du prix, c'est difficile de démêler le vrai du faux tant l'écart entre les chiffres est parfois gigantesque.
...
Je me demande si on aura les résultats des évaluations... La dernière fois c'était une fuite. Et cette fuite sans que les médias ne fassent l'effort de parler des méthodes d'évaluation n'ont pas réellement servi la Suisse.

Écrit par : Fab | 07/11/2019

@ FAB,

Acheter un avion c'est acheter une alliance, de la solidarité, de l'interactivité et de l'interopérabilité avec ses partenaires. C'est comme acheter un logiciel, vous êtes lié à la société qui en assure le développement.
La vraie bonne question est de savoir avec qui les suisses veulent travailler ? Les français de Dassault, les européens d'Airbus ou les américains ?
Ce paramètre est aussi important que les caractéristiques de l'avion lui même et des besoins spécifiques dont vous parlez! Que les suisses maitres de leur destin fassent leur choix en âme et conscience, point barre !
En espérant qu'on ne verra pas des mouvements de manipulation de masse lors de la clôture du contrat comme lors du choix de la Belgique. Une histoire de faux E-mails sortie d'on ne sait trop où a bien failli faire tomber le ministre. Puis ce fut une histoire de manipulation venue de l'armée. Sois disant que les anciens F16 pouvaient encore voler 8 ans mais qu'ils étaient quand même remplacés par des F35 suite à de la corruption.
Je crains que la suisse ne vive le même scénario!

Écrit par : Robert | 08/11/2019

@Robert: D'un côté comment pouvez-vous comparer la compétition belge, de celle en cours en Suisse ? (dès le départ, les avionneurs ont fait part de doutes en Belgique, ce qui n'est pas le cas en Suisse) Et de l'autre, comment pouvez-vous parler de même scénario "in fine"?

Écrit par : Marco | 08/11/2019

@Robert: Si il y une comparaison possible, elle existe entre la Finlande et la Suisse, soit les deux pays européens qui osent exécuter des essais dans le pays respectif. La Belgique, c'est autre chose, rien à voir. Comparez, mais comparez ce qui'l'est! Sinon votre intervention n'est d'aucun intérêts.

Écrit par : Eric | 08/11/2019

@Robert,
Oui mais non...
La Suisse n'est PAS dans une alliance, la Suisse n'a pas besoin d'un partenaire, n'a pas besoin d'alliance.
Votre commentaire est la vision très américaine de l'industrie de l'armement.
Sauf que les exportateurs européens ne sont pas dans la même stratégie.
...
La Suisse a besoin d'un avion de chasse, de pièces détachées, de l'armement, de simulateurs, de la formation INITIALE des pilotes, ingénieurs et mécano.
Par la suite, la Suisse peut travailler avec le constructeur dès que nécessaire. Cela ne signifie pas pour autant d'être partenaire avec le pays producteur.
...
Je pense en lisant vos commentaires que vous êtes Français, car vous ne semblez pas comprendre la différence entre un pays aligné et un pays non aligné. Vous ne semblez pas comprendre non plus le principe d'une indépendance et neutralité totale.
Pour la Suisse, quelque soit le PAYS producteur, cela ne changera rien !
Elle a besoin de matériel au standard OTAN pour l'interopérabilité. Pour le reste, que ce soit la France, l'Allemagne ou les USA, on s'en fout royalement.
On ne cherche pas à amadouer qui que ce soit.
...
Maintenant, si vous pouvez m'expliquer de manière moins théorique ce que vous entendez par le choix d'un partenaire... Partenaire à quel niveau?
...
Vous comparez l'achat belge à l'achat suisse. La Belgique est dans l'OTAN d'une part. Elle ne respecte pas les 2% du PIB, donc la pression américaine pousse vers le F-35. ET la Belgique intervient à l'étranger, où la capacité furtive a le plus d'intérêt.
La Suisse ne compte sur personne pour défendre le pays. Donc de fait, elle cherche ce qui permettra à sa défense de rester forte !

Écrit par : Fab | 09/11/2019

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.