30/10/2019

Nouvelle commande de F-35 !

F-35 Larry Grace Small.jpg

Le ministère de la Défense a finalisé un accord d'achat portant 478 avions F-35 « Lightning II » supplémentaires, pour un montant total de 34 milliards de dollars, ont annoncé des responsables.

Ellen M. Lord, sous-secrétaire à la Défense pour les acquisitions et le maintien en puissance, a annoncé l'accord conclu hier entre le DOD et le constructeur aéronautique Lockheed-Martin lors d'un briefing aujourd'hui au Pentagone.

Les F-35 constitueront l’épine dorsale de l’inventaire de cinquième génération des États-Unis et des pays alliés dans un avenir proche, a-t-elle déclaré.

Selon Lord, l’accord concernant le lot 12 comprend 149 appareils, le lot 13 comprend 160 appareils et le lot 14, 169 appareils.

Le lieutenant-général de l'armée de l'air, Eric T. Fick, responsable du programme F-35, a déclaré que ces lots comprennent 351 des avions F-35A, qui sont le modèle standard utilisé par l'armée de l'air. Il existe également 86 appareils du F-35B, qui est le modèle à décollage vertical utilisé par le Corps des Marines, et 41 des appareils du F-35C, destinés à des opérations avec des transporteurs.

Ces avions ne sont pas tous destinés aux États-Unis. Certains de ces avions sont destinés à des pays partenaires, ainsi qu'à des pays qui ont acheté via des ventes militaires étrangères.

Lord a déclaré que l'acquisition et le maintien en puissance, ainsi que le bureau du programme commun du F-35, étaient axés sur la réduction des coûts de l'aéronef, l'amélioration de la qualité et la livraison à temps.

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Un F-35A à 80 millions de dollars : 

Selon les estimations de Lockheed-Martin, l’objectif de coût par avion de type F-35A devrait atteindre un prix de 80 millions de dollars avec le lot 13.  Il devrait également y avoir une réduction de coût unitaire pour chaque variante de l'aéronef d'environ 12,7% en moyenne lorsque l'on comparait les achats du lot 14 aux achats du lot 11.

Pour autant, si le coût unitaire diminue, l’approvisionnement en pièces détachées n’est pas réglé. En effet, l’augmentation du taux de production s’avère difficile pour la chaîne d'approvisionnement pour l’instant. Une amélioration pourra cependant être envisagée et permettre aux fabricants une livraison plus rapide des pièces sur la chaîne de production, des pièces de rechange et des pièces de rechange sur le terrain.

Des problèmes qui persistent :

Au-delà de ces bonnes nouvelles, de nombreux problèmes subsistent encore sur le F-35 :

Par exemple, la durée de vie des variantes de F-35B adoptées par le Corps de la marine "pourrait n’être que de 2’100 heures de vol au lieu des 8’000 heures prévues.

Les mesures de fiabilité provisoires et de maintenance sur le terrain permettant d'atteindre l'objectif prévu de 80% de capacité opérationnelles ne sont pas atteintes, ce qui signifie moins d'avions disponibles pour l'entraînement et donc diminue l'amélioration de la préparation des pilotes.

Les tests de cybersécurité ont montré que plusieurs vulnérabilités révélées au cours des années précédentes "n'ont toujours pas été corrigées", une tendance alarmante à l'ère des cyberattaques.

Les tests sur les systèmes d'armes de l’US Air Force utilisés dans les attaques air-sol indiquent une précision "inacceptable".

Le coût à l'heure de vol reste 40% plus élévé que les autre appareils en service au sein de l'USAF et l'US Navy

Notes : À l'heure actuelle, quelque 440 avions F-35 ont été livrés à des organisations militaires dans le monde entier, notamment aux États-Unis, en Norvège, en Israël, en Italie, au Royaume-Uni, en Australie, en Corée et au Japon. Le programme F-35 va coûter le plus de 1’500 milliards de dollars sur 55 ans, bien que le coût de chaque avion de type F-35 semble atteindre les 80 millions de dollars d’ici 2020.

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Photos : 1 F-35A@ Larry Grace 2 F-35B @ USMC

 

Commentaires

En regardant le F35, je me dis qu'il y a quelque chose qui ne tient pas concernant les mauvaises performances de cet avion. On a l'impression que tout est bâclé et mal calibré dans ce projet. Je me suis donc posé une question concernant la fameuse liaison directe de l'avion en vol avec les odinateurs de LM. Et je me demandais : et si le logiciel de furtivité n'était pas chargé physyquement sur l'avion mais passait en temps réel par cette liaison ? Afin tout simplement de ne pas être saisissable par l'ennemi en cas de perte de l'appareil ? Ce système pourrait aussi permettre un paramétrage client de l'avion livrable avant chaque mission. Hum, je sais ce que vous allez me dire, je ne devrais pas me resservir un deuxième verre, mais c'est quand même pas idiot après tout !

Écrit par : Robert | 30/10/2019

@Robert, c'est un peu plus compliqué que ça

Écrit par : Marco | 31/10/2019

@Robert
Il faut que vous distinguiez les solutions passives de traitement de la furtivité basée uniquement sur un traitement de l'architecture et du revètement des avions, très largement majoritaires sur les avions actuelles (F-22, F-35, B2, Su-57?, J-20 ?) des solutions actives qui effectivement sont des solutions mettant en oeuvre une partie logiciel et une partie matériel sous la forme d'émetteurs réparties judicieusement sur l'avion
Concernant la partie logiciel. Les mise à jour à chaque vol, voir en cours de vol sont de toute façon inhérente à ce type de solution.

Écrit par : herciv | 31/10/2019

Si le programe doit coûter 1500 milliards et que l'appareil coûte 80 mois, ils devront en vendre donc 1500/0.08 c est à dire 18750 unités.
pas mal

Écrit par : Olivier | 31/10/2019

Olivier

"Si le programe doit coûter 1500 milliards et que l'appareil coûte 80 mois, ils devront en vendre donc 1500/0.08 c est à dire 18750 unités.
pas mal"

18750 unités => le F35 va donc etre vendu sur d'autres planetes !!

sinon la cible est plus de l'ordre de 3000 avions (meme si 2000 MAX risque d'etre plus realiste)

apres c'est 1500 milliards ... pour 55 ans de service (achat initiale + maintenance durant 55 ans)

Écrit par : Laurent10 | 31/10/2019

@Laurent10
reste à valider la date d'entrée en service.

Écrit par : Herciv | 01/11/2019

@ Herciv,
Merci pour votre précision. Oui, je parlais bien de la partie active. Je pense que cet avion doit aller très loin dans ce domaine. Par exemple on pourrait croire que le logiciel de furtivité soit adapté en temps réel en fonction des menaces détectées par tous les autres systèmes amis dans la région de conflit, comme des batteries de missiles particulières, de type d'avions specifiques, du type de radar en présence etc...Tous les systèmes de détections amis sont dont mutualisés avec l'avion,(autres avions amis, AWACS,satellites, etc..)
Et en cas de perte de l'avion, les chinois et les russes n'auront rien a copier à part la partie passive pas très exploitable sans la partie logicielle à laquelle ils n'auront pas accès. Vu les cas de retro-ingégneurie sur les théâtres de guerre, je crois que cette hypothèse tient la route, même si ça parait de la science fiction.

Écrit par : Robert.mourreau | 01/11/2019

en 2021

le prix d'un F 35 sera au dessous de 80 millions dollars

il sera moins cher que le rafale ou peut être le gripen

ça vaut le coup pour que la suisse réfléchit à 2 fois avant de choisir en tre le f 35 et les autres rafale hornet etc ...

la suisse peut avoir un avion furtif f 35 au même niveau de les pays de l'otan avec un prix tres attractif et les techno furtifs brouillage electronique...


même la turquie a abandonne l'idee d'acheter les avions su 35 russe pour revenir vers des negociations avec les ricains pour recuperer les f35

Messieurs, ça vaut le coup le f 35 pour la suisse ?

Écrit par : francois | 01/11/2019

@François: : le F-35 reste au prix que l'Advanced Hornet, de plus vous devez prendre en compte le prix à l'heure de vol de qui est 40% plus cher que les concurrents. Vous semblez négliger les nombreux problèmes encore actifs du F-35. Pour la Suisse, il faut les codes sources, impossible à obtenir de la part de LM, de plus la Suisse est très attentive en ce qui concerne l'intégrité des données, hors le F-35 transmet vos données à LM et à l'US Air Force tel un espion. Pour toutes ces raisons le F-35 ne serait jamais choisi par la Suisse.

Écrit par : Marco | 01/11/2019

@françois

"le prix d'un F 35 sera au dessous de 80 millions dollars

il sera moins cher que le rafale ou peut être le gripen"

le prix d'achat du F35 doit etre considéré comme un prix d'appel, le vrai prix du F35 est celui de son achat + COUT D'EXPLOITATION

hors dans l'article ci dessus
"Le coût à l'heure de vol reste 40% plus élévé que les autre appareils en service au sein de l'USAF et l'US Navy"

PS: 1500 milliards pour 55 ans de service sur une base de 3000 avions (cible theorique) ça donne 500 millions par avions

Écrit par : Laurent10 | 01/11/2019

@ François,

Certes le F35 est le plus cher à l'exploration mais le prix va baisser avec le nombre d'avions vendus qui ne cesse de grimper.
Et puis même si il retste un peux plus cher à l'exploitation, cet avion fournit des prestations d'un autre niveau que les Rafales, Hornet, Grippen et Eurofighters. Rt puis, comme vous dites le standart OTAN ce n'est pas rien, comparé auw autres projets qui sont encore que virtuels.

Écrit par : Robert | 01/11/2019

Un autre problème potentiel du F-35 (et du Gripen mais bon cela ne concerne plus la Suisse) est qu'il est monomoteur.
ça peut paraître anodin, mais en presque 25 ans d'exploitation des FA-18, aucun appareil n'a été perdu suite à des problèmes moteurs (les 4 FA-18 perdus l'ont été pour d'autres raisons). Et le nombre de F-5 perdus pour cette raison doit être très faible (ces 30 dernières années, je ne crois pas qu'un F-5 ait été perdu en raisons de problèmes moteurs qui ont empêché l'appareil de regagner la base).
Si on regarde les Mirage 2000 de l'armée française, par exemple, même s'ils sont plus nombreux, il en a un certain nombre (entre 5 et 10 je dirai, voir un peu plus) qui ont été perdus suite à des problèmes moteurs (généralement lié à l'ingestion de volatiles). La situation la plus critique étant généralement juste après le décollage...

Hors si on regarde les bases aériennes suisses:
Au sud-ouest de la piste de la BA d'Emmen il y a la ville d'Emmen (au nord-est il y a un "hameau": Waldibrücke)
A l'est de la piste de la BA de Sion (qui sert toujours comme base de dégagement), il y a la ville de Sion. A l'ouest directement dans l'axe il y a des champs, mais un peu au nord il y a Conthey, Ardon, etc.
A l'est et à l'ouest de la piste de la BA de Meiringen, il y a des villages à 2-3 km situés dans l'axe de la piste, mais sinon c'est relativement dégagé.
A Payerne l'espace de chaque coté de la piste est relativement dégagé.

De plus, la majorité des espaces aériens militaires d'entrainement se trouvent au dessus des Alpes. Ce qui fait que même en cas de panne à relativement haute altitude, avec les montagnes, il n'est pas dit que l'appareil arrive à planer jusqu'à la base la plus proche. Si tenté que, vu l'urbanisation du pays, un tel scénario soit envisageable sans faire prendre trop de risques à la population.

Bref, non seulement c'est plus risqué, mais en plus, au niveau finance, cela veut dire qu'il faudra probablement prévoir des appareils de réserve supplémentaires, pour compenser les pertes éventuelles liées à ce problème...

Écrit par : chris2002 | 02/11/2019

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