05/08/2019

Le Sukhoi Su-25 « Grach » a encore un grand avenir !

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L’avion d’attaque au sol Sukhoi Su-25 « Grach » (Frogfoot pour l'Otan) a encore une longue vie devant lui. La Force aérienne russe s’emploie à la réparation et la modernisation de l’avion à grande échelle. Les opérations de modernisation effectuées par UAC permettent de prolonger la durée de vie et nouvelles capacités de combat sont intégrées à l’avion.

Rappel :

Le premier prototype du SU-25SM, le T8SM-1, fut présenté au salon MAKS-2001 de Joukovski en août 2001. Un second SU-25 modernisé, le T8SM-2, fit sa première sortie le 5 janvier 2002. Il fut suivi par des autres appareils, les T8SM-3 et T8SM-4. Les essais d'acceptation débutèrent en décembre 2002 et s'achevèrent avec succès à la fin de l'année 2006. Ils démontrèrent que la précision de largage du Su-25SM avait doublé par rapport à celle du SU-25 d’origine.

Le 28 décembre 2006, les 6 premiers SU-25SM de série  furent présentés aux autorités à Koubinka. Le programme de conversion des SU-25 prévoyait  à l’époque de porter environ 40% de la flotte aux standards du SU-25SM, soit une centaine d'appareils.

La flotte d’avions d’attaque au sol russe Sukhoi Su-25 est en court de modernisation avec le nouveau standard « SM3 ». Mais une nouvelle amélioration devrait être ajoutée prochainement. En effet, selon le porte-parole de l’avionneur, il est prévu d’ajouter au Su-25SM3 un système de ciblage utilisant l'intelligence artificielle (IA).

Le système permettra aux pilotes de sélectionner une cible, puis de laisser un moteur d’intelligence artificielle poursuivre l’attaque.  Cette nouvelle option fait partie d’une mise à niveau de l’avion complémentaire de l’avion. Le système sera capable de suivre des cibles, de les engager et même de définir la trajectoire de vol optimale pour l'engagement. Cela fonctionnera également avec des systèmes externes.

Au total, ce sont 199 exemples appareils qui sont concernés par cette mise à niveau additionnelle. Les travaux devraient être terminés avant le 10 novembre 2021.

Un avion indispensable : 

La Russie ne peut pas se passer d'une machine comme le Su-25, En effet, l’avion d’attaque permet  avec succès et avec des coûts financiers minimes de mener des opérations de combat dans des conflits locaux tels que l’opération syrienne. Dans le même temps, le Su-25 est pertinent dans le cas d’une guerre hypothétique avec un adversaire de haute technologie. L’avion est capable d’affronter de petites cibles sur la ligne de front tout comme des cibles en dures. Il faut dire qu’actuellement, le Su-25 n’a pas de substitut en Russie, en tant qu’avion d’attaque et bombardier de première ligne. Avec la modernisation actuellement en cours, le Su-25 va pouvoir élargir sa gamme d’armement pour répondre à l’évolution du combat. Avec les nouvelles options de chargement en cours de développement et l’augmentation de la capacité d’emport, le Su-25 devrait continuer à élargir la gamme de cibles potentielles.

Le Sukhoi Su-25SM3 : 

La version Su-25SM3 a été développée à la suite des résultats des tests en vol effectués en 2013 et 2014. La version Su-25SM3 diffère considérablement, même des avions de combat Su-25SM mis à niveau, en termes de suite d'armes et d'avionique.

La mise à niveau par la Russie de la version Su-25 à la version SM3 peut prolonger la durée de vie opérationnelle de l'avion pour au moins dix ans.

Le Su-25SM3 modernisé incorpore une multitude de systèmes de capteurs et de systèmes défensifs La suite avionique de défense « Vitebsk », développée par le Samara Research Institute, est au cœur du programme de modernisation.

Le Su-25SM3 dispose d’un cockpit doté d’écrans EFIS, un système de navigation par satellite Glonass (équivalent russe du GPS). Le système de ciblage permet l’utilisation d’armes guidées avec précision. L'appareil peut utiliser entre autres des missiles KH-29L et KH-29ML à guidage laser ainsi que des bombes KAB-500KR.

Selon le rapport du ministère russe de la Défense, le Su-25SM3 est capable d’atteindre des cibles au sol mobiles et stationnaires de petites tailles sans visibilité visuelle de jour comme de nuit. L'avion est équipé du système de navigation par satellite GLONASS, qui permet de programmer le point final sur la carte avec une précision de dix mètres", indique le rapport. Le même système permet aux pilotes d'opérer indépendamment des services d'assistance au sol.

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Photos: Su-25SM3 @ UAC

 

Commentaires

"La Russie ne peut pas se passer d'une machine comme le Su-25" c est amusant mais on peut faire le meme constat avec le A-10 de l Us air Force

https://www.defensenews.com/air/2018/01/25/air-force-to-order-more-a-10-wings-in-fy19-budget-request/

Écrit par : abdel | 05/08/2019

le SU-25 n'est pas seul pour les missions d'attaque et de bombardement , il y a aussi les SU-34 et 30 qui lui sont largement superieurs

Écrit par : Santu Castigu | 06/08/2019

@santu casting: on parle ici d’appuis au sol rapproché dans ce cas il est le seul.

Écrit par : Marco | 06/08/2019

Et un SU-34 qui largue ses bombes a 200m du sol comme en Syrie c'est quoi de la reco ?

Écrit par : Santu Castigu | 06/08/2019

Pour rappel, le Su-25 est une copie du Northrop YA-9, l'avion concurrent de l'A-10 qui perda la compétition A-X. Il a beaucoup servi en Afghanistan durant l'invasion soviétique

Est-ce qu'il est encore produit en Géorgie ou la production a été relocalisée en Russie?

Écrit par : Noth | 06/08/2019

@Santu Castigu : Me semble pas que les Su-34 volaient aussi bas ! Et de l’autre lorsque ceux-ci étaient engagés, c’étaient pour du bombardement de masse sur l’ennemi et à bonne distance des troupes amies. Ici on parle d’appuis rapproché, soit des opérations de air-sol à proximité immédiate des toupes amies. Soit pour les dégager d’une situation ou pour ouvrir la voie face à des blindés, artillerie et unités embusquées.

Écrit par : Marco | 06/08/2019

@Marco: en soit, il n'y a pas besoin forcément besoin d'un appareil spécialisé pour ce genre de missions (la France le fait par exemple avec des Mirage 2000C/D (l'absence de canon sur le D posant problème à ce niveau) ou des Rafale), simplement:

1)engager un Su-34 de 45 tonnes ça coûte bien plus cher qu'un Su-25 de 20 tonnes sans que cela n'apporte forcément une plus-value opérationnelle (hormis si la supériorité aérienne n'est pas acquise là il vaut mieux engager des Flanker/Fullback que des Frogfoot).
2) dans des zones très défendues avec beaucoup de défense sol-air courte distance, un Su-25 pourra probablement mieux encaisser les coups qu'un Su-34 qui n'a probablement pas autant de blindage (même si le cockpit du Su-34 est blindé)
3) un Su-25 doit probablement pouvoir engager des cibles à plus faible vitesse, ce qui facilite probablement un peu la tâche.

Après, n'oublions pas que le Su-34 (et les Su-27, 30, 35, les Mig-29, etc.), comme le Su-25, a un canon de 30 mm utilisant les mêmes munitions (même si celui du Su-25 est meilleur que celui monté sur les autres appareils et a un peu plus de munitions). Et que les Su-30/34 peuvent emporter des pods lance-roquettes de différents types. Bref, en appui rapproché ils ont de quoi assurer pas mal de missions eux aussi...

Écrit par : chris2002 | 07/08/2019

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