27/05/2019

Airbus présente le H160M « Guépard » !

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Airbus Helicopters a présenté en grande première aujourd’hui la maquette de l'hélicoptère français H160M, baptisée  « Guépard ». Son lancement en développement a été porté à 2021, ce qui permettra de suivre les livraisons de production avec deux ans d’avance sur le premier calendrier.

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Le H160M « Guépard » sera la version militaire du H160 civil. Le « Guépard » est un hélicoptère léger mixte, Hélicoptère Interarmées Léger (HIL). Les premières livraisons des 169 hélicoptères « Guépard » 15 de plus que prévu dans la précédente Loi de Programation Militaire ( LPM )pourront se faire dès 2026 au lieu de 2028. Le programme HIL vise à équiper les trois services d’un modèle unique d’hélicoptère léger pour remplacer les cinq actuellement en service, le plus ancien depuis les années 70, soit : la Gazelle de l’Armée de terre, l’Alouette III et le Dauphin ainsi que le  « Panther » de la marine et les « Fennec » de l’armée de l’air.Hélicoptère modulaire par sa conception, le H160 permettra dans sa version militaire de couvrir avec une plateforme unique des missions allant de l’infiltration de commandos à la lutte antinavire, en passant par l’interception aérienne, et l’appui-feu, afin de répondre aux besoins de l’armée de Terre, de la Marine nationale et de l’armée de l’Air dans le cadre du programme HIL.

Adossé à une plateforme qui sera mise en service dès l’an prochain, le programme HIL bénéficiera de nombreux avantages inhérents au H160 civil, notamment en matière de soutien avec une maintenance simplifiée et des coûts d’opération optimisés par rapport à la précédente génération d’hélicoptères de cette catégorie.

Le H160 : 

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Le H160 est un hélicoptères bimoteurs de moyen-tonnage, capables d’effectuer les missions les plus variées, du transport de passagers aux évacuations sanitaires, en passant par la desserte des plate-formes pétrolières. Un segment de marché qui représente plus de 30 % des ventes d’hélicoptères civils. Le H160 est un condensé de technologies, avec notamment le nouveau moteur Arrano de Turbomeca qui offre un gain de consommation de carburant de 10% à 15% comparé aux hélicoptères actuels.  Le H160 dispose d’un fuselage 100% composite plus léger. Les ingénieurs d’Airbus ont opté pour un rotor de queue décentré et un stabilisateur biplan. 

Avec 68 brevets, le H160 intègre les dernières innovations technologiques d'Airbus Helicopters visant à offrir aux passagers un confort supérieur grâce aux lames Blue Edge réductrices de bruit et à une superbe visibilité extérieure pour les passagers et les pilotes, sans oublier les fonctionnalités de sécurité supplémentaires qu'offre Helionix protection de l'enveloppe et réduction de la charge de travail du pilote. Le nouveau modèle industriel d'Airbus Helicopters, basé sur la spécialisation du site et un processus d'assemblage de composants prêt à l'emploi, qui réduit le temps de mise sur le marché du H160 à 24 semaines, offrant ainsi plus de flexibilité aux clients. Cela permettra aux clients de confirmer leur configuration de mission à un stade ultérieur en fonction des besoins du marché.

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Photos : 1 & 3 H160M « Guépard »2 H160 civil @ Airbus Helicopters

Commentaires

A l'origine le HIL devait également remplacer les Puma de l'armée de l'air et de l'armée de terre. Mais cette option a été abandonnée récemment. Le spectre des modèles à remplacer, des "petites" Gazelle aux "gros" Puma était trop large.

Écrit par : François | 28/05/2019

La marine va enfin pouvoir mettre ses dernières Alouettes à leur vrai place : dans un musé !
Parce qu'utiliser des machines de cet âge (donc avec le niveau d'usure qu'on imagine et la fiabilité qui en découle) comme "Pedro" ça me fait doucement rigoler !

Écrit par : Ysgawin | 28/05/2019

En soit, dans les Alouette III encore en service, il ne doit plus y avoir grand chose d'origine, la plupart des pièces ayant du être remplacées depuis longtemps.
De plus, les Alouette III sont des machines encore majoritairement mécaniques, avec relativement peu d'électronique à bord.
Du coup, l'entretien, s'il requiert plus de temps et de main d'oeuvre que des machines plus récentes (ne serait-ce parce que les pas de visite sont plus rapprochés), est aussi d'une certaine manière plus facile, dans le sens où quand ça marche pas, c'est relativement aisé de savoir ce qui ne marche pas, ce qui n'est pas toujours le cas avec l'électronique, qui pour les mécanos au contact des machines, peut être une série de "boites noires" dont ils ne connaissent pas le fonctionnement interne exact, juste la fonction "globale" du composant...

Écrit par : chris2002 | 28/05/2019

Le H160 n'est pas un hélicoptère francais mais européen, il est construit par Airbus

Écrit par : Albert66 | 28/05/2019

Albert66 : Oui Airbus est un consortium européen. Dans le cadre du H160M « Gépard », soit la version militaire, celle-ci a été développée sur le site de français de Marignane (ainsi que la version civile) et spécifiquement sur un cahier des charges français, destiné pour l’instant aux trois armes de la France.

Écrit par : Pk | 28/05/2019

J'étais juste à côté cet après-midi.

Écrit par : herciv | 28/05/2019

A lire ces commentaires, il est évident que l'organisation d'Airbus commence (sûrement) à poser problèmes.

Certes, au départ Airbus était un entreprise européenne, avec une forte connotation française, mais avec le temps elle s'est germanisée.
Pendant près d'une décennie tout (ou presque) l'organigramme était constitué de personnalités germaniques.
Sans les scandales, cela aurait continué.

Très vite un front "européen" (surtout anti-français) s'est constitué et ainsi est apparu "Airbus-DS" avec le fameux Eurofighter, concurrent direct du Rafale.

Au niveau civil, même tendance, alors que des installations existaient à Toulouse et à Modane, Airbus à refait ces mêmes installations en Allemagne, et en Espagne, voire en Angleterre...
Ainsi nous avons assisté à la montée en puissance germanique, qui a réussi a imposer, les A-318 et A-380 avec le succès que l'on connaît...

Airbus Hélicoptères a suivi la même voie, sans rentrer dans tous les détails, le fonctionnement actuel est tout, sauf satisfaisant, chaque pays ou presque développe pour son propre compte. Nous en avons ici l'exemple avec le H160.
Au passage notons que les 32% que possède Léonardo dans le NH90 est loin d'être un avantage...

Au niveau des satellites même combat, Airbus, n'a de cesse de rivaliser en premier contre TAS, au lieu de se concentrer sur leurs véritables concurrents, américains, Russes, Indiens, chinois...

Ariane: même pataquès, alors que les moteurs (Ariane 2, 3, 4) étaient essentiellement Franco-Italien, il a vite fallu s'adapter et mettre l'Allemagne dans le circuit, pour qu'elle puisse (presque) en prendre le leadership avec Ariane 6.

Gare au SCAF, Airbus germanique n'aura de cesse que SI IL EN GARDE le COMMANDEMENT, sinon ce projet capotera!

Je m'arrête la pour aujourd'hui, car sur Airbus on pourrait écrire un livre

Écrit par : forêt10 | 29/05/2019

Tout à fait d'accord avec forêt10.
J'ajoute qu'Ariane 6 est le pendant spatial de l'A380.
La gouvernance archaïque d'un consortium monté comme une usine à gaz conduit à une aberration économique.

Écrit par : Gian | 02/06/2019

D'accord à 100% avec forêt10. C'est vrai que l'on pourrait écrire un livre sur Airbus mais pour accompagner sa lecture il serait plus prudent de se munir de mouchoirs. Pour résumer, dès que dans une entreprise quelle qu'elle soit vous faites équipe avec les allemands ces derniers n'ont qu'un but , c'est prendre le contrôle de la dite entreprise et pas à 51% mais en totalité. Quand la France sera disloquée, Airbus continuera de vivre en RFA et sera moribond chez nous.

Écrit par : jcm611 | 27/06/2019

@jcm611
« Airbus continuera de vivre en RFA »
Jolie provocation !

Écrit par : Gian | 28/06/2019

@ Gian

Ce n'est pas une provocation, juste une prédiction comme dirait Mme Irma. Rappelez vous le fameux plan Power mis en œuvre par un français qui ira par la suite chez PSA. Ce plan dans lequel des usines du groupe ont été vendues en Europe et surtout en France. Avec pour obligation de ne pas mentionner dans leur nouvelle appellation le nom Airbus. Chose que les allemands se sont empressé de passer outre. Ne parlons pas de leur chantage pour la création de l'A350, en échange de leur accord ils ont obtenu la fabrication de la lignée A320 et variantes sur leur sol. Ainsi de suite...

Écrit par : jcm611 | 06/07/2019

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