23/05/2019

Inde, tir d’un BrahMos de guerre depuis un Su-30 !

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L’Indian Air Force (IAF) a tiré avec succès le missile BrahMos version aérienne depuis un avion de combat Su-30 MKI. Le lancement à partir de l'avion s'est fait en douceur et le missile a suivi la trajectoire souhaitée avant de toucher directement la cible au sol. Contrairement au tir de 2017, le missile était cette fois doté de sa pleine capacité de guidage pour atteindre sa cible avec précision.  

L'intégration de l'arme dans l'aéronef a été un processus très complexe impliquant des modifications mécaniques, électriques et logicielles de l'aéronef. L’IAF est impliquée dans l’activité depuis sa création. Le développement du logiciel de l'avion a été entrepris par les ingénieurs de l'IAF tandis que HAL apportait des modifications mécaniques et électriques à l'avion.

Les efforts dévoués et synergiques de l’IAF, du DRDO, du BAPL et du HAL ont prouvé la capacité du pays à entreprendre de telles intégrations particulièrement complexes.

Le missile BrahMos offre à l’armée de l’air indienne la capacité désirée d’attaquer à partir de vastes champs de bataille éloignés sur toute cible en mer ou sur terre avec une précision extrême jour et nuit et par tous les temps.

La capacité du missile, associée aux performances exceptionnelles de l'avion Su-30MKI, confère à l'IAF la portée stratégique redoutable pour la région.


Le BrahMos : 

Le BrahMos est un missile de croisière supersonique pouvant être lancé à partir d'un sous-marin, d'un bâtiment de surface, d'un avion ou d'une station terrestre. Développé conjointement par l'Inde et la Russie. Les deux pays ont créé à cette fin une société commune, BrahMos Aerospace Private Limited.

Utilisé par l'armée indienne depuis 2005, le « BrahMos » est un missile supersonique à propergol solide pesant 2,55 tonnes. Le missile vol à des vitesses comprises entre Mach 2,5 et 2,8. Sa version originale est longue de 8,3 mètres pour 0,67 m de diamètre. Doté d'une ogive de 200 à 300 kg, le BrahMos est capable de neutraliser les cibles à une distance de 290 km avec une charge anti-blindage ou nucléaire. BrahMos est un acronyme composé des premières syllabes du fleuve indien Brahmapoutre et de la rivière russe Moskova.

Le Sukhoi Su-30MKI :

Le Sukhoi Su-30MKI ou « Super 30» bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, d’un radar AESA de type Phazotron Zhuk-MA plus puissant, capable d’engager plus de quatre cibles simultanément et ceci également vers l’arrière. L’avion dispose d’une certaine capacité en matière de furtivité et ceci grâce à une diminution de la signature radar. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles indien BrahMos et du KH-59M Ovod-M. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn Corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2’000 heures en lieu et place des 1’000 actuels. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre extrême.

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Photos :Tir d’un BraMos depuis un Su-30MKI de l’IAF @ IAF

 

EBACE, Pilatus cartonne avec le PC-24 !

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Je vous l’annonçais en ouverture du salon EBACE qui se tient à Genève cette semaine, l’avionneur suisse Pilatus cartonne à nouveau avec son jet PC-24. Les ventes étaient bloquées jusqu’ici, afin de permettre la mise en place de la chaine de fabrication du premier jet d’affaire suisse et de pouvoir livrer les premiers appareils. Pour Pilatus, la tenue du salon EBACE coïncidait avec la réouverture du carnet de commande. On savait que la demande serait forte, mais visiblement, celle-ci dépasse les attentes, une nouvelles fois.  Lors de l’édition du salon EBACE de 2014, l’avionneur avait enregistré un total de 84 commandes pour son PC-24 en quelques jours. Ce chiffre représentait les deux premières années de production.

Déjà 40 commandes :

Un jour après la réouverture du carnet de commandes de Pilatus pour une nouvelle tranche de 80 avions à réaction PC-24, le fabricant en avait déjà vendu 40. "Nous avons déjà vendu la moitié des 80", a déclaré Oscar Schwenk, président de Pilatus. Afin de continuer à produire dans de bonne condition, l’avionneur  avait annoncé lundi qu'il acceptait le nombre limité de nouvelles commandes.

Augmentation de la production :

Avec une production de 40 PC-24 prévus cette année, la production passerait à 50 l'année prochaine et pourrait encore augmenter par la suite. Mais pour Pilatus, la production maximale de son site de Stans est de  60 avions maximum par an pour le PC-24. Il faut pourtant souligner que la demande dépasse déjà la capacité de production. Chez Pilatus, on envisage par exemple de préparer une deuxième installation de production à l’avenir.

Le Pilatus PC-24 :

Capable d’utiliser des pistes très courtes et peu aménagées, le PC-24 est le premier jet d’affaires du monde à pouvoir bénéficier d’une porte cargo standard. Le jet dispose également d’une cabine très spacieuse dont l’intérieur peut être adapté aux exigences personnelles du client. Tout ce qui en fait un « hyper polyvalent Jet », un avion qui est conçu pour une grande variété de missions en ligne avec les besoins individuels. Le cockpit est construit autour d’une suite avionique développée sur un concept de Pilatus baptisé « Advanced Cockpit Environnement » (ACE), avec quatre écrans de 12 pouces et un système de vision synthétique. Le PC-24 dispose d’une certification Single Pilot (un seul pilote) IFR (vol aux instruments).

Le jet offre un rayon d’action de 3’610 km avec quatre passagers (3’300 avec six passagers) et une vitesse de croisière maximale de 787 km/h. Il peut emporter jusqu'à 10 passagers en cabine pressurisée.

Son généreux compartiment bagages accessible en fond de cabine est desservi par une véritable porte cargo, située entre les ailes et le moteur, à l'instar de son petit frère à hélice, le PC-12NG. Le PC 24 peut donc, lui aussi, proposer une palette d'aménagements très diversifiée. Il est alimenté par deux réacteurs Williams FJ-44-4A montés à l'arrière du fuselage.

Avec une distance de décollage de 820m et une distance d'atterrissage de 770 m, le PC-24 est destiné à être utilisé également sur des pistes non revêtues (neige, herbe, sable).

L'appareil a également la possibilité d'atteindre rapidement un niveau de vol élevé (45 000 pieds), comme de nombreux jets d'affaire, pour échapper à l'intensité du trafic sur les principales routes aériennes et garantir ainsi, une meilleure souplesse d'utilisation dans les régions au ciel encombré.

 

Photos : PC-24 @ Pilatus

14:23 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : ebace, pilatus, nbaa, jet d'affaires, bizjet |  Facebook | |