08/04/2019

Air2030, début des essais en vol en Suisse !

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Lors d’une conférence de presse à Berne, les spécialistes du DDPS ont communiqué le déroulement des essais en vol et au sol pour un nouvel avion de combat. La conférence de presse marque le coup d’envoi des essais, qui commencent cette semaine à Payerne. Les essais des cinq candidats auront lieu d’avril à fin juin 2019.

Lors de la conférence de presse du 8 avril 2019, différents spécialistes du DDPS ont fourni des informations sur les essais en vol et au sol qui sont sur le point de se dérouler à Payerne. Le délégué de la cheffe du DDPS pour le renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien, Christian Catrina, a présenté brièvement le projet NKF, puis le chef du projet NKF, Darko Savic (armasuisse) et les chefs du sous-projet essais NKF, Bernhard Berset (armasuisse) et Cédric Aufranc, major EMG (Forces aériennes), ont décrit le processus d’évaluation et l’étendue des essais. Le colonel EMG Peter Merz, chef de sous-projet NKF des Forces aériennes, a quant à lui expliqué les tâches des Forces aériennes et la nécessité d’un nouvel avion de combat.

Programme des essais:


Les essais incluent huit missions comportant des tâches spécifiques. Chaque mission est effectuée avec un ou deux avions de combat.  L’objectif des missions est de vérifier les capacités des avions ainsi que les données des offres reçues. Un vol aura lieu de nuit, mais se terminera dans tous les cas avant minuit. Un vol d’introduction aura lieu avant les essais en vol et au sol pour permettre aux pilotes étrangers de se familiariser avec l'espace aérien suisse. Aucun vol d’essai n’aura lieu les jours fériés ou les week-ends. 

Les candidats seront testés par ordre alphabétique, selon le nom des constructeurs :

  • Airbus, Allemagne, Eurofighter: Semaines 15 et 16
  • Boeing, Etats-Unis, F/A-18 Super Hornet: Semaines 17 et 18
  • Dassault, France, Rafale: Semaines 20 et 21
  • Lockheed Martin, Etats-Unis, F-35A: Semaines 23 et 24
  • Saab, Suède, Gripen E: Semaines 25 et 26

Les vols de nuit sont prévus comme suit (le jour de réserve est indiqué entre parenthèses) :

  • Lundi, 15/04/2019 (16/04/2019)
  • Lundi, 29/04/2019 (30/04/2019)
  • Lundi, 20/05/2019 (21/05/2019)
  • Jeudi, 06/06/2019 (11/06/2019)
  • Mercredi, 26/06/2019 (27/06/2019)

Des essais très compartimentés :

Afin de garantir une totale indépendance des différents essais, ceux-ci seront compartimentés, selon les types de tests de manière à ce que les responsables de chaque groupe d’essais ne puissent avoir accès qu’aux données qui les concernes. Cela veut dire que les pilotes d’essais ne connaîtront pas les demandes, ni les résultats des essais et inversement. Les responsables de l’étude des coûts n’auront accès qu’à la partie concernée.

Les avionneurs ont reçu des consignes strictes, ils ne doivent en aucun cas mener de campagne de nuisance envers les concurrents sous peine d’être immédiatement exclu de la compétition. Le lobbying est lui aussi très limité, seul des présentations autorisées dans les meetings aériens seront autorisées. Les présentations dans des forums sont possibles, mais de manière factuelle.

Bernhard Berset, chef des essais dans le cadre de ce projet et collaborateur chez armasuisse, répond à nos questions : 

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Monsieur Berset, pourriez-vous nous expliquer en quoi consistent les essais en vol ? Sur quoi l’accent est-il mis ?

Bernhard Berset: La phase d’essai, qui fait partie du déroulement ordinaire d’un projet d’acquisition, consiste à tester l’ensemble des capacités et des caractéristiques des avions de combat.

En plus des exigences militaires, les essais se basent sur les réponses au questionnaire très détaillé auquel devaient répondre les constructeurs lors de l’appel d'offre. Les essais en vol servent à vérifier les données que les avionneurs ont fournies dans ce cadre, l’accent étant principalement mis sur les performances des capteurs, leur intégration dans le système de l’avion de combat et la présentation des informations obtenues. Mais les performances et les caractéristiques de vol font bien sûr aussi partie des tests.

Cependant, ces essais en vol ne constituent qu’une partie des activités d’essai : l’évaluation des aspects logistiques liés à l’exploitation des avions candidats, par exemple la préparation de l’avion, est tout aussi importante. En effet, l’exploitation génère une part non négligeable des charges et des coûts.

C’est pourquoi, avant les essais en vol en Suisse, des essais sur simulateur sont effectués dans le pays du constructeur durant environ deux semaines. L’utilisation de simulateurs modernes a permis de réduire sensiblement le nombre d’heures de vol par rapport aux évaluations antérieures et donc de diminuer les coûts. Dans le même ordre d'idée, pour le domaine de la logistique et de l’exploitation, on organise ce qu’on appelle des audits de support-produit chez les constructeurs ou auprès des forces aériennes des pays de fabrication.

Pourquoi les essais des nouveaux avions de combat ont-ils lieu en Suisse et pas dans le pays du constructeur ?

Bernhard Berset: Tous les essais n’ont pas lieu en Suisse ! Une part importante des tests au sol et des vérifications en simulateur se déroule dans le pays du constructeur car cela nous permet de les réaliser à moindre coût et avec une meilleure qualité.

Cependant, la réalisation des essais en vol en Suisse faisait partie des exigences imposées aux constructeurs. C’est la seule façon de garantir que les conditions d’essai soient les mêmes pour tous les candidats. Cela permet notamment la même représentation des cibles ou l'engagement des capteurs dans le même environnement. De plus, c'est la seule façon de garantir que les nouveaux systèmes s'harmonisent avec les infrastructures existantes.

Quels sont les défis les plus importants pendant les essais ? Y a-t-il des risques ?

 Bernhard Berset: Le nombre de candidats représente un certain défi. Nous contrôlons les dépenses au moyen d’une planification précise et nous veillons toujours à ce que l’étendue et le niveau des essais soient aussi complets et efficaces que possible.

Les risques sont pris en compte, surveillés et si possible minimisés ou éliminés pour tout le projet d’acquisition et par conséquent aussi pour les essais en vol. Par exemple, nous prévoyons autant que possible des blocs de réserve pour pallier d'éventuelles annulations de vol dues à la météo.

Comment garantissez-vous que tous les modèles soient évalués de la même façon ?

Bernhard Berset: D’une part, tous les candidats doivent subir le même programme d’essais. D’autre part, la documentation et l’analyse sont réalisées selon des processus et des méthodes définies précisément au préalable. Ces activités sont conduites par des équipes d’experts mixtes issues des Forces aériennes, de l’État-major de l'armée, de la Base logistique de l'armée, de la Base d'aide au commandement et d’armasuisse, permettant ainsi d'associer tous les services concernés. 

Quel est le rôle d’armasuisse ? Quelles sont les tâches des Forces aériennes ? 

Bernhard Berset: En principe, armasuisse dirige l’évaluation au cours de cette phase d’acquisition. Cependant, comme je l’ai déjà dit, pour ces essais nous travaillons au sein d’une équipe intégrée. Les Forces aériennes y sont également représentées avec le major EMG Cédric Aufranc, mon adjoint. En plus des unités organisationnelles déjà citées, nous sommes également aidés pour l’évaluation par des services des Forces terrestres, notamment la Sécurité militaire. Sur la base des résultats obtenus ensemble, la responsabilité formelle concernant l’aptitude générale et logistique à l'utilisation par la troupe relève toujours de l’État-major de l'armée, des Forces aériennes et de la Base logistique de l'armée alors que celle concernant la maturité d'acquisition revient à armasuisse.

De quoi vous réjouissez-vous ?

Bernhard Berset: Je me réjouis de réaliser ces essais avec une équipe intégrée très motivée.

Piloterez-vous vous-même les avions ? Qui s’en charge à part vous ou à votre place ?

 Bernhard Berset: Pour les candidats qui soumettent à l’évaluation des avions de combat biplace, il est prévu que deux pilotes d’essai des Forces aériennes et deux pilotes d’essai d’armasuisse volent conjointement avec un pilote d'essai du constructeur. Pour les constructeurs qui proposent uniquement des avions monoplaces, cette tâche sera prise en charge par des pilotes du constructeur. Tous les candidats seront évalués selon les mêmes critères et par des pilotes d’essai et des ingénieurs suisses. En ma qualité de responsable des essais, je me concentre sur la direction de cette partie du projet et je laisse les activités de vol à mes collègues. (source DDPS)

Préparatifs pour l’arrivée des Eurofighter :

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Cette journée à vu l’arrivée d’un avion de transport Airbus A400M de la Luftwaffe à Payerne, pour y amener le matériel logistique et le personnel de réception. Les deux Eurofighter arriveront demain.

Un article spécial sera consacré sur chacun des candidats ici sur votre blog. Le premier volet concernant le premier candidat sera disponible vendredi.

Photos : 1 les avions aux essais 2 Berhnard Berset @ DDPS 3 l’arrivée de l’A400M à Payerne @ Max Guenat

Commentaires

Ma question pourrait sembler stupide...
Pour les appareils monoplace (le F35 est le seul il me semble?), comment évaluer les performances de l'appareil?
Est-ce que des capteurs suisses sont installés sur les appareils pour avoir des informations quant aux accélérations, vitesse, trajectoire, ...?
...
Je comprends bien qu'une partie des essais ne nécessite absolument pas de pilote suisse, tel que lors des essais de visibilité aux radars sol-air et bien d'autres missions.
Mais pour une partie des missions, les essais auraient probablement plus de valeurs dans les mains de pilotes suisses.
Est-ce que des combats aériens (dogfight / bvr...) face aux F5 et au F18 sont prévus?

Écrit par : Fab | 09/04/2019

J'ai toute confiance dans le professionnalisme d'ARMASUISSE pour déterminer quel sera le meilleur appareil de la compétition.
Je ne peux toutefois pas m'empêcher de penser que ce verrouillage susceptible d'empêcher au maximum la divulgation des résultats est une mesure de protection faisant suite à la dernière compétition qui avait vu l'appareil ayant le moins bien performé être celui choisi par le politique suisse.
J'espère qu'on assistera pas à une redite de ce spectacle navrant...

Écrit par : chasseur de trolls | 09/04/2019

@trolls: La situation est différente par rapport à 2008. D’une part les différences entre les aéronefs présents sont moindre en terme de développement, nous serons dans une configuration très proche. Certes,il faudra compter sur une marge réduite de pondération en ce qui concerne les standards disponibles en 2025, mais là aussi la marge sera plus petite. De l’autre il ne pourra y avoir de guerre de l’information comme ce fut le cas avant le vote de 2014.

Écrit par : Pk | 09/04/2019

Cette compétition sera importante et intéressante à suivre car il n'y aura aucune pression politico-militaire possible comme pour la Belgique par exemple, la suisse ne faisant parti d'aucun pacte ou alliance et n'ayant aucun besoin ou dépendance des USA ou de l'UE.

Écrit par : Albert66 | 09/04/2019

Quand on se proclame "chasseur de trolls", on se déclare soi-même faisant partie de la famille. Il n'y a pas de "spécialistes" neutres. Il n'y a que des "spécialistes" intéressés. Ceux qui douillent le plus, jusqu'à preuve du contraire, sont les Français, en achetant les services de plus grande société de communication de Zurich - donc de Suisse - tout en intéressant aussi des députés UDC, le plus connu étant lui-même pilote. Civil et militaire.
Nous ne sommes pas dupes !

Écrit par : Géo | 09/04/2019

@ Pk :

En admettant que les constructeurs n'obligent la Suisse à un "devoir de fermer sa gu**le",


Pensez vous qu'à l'issue de la sélection, et donc de la déclaration du vainqueur, les civils puissent avoir accès à certaines données, comme cela avait été le cas précédemment ?


Disons que ce genre de données ME permettraient de voir si effectivement, le Gripen E est bien une menace sur le marché pour mon chouchou ? Et accessoirement, si l'évolution de C à E du Gripen pourrait le définir comme un "nouvel avion"

Parce que j'ai beau être français, j'essaie de rester réaliste quand même

Écrit par : Grosminet | 09/04/2019

@Chasseur de trolls,
N'oubliez pas que la compétition a vu un ancien appareil être utilisé pour évaluer un appareil qui aujourd'hui fait toujours des essais...
La méthode d'évaluation doit être comprise pour comprendre le choix du Gripen.
...
Donc, le Gripen a été évalué, et tous les autres appareils, et des notes ont été attribuées.
Ensuite, pour les modifications prévues, voici comment les notes ont été ajustées.
- pour les éléments jamais testés, la note théorique a été évaluée, puis seuls 20% de l'amélioration ont été attribués à la note finale.
- pour les éléments évalués dans certaines conditions, la note théorique a été ajustée, puis seuls 80% de l'amélioration a été attribuée au résultat final.
...
Donc pour connaître la raison de la décision du Gripen, il aurait été bon d'avoir la note maximale en cas de succès absolu dans la conception...
Les journaux n'ont pas sorti ces informations car pas suffisamment spectaculaires ! Toutefois, avec un peu de bon sens, on peut comprendre le choix de la confédération...

Écrit par : Fab | 09/04/2019

@Grosminet : la réponse est simple, un constructeur qui aurait un doute pourrait contester le choix final. Si tout est en règle pas de vague de la part des perdants.

Écrit par : Pk | 09/04/2019

@Pk:


Ma question est plus orientée "blogueurs comparant des qualités PROUVÉES" que "constructeur criant au truquage ;)


On sait ce que je pense du Rafy, et aussi du Gripen E....

Des éléments concrets (plutôt que les propagandes des constructeurs) pour Nous permettre de juger

Écrit par : Grosminet | 09/04/2019

@ Geo : vous pouvez prouver ce que vous avancez ? Non bien sûr . Chaque concurrent actionne les réseaux qu'il possède , et Dassault n'est certainement pas celui le mieux placé en Suisse pour ce qui est de l'agit-prop promotionnelle . On peut même parier sur son échec certain , non pas à cause des qualités de son avion , mais du fait de la détestation de ce qui est français , dont vous êtes , à vote niveau , un parfait exemple .

Écrit par : philbeau | 09/04/2019

@Grosminet: ma réponse est clair, je ne parle pas de propagande. Quant au « qualités prouvées « de pseudos débat de bloqueurs me laisse froid. Avec un minimum de d’expertise militaire, chacun devrait savoir que les véritables données sont confidentiels, ce qui fuite sur le net fait partie des données dites libres et ne reflètent de loin pas la réalité.

Écrit par : Pk | 09/04/2019

philbeau@ Je ne déteste pas les Français pour le plaisir, je constate que la France est un pays hostile pour la Suisse. Il n'y a pas besoin de beaucoup chercher pour le constater, sachant que c'est la France qui commande en Europe. De plus, la France n'est plus un pays sûr. Tout peut y être remis en question du jour au lendemain. Les Français vont de grève en grève...
Le Rafale a beau être un excellent avion, ce serait pure folie de l'acheter pour la Suisse.
Ne pas vouloir voir ce problème d'ordre géopolitique - le mépris total de la France* pour la Suisse -, c'est courir au désastre pour nous.
* le ricanement du ministre Kouchner vis-à-vis de notre problème d'otages en Libye, le fait que Ségalat, condamné pour meurtre d'une citoyenne suisse coule des jours paisibles en FRance, etc, etc...

Écrit par : Géo | 09/04/2019

@Philbeau, Géo : je ne partage pas l’idée très Anti France de Géo, cependant nous ne choisirons pas simplement un avion mais un partenariat stratégique. La question de l’entente inter pays joue donc un rôle.

Écrit par : Marco | 09/04/2019

@Pk

OK, donc aucune chance d'avoir des données plus réalistes que les catalogues publicitaires des constructeurs :/

Fort dommage


@ philbeau:
SI le Rafy perd (ce qui n'est pas encore joué), ce sera face à un Gripen E très orienté "défense de territoire" alors que le Rafale est plutôt taillé pour les raids outre métropole...

Cette orientation de conception est l'avantage du Gripen E sur le Rafy:
Pas besoin de second moteur, donc plus économique...

En clair,des Gripen (SI le E est aussi performant que ce qu'annonce SAAB) en remplacement des M2000 pour la défense de territoire ne me choqueraient pas, les Rafy privilégiés pour les opex...

Écrit par : Grosminet | 09/04/2019

@Grosminet: Ou avez-vous vu que nous voulions remplacer les Mirage 2000? Nous n’avons jamais acheté ce modèle !

Écrit par : Greg | 09/04/2019

@grominet: pas si bienveillante la France entre les menaces sur l’accord de principe, les
Pressions sur l’UBS mais ne nous écartons pas du sujet

Écrit par : Greg | 09/04/2019

@Greg:

Nos M2000 ne sont pas éternels... Même avec les modernisation en cours...

Quand à leur remplacement, il est déjà acté, et même en cours tout doucement...


Et donc,vu leur efficacité en métropole, la question d'envisager un mix Gripen E "économique" pour le territoire et de Rafale pour interventions extérieures peut se poser, quand le budget de notre défense sert constamment de variable d'ajustement à nos politiques pour plaire à Bruxelles....


Accessoirement, ce serait même un signe TRÈS fort envers une Europe souveraine en matière d'achat d'armements (même si le Gripen est truffé de saloperies "made in USA")

Écrit par : Grosminet | 09/04/2019

"En clair, des Gripen (SI le E est aussi performant que ce qu'annonce SAAB) en remplacement des M2000 pour la défense de territoire ne me choqueraient pas, les Rafy privilégiés pour les opex..."
@Greg : "Ou avez-vous vu que nous voulions remplacer les Mirage 2000? Nous n’avons jamais acheté ce modèle !"
Et nous n'avons pas non plus de Rafy et nous ne faisons pas d'OPEX non plus!!! Bizarre... Mirage 2000, Rafale, OPEX... je pense que notre ami parle de la France, non? ;o)

Je trouverai quand-même dommage que la France ne puisse pas s'équiper d'un appareil de sa propre industrie, en général de vrais bijoux!

Écrit par : Jo-ailes | 09/04/2019

@Grosminet: Là il faut arrêter la fumette ! Ici on parle de la Suisse et de l'autre la France n'achètera jamais suédois. D'une part, car le Rafale à encore de beaux jours devant lui qu'il fera partie du paquet SCAF. Ajoutons que Saab semble se rapprocher du Tempest britannique en collaboration avec les Italiens.

Écrit par : Martin | 09/04/2019

Les eurofighters sont arrivés ce matin (09-04-19) à 11h30 sur la base de Payerne, malheureusement ils ne sont pas sortis de la journée, mais un joli spectacle du F18 pour une démo.
Je vois que ça commence fort avec les tiraillements.
Personnellement je pense que le choix est presque fait, mais on veut tester tous les avions en compétition afin d’être sur du choix ?
Certain commentaire faisait allusion d’un gripen plus adapté pour notre pays ce que je pense aussi.
Notre armée est aujourd’hui obligée de regarder ce qui est le mieux en performance, coût, prix d’achat, prix sur 30ans, nombre d’avions,etc.

Écrit par : michel | 09/04/2019

Il y a certains intervenants qui ont complètement perdu le sens de la mesure. La France un pays "hostile" du point de vue suisse. 'Faudra en parler du côté de Séoul, de Tel Aviv ou du Qatar. Dans 3 jours je serai en Californie, je pourrai toujours la sortir aux mexicains de passage.

Écrit par : v_atekor | 09/04/2019

Pour arrêter la fumette, encore faudrait il que je commence...

Où ai je parlé de remplacer le Rafy ????

Je dis que le Rafale est conçu pour opérer à l'extérieur, alors que, pour la défense du territoire seul, un monomoteur léger fait le job, ce qui est démontré depuis des décennies par la famille des Mirage...

Que, vu notre budget défense raboté chaque fois que Bruxelles grogne,le coût d'exploitation du Rafy fait que nous sommes contraints de garder/rénover des M2000, alors qu'il existe MAINTENANT un équivalent au Rafale à budget d'exploitation moindre....

Donc ce n'est pas si stupide d'envisager une flotte de monomoteurs légers "up to date" pour la défense du territoire, et que les Rafy soient utilisés pour les opex....

Économies sur le budget d'achat et exploitation, et si la maison Dassault gueule, lui rappeler que c'est L'ÉTAT, pas l'industriel qui décide comment protéger le territoire....

Notre pays n'a PLUS le luxe de payer double pour le même job....

Donc en attendant le SYSTÈME Scaf (système qui comprend le remplaçant du rafale, et qui pourrait intégrer le gripen), la question mérite d'être au moins posée....

Écrit par : Grosminet | 09/04/2019

@Grosminet: Avec un minimum de connaissance des enjeux industriels et politiques, la France n’a aucun intérêt à acheter autre chose qu’un avion de chez Dassault. Votre réflexion est totalement stérile. Revenons SVP à ce qui nous intéresse et qui a une raison d’être.

Écrit par : Jean-Luc | 10/04/2019

@ Grosminet
Votre approche est très théorique, dans la pratique les M2000 sont les plus sollicités des 2 appareils en opex.
Quitte à entamer le potentiel des cellules, l'EM préfère taper dans celui des M2000 en fin de carrière plutôt que celui de leur bijou-joujou (rien de péjoratif) et c'est même plutôt logique.
Après, la procédure du choix de l'avion en Suisse semble plutôt saine et je vous souhaite que l'appareil le plus adapté soit sélectionné.
En clin d'œil, si le gouvernement Français n'a pas fait d'offre de gré à gré, hors procédure, c'est peut-être que rien n'est vraiment joué. Un Rafale C-H pourrait sortir du chapeau de l'industriel.

Écrit par : Gian | 10/04/2019

Réflexion stérile SI Dassault proposait le même produit que le gripen ... Hors ce n'est PAS le cas...

Quand aux enjeux industriels et politiques, avez vous oublié les Hawkeye, awacs, et drones?

Des produits justement non proposés par Dassault....


Hors, ce qui manque cruellement en France, c'est un équivalent du Rafale en version "défense de territoire" (donc une version light, monomoteur, économique....) ....

Et c'est justement ce que propose Saab avec le gripen.... Un avion taillé non pas pour aller balancer un missile nucléaire ou autre bestiole du genre hors des frontières, mais un avion capable de faire comprendre à une horde éventuelle de Su30 (ou de Rafale, pour notre "ami" Géo) que de venir nous marcher sur les cou*lles "chez nous" est une mauvaise idée (ce que font actuellement nos vénérables M2000, en attendant d'avoir le budget pour les remplacer par du Rafale.... Ce qui démontre que le gripen est loin d'être un concept stupide... Il est la version monoreacteur et économique du Rafy)


Donc, pour en revenir à nos amis Suisses qui ont avant tout besoin d'un appareil destiné à montrer les dents sur SON territoire et non pas à 2000km de Genève, le GRIPEN E SEMBLE être taillé pile poil pour remporter ce concours....

C'est pourquoi j'ai hâte d'avoir les résultats et la désignation finale du vainqueur

Écrit par : Grosminet | 10/04/2019

« Grosminet : Votre reflexion n’a pas de sens, vous comparez ce qui ne l’est pas. Les besoins suisses et le choix stratégique qui en résultera ne pourra être prit pour une comparaison en France. Seuls les domaines multiroles de défenses sont valables, mais jusqu’à un certain point : La France ne fait pas décoller ses avions depuis les autoroutes et ne le stock pas dans des cavernes de montagne. Vous n’avez pas de soldats de milice pour l’entretien. Par ailleurs, vous n’avez pas non plus d’axe de descente à 20% comme à Meiringen. Le choix Suisse sera propre à des besoins spécifiques, terrain, utilisation. De l'autre, le partenariat d’entraînement et la coopération industrielle sont eux aussi des éléments déterminant dans le choix final.
Le choix de la Suisse ne veut pas dire que l’avion sera le meilleur au monde, se sera l’avion qui convient le mieux. Est-ce que cet avion conviendrait également pour la France ? Clairement NON, sauf si c’est le Rafale qui est choisi. Mais Là encore, les qualités d’allonges et d’emports sont surfaites pour la Suisse. De fait se seraient des qualités intrinsèques différentes qui correspondraient pour notre pays.

Écrit par : Marco | 10/04/2019

Crash d’un F-35 : Les forces d'autodéfense aérienne du Japon ont confirmé mercredi matin à l'heure locale qu'un F-35A manquant
302ème Hikoutai, 3ème Koukuudan, JASDF, basé à Misawa (AB), dans la préfecture d’Aomori.Le avion à réaction monoplace évolué volait à environ 135 km à l’est de la base aérienne de la préfecture d’Aomori à environ 7h27. (10H27 GMT) mardi, quand il a disparu du radar, a déclaré la Force de défense aérienne autonome. montrant des débris observés et récupérés mardi soir par des navires et des hélicoptères à la recherche de l'avion.

Le pilote, un major dans la quarantaine, est toujours porté disparu.

Voici l'avion écrasé, identifié par le JASDF comme numéro de série 79-8705 (AX-05), qui était le premier des 13 F-35A japonais assemblés jusqu'à présent par les installations d'assemblage final et de contrôle de Mitsubishi à Nagoya. En plus des 12 F-35A JASDF concernés par la mise à la terre provisoire du Japon, le 14ème avion assemblé, qui se trouve toujours à Nagoya et

Écrit par : Martin | 10/04/2019

Espérons que cette nouvelle évaluation soit la bonne, le programme de remplacement a pris un retard extraordinaire. Le coût d'exploitation pendant ces missions sera-t-il un facteur déterminant dans le choix ?

@Grominet : le programme Rafale visait à remplacer toutes les flottes par un avion unique, polyvalent et modulable. Les M2000 de la défense intérieure sont doucement amenés vers une retraite méritée. Il n'y a aucune raison tactique et budgétaire qui puisse motiver le retour à une flotte différenciée pour l'instant.

Écrit par : Mike | 10/04/2019

Grosminet semble vraiment atteint d'une gripenite aigüe , il voit des Gripen partout...Mais aller imaginer cet avion sous les cocardes françaises , là ça devient sérieux . L'AA n'a nul besoin de cet avion exotique , sa feuille de route , considérant les besoins à mettre en adéquation avec les budgets ,c'est le passage du Rafale à des standards supérieurs ,et la transition vers le SCAF . La constitution d'une petite flotte de Gripens serait une aberration financière d'abord , et opérationnelle ensuite .
Je voudrais revenir sur un point qu'un certain nombre d'intervenants pointe comme une qualité déterminante du Gripen , cette capacité qu'il a à opérer depuis des routes nationales . Je rappellerais que le Rafale opère , lui , depuis un pont de porte-avion , ce qui témoigne des ses capacités basses vitesses ; l'utilisation d'une chaussée routière n'est que la mise en oeuvre de procédures à acquérir par les pilotes . Les routes suisses lui serait donc autant ouvertes qu'au Gripen .

Écrit par : philbeau | 10/04/2019

En tous cas armsuisse ne semble pas partulierement perturbé par le matériel français. Ils viennent de commander une plate-forme d'analyse du renseignement à THALES.
http://www.opex360.com/2019/04/10/thales-va-livrer-un-centre-de-renseignement-dorigine-image-aux-forces-armees-suisses/

Écrit par : Herciv | 10/04/2019

Je trouve que les réflexions concernant la "géostratégie franco suisse" sont très limités sur l'opinion romande...
Croyez vous qu'en Suisse Alémanique, l'Allemagne est vue comme un pays très complaisant avec les "spécificités" suisses en matière de législation bancaire?
Les "vols" de données ont profité à l'Allemagne au détriment de la Suisse. L'Allemagne a fait partie des meneurs s'agissant de la fameuse liste des paradis fiscaux...
...
Ici, il faut être un minimum lucide, le business bancaire suisse a parfois été très douteux. UBS pour ne citer que cette banque a mis en place des schémas d'extractions de sommes d'argent au fisc de différents pays (riches, pauvres, développés, démocratiques, autoritaires. Bref, les banques suisses ont abusé du secret bancaire pour faire du business au détriment de toute morale.
Peut-on reprocher à des pays de vouloir récupérer cet argent? Certainement pas selon moi, de plus, lorsque UBS paie une amende à la France, ce n'est pas la Suisse qui est amendée, mais UBS !
...
L'avion choisi sera celui qui permettra de remplir la mission définie dans l'appel d'offre pour le prix le plus bas !
Ensuite, si des offres sont extrêmement proches, d'autres facteurs entreront en compte, comme la longévité de la production d'un appareil, le nombre de mises à jour attendues auprès des pays constructeurs, le nombre absolu d'avions...
Et arrêtons de nous intéresser au pays producteur...
Pour autant que le pays producteur ne puisse pas impacter l'appareil à distance, le pays n'a pas la moindre importance, la Suisse est neutre, et ce genre de programme permet de réafirmer la neutralité. En effet, seuls des facteurs techniques pertinents doivent être considérés, et tout le reste doit être mis de côté.
Je suis d'ailleurs content de voir que les constructeurs sont limités dans leur lobbying... Ce qui est pour moi normal d'ailleurs. Le lobbying ressemble bien trop souvent à une forme de corruption, mais comme il s'agit de "corrupteurs en col blanc", c'est moins grave que le flic qui prend un billet pour ne pas contrôler un conducteur...

Écrit par : Fab | 10/04/2019

Aujourd’hui FaB voit la vie en rose.
C’est sur qu’il y a eu une période avec ces banques qui ce sont remplis plein les poches, mais au final qui paie cela ? nous le peuple avec nos intérêts … la banque sort toujours gagnante.
C’est un sujet que l’on peut retourner dans tous les sens … le gros, le riche sera toujours plus riche, car lui connait toutes les ficelles pour éviter de payer.
Dans chaque pays c’est pareil, chaque président, politiciens sent mettre plein les poches sur le dos du petit.
Bon revenons à nos moutons.
Je pense que même si les avions auront un prix de vente similaire, notre armée prendra celui qui aura un coût d’entretient plus bas, heure de vol et combien coutera ces avions sur 30ans.
Tous les avions en test sont +/- similaire en performance, capacité, chaque avion a un plus ou un moins que son adversaire, après reste à voir si on a vraiment besoin de celui-là ?
Je ne mettrais pas le F35 bon déjà je ne vois pas pourquoi il fait parti de la compétition ?
Personnellement je vois mal le rafale, le F18, l’eurofighter avec une chance au final, tous ces avions son grand, tôt d’emport élevé, coût élevé à l’entretient, heure de vol, etc…

Écrit par : michel | 11/04/2019

Le commentaire de Fab est plutôt malhonnête intellectuellement parlant. Personne n'a parlé des banques ou de secret bancaire. La question est que l'UE n'existe pas, il s'agit de l'Empire franco-allemand, que les Français veulent être seuls à diriger. Recréer l'Empire napoléonien...
Il y a un pays qui les dérange dans ce projet et qui résiste : la Suisse.
Si la Suisse achète leur avion, ce sera le signe de la soumission de notre pays à l'Empire français. Ce que moi personnellement je refuse absolument, et j'espère ne pas être le seul. J'aimerais beaucoup avoir l'avis de "UnOurs" sur ce sujet...

Écrit par : Géo | 11/04/2019

@Géo : Dans l'UE, ce sont les concepts allemands qui dominent comme la privatisation des services publiques par exemple.
Que craignez-vous ? Une fusion des pays de l'UE dans une sorte d'empire ? Dans ce cas révisez votre histoire. Il ne s'agirait pas de l'Empire Napoléonien mais de l'Empire de Charlemagne... Bien sûr tout cela n'a pas de sens. Nous (je suis français) ne sommes déjà pas capable de faire une Europe de la diplomatie (avoir un point de vue commun sur les grands sujets mondiaux) alors pour le reste ce n'est que du fantasme !
Pour revenir au sujet du choix du meilleur appareil pour la Suisse, Tout dépend des critères d'évaluations.
A ce sujet, qui peut les citer ?
Globalement le résultat me semble déjà connu : Les bimoteurs un peu au dessus du Grippen (qui doit faire ses preuves) et les coûts d'entretien du Grippen un peu en dessous des autres.
Pour le F-35 tout dépend de la pondération du facteur "ça ira mieux demain" de LM. Car le F-35 me semble moins opérationnel que ses concurrents bimoteurs. Enfin il subit la désaffection récente de l'Italie pourtant inclus très tôt dans ce projet industriel.

Cordialement

Écrit par : Ricko | 11/04/2019

@ Géo
Je suis à 85% de votre avis sur le sujet franco-allemand mais ne vous faites pas de soucis ce n’est pas aujourd’hui que vous verrez un rafale au coquard suisse.
Sur que je ne vois pas non plus le sujet des banques ? mais bon peut-être que notre ami FaB, pense que nous avons encore une dent contre leur ancien président qui voulait cassé du petit suisse ? mais peut-être il a raison et que nos décideurs du futur avion n’ont pas non-plus oublié cette belle période ?
Avec un fameux corbeau à corrompe certain pour avoir le boulot mais par chance son coup est passé à côté.
Mais elle ne perdra pas tout car nous achèterons le gripen et le Samp/T

Écrit par : michel | 11/04/2019

"Il ne s'agirait pas de l'Empire Napoléonien mais de l'Empire de Charlemagne..."
C'était justement le but de Napoléon que de recréer l'empire de Charlemagne. On trouve cela en deux clics sur Google, si jamais. Encore une fois, je parle sans haine ni crainte. Je respecte la France et les Français, mais nous ne devons pas nous comporter nous Suisses en vassaux soumis. Point final.

Écrit par : Géo | 11/04/2019

Toujours tellement dommage d'avoir le genre de commentaires de personnes comme Géo sur ce blog. @Géo, je vous conseille une petite psychanalyse pour vous permettre de passer à autre chose que vos diatribes anti-françaises. Mais bon c'est un peu le sport national romand en même temps ...

Écrit par : olivier | 12/04/2019

Question de “non spécialiste” , je constate que personne parle du Super Hornet, ne serait-ce pas un choix logique pour remplacer nos Hornet vieillissants? Nous avons la connaissance de ces avions, l’infrastructure, etc ...

Écrit par : mccall | 13/04/2019

@mccali: Ce sera le prochain avion en test, nous en reparlerons. Oui, il s'agit là d'un candidat très sérieux.

Écrit par : Pk | 13/04/2019

Le Super Hornet, c'est le block II que l'on test? Obtiendra-t-on le dernier modèle si on l'aquière?

Écrit par : Eric Terrier | 17/06/2019

@Eric Terrier : Oui absolument : http://psk.blog.24heures.ch/archive/2019/04/30/air2030-essais-du-super-hornet-867348.html

Écrit par : Pk | 17/06/2019

Lors de l’achat de nos F18 C/D, les avions ont subi une amélioration structurelle pour augmenter leur durée de vie, qu’en est-il du futur avion de combat qui sera choisit.

Écrit par : Jean | 14/09/2019

@jean: Selon Boeing l'Advanced Super Hornet permet 10'000 heures de vols avec un coût de cycle réduit. En comparaisons nos Hornet avait un cycle de 5'000 heures.

Écrit par : Pk | 14/09/2019

@ Pascal merci
Le F18E Advanced est le seul sur ses 3 concurrents à voir cette longévité de 10’000h, quel est la longévité du rafale, eurofighter et du F35.
Malgré son élimination quel en était pour le gripen.

Écrit par : Jean | 15/09/2019

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