28/03/2019

Un nouveau radar pour l’U-2 !

 

 

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L’équipementier Raytheon a signé un contrat de 320 millions de dollars avec l’US Air Force pour développer le nouveau radar destiné à l’avion de reconnaissance U-2.

Sous la dénomination ASARS-2B, le nouveau radar aura une portée doublée double la portée par rapport à son prédécesseur, le système ASARS-2A, tout en conservant la même résolution de cartographie et d'imagerie. Le nouveau radar a terminé les essais en vol depuis la base aérienne d’Edwards en Californie au début de 2019.

L’ASARS-2B est un radar à longue portée qui fournit aux opérateurs des données de renseignement, de surveillance et de reconnaissance sur des cibles fixes ou mobiles. Un tel radar est capable de fonctionner par tous les temps, ainsi que le jour ou la nuit, contrairement aux caméras espion optiques classiques.

Raytheon n’a pas révélé la portée ni la résolution de ses radiations à synthèse d’ouverture avancée.

Le Lockheed-Martin U-2 :

Le Lockheed U-2 est un avion de reconnaissance à haute altitude qui fut utilisé intensivement durant la Guerre Froide pour observer les territoires de l’ex-URSS. La caractéristique principale de l'U-2 est sa capacité à voler à haute altitude (70 000 pieds, soit environ 21 000 mètres, deux fois plus haut que les avions de ligne) pour être hors de portée des défenses anti-aériennes. Il dispose d'un important rayon d'action, mais d'une vitesse relativement limitée.

Techniquement, l'U-2 pourrait être considéré comme un "planeur propulsé" en raison de ses énormes ailes qu'on retrouve sur les planeurs. L'atterrissage et le décollage de cet avion étaient très délicats : en effet, le Lockheed U-2 dispose d'un train avant et d'un train arrière en tandem (à l'inverse des autres avions qui ont deux trains arrières et un train avant), auxquels sont rajoutées des roulettes de stabilisation aux extrémités des deux ailes. Ces roulettes tombent au décollage, allégeant l'avion, mais rendant l'atterrissage d'autant plus difficile et impose que du personnel au sol intervienne à chaque atterrissage.

Les premiers vols d'espionnage du Lockheed U-2 ont lieu en 1956. Testé depuis la Zone 51. Le premier objectif était de repérer et de photographier les sites de missiles stratégiques intercontinentaux dans le cadre des programmes de reconnaissance aérienne.

 

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Commentaires

Hola! “[..] être hors de portée des défenses anti-aériennes”; ça c’est fini depuis longtemps.
Bon peut-être que ça marche actuellement dans notre espace aérien mais tout pays avec des SAM est à éviter.

Écrit par : Al&X | 28/03/2019

Un bouquin à lire absolument sur l'U-2 : "Operation Overflight", par Francis Gary Powers, publié en français chez Calmann-Lévy sous le titre "J'étais pilote espion". Par le discret Lieutenant de l'USAF qui s'est retrouvé sur le devant de la scène internationale après avoir du sauter de son U-2 au-dessus de la Russie le 1er mai 1960.

Le livre n'aborde pas les détails techniques de l'avion mais offre une perspective unique dans le domaine des "black programs" de la Guerre Froide et des tribulations d'un pilote envoyé sans véritable briefing au-dessus de l'URSS.

Écrit par : Luc | 29/03/2019

@Luc: Merci pour l'info sur ce livre. Je me suis toujours demandé si les américains imaginaient que tous les soviétiques étaient au défilé du 1er mai ce jour-là, la réponse y est peut-être. J'imagine qu'ils doivent l'avoir à la Librairie de l'aviation à Genève (je ne sais plus comment elle s'appelle maintenant)...

Écrit par : Jo-ailes | 29/03/2019

@Al&X Vous avez raison dans le fait que l'aptitude à voler haut du U2 n'est plus depuis longtemps un atout Anti-AA.
Aujourd'hui le U2 ne vole plus directement au-dessus du pays que les USA veulent surveiller que ce soit la Chine, la Russie, l'Iran ou la Corée du nord.
Par contre l’intérêt de la haute altitude réside dans le port du radar qui profite ainsi d'un immense cercle de vision. Tout en profitant d'une mobilité que ne possède pas un satellite par exemple.

Écrit par : Montaudran | 29/03/2019

Malgré son nouveau radar, quel est l'intérêt aujourd'hui, à l'heure des nuées de satellites, d'un U-2?
Faire prendre des risques inutiles à un pilote?

Mais bon, LM s'est à nouveau bien remplit les poches...

Écrit par : forêt10 | 29/03/2019

@forêt10 Les satellites c'est bien, mais ça a de grosses limites ; principalement :

* Mise en oeuvre délicate : orbite définie, difficile à changer, et extrêmement couteux de changer d'orbite (carburant limité)
* Nuages
* Prises de vues ultra rapides
* orbite prédictible
.
Donc l'avion est irremplaçable. Mais les drones sont en effet de bons outils de remplacement.

Écrit par : v_atekor | 29/03/2019

J’en suis moi aussi un peu surpris ... mais le U2 est toujours aujourd’hui un outils très apprécié par les militaires US. Ils réclament d’ailleurs un successeur au U2.

Donc en attendant un nouvel avion ... ils modernisent celui qu’ils ont et qu’ils aiment utiliser

Écrit par : Dany40 | 29/03/2019

@v-atekor
Attention certains de vos points concernent les satellites optiques pas les satellites radars.
Il faut aussi prendre en compte la vulnérabilité grandissante des satellites surtout en orbite basse. Satellites d'autant plus vulnérables que leur trajectoire est connue à l'avance contrairement à un U-2.

Écrit par : herciv | 30/03/2019

herciv@ Vous répétez ce que dit V-atekor en prétendant le rendre attentif. Pourquoi ?

Écrit par : Géo | 30/03/2019

@geo
V_atekor compare satelittes optique et radar haute altitude. J'aurais compris un comparaison avec un satellite radar mais pas là.
Ensuite il me semble que l'aspect vulnérabilité du u-2 est finalement moins évident si on compare à un satellite.

Écrit par : Herciv | 30/03/2019

@Dany40
Le successeur du U2 s’appellera probablement...drone...

Écrit par : Geneva | 30/03/2019

@Geneva : Sauf que le drone censé remplacer le U-2 coûte plus cher à l'heure de vol que ce dernier :)

Écrit par : L'amateur d'aéroplanes | 02/04/2019

@Geneva

Oui si on suit une logique technique le successeur du U2 pourrait être un drone , mais dans les faits les militaires US ont déjà montrés qu’ils restent réticents à donner des tâches trop stratégiques à des drones (abandon de l’UCLASS par l’USN par exemple).
Le U2 vole par nature loin de ses forces alliées ... donc un dont « U2 » ne pourra être qu’autonome et dirigé donc par une IA. La seule communication avec lui ne pourra être que de la liaison de donnée longue distance .... c’est à dire la plus fragile aux attaques / interceptions.

Partant de là, si les militaires US veulent maintenir une capacité opérationnelle à la « U2 », l’avion piloté semble rester la meilleure solution.

Écrit par : Dany40 | 02/04/2019

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