26/03/2019

Air2030, le Samp/T et le Patriot en course!

 

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Le 22 mars 2019, deux des trois candidats ont transmis leurs offres respectives à armasuisse, rédigées sur la base des exigences en matière de système de défense sol-air de longue portée qu’avait publiées le DDPS le 23 mars 2018. Il s’agit des systèmes de défense Patriot de la société Raytheon (États-Unis) et SAMP/T du consortium Eurosam (France). Israël n’a pas soumis d’offre pour son système «David’s Sling». Le pays ne fait donc plus partie de la procédure de sélection.

Coup d’envoi de la phase d’analyse et d’essais

Comme pour l’acquisition du prochain avion de combat, la soumission de cette première offre de DSA marque le début de la phase d’analyse et d’essais. Des spécialistes du DDPS vont à présent analyser les réponses au questionnaire rempli par les fabricants dans leur offre. De mai à juillet 2019, plusieurs équipes du DDPS évalueront l’efficacité des différents systèmes, leur maintenance et la formation requise. De mi-août à fin septembre 2019, les capteurs des systèmes de défense sol-air seront testés en Suisse afin de vérifier la performance indiquée du radar de façon ponctuelle, par des mesures au sol et sur cibles en vol. Aucun essai de tir ne sera effectué.

Des conférences de presse sont prévues pour les journalistes. Toutes les informations sur ces événements seront publiées début août 2019 sur le site Internet du DDPS.

Étapes suivantes du projet de système de défense sol-air

Pour chaque candidat, armasuisse, en coopération avec l’État-major de l’armée, les Forces aériennes, la Base logistique de l’armée et la Base d’aide au commandement de l’armée, inscrira les résultats des phases d’analyse et d’essais dans des rapports spécialisés individuels. Les candidats ne seront comparés entre eux qu’ultérieurement.

Conformément au calendrier actuel, armasuisse élaborera un deuxième appel d’offres qui sera transmis aux candidats dans le courant de l’hiver 2019/2020. À partir des résultats de la deuxième offre, armasuisse comparera les candidats entre eux sur la base des rapports spécialisés et déterminera l’utilité globale pour chaque candidat. Le rapport d’évaluation mettant en parallèle l’utilité globale avec les coûts d’acquisition et d’utilisation pour une période de 30 ans sera alors élaboré. Le Conseil fédéral décidera du modèle retenu.

Les raisons de Rafael :

Le fabricant Israëlien semble avoir été en difficulté en ce qui concerne les possibilités de répondre correctement en matière d’Offsets. Repellons ici que l’ahat de l’avion et du système sol-air devront être compensés à 100% à travers l’industrie suisse. 

 

 

Commentaires

Dommage pour le David's Sling. Dans ce cas le Samp/T semble être la meilleur option en performance comme en prix.
Sait-on si d'autres systèmes comme le Barak 8 ER ou le MEADS ont été évalués?

Écrit par : GBU | 26/03/2019

Une question me vient à l‘esprit: comment est effectué un tir d’exercice d‘ un missile anti-aérien en Suisse ?
Je comprends qu‘il y a des simulateurs...

Écrit par : Al&X | 26/03/2019

L‘illusion du choix possible? Juste 2 candidats!?! C‘est à se demander s‘il ne faudrait pas se tourner vers LE spécialiste en matières de défense anti-aérienne: la Russie!
Ils ont bien vendu des S-400 à la Turquie...

Écrit par : Al&X | 26/03/2019

@ Pascal
Le SAMP/T existe en 2 versions y me semble … les missiles aster 15 et le 30 avec une portée de 30 et 120km ? et 60 à 200km pour le patriot ?
Le SAMP/T date de 1990 et le patriot de 1984, ceci pour les 1ère version.

1. Quel est réellement aujourdhui la portée maximum du SAMP/T et du patriot.
2. Quel est la portée minimal d’acquisition des 2 finalistes.
3. Sont t’il réellement apte a des acquisitions a courte portée contre des drones, missiles, etc.

Écrit par : michel | 26/03/2019

@ AI&X : En suisse on ne peut tirer ill faut se rendre à l’etrsnger. Exemple avec le Rapier en Ecosse.

Écrit par : Pk | 26/03/2019

Le SAMP/T comment ce compose t’il ?
Un système missile : ce compose à 50% de missile aster 15 pour l’autodéfense et d’aster 30 pour l’interception ou qu’un type de missile ?
Le système radar : est un radar AESA ou quelle version de repérage ?
Pour un système SAMP/T complet, il semblerait qu’il demande une bonne équipe de personnel pour l’exploiter ?

Écrit par : michel | 26/03/2019

@Al&X
Si la Suisse se tourne vers la Russie pour ses achats d'armements, il serait certainement amusant de voir les USA imposer des sanctions à la Suisse en vertu du CAASTA !!!

Écrit par : Marion | 26/03/2019

Al&X,
Il n'y a pas ou peu de choix simplement parce qu'il y a pas ou peu de concurrents. Par contre, concernant les missiles, comme ils sont indispensables à la défense d'un pays, extrêmement stratégiques, tout ce qui se dit n'est pas forcément avéré, et je dis ça pour les occidentaux et les Russes... Pourquoi la Russie serait "spécialiste" dans ce domaine? Les Américains et d'autres pays occidentaux sont très bons en défense aérienne. Le Iron Dome israélien basé sur une collaboration avec les USA est impressionnant de résultats. Pourtant les cibles sont petites ne volent pas si longtemps, difficile de les voir arriver... Il y a aussi les différents canons anti aériens avec radar, ou le système anti artillerie / mortier américain qui traque des cibles en vol et qui ont aussi d'excellents taux de réussite.
...
La partie essentielle d'un tel système, c'est de pouvoir verrouiller le radar sur une cible (chose faite dans les exemples précédents). L'avantage à priori des systèmes américains c'est qu'ils ont une gamme d'avions importante, ils font énormément de recherche concernant la furtivité, avec probablement des projets inconnus du publique. En théorie, ils font probablement aussi beaucoup de recherche dans la traque de cibles furtives (passivement, et activement ?).
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Je présume que les services secrets et autres pays ayant testé et mis en service l'un ou l'autre systèmes sont des sources de renseignement utiles, mais nous n'y avons pas accès.
...
Concernant la raison pour laquelle la Suisse ne se tournera pas vers la Russie. La Suisse est équipée de matériel de guerre au standard OTAN, et ses voisins qui d'une certaine manière collaborent avec la Suisse sur le sujet de la défense sont dans le même cas.
Pour pouvoir communiquer au mieux entre les différents systèmes, mélanger russe et américain est loin d'être optimal. De plus, si guerre il y a, il est improbable que cela vienne de pays OTAN. Si une guerre pour laquelle la Suisse reste militarisée a lieu, il faut être prêt contre ces adversaires potentiels.
La Suisse n'achète pas seulement un système pour sa qualité intrinsèque, mais surtout pour sa qualité relative. Et je parle de qualité relative dans le sens où il doit être le mieux placé pour abattre des appareils / missiles des "adversaires probables".
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Les 2 systèmes proposés ne sont pas parfaits, mais le système parfait n'existe pas, c'est la course à l'armement !
Par contre, les Français seront encore choqués et scandalisés si la Suisse s'équipe ailleurs sous le principe "d'Europe de la défense" (qui les intéresse parce qu'ils ont une industrie de la défense très complète).
...

Écrit par : Fab | 26/03/2019

@Fab L‘histoire nous montre que l‘URSS a du très tôt developer des SAM afin d‘empecher Les incursions US dans leurs espace aérien; ce savoir-faire a été exporté et testé en opérations de combats au Moyen-Orient (où les Israéliens ont développé ses tactiques pour les contrer) et au Vietnam.
Les Patriots sont connus pour le marketing efficace en 1990 (et leur efficacité qui l’était moins).
Bon les systèmes évoluent...
A mon avis, les USA se concentrent sur l’a supériorité aérienne et la Russie mise sur la défense anti-aerienne. Les Russes sont de plus sans cesse confrontés à des systèmes d’armes très sophistiqués.
Ce qui n’est pas forcément le cas des USA.
Le David Sling en ce sens m’inspire plus confiance
Donc LE spécialiste

Écrit par : Al&X | 27/03/2019

PK:Les raisons de Rafael :

"Le fabricant Israëlien semble avoir été en difficulté en ce qui concerne les possibilités de répondre correctement en matière d’Offsets. Repellons ici que l’ahat de l’avion et du système sol-air devront être compensés à 100% à travers l’industrie suisse."

Je me permets d'émettre une autre hypothèse.

- Tout d'abord je rappellerai que Rafaël et Raytheon sont plutôt partenaires que concurrents.
- La vrai raison, c'est la monnaie d'échange entre les USA et Israël au sujet du Golan.
Israël est en pleine campagne électorale et il plaît à M Netanyahu, de rappeler que grâce à lui, Israël dispose d'alliés puissants.
Mais en politique tout à un prix, la reconnaissance, bien à propos du Golan, par M Trump, entraîne des contreparties. Celles-ci en est une des premières.

Ce qui n'empêchera pas Raytheon, de faire sous-traiter une partie du marché à son partenaire...
Business is business...

Écrit par : forêt10 | 27/03/2019

@Fab
"les Français seront encore choqués et scandalisés si la Suisse s'équipe ailleurs sous le principe "d'Europe de la défense""

La Suisse ne faisant pas partie de l'Union Européenne, je ne pense pas que cela choquerait qui que ce soit...

Écrit par : Marion | 27/03/2019

@ Fab:

Bonjour,

Je vais me permettre juste de clarifier un point, en tant que FRANÇAIS.

Si la Suisse choisit le Patriot à la place du Sampt parce qu'il est meilleur techniquement ET moins cher, alors, rien à y redire...

Si le Patriot s'avère moins bon, plus cher, mais quand même choisi, alors,il faudra bien comprendre nos interrogations sur les raisons de ce choix...


Pour preuve que, bien que n'ayant pas mon mot à dire sur ce sujet, en théorie, le concours pour la sélection du futur avion de combat me fait très peur pour mon favori Rafale, car SI (et seulement SI ! ) le gripen E s'avère aussi performant que lui, il perdra sur le chapitre financier...

Seulement, SI ce gripen est effectivement aussi bon que je le croie, JE (en tant que FRANÇAIS, donc) trouverait tout à fait logique que votre pays s'en équipe...

Ce serait plus logique que le choix du F35, au vu de ce que vous cherchez...

À la place de LM, j'aurais plutôt présenté le F16V que le F35, même si le design de base est vieux...
Cai il est très capable, supérieur techniquement je croie au Gripen, prix équivalent..
Il est selon moi le candidat idéal pour vous.... Car, au vu des besoins exprimés, vous n'avez pas besoin d'un avion "dernier cri" (dans le sens dernier né)

Écrit par : Grosminet | 27/03/2019

@ Grosminet

Lors de la campagne en 1997 pour un nouvel avion de combat, les 2 finalistes étaient le F16C et le F18A, la Suisse avait choisi le F18C-D qui était si on peut dire encore sur papier, mais au final le choix été juste.
Le F16C avait perdu, car sa cellule datée.
Aujourd’hui il n’est même pas discutable pour la Suisse d’avoir un F16.

Écrit par : michel | 27/03/2019

Le Patriot me semble un système trop compliqué pour la Suisse.
Un système complet de Patriot comprend au moins 5 véhicules pour : missiles, génératrice, radar, transmission, station de commandement.
Les désavantages : un système très long à mettre en œuvre, grand nombre en ressource et matériel.
Les avantages : forte capacité de 16 missiles par lanceur, radar très puissant en détection et en portée.

Écrit par : michel | 27/03/2019

J'aimerais bien savoir si ce type de matériel est évalué uniquement sous son aspect technique ou si l'angle géopolitique est également abordé ?

Écrit par : UnOurs | 27/03/2019

@Michel : "... la Suisse avait choisi le F18C-D qui était si on peut dire encore sur papier, mais au final le choix été juste.
Le F16C avait perdu, car sa cellule datée."
Les versions C/D des deux concurrents (F-16 et F/A-18) n'étaient en effet pas encore en service à l'époque.
Par contre, la cellule du F/A-18 n'est autre qu'une modification de l'YF-17 qui avait été en compétition avec l'YF-16 pour l'USAF et l'US Navy, donc la configuration générale des deux appareils est contemporaine.
Si je ne me trompe pas, c’est surtout l’avionique qui avait fait pencher la balance, et principalement le radar du F/A-18 qui offrait je crois une meilleure résolution vers le bas en région montagneuses.

Et maintenant, même si le Super-Hornet est plus récent, sa configuration générale date aussi du début des années 1970 (voir même fin des années 1960 avec les projets P-530 de Northrop). ;o)

Écrit par : Jo-ailes | 28/03/2019

@UnOurs, oui, la réponse est dans le texte. L’évaluation technique sera suivie d’un rapport sur les Offsets industriels et la décision finale sera prise par le Conseil Fédéral, soit la question politique. L’ensemble des aspects techniques, industriels, politiques, approvisionnement, prix feront partie des éléments stratégiques qui guideront la décision finale.
Nous reparlerons ici de chacun des aspects le moment venu.

Écrit par : Pk | 28/03/2019

@Pk: comme les matériels examinés sont exclusivement "occidentaux", il me semble que la question "politique" est déjà "bâchée". Je ne vois pas vraiment de scénarios plausibles pour la Suisse où le pays serait menacé par une invasion venant de l'est. En revanche, à moyen-long terme, je peux très bien imaginer des scénarios où un petit pays entendant garder la souveraineté sur des parts sécessionnistes de son propre territoire serait menacé d'intervention par une alliance "occidentale". Et ne parlons même pas de matériel israélien pour contrer une éventuelle "option Samson".

Écrit par : UnOurs | 28/03/2019

@UnOurs: Non, le choix occidental est normal car il correspond au normes d’engagement et de procédures, la partie politique concernera le choix US, européen ou un mixe des deux

Écrit par : Pk | 29/03/2019

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