11/02/2019

Début des essais en vol de l’A-100 AEW&C !

1154539191.jpg

La Russie a entamé les essais en vol préliminaires de son avion de contrôle et d’alerte avancée A-100 AEW&C basé sur la cellule améliorée Ilyushin Il-76MD-90A (Il-476). Cette étape, annoncée par le ministère russe de la Défense, intervient environ 15 mois après le vol inaugural du prototype fin 2017. Elle constitue la dernière condition préalable au lancement d'un programme complet d'essais en vol de la plateforme A-100.

Selon les premières informations disponibles à ce jour, le nouvel de détection et d’alerte avancée A-100 dispose d’une antenne radar tridimensionnel AESA « Vega » en bande S qui effectue 12 rotations par minute. Le nouveau radar serait capable de détecter des cibles aériennes à 600 km et des navires à 400 km. Le système devrait pouvoir assurer le guidage de 30 appareils amis. L’A-100 semble doté d’un équipement de guerre-électronique LSZ-100.

Le passage à la cellule Il-76MD-90A procure des avantages liés à la nouvelle avionique (charge de travail réduite de l'équipage) et à une économie de carburant améliorée. L'A-100 est doté d’une nouvelle avionique numérique. L’avion est doté des moteurs de conception récente de type Aviadvigatel PS-90A-76, déjà montés sur les Tupolev 204/214.

l’Il-476 / Il-76MD-90A 

L'avion de transport lourd Il-476/ Il-76MD-90A est une version profondément modernisée de l'Il-76 qui était produit à Tachkent (Ouzbékistan) à l'époque de l'URSS. L’avion présente une voilure revue et corrigée, ainsi qu’une structure simplifiée, mais sa construction a beaucoup changé et l'avion est maintenant doté de nouveaux systèmes de commande et de navigation. Le nouvel appareil dispose d’une autonomie de vol de 5.000 km avec une charge utile de 52 tonnes (contre 4.000 km et une charge utile de 47 tonnes pour son prédécesseur). Son poids au décollage a augmenté de 190 tonnes à 210 tonnes. L'avion requiert un équipage moins nombreux (deux pilotes et un mécanicien). Doté d’une nouvelle avionique avec des systèmes de navigation modernisés.

Russia_A-100_AEW_aircraft_made_second_test_flight_001.jpg

Photos :Prototype de l’A-100 @ Rostec

Le programme A380 au bord du gouffre !

 

 

airbus,a380,emiratesm qantas,gros-porteur,avions de ligne,romandie aviation,les nouvelles de l'aviation

Rien ne va plus pour l’A380 d’Airbus. Suite à l’annulation de la compagnie australienne Qantas Airways d’une commande portant sur 8 appareils et des difficultés sur les négociations pour de nouveaux appareils destinés à la compagnie Emirates.

En effet, le principal utilisateur de l’A380, la compagnie Emirates était en négociation avec Airbus pour une commande portant sut 36 A380, soit un contrat estimé à près de 445,6 millions de dollars au prix catalogue de l’avionneur. Hors, le transporteur semble se diriger en direction de l’A350 abandonnant ainsi l’A380 à un sort très incertain.

Cette hypothétique commande d’A380 devait permettre de sauver la ligne d’assemblage du plus gros avion commercial de tous les temps, qui se trouve depuis un certain temps sur la sellette, faute de commandes. John Leahy, ex-directeur commercial d’Airbus déclarait peu avant son départ « Très honnêtement, si nous n’arrivons pas à un accord avec Emirates, il n’y aura pas d’autre choix que d’arrêter le programme ». Une petite phrase qui résumait bien l’état de la triste situation du programme A380.

L’A380, le pari raté :

L’A380 ne séduit pas les transporteurs et le  « super avion » ne pourra pas reproduire le fantastique succès de l’époque du B747. D’une part, l’avionneur européen a surestimé l’évolution du marché des très gros-porteurs et n’a pas anticipé le développement des nouveaux appareils biréacteurs. A l’époque du lancement du programme A380, son concurrent américain Boeing avait hésité à lancer un « Super 747 », mais finalement les analystes de Boeing avaient conclu, qu’il était préférable d’opter pour un gros bimoteurs, soit le B787.

Une dernière chance :

La dernière chance pour l’A380 vient de la surexploitation des aéroports, le manque de place se fait sentir et un sursaut en faveur des très gros-porteurs pourrait venir sauver le programme. Mais encore faut-il que celui-ci arrive au plus vite, car le facteur temps joue contre l’A380.

Photo : A380 Emirates @ Emirates