09/11/2018

Le standard F3-R du Rafale prêt pour la livraison !

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C’est une grande étape qui qui se met en place pour l’avion de combat français Rafale avec la qualification du nouveau standard F3-R. La mise en chantier en vue d’adapter les mises à jour à débuté en octobre des 144 Rafale actuellement en service au sein de l’Armée de l’air et la Marine. Les dix premiers avions Rafale F3-R, dont quatre seront livrés avant la fin de l’année, pour parfaire leur appropriation opérationnelle, déjà amorcée aux côtés des équipes d’essais de la DGA.

Une mise à jour importante : 

A l’instar des standards précédents, le nouveau standard F3-R apporte des évolutions logicielles et matérielles majeures.

En particulier, deux nouvelles capacités changent profondément la donne dans le domaine de l’aviation de combat :

- L’association du nouveau missile air-air à très longue portée  « Meteor » avec le radar à balayage électronique « RBE2 » à antenne active.

- L’arrivée de la nacelle de désignation de nouvelle génération « Talios » qui  améliore considérablement les capacités dans le domaine de la détection, de la reconnaissance et de l’identification de cibles, de jour comme de nuit en vue de frappes air-sol de grande précision. 

En terme de capacité air-sol, le pilote pourra sélectionner le mode d'impact de la bombe guidée laser/GPS AASM. Par ailleurs, le Rafale sera aussi capable de tirer la bombe guidée laser GBU-16 Paveway II, dont le kit de guidage se monte sur un corps de bombe Mk 83. D'un poids de 500 kg, dont la charge explosive est de 200kg, elle est aujourd'hui utilisée par les M2000D uniquement. Son intégration permettra au Rafale de frapper des cibles faiblement durcies et d'une taille petite à moyenne.

Dans le cockpit et de manière moins visible, le Rafale disposera d'un nouvel IFF mode 5/S, le système SPECTRA se renforce avec de meilleures capacités de guerre électronique et le système de communication cryptée OTAN, la Liaison L16, sera amélioré. En outre, le radar RBE2-AESA (antenne active, ou Active Electronically Scanned Array) sera modernisé et le Rafale dispose d'un système AGCAS (Automatic Ground Collision Avoidance System) qui permet de récupérer l'avion en cas d'une perte de contrôle.

On retrouvera aussi le système SAASM (Selective availability anti-spoofing module). Ce dernier permet, entre autres, d'éviter le brouillage électronique du GPS par l'adversaire. Les Rafale Marine disposeront pour le ravitaillement en vol  du système « buddy-buddy » qui sera effectué avec la nacelle NARANG (Nacelle de ravitaillement nouvelle génération).

Le nouveau standard F3-R prend également en compte les retours d’expérience opérationnelle, notamment pour l’armement air-sol modulaire (AASM), l’interopérabilité et les exigences réglementaires. La démarche d’amélioration continue du Rafale se poursuit donc en renforçant le caractère omni-rôle de l’avion.

A noter que la prochaine étape du Rafale concerne le standard F4 disponible en 2025. Ce standard permettra notamment de rentre l’avion encore plus efficient en matière de connectivité.

Missile MICA NG : 

En parallèle au standard F3-R, l’avion sera également doté dès 2026 de la nouvelle génération du missile « MICA ». Développés en deux versions avec autodirecteur infrarouge (IR) et électromagnétique (EM) ces missiles innovants dans les domaines des autodirecteurs et de la propulsion permettent de conserver l’avantage opérationnel face à l’évolution des menaces. Outre MBDA, les industriels participant à ce projet sont en particulier Thales, Safran et Roxel, pour les autodirecteurs et la propulsion.

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Photos : 1 Rafale F3-R 2 MICA NG @ Dassault /DGA

 

 

Commentaires

En essais durant l'été 2019 chez nous ?

Écrit par : Marco | 10/11/2018

Logiquement,Dassault envoie la meilleure version dans les concours...donc le F3R "opérationnel" sera de la partie...

Bien que,dans le cas de votre pays,au vu des missions,le couple gripen plus nouvelle génération de dca soit amplement suffisant....le Rafale et le F18SH un peu "over size"...


Toutefois,il existe quand même un avion à ne pas oublier (bien qu'il ne soit pas dans la compétition) qui est bien plus performant qu'un gripen,bien que sa base soit très datée,et tout à fait moderne dans ses capacités : le F16! (les Israeliens le démontrent régulièrement,n'en déplaise aux afficionados de la furtivité passive "arme ultime de la mort qui tue" )


A MON avis de français (admirateur du rafale,certes! mais contribuable avant tout! ),ce serait le meilleur choix pour votre pays en termes de coûts/prestations

Écrit par : grosminet | 10/11/2018

titi donne le bonjour à grosminet.

ce sera les dernières version des avions en compétition ... après ce sera le prix et compensation ... déjà qu'en suisse il n'est pas évidents l'achat d'un avion car même s'il est le meilleur et bien personne en veut.

nos politiciens sont comme ca ... si vous le donnez on le prend mais si faut payé c'est trop cher.

on n'est encore sorti du tunnel sur le choix d'un avion et tant que j'entend pas que le contrat est signé je ne crois à rien.

Écrit par : michel | 10/11/2018

@grosminet : je te rejoins. Mais le meilleur couple prestation/coût revient à se demander s'il y aura un conflit frontalier dans les 40 ans avenir en Suisse. Les pays entourant la Suisse étant interalliés, il n'y a aucune possibilité que l'un entre en guerre sans l'autre. Donc :
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Soit il y a un risque, et il faut avoir du lourd contre une coalition de SCAF/EF/Rafales et F35 qui sont aux frontières.
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Soit il n'y en aucun risque, et le plus économique... est de sous-traiter le travail de police du ciel & autres aux voisins.
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Le 2 suppose donner des directives très claires sur les cas pouvant mener à l'élimination d'un avion en vol (avec les options : passagers/diplomatique/ville à proximité... )

Écrit par : v_atekor | 11/11/2018

Personnellement je ne verrais jamais une coalition européenne … l’Europe n’arrivera jamais à avoir une vraie armée de plusieurs pays main dans la main … il est vrai que l’on voit des exercices interarmée, mais pour le reste ça n’existe pas.
Après loué, le ciel a une armée voisine pour gérer son espace aérien est une grave erreur … le jour ou il y aura un conflit, vous ne verrez personne pour protéger votre espace aérien et je ne sais a quel prix cette location nous couterez ?
Une chose est sur le jour d’une guerre, chaque pays protègera son territoire, mais pas celui du voisin.
La meilleure solution est l’indépendance avec une flotte aérienne importante pour protéger son espace aérien.

Écrit par : michel | 11/11/2018

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