18/04/2018

Deux minidrones aux essais pour les Forces terrestres !

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Armasuisse teste actuellment deux types de minidrones autonomes pour venir équiper les formations de combat et d'exploration de l'armée. Les deux systèmes de drones sont portatif et facile d'emploi. Au final le drone qui gagenra la compéition viendra compléter les moyens actuel en matière de reconnaisance du champs de bataille à courte distance. Les informations recueillies serviront directement les échelons inférieurs de conduite, soit la compagnie, la section, le groupe ou l’équipe.

Les minidrones sera utilisés dans un environnement de combat tactique. Ils doivent venir épauler les unités au sol en ce qui concerne les missions de reconnaissance «Over The Hill», les conflits de faible intensité et les opérations de guerre urbaine, ainsi que pour toute missionISTAR ( Intelligence, Surveillance Acquisition de cible et reconnaissance) de proximité.

 Le budget total de l’acquisition s'élève à 8 millions de francs. Le projet devrait être clos en 2021.

Deux modèles à l’essai :

Deux modèles ont été retenu pour les essais il s’agit de l’Israélien Orbiter 2B de la société Aeronautics Defence Systems et du Fly Eye polonais de WB Electronics.

Aeronautics Defense Systems  Orbiter 2B :

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Dévoilé en 2014, l’Orbiter 2B d’Aeronautics Defense Systems dispose d'un mode de navigation indépendant qui, permet à un opérateur d'effectuer une mission même si le GPS est bloqué ou s'il y a une perte de liaison avec sa suite de communications cryptée. Un système d'alerte automatique peut également envoyer des alertes concernant tout écart par rapport aux objectifs prévus d'une mission dans des conditions normales. L’Obiter 2B dispose d’une autonomie de fonctionnement de 4 heures, l'Orbiter 2B peut transporter une charge utile de 1,5 kg et pour un rayon d’action de 100 km. Il emporte  un capteur électro-optique / infrarouge avec un pointeur laser. Il dispose du logiciel MOAV qui est conçu pour servir une gamme de plates-formes UAV compatible avec les interfaces OTAN telles que le STANAG 4609. Le système numérique équipé d'une liaison de données a une durée de vie jusqu'à 4 heures. Le dépoiement se fait en 7 minutes.

Utilisateurs : Israël, Finlande, Ireland, Mexique, Perou, Pologne, Serbie, Afrique du Sud, USA, Angleterre, Thailand.

WB Electronics Fly Eye :

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Développé en pologne par WB Electrionics, le Fly Eye a été dévoilé en 2010. Le Fly Eye dispose d'une cellule compacte en matériaux composites. Sa structure modulaire peut être facilement assemblée ou démontée et dispose d'une capacité de décollage et d'atterrissage entièrement autonome. Le véhicule peut être déployé dans les dix minutes et peut exécuter des missions dans des zones très restreintes.Le drone portable a une longueur de 1,9 m, une envergure de 3,6 m et un poids maximum au décollage de 11 kg. Il peut transporter une charge utile maximale de 4 kg et est transporté dans deux sacs à dos.Deux personnes sont nécessaires pour faire fonctionner le drone, qui est lancé à la main et peut être récupéré en utilisant un parachute. L'itinéraire de vol peut être préprogrammé par l'opérateur et peut être modifié pendant le vol. Il peut effectuer des missions jusqu'à trois heures, en fonction des conditions météorologiques. Il fonctionne à des températures variant entre -20 ° C et + 50 ° C et peut supporter une vitesse du vent jusqu'à 12m / s et une humidité de 95% / 50 ° C. Le vol de la caméra peut être entièrement contrôlé manuellement à partir de la station de contrôle (jusqu'à 30 km) ou entièrement autonome, effectué selon un itinéraire pré-programmé avec la possibilité de sa correction manuelle pendant le vol. Le vol est extrêmement silencieux. Le Fly Eye emporte un système de caméra électro-optique / infrarouge.

 Utilisateurs : Pologne, Ukraine

 

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Les nouveaux moyens de reconnaissances :

Avec le remplacement prochainement du drone ADS 95 « Ranger » avec l’arrivée du drone « MALE » Hermes 900 au sein des Forces aériennes, il manquait un échelon pour les unités au sol. Celui-ci sera donc comble avec le choix du minidrones. Pour autant, l’armée suit également de développement des petits véhicules terrestres autonomes ainsi que les microdrones. Le futue avion de combat disposera d’une capacité de reconnaissance électronique et sera doté d’une nacelle « recco ». Mais l’avion pourra également voler en binôme avec un drone furtif à réaction tel que le banc d’essais nEUROn de démonstration. Par ailleurs, armasuisse Sci +T est actif dans le domaine de la défense anti-drones. Une équipe pluridisciplinaire formée de spécialistes des capteurs et des effecteurs  effectue des travaux de recherche et collabore avec des acteurs nationaux et internationaux dans le domaine des contre-mesures.

 

Photos : 1 & 2  Orbiter 2B @ d’Aeronautics Defense Systems 3 & 4 Fly Eye @ WB Electronics

 

 

La REGA a reçu son premier Challenger 650 !

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La Garde aérienne suisse de sauvetage « Rega » a reçu le premier des trois nouveaux avions-ambulance de type Bombardier Challenger 650. Le nouvel avion de la Rega a été développé sur la base de la flotte précédente et apporte diverses améliorations pour les patients et les équipages. Lors de sa conférence de presse annuelle du jour, la Rega est revenue sur l’an dernier : avec 15'958 missions en 2017, la Rega a été sollicitée plus que jamais auparavant, tant en Suisse qu’à l’étranger. Cela représente une mission toutes les 33 minutes

L'avion-ambulance immatriculé HB-JWA est le premier des trois nouveaux avions-ambulance qui compléteront la flotte de la Rega d'ici à la fin 2018. Pour Ernst Kohler, CEO de la Rega, la nouvelle flotte représente un investissement pour le futur : "Le nouvel avion est l'un des avions-ambulance civils les plus modernes au monde ; nous nous assurons ainsi de pouvoir porter une assistance professionnelle et fiable aux patientes et patients dans le monde entier pour les prochaines années." La Rega parvient à clôturer ce projet dans les délais fixés et dans le budget prévu de 130 millions de francs au total pour les trois aéronefs. 

Challenger 650 : l'histoire à succès se poursuit

Le Challenger 650 est le successeur des trois avions-ambulance précédents de la Rega, les Challenger CL-604. Ces derniers ont œuvré pour des interventions en faveur de la population suisse depuis 16 ans - plus longtemps que n'importe quel autre avion dans l'histoire de la Rega. L'équipement intérieur et médical des avions-ambulance est fabriqué sur mesure : au cours des quatre dernières années, une équipe de pilotes, de professionnels de la santé et d'ingénieurs de la Rega s'est associée à des spécialistes externes pour développer la nouvelle cabine. Les modifications se basent non seulement sur l'expérience menée avec les CL-604 mais aussi sur l'expérience acquise par la Rega pendant près de 60 années d'activités dans le rapatriement de personnes malades ou blessées. 

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Les patients bénéficient d'amélioration en cabine et dans le cockpit

Les patients bénéficieront non seulement de places plus larges et multifonctionnelles et d'une diminution du bruit en cabine, mais aussi de la technologie de pilotage la plus moderne dans le cockpit. Grâce aux nouveaux outils de navigation et de communication, les pilotes peuvent désormais emprunter des routes aériennes de plus haute altitude, par exemple au-dessus de l'Atlantique. En raison d'une résistance de l'air plus faible aux altitudes élevées, le nouvel avion-ambulance brûle moins de kérosène, ce qui a pour conséquence de diminuer les arrêts pour s'approvisionner en carburant. Urs Nagel, chef pilote avion-ambulance de la Rega : "Avant tout, en ce qui concerne les vols long-courriers, nous pourrons rapatrier nos patients plus rapidement et plus économiquement". Par ailleurs, un nouveau radar météorologique augmente la sécurité durant le transport, d'une part, et, d'autre part, une caméra infrarouge permet l'approche d'un nombre supplémentaire d'aéroports en cas de mauvaise visibilité. C'est un avantage majeur pour les pilotes de la Rega, lesquels naviguent chaque année sur plus de 400 aérodromes différents à travers le monde. 

La Rega organise chaque année le rapatriement de plus de 1'200 patients

Les équipages de la Rega rapatrient des patients malades ou blessés de l'étranger à bord des trois avions-ambulance ou sur des vols de ligne. Les équipages médicaux à bord des avions-ambulance comprennent toujours au moins un-e médecin de vol et un-e spécialiste en soins intensifs. L'année dernière, la Rega a rapatrié 1'249 patients dont 901 dans l'un de ses trois avions-ambulance. La centrale d'intervention a organisé un transport sur vol de ligne pour 348 patients, accompagnés au besoin d'un-e médecin ou d'un-e infirmier-ière spécialiste en soins intensifs. 

Nouvelle flotte - nouvelle parure

La Rega renouvelle également une partie de sa flotte hélicoptère : d'ici le milieu de l'année 2019, six nouveaux hélicoptères de sauvetage de type Airbus Helicopters H145 remplaceront les EC 145 qui équipent ses bases de plaine. En 2021, trois hélicoptères de sauvetage toute météo de type AW 169-FIPS complèteront ce renouvellement. La Rega profite de la modernisation de sa flotte et saisit l'opportunité de rafraîchir son logo, resté inchangé depuis plus de 20 ans. Le nouvel avion-ambulance Challenger 650, immatriculé HB-JWA est le premier aéronef de la Rega à porter cette nouvelle signature.

 

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Photos :Le nouveau Challenger 650 de la REGA @ REGA