23/03/2018

Exigences fixées pour le nouvel avion de combat et le système sol-air !

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Le DDPS a fixé les exigences auxquelles doivent satisfaire les nouveaux moyens de protection de la population contre les menaces aériennes. Par ailleurs, il a déterminé les critères d’évaluation impératifs et d’autres caractéristiques souhaitables en matière de politique d’armement, notamment en ce qui concerne les affaires compensatoires.

Cette phase lance le programme d’acquisition du nouvel avion de combat et du futur système de défense sol-air. Ces deux systèmes feront partie du programme Air2030, soit le modernisation en profondeur des Forces aériennes suisses. Nous allons égalment voir qu’il y a du changement en ce qui concerne la défense sol air et les implications des différentes exigence sur le choix de l’avion.

Exigences imposées:

 

  • L’ensemble de la flotte doit être mesure de réaliser les prestations suivantes :
  • fournir les prestations journalières de police aérienne, 24 heures sur 24, et imposer les restrictions d’utilisation de l’espace aérien suisse.
  • lors de tensions accrues, intervenir dans un délai de quelques minutes (QRA) dans l’ensemble de l’espace aérien suisse avec des avions de combat en cas de violation de l’espace aérien par des avions civils non coopératifs, des avions militaires de transport, des drones et des avions de combat isolés pénétrant dans l’espace aérien.
  • en situation de défense, en combinaison avec la défense sol-air, empêcher un adversaire, pendant une durée limitée, d’obtenir la supériorité aérienne et, dans le même temps, appuyer l’armée avec du feu opératif au-delà de la portée de notre propre artillerie et avec de la reconnaissance aérienne.

Données servant de base de calcul pour le dimensionnement de la flotte : la taille de la flotte doit permettre :

  • en situation normale, d’assurer le service journalier de police aérienne ainsi que l’instruction et l’entraînement.
  • lors de tensions accrues, de maintenir une présence permanente dans les airs d'au moins quatre avions pendant au moins quatre semaines.
  • en cas d'attaque armée, d'engager, parallèlement à l’accomplissement des tâches de défense aérienne, des avions de combat pour la reconnaissance aérienne et pour frapper des objectifs au sol.

Exigences relatives à l’acquisition du prochain avion de combat et d’un nouveau système de défense sol-air c. Le paquet logistique doit être dimensionné au minimum pour :

  • assurer en permanence le service de vol lorsque les frontières sont ouvertes et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger peut être garanti ;
  • assurer la souveraineté sur l’espace aérien pendant approximativement six mois, de même que l’instruction et l’entraînement lorsque les frontières sont fermées et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger ne peut pas être garanti. Exigences opérationnelles concernant le système de défense sol-air (DSA/Bodluv) :

La défense sol-air de grande portée doit être en mesure, seule ou en combinaison avec les avions de combat, de protéger des secteurs et, ce faisant, de combattre en premier lieu des objectifs dans l’espace aérien moyen ou supérieur. La surface à couvrir doit être de 15’000 km système doit disposer d’une grande portée, c’est-à-dire atteindre une altitude d’engagement de plus de 12’000 m (ver- ticalement) et une portée supérieure à 50 km (horizontalement).

Concernant la maintenance :

Pour le prochain avion de combat, le groupe RUAG est désigné comme centre de compétences pour le matériel au lancement du projet. Dans cette fonction, RUAG réalise les tâches non dévolues à la troupe concernant le suivi technique du système, la gestion du matériel entre la Suisse et l'étranger et la maintenance des avions. L’étendue et le degré de profondeur des tâches que devra accomplir RUAG seront déterminés dans le cadre de l'évaluation.

Pour le nouveau système de défense sol-air, il est en principe souhaitable que RUAG assume la fonction de CCM (dans la même mesure que pour le prochain avion de combat), pour autant que le fabricant du système retenu ne dispose pas d’une succursale en Suisse.

Les essais :

Une partie au moins des essais en vol et au sol doivent être effectués en Suisse pour tous les candidats entrant en ligne de compte pour l’acquisition du prochain avion de combat.

Outre des adaptations minimales requises (comme l’intégration dans nos propres systèmes de conduite), il faut renoncer à des helvétisations ; autrement dit, les systèmes (avions de combat et système de défense sol-air) doivent fondamentalement correspondre à la configuration qui est autorisée à l’exportation et qui est en service ou sera introduite dans le pays producteur.

Dans la mesure du possible, les avions de combat évalués seront pilotés par des pilotes suisses lors des essais en vol.

Pour améliorer la connaissance du système, il serait judicieux qu’une équipe de base composée de personnel de l’industrie suisse et de l’armée collabore avec le fabricant ou un représentant du fabricant pour le montage final des prochains avions de combat. Procéder au montage final en Suisse n’est pas une exigence, mais cette possi-bilité n’est cependant pas non plus exclue.

Pour augmenter le degré d’autonomie, il faut s’efforcer d’acquérir les droits d’utilisation (codes sources) en vue du développement autonome de logiciels C2 (Bodluv, système de surveillance de l'espace aérien).

Affaires compensatoires (offsets)

Pour l’acquisition des avions de combat et de la défense sol-air de grande portée, des affaires compensatoires représentant 100 % du prix d’achat doivent être exigées. L’industrie suisse pourra participer au développement futur de l’avion.

La mise en œuvre des obligations liées aux affaires compensatoires intervient après la signature du contrat. Les affaires compensatoires éventuellement générées auparavant peuvent être prises en compte jusqu’à 20 % du volume total des affaires compensatoires (Offset-Banking-Agreements).

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Les concurrents :

Avions :

L’Airbus : Eurofighter « Typhoon II » T3, Dassault : Rafale F4, Saab : Gripen E MS22, Boeing : F/A-18 « Super Hornet », Lockheed-Martin : F-35A.

Sol-air :

Eurosam : SAMP/T, Rafael : David’s Sling, Raytheon : Patriot Pac3.

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Analyse :

On peut dès lors constater plusieurs éléments avec la mise effective des exigences. En ce qui concerne le nouvel avion de combat, il sera multirôle et devra pouvoir communiquer électroniquement avec le nouveau système sol-air. Selon les exigences, le nombre d’avions doit permettre de tenir au moins un mois en situation tendue. De fait, si l’on se base sur les différents modèles de dotation, il faudra donc au minimum 40 avions. En matière de maintenance, celle-ci devra se faire en Suisse chez RUAG Aersopace. De plus, les demandes en matière d’Offsets obligent la participation suisse au dévellopement futur de l’avion et 100% de compensation. Rien de nouveau en fait, sauf qu’avec le besoin des codes sources pour communiquer avec le système sol-air cela exclut le F-35A de Lockheed-Martin et dans une certaine mesure Boeing. Le futur avion pourrait donc être européen ?

En ce qui concerne le système sol-air, on passe à des systèmes longue-portées. On abandonne donc les deux systèmes de moyenne-portées Iris-SL et CAMM-ER. Les systèmes longue-portées pourront être acquis en nombre limités, mais ne pourront être positionnés que sur le plateau. En effet, la topographie de notre pays limiterait beaucoup trop l’engagement à proximité du Jura et des Alpes. Il faudra donc à l’avenir renforcer la défense sol-air courte portée, afin de combler les zones vides.

Avec un montant maximum de 8 milliards de nos francs, le choix des deux systèmes se fera en fonction du meilleur coût/efficacité, ainsi que des coûts de maintenance les plus faibles.

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Photos : 1 Les avions potentiels 2 Eurosam SAMP/T 3 Rafael David’s Sling 4 Raytheon Patriot PAC3

Commentaires

La concurrence va être forteet on peu s'attendre à des offres "canons" chez les avionneurs. Satisfaction pour m'a part le F-35 n'a aucune chance.

Je vois vois bien le Samp/T comme système sol-air efficace et à prix abordable, que vaut le David's Sling question prix ?

Écrit par : Martin | 23/03/2018

Le MEADS n’est pas pris en compte? La version allemande qui inclue l’Iris-T pour la courte portée pourrai être très interessante pour la Suisse.
Sinon au moins question prix il me semble que c'est le David’s Sling qui a l’avantage.

Écrit par : GBU | 23/03/2018

Et pourquoi pas le F-15 dans ses dernières variantes ? Pas forcément beaucoup plus cher que certains de compétiteurs cités. Et s'il est suffisamment bon pour les pays qui l'ont récemment commandé ou qui l'ont mis en service depuis peu ...

Écrit par : UnOurs | 23/03/2018

D'après le DDPF, si le système antiaérien serait très performent on réduirait le nombre d'avions et vice-versa ?
Je me demande si c'est un bon raisonnement. On la déjà vu dans le passé dans une guerre que l'attaquant à un bon système de brouillage, lors d'une attaque tout sera mis en oeuvre pour que les radars soient aveugles, ce qui veut dire que la défense aérienne sera détruite ou inutilisable.
Passé ce stade il reste que l'aviation, mais si vous en avez qu'un nombre limité et bien vous vous retrouvez sans aviation et défense aérienne.
Pour moi il n'y a aucune logique.

Écrit par : michel | 24/03/2018

@UnOurs: il y a deux raisons: la première le F-15 est particulièrement grand et de fait peu adapté aux évolutions en milieu montagneux. La seconde vient du fait que l'on considère que l'avion n'est plus tout jeune et que bien que celui-ci se modernise, il y a risque d'obsolescence après 2030.

Écrit par : PK | 24/03/2018

@Michel : A prendre avec des pincettes, comme je l'explique plus haut il faut un minimum de 40 avions pour tenir 1 mois, selon l'offre de certains avionneurs (les moins chers) on peut même espérer atteindre les 43 ou 44 appareils. De plus, les système longue-portées, ne couvriront que le plateau et une partie de supérieur des alpes. Pour assurer la détection dans les vallées, il faudra des avions.

Écrit par : Pk | 24/03/2018

Il y a une question que je me pose depuis quelque temps... On demande à ce que le nouvel appareil puisse être compatible avec les infrastructures actuelles (on a déjà parlé que le Rafale serait limite pour certaines), mais est-ce que le Super-Hornet ne serait pas un peu trop long? À l'époque, avec l'achat de nos Hornet, les abris avaient été agrandis, les cavernes abandonnées, etc. La nouvelle version étant 1,5m plus long, sera t'il compatible? (pour autant que les deux avions américains puissent répondre aux exigences concernant la maintenance et la participation au développement de l'appareil)^^

Écrit par : Jo-ailes | 24/03/2018

@Jo-ailes: Absolument le Super Hornet serait problématique pour les infrastructures, il faudrait considérablement les modifiés.

Écrit par : Pk | 24/03/2018

Si je me réfère au texte de PK:

"La défense sol-air de grande portée doit être en mesure, seule ou en combinaison avec les avions de combat, de protéger des secteurs et, ce faisant, de combattre en premier lieu des objectifs dans l’espace aérien moyen ou supérieur. La surface à couvrir doit être de 15’000 km système doit disposer d’une grande portée, c’est-à-dire atteindre une altitude d’engagement de plus de 12’000 m (ver- ticalement) et une portée supérieure à 50 km (horizontalement)."

Le DDPF recherche un système intégré (Défense sol - air/ Avion).
Dès lors le choix se réduit à 2 systèmes:
1- Le système Patriot conduit par Raython et Lockheed Martin Global, donc le F-35!
et
2- le système SAMP / T emmené par le consortium MBDA / Thalès, donc impose de fait le Rafale!

On voit que comme en Pologne, Belgique, Canada, Australie, etc. Les américains nous cernent.
Comme je l'ai déjà dit, ou bien on privilégie vraiment un produit européen, dans ce cas on prend le trio MBDA / Thales / Dassault et on s'y maintient; le reste n'est que littérature et/ou querelles stériles.

Écrit par : forêt10 | 24/03/2018

Merci, Pascal, pour vos infos.
Hum le F18E est bien plus gros que ce soit en longueur ou en hauteur et je vois mal la Suisse en acheté, je pense plus qu'il est sur la liste des concurrents tout comme le F35, mais après il y aura la 1re phase de l'élimination et restera les finalistes et la tout sera plus pris en considération et un gagnant au bout.

Écrit par : michel | 24/03/2018

@Forêt10: Votre raccourcis est faux, il n' y a aucun lien entre le type d'avion et le type de système sol-air. D'ailleurs si vous lisez correctement le F-35 n'a aucune chance d'être acheté. Il est à l'évidence que les systèmes les moins honéreux seront choisi ce qui exclut pratiquement le Patriot (même avec les missiles israéliens, choix de la Pologne).

Par ailleurs les évaluation seront faite séparément par des équipes différentes. Les systèmes de liaisons de données étant tous aux standards OTAN, il n'y pas de problématique et ceci d'autant plus qu'il faut disposer des codes sources.

Écrit par : Pk | 24/03/2018

@PK
"Votre raccourcis est faux..."

Expliquez-moi, en quoi "mes raccourcis" sont faux?

Votre article parle t-il de F-35, de Patriot, de David slin etc. oui ou non?

Si comme vous le dites Le F-35 et le Patriot "n'ont aucune chance d'être acheté"; que font-ils alors dans ce début de sélection?

Écrit par : forêt10 | 24/03/2018

J'abonde effectivement sur le fait qu'il n'y a aucun lien de type "package " entre les systèmes. D'ailleurs si l'on prend les éléments ayant un prix des plus abordable on devrait retrouver le Gripne E et le David'Sling voir le SAMP/T (il me semble que le système européen pourrait être sensiblement plus cher, mais sans garantie).

@forêt10: vous devez comprendre que la Suisse, bien qu'alliée de l'Otan, ne se retrouve pas sous l'influence "féroce" des USA et son lobbying. Ce qui est le cas de la Pologne ou de la Belgique. Par ailleurs, en Pologne, il n'est pas question de relier en mode Net Centric Warfare le Patriot avec le F-35. Effectivement, pour celà il faudrait les codes sources du F-35, ce qu Lockheed refuse.

Écrit par : Steeve | 24/03/2018

@forêt10: c'est très simple, lorsque la Suisse à décidé de relancer le programme d'avion de combat nous étions en janvier 2016, durant cette année les différents avionneurs se sont annoncés pour le concours. Hors, à cette époque on parlait encore des système Iris-SL et CAMM-ER qui devait être achetés avant l'achat de l'avion.

Depuis, les choses ont changé, avec les systèmes longues-portées et l'association des deux. Maintenant, nous avons la feuille de route déclinée ci-dessus, avec des éléments qui précises mieux la demande en terme d'acquisition.

Ces précisions changent la donne: en matière d'offsets (c'est pourqoi Boeing est resté en retrait) en matière de maintenance et sur la volonté d'obtenir les codes sources. Ces éléments montrent que le F-35 ne correspondra pas et Boeing devrait vraisemblablement ne pas entrer en courses, sauf certaines garanties du Pentagone (pas faciles à obtenir).

Le système Patriot peut parfaitement rester en course, mais son principal handicap vient de son prix, soit le plus élevé des trois systèmes. Mais nous n'en sommes qu'au début, comme je l'écrivais il n'y pas si longtemps, nous verrons qui restera en course et alors nous aurons l'occasion de voir chaque système en détails.

Écrit par : Pk | 24/03/2018

@Steeve: Sur le principe du prix, nous pourrions nous retrouver avec ces trois options effectivement, mais attention, il faut s'attendre à des offres chocs des avionneurs et il y des petites différences entre le SAMP/T et le David's Sling qui peuvent faire pencher d'un côté comme de l'autre,

Écrit par : PK | 24/03/2018

Sait-on si une demande officielle a déjà été faite aux avionneurs ?

Écrit par : Florence | 24/03/2018

@Florence: Oui, les exigences de ce vendredi vont déjà bien alimentés les discussions au sein des avionneurs potentiels ces prochains jours. D'ici l'été, le DDPS transmettra une demande d'information complète. Puis avant la fin de l'année le calendrier des essais avec les avionneurs en courses sera plannifié.

Écrit par : Pk | 24/03/2018

@ PK et Steeve:

Je terminais ma première intervention par: "le reste n'est que littérature et/ou querelles stériles." Donc je ne vais pas ouvrir une querelle stérile.

Je rappellerais simplement à nos lecteurs, bien que la Suisse ne se trouve pas sous "l'influence féroce des USA", nous avons du plier l'échine à plusieurs occasions et non des moindres:
- CS et UBS ont failli faire faillite à cause d'eux (40 Md$ une bagatelle!)
- La chimie bâloise qui découvre bien avant les laboratoires américains de très bons médicaments sur:
- certaines sortes de cancer
- sur l'asthme
- le sida etc.
doit attendre jusqu'à cinq ans (le temps nécessaire, pour que le laboratoire américain concerné, puisse sortir un médicament semblable ou de moins bonne qualité) avant que ceux-ci puissent être validés.

Je ne vais pas énumérer toutes les affaires,(nous sortirions du cadre de ce blog aéronautique) ou nos amis nous ont obligé à accepter leurs conditions.

Pour terminer, parlons à mots couverts de l'affaire Ruag, (qui comme l'indique PK, sera un des principaux bénéficiaire des compensations de ce projet).
Je doute fort que les USA ne profite pas de celle-ci pour nous "convaincre" d'accepter que Patriot, Raython, Lockheed Martin Global, et autre F-35 fassent partie de cette évaluation!

Amicalement!

Écrit par : forêt10 | 24/03/2018

PK, Steeve, merci pour vos compléments d'informations claires et précis.

@forêt10: je comprends vos propos, mais la situation des exigences et très claires et ne palide pas en faveur des avions américains, et surtout pas du F-35 Voiic ce que l'on trouve sur le dossier :

2. Il n’y pas d’exigence globale quant aux pays producteurs du prochain avion de combat et du système de défense sol-air, c’est-à-dire qu’il n’est pas spécifié que les deux systèmes doivent être acquis auprès du même pays ou de pays différents.

Une fois l’introduction des avions de combat achevée, le service de vol doit pouvoir être exécuté avec du personnel d’exploitation de l’Armée suisse. La maintenance par la troupe doit être assurée avec un effectif de personnel d'un ordre de grandeur comparable à celui d'aujourd'hui.

• Centre de compétences pour le matériel (CCM) :
o − Pour le prochain avion de combat, le groupe RUAG est désigné comme centre de compétences pour le matériel au lancement du projet. Dans cette fonction, RUAG réalise les tâches non dévolues à la troupe concernant le suivi technique du système, la gestion du matériel entre la Suisse et l'étranger et la maintenance des avions.

• participation industrielle directe ou programme industriel (étendue et qualité [STIB]).

Par ailleurs, vos comparaisons (même si ces affaires sont exactes) n'ont strictement rien à voir avec ce dossier étant donné qu'on ne parle pas de malversation. La comparaison s'arrête là. J'ajouterais que depuis plusieurs années, nous constatons que l'équipement de l'armée Suisse est de moins en moins d'origine américaine, voir plus du tout. De fait, les USA n'ont pas d'influence directe sur nos choix contrairement à d'autres pays, et c'est très bien ainsi.

Écrit par : Florence | 24/03/2018

Comme c'est une compétition, les USA sont aussi de la course, mais seront vite évincés, car leur avion ne correspond pas directement pour la Suisse, un F18E trop gros et datant même s'il est au top de la technologie et un F35 trop cher et encore immature.
Les USA ne donneront jamais les codes souche, il y a cas voir nos vieux M109, certain code pour le tir de précision reste aux mais des USA, la je ne vois pas que des codes souche soit donné pour un nouvel avion.
Le système aérien made in USA lui aussi sera éliminé.
La Suisse achètera un matériel jeune et non le vieux de la vieille datant de mathusalem.
Au niveau avion il restera le fameux trio, celui qui tiendra mieux la route ce sera le Gripen, car les 2 autres concurrents ne pourront pas s'aligner au même prix avec le même nombre d'avions, la seule chance pour les 2 conçurent sera de faire une offre mélangée entre un nombre d'avions entièrement neufs et la dernière version et un nombre d'avions soit d'occasion ou une version antérieure.

Écrit par : michel | 24/03/2018

Rajoutons, pour le Typhoon, les casseroles autrichiennes qu'il traine et qui risquent de faire réfléchir les décideurs sur le bien fondé d'avoir un tel appareil, même dans une version plus récente que celle que les autrichiens se sont vu refourguer...

Après, pour le système SAMP/T, il serait je pense possible d'y intégrer des missiles MICA-VL en complément, pour assurer une couverture plus fine (et moins chère), tout en utilisant les capacités de détection du système SAMP/T. Accessoirement si le Rafale est choisi, ça peut servir à recaser des missiles MICA air-air qui auraient atteint leur limite de potentiel en vol.

Quant au système David’s Sling, n'oublions pas que Raytheon est partenaire de développement. De fait, s'il y a des restrictions d'accès au code du Patriot PAC-3, il risque d'y en avoir pour le David's Sling.
Mais là aussi, comme pour le système SAMP/T, une combinaison des 2 types de missile (comme en Pologne) permettrait d'avoir un panachage de missiles, en fonction des besoins.
Sinon dernier problème du David's Sling... ...il est en partie israélien. Hors l'achat et la vente d'armement à Israel est il me semble un sujet assez sensible/polémique, même s'il s'est déjà réalisés ces dernières années.

PS: niveau hauteur des dérives, un F-18E/F est quasiment au même niveau qu'un F-18C/D il me semble (une vingtaine de cm de plus, soit 4.9m au lieu de 4.7), à la différence du Rafale ou du Typhoon qui pour le coup dépassent allègrement les 5m (5.35m environ).
Quant au F-35, niveau encombrement, on est au même niveau que le Rafale ou le Typhoon en longueur, en largeur et en hauteur (et par rapport au F-18, ils sont moins long (entre 1 et 2m) et moins large (1 à 2m moins large), mais plus haut). La seule différence c'est que le F-35 a deux dérives au lieu d'une pour les deux autres appareils européens, ce qui pourrait poser plus de problèmes dans certains hangars voûtés (type les U70 de Payerne)

Écrit par : Chris2002 | 25/03/2018

@Chris: Hé oui, nous allons avoir plusieures options possibles, la compétition va être très interessante. J'y reviendrais, mais petit précision, le David's Sling est en effet une création Rafael / Raytheon, mais le modèle israélien est totalement sous contrôle de l'Etat Hébreu. A noter, qu'il est possible d'installer les missiles Sling israéliens sur le Patriot, mais pas l'inverse (effectivement Steeve) Ce qui nous donne une quatrième variante. Normalement les codes sources sont disponibles pour le PatrioT.

Sur votre intervention en ce qui concerne la taille des aéronefs, oui, ce facteur aura également une influence sur le coûts final et donc le choix.

Écrit par : PK | 25/03/2018

@PK: Vous dites que dans une certaine mesure les demandes d'offsets pourraient affecter Boeing et le Super Hornet et donc pousser vers un achat européen. Peut-on imaginer des changements au sein de Boeing pour avoir la capacité de rester en compétition et ne pas reculer comme en 2008 ?

Écrit par : Stéphane | 25/03/2018

@Stéphane: c'est une très bonne question et elle reste ouverte. En effet, la question de la compensation à 100% et du développement de l'avion est complexe dès que celà touche la politique américaine. De fait, si Boeing obtient de telle garanties, ce qui peut être le cas avec le gouvernement Trump, dans ce cas le Super Hornet pourrait devenir un sérieux concurrent notamment en terme de prix avec une bonne facilité d'adaptation au sein des FA.

Écrit par : PK | 25/03/2018

Les exigences de la Suisse confirment que le F-35 n’est absolument pas adapté aux besoins de ce pays. La furtivité et la connectivité qui sont deux points forts majeurs du F-35 sont hors de propos par rapport à la demande.
La compétition va donc être très ouverte ... et donc fort intéressante

Écrit par : Dany40 | 25/03/2018

Bonjour Pascal et Steeve

Je reviens sur le thème du système sol / air est notamment sur le radar:
"Swiss Eye Stealth-Nixing Radar to Protect Alpine Valleys"

Si j'en crois les articles parus à ce sujet (extrait(s)):
Contrairement aux radars traditionnels, qui émettent des ondes radar et suivent leur trajectoire, les radars passifs calculent une image aérienne en lisant comment les signaux de communications civils rebondissent sur les objets aéroportés.
La technique fonctionne avec tout type de signal qui est déjà présent dans un espace aérien donné, y compris les émissions de radio ou de télévision ainsi que les émissions provenant des stations de téléphonie mobile.

La technologie radar passive promet l'avantage qu'elle ne peut être détectée, ce qui signifie que les pilotes qui entrent dans une zone surveillée peuvent ne pas savoir qu'ils sont suivis. Cela pourrait même être le cas pour les pilotes volant des avions furtifs comme le F-35, disent les experts, bien qu'il ne semble pas y avoir de données publiquement disponibles comparant le radar passif à des conceptions d'avions peu observables et leurs revêtements absorbant les radiations etc. etc.

Ou en est-on dans cette évaluation, a t-on déjà une idée sur les éventuels fournisseurs, des technologies employées etc.?

Pouvez-vous nous donner quelques éclaircissements?
Merci d'avance.

Écrit par : forêt10 | 10/05/2018

@Forêt10: Ce que l'on sait actuellement est que l'ambition du DDPS et de pouvoir une fois les radars passifs qualifiés, les intégrés en remplacement du système actuel TAFLIR, au sein du futurs système sol-air doté d'AESA et du futur avion de combat. La conposante AESA sol-air et air-air associée au radar passif doit permettre de verouiller la détection face aux menaces furtives (avions, drones) mias également face aux nouvelles menaces (missiles balistiques et frappes de drones multiples).

Écrit par : PK | 10/05/2018

je ne sais si c'est une vérité ou simplement une rumeur de certaine personne dans le monde politique mais j'ai parlé avec un qui ma fait part que la votation pour l'achat groupé avion-DCA pour être séparé ? votation pour le avions et votation pour la DCA ?

Écrit par : michel | 03/09/2018

@Michel: oui c’est en discussion soit une votation uniquement sur l’avion, il y a là un véritable danger posé par des tergiversations politiciennes sur le dos de l’armée. En même temps nous aurons dès élections fédérales en 2019 de quoi faire mousser l’ego de nos politiques. A noter le commentaire de l’Association des Officiers très pertinent sur le sujet, je vais voir pour le publier.

Écrit par : Pk | 03/09/2018

Mais c'est quoi cette ânerie, on va ou avec ceci vas ton revenir avec une votation truquée afin que les gens vote a l'envers de la logique.
Dois ton aussi voir un 11 septembre en suisse pour que les gens comprennent la situation.
Je n’ai jamais vu ça depuis des années ? Déjà que le peuple vote pour une chose qu'il ne connaît rien et le conseil fédéral va faire quoi.

Écrit par : michel | 03/09/2018

Nous avons reçu la ministre Française des armées, elle a présenté le rafale et selon ses propres paroles, comme le meilleur avion au monde ?
C'est un bon avion, mais le meilleur je ne sais pas.
Ha ces Français qu'ils sont chauvins avec leur matériel, il y a qu'eux qui savent faire quelque chose ? Mais pourquoi ils déserte tous leur pays pour venir bosser en Suisse ?

Écrit par : michel | 04/09/2018

@Michel: "Nous avons reçu la ministre Française des armées, elle a présenté le rafale et selon ses propres paroles, comme le meilleur avion au monde ?
C'est un bon avion, mais le meilleur je ne sais pas."
Je ne sais pas non plus, mais ce dont je suis sûr c'est que chez nous en Suisse les Pilatus, et principalement le PC-21, sont considérés comme les meilleurs avions d'entrainement militaires au monde... Le sont-ils réellement? Je vais répondre la même chose : je pense que c'est de bons avions, mais les meilleurs je ne sais pas. ;o)

Écrit par : Jo-ailes | 04/09/2018

merci Jo-ailes

j'aimerais juste vous précisez que votre ministre des armées a dit que le rafale est le meilleur avion au monde.
chez nous en Suisse nous disons comme les meilleurs.

j'espère avoir répondu a votre question en le meilleur avion au monde ou comme les meilleurs avions au monde.

juste une petite différence d’interprétation, comme les meilleures veut dire parmi les meilleurs.

Écrit par : michel | 04/09/2018

@michel: J'ai bien dit: "chez nous en Suisse", je ne suis donc pas français. Et je n'ai peut-être pas été assez clair, mais en disant qu'en Suisse "les Pilatus, et principalement le PC-21, sont considérés comme les meilleurs avions d'entrainement militaires au monde" je voulais bien dire que la grande majorité des Suisses considèrent les Pilatus comme les meilleurs avions d'entrainement, et non pas comme vous le dites "parmi les meilleurs". Et si je parles des Pilatus au pluriel, c'est pour considérer les PC-7, PC-9 et PC-21...
Mais comme pour tout autres avions, il faut considérer ce que l'on veut en faire et les budgets disponibles, le meilleur appareil n'étant pas forcément le même pour la Suisse, la Suède ou la France.^^

Écrit par : Jo-ailes | 04/09/2018

oupsss jo-ailes, encore désolé de mon erreur de pays.
D'un côté je comprends que la ministre dise le meilleur avion au monde ? Il faut bien vendre son bijou donc pas le discrédité d'un mot qui pourrait lui porté préjudice même avant la compétition.
Le choix pour la Suisse serait le mieux l'avion Suédois, c'est mon favori et ma fois désolée si j'ai une préférence pour ce modèle, la Suisse doit choisir l'avion le mieux adapté, elle na pas besoin d'un avion de grosse taille et après il faut aussi considéré: le prix de l'entretien, si modification des hangars, et tout le reste.
Nous n'avons pas besoin d'un avion qui a une forte charge militaire comme il avait était mentionné lors du 1er test d'évaluation comme un rafale, F18E ou eurofighter et pourquoi ça ? La Suisse est un pays défensif et je ne la vois pas pour se défendre faire des bombardements à risque.
Déjà nous avons supprimé l'artillerie (canon) qui ne correspondait plus à la guerre d'aujourd’hui, mais aussi a des bombardements à risque population ?
Même nos obusiers blindés diminuent comme neige au soleil.

Écrit par : michel | 05/09/2018

@ Michel

"Ha ces Français qu'ils sont chauvins avec leur matériel, il y a qu'eux qui savent faire quelque chose ? "

Pensez-vous vraiment que seuls les français sont chauvins?
J'ai la chance de vivre à proximité de la frontière allemande, croyez-moi les allemands ne sont pas en reste, et j'entends ce genre de forfanterie tous les jours...

Vous semblez avoir un faible pour les suédois, croyez-vous vraiment qu'ils n'emploient pas les mêmes termes, lorsqu'ils viennent vanter le Gripen en Suisse ou ailleurs?

Quant aux américains n'en parlons même pas, le feuilleton F-35 est là pour nous le rappeler chaque jour!

Écrit par : forêt10 | 05/09/2018

@michel
Un des points les plus importants de votre RFI est que l'aapareil choisi devra pouvoir rester en vol longtemps pour assurer des missions d'interception même en cas de crise majeur.
Longtemps signifie que ça ne peut pas être un chasseur avec un rayon d'action court.

Écrit par : herciv | 05/09/2018

Je cite PK :
"Données servant de base de calcul pour le dimensionnement de la flotte : la taille de la flotte doit permettre :

en situation normale, d’assurer le service journalier de police aérienne ainsi que l’instruction et l’entraînement.
lors de tensions accrues, de maintenir une présence permanente dans les airs d'au moins quatre avions pendant au moins quatre semaines.
en cas d'attaque armée, d'engager, parallèlement à l’accomplissement des tâches de défense aérienne, des avions de combat pour la reconnaissance aérienne et pour frapper des objectifs au sol."
On doit donc avoir un appareil multi rôle. 4 semaines signifie que la disponibilité doit être importante. Le rafale est capable d'assurer 5 missions / jour d'après l'interview d'un général indien. C'est à dire que le temps de remise en condition est particulièrement court et que la disponibilité est à l'avenant.
Il est aussi capable d'assurer des missions extrêmement longue (plus de 10 heures) sans fatigue excessive pour le pilote et avec l'intervention limité d'un ravitailleur en vol.
Autant dire que sur ce seul point le gripen devra être en nombre plus important que le rafale pour assurer la même mission.

Écrit par : herciv | 05/09/2018

herciv: si l’on regarde la capacité de temps par rapport à la taille du territoire Suisse (ensemble de l’espace soit un cube) en rapport avec les besoins, soit un temps de de 3h à 3h30 hormis le F-35, tous les appareils répondent à la demande. Sur le plan de la maintenance le plus adapté à une armée de miliciens étant le Gripen E, notamment sur le temps de préparation d’un vol à un autre qui est le plus court de tous. Par ailleurs. l’idée qu’il faudrait plus de Gripen pour faire le même travail qu’un Rafale est une idée fausse, les précédents essais en avaient démontrer les faits. Par contre, il serait possible de disposer d’une flotte supérieure en nombre avec l’avion suédois ou même le Super Hornet qu’avec le Rafale ou l’Eurofighter, ce qui permettrait une plus grande disponibilité. Mais ce n’est pas à nous de dire quel avion la Suisse doit choisir, il y a une équipe de spécialistes pour celà.

Écrit par : Steeve | 05/09/2018

@herciv: Facile, si l'on prend le texte proposé, on peut aisément trouver des éléments qui favoriseraient l'un ou l'autre des appareil en course. L'Eurofighter ayant le rayon d'action le plus grand deviendrait alors le candidat parfait ? Je soutiens volontier la prise de position de Steeve, seul les expert ayant accès à l'ensemble des données et surtout celles qui sont confidentiels pourront proposer un oiu pleureur avions au DDPS pour le choix final. Cependant, il est calir que le prix à l'achat et à l'heure de vol seront particulièrement pris en compte.

A noter que si par bonheur, mais je fais partie ce ceux qui ne le pense pas, Lockheed participe au concours se serait bien la première fois que le F-35 serait dansune évaluation réelle face à ses concurrent. Un fait exceptionnel, mais bon je n'y crois pas.

Écrit par : Martin | 05/09/2018

Eh bien je ne sais pas pour vous mais si d’aventure Boeing est prèsent lors de l’évaluation, le Super Hornet devrait être un concurrent de choix du pont de vue du prix, de l’intégration. A suivre.

Écrit par : Mathieu | 06/09/2018

@steeve
Pour le temps de préparation de vol c'est bien le rafale le meilleur de tous et de loin. L'Inde vient à nouveau de dire qu'il faut 30 minutes pour préparer un rafale entre deux vols : Le gripen est loin derrière.
"The Rafale fighter, manufactured by France-based Dassault Aviation, is the most potent twin-engine fighter aircraft in the world. It is a multi-role fighter aircraft capable of undertaking all types of missions with a capability to simultaneously perform both air defence and ground attack role in a single mission.

The Indian Rafale comes with about 15 modifications which even the French Air Force doesn't have. The biggest strength of the aircraft is that it can be used for delivery of strategic weapons too. Also, it comes equipped with latest weapon system including the Meteor Beyond Visual Range missile. As per sources the Rafale would be able to do five missions per day as compared to three for other aircraft because of quick turnaround time. For example, the engine of the Rafale can be replaced in 30 minutes as compared to 8 hours for the Su30.
"
https://www.republicworld.com/amp/india-news/politics/massive-indian-air-force-breaks-silence-on-rafale-controversy-vice-chief-of-iaf-says-critics-dont-have-information-and-rafale-is-a-beautiful-aircraft.html?v=5.8.12
L'Inde évaluant ou ayant déjà évaluer la plupart des concurrents dispose également de données fiables.

Écrit par : herciv | 06/09/2018

Pour la prochaine compétition il devrait avoir 5 a 6 concurrents, mais le 50% seront éliminé dès le début pour raison: prix ... coût ... grandeur ... des facteurs pris en compte dès le début, car non seulement l'avion, mais tous les compléments comme agrandir les hangars ou en reconstruire.
La suisse va choisir un avion qui derrière n’y aura presque rien à refaire.
Après le prix de l'avion sera aussi décisif, car le budget sera de xxx francs ... le haut prix d'un avion le pénalisera dès le début ... nous devons remplacé 2 sorte d'avion dont y nous en faudra plus ... en acheté en 2 tranches la est une possibilité, mais avec cette votation le non sera quasi le 80% ce qui est un mauvais plan.
Nous devons sur ce budget en acheter le maximum sans que ça pénalise la flotte lors du retrait des F18 et tiger.
La quantité sera privilégiée et ceci est un bon plan ... et ne pas mélanger de dire que c'est avion a une plus grande autonomie et pas besoin en acheté trop, car y fera le boulot ... je dis mauvais plan ... plus nous avons d'avions disponibles moins le coût de l'avion sera élevé, car une meilleure rotation ce qui réduira le temps de vol d'un avion et une durée de vie plus longue.

Écrit par : michel | 07/09/2018

@Michel : on peut s’attendre à voir les Rafale, Gripen et Eurofighter en course. Question USA rien n’est moins sûr. Boeing semble pouvoir être en course et répondre en matière d’Offset grâce à un assouplissement voulu par les républicains, reste à voir si cela se confirme. Le F-35 est très mal parti pour trois raisons : impossible d’obtenir les codes sources indispensables pour la mise en œuvre de la mise en réseau avec le futur système sol-air, maintenance non compatible chez RUAG, mais obligatoire en Italie chez Leonardo (soit le centre européen pour les F-35 en Europe). Et puis nous apprenons qu’un contrat de développement aux USA pour des bombes guidées a été annulé car le fournisseur du métal et une société suisse.
Reste à savoir si Lockheed entrera en course avec le F-16 « Viper ». Etant donné que le prix de ce dernier est le plus faible du marché, il est dans notre intérêt que celui-ci entre en course. Mais il n'y aura pas de sélection immédiate par rapport au prix. Par contre, les différences de coûts seront à l'achat et à l'heure de vol serons scrutées lors de la seconde et définitive offre qui interviendra après la votation soit à fin 2021.


Le suspens va durer jusqu’en janvier.

Écrit par : PK | 07/09/2018

@ herciv : j’ai pris l’habitude de ne pas trop croire les indiens. Lors de la dernière évaluation en Suisse, le Gripen a prouvé être prêt en 12 à 15 Minutes entre chaque vol même avec du personnel non professionnel soit des soldats de milices. En ce qui concerne le Rafale on obtient effectivement 30 Minutes. L’armée suédois a cela de commun avec la Suisse que le deux pays on des miliciens de fait dans la conception de la famille Gripen il a été prévu dès le début une tellle adaptation ce qui n’est pas le cas du Rafale.

Écrit par : Steeve | 07/09/2018

@herciv, Steeve : Je permets de confirmer et de compléter ce qui a été écrit plus haut. En effet, en matière de préparation au vol les Gripen C/D et le nouveau Gripen E (qui reprend le principe) offrent les temps les plus courts du marché et ceci effectivement en raison d’une adaptation spécifique pour des armées de milice à la base. On retrouve le Rafale sur un chiffre de 30 minutes, ce qui est plutôt bon. Mais il faut également compter sur le Super Hornet de Boeing qui offre un « timing » équivalent. Ne pas négliger également Airbus DS qui a fait de gros efforts depuis la version T1 de l’Eurofighter et pourrait bien arriver également à 30 minutes avec le T3.
On le voit, si l’avion suédois est le meilleur dans cette catégorie, les gros biréacteurs évoluent dans un mouchoir de poche.
Mais attention, il faut également pondérer ces chiffres, certains pays mettent 2 mécanos contre 4 pour d’autres. La comparaison doit également se faire sur une remise en état équivalente, des changemens d’équipements (nacelles, armement) vont avoir un effet sur le temps minimum. En ce qui concerne le remplacement d’un réacteur, les avions occidentaux sont assez équivalents, mais bien entendu un monoréacteur offrira un temps moins long.

Écrit par : PK | 07/09/2018

Merci PK, pour vos précisions et surtout vos pondérations qui permettent d’y voir plus claire et de ne pas tomber dans les pièges du marketing et autre préférences personnelles de certains. Cela confirme un peu plus que le choix final ne peut se faire qu’entre les mains de spécialistes et non d’amateurs ou de personnes ayant un intérêt ou un autre. Si votation il y a, il est évident que le peuple ne doit pas se retrouver à devoir choisir entre les modèles d’avions.

Écrit par : Florence | 07/09/2018

@pk @steeve
Je ne suis pas un spécialiste en la matière mais attention à ne pas faire des comparaison du style on passe du simple au double parce qu'il y a deux moteurs au lieu de un. Pour un bimoteur on peut en général déposer un moteur par dessous gràace à des trappes. Pour un mono c'est plus compliqué, il faut le sortir par derrière.
Le remplacemement d'un moteur ne rentre de toute façon pas dans le cadre de ces 15 à 30 minutes.
Ayant les chiffres de l'armée de l'air indienne je suis plutôt confiant sur leur pertinence. Les menaces à leur frontière en font des gens très attentifs à la qualité de leur matériel. Par contre merci de fournir des liens équivalents pour les autres prétendants.
Mais au final, tous ces chiffres sont comparables. 15 ou 30 minutes on est dans des ordres de grandeurs équivalents. Il faut bien voir qu'on parle de refaire le plein (un homme, un semi) de refaire les munitions dont le canon (un homme, un semi), de récupérer et refaire les données de missions : il faut transmettre les consignes donc un autre homme ... Donc ces 15 à 30 minutes sont à mon avis de toute façon plutôt de l'ordre de l'exception. Ce qui est plus intéressant c'est la capacité à avoir 5 missions différentes dans la journée. Le général Indien rappel que seul le rafale atteint ces résultats.

Écrit par : herciv | 07/09/2018

@florence
quand un général indien s'exprime avec de tels chiffres, il le fait en fonction de son contexte à lui. Le contexte actuellement en Inde c'est que l'armée de l'air veut à tout prix le rafale (contre son administration et le principal constructeur HAL) au point que ses généraux se mouillent face à une presse et à une partie de la classe politique et fournissent des chiffres que même Dassault n'aurait pas fourni.
Ce général se moque complètement des compétitions ailleurs dans le monde et plus encore de tous les fanas avia que nous sommes.
Quand on est un fana avia, moi ou d'autre (PK entre autre j'imagine) on préfère se fier à des sources dont on connait les biais : les militaires, les organismes validant les avions (DGA, DOT&E, ...), les organismes auditant les comptes (congrès, sénat, ...) voir les constructeurs eux-mêmes quand ils ont l’honnêteté de reconnaitre que leur bébé n'est pas aussi bon qu'annoncé comme vient de le faire SAAB en reconnaissant que la masse à vide du gripen E serait de 8T et pas 7.5T. Je ne crois à la fiabilité d'aucune source, seulement aux croisements d'informations patiemment collectées.
Maintenant quand je communique certaines info, j'ai mes propres biais donc je fais en sortes de donner mes sources afin que tout le monde puisse se faire un avis sans tenir compte du mien. Évidemment j'en espère autant de tout le monde.

Écrit par : herciv | 07/09/2018

@herciv : ou avez-vous vu que Saab aurait menti sur le poid du Gripen E?

Écrit par : Steeve | 07/09/2018

@steeve
Je n'ai pas dit qu'ils ont menti mais bien qu'ils ont corrigé la masse à vide du gripen E pour le passer de 7.5T à 8T sur leur propre site.

Écrit par : herciv | 07/09/2018

@herciv : entre ce vous laisser entendre on peut légitimement penser le contraire. Mais de ce que j’ai lu la masse a toujours été de 8 tonnes pur le E.

Écrit par : Steeve | 07/09/2018

@Steeve
Peut-être pour le E mais au départ le E c'était le NG et SAAB communiquais avec ces chiffres-là.
https://rumaniamilitary.files.wordpress.com/2012/04/67obo7.jpg
Comme tu peux le constater on était même à une masse à vide prévu était même de 7T. Par contre la masse maximale elle n'a pas changé toujours 16.5T.

Soyons clair sur les anciennes évaluations l'armée Suisse a eu les chiffres du gripen NG mais elle avait anticipé les difficultés de mise au point du GRIPEN E. Je ne pense donc pas que les notes du GRIPEN E seront bien meilleurs.

Maintenant il n'y a pas de magie. Le gripen E est un chasseur léger et le rafale un chasseur moyen.

Maintenant pour te convaincre je te propose le calcul suivant pour une même mission de défense aérienne tu équipes ton gripen avec 5 météor et 2IRIS-T le plein de carburant et ses deux bidons et le rafale avec 4 météors et 4 mica le plein de carburant et ses trois bidons. le calcul est dans le lien ci-dessous et est fait par un fana gripen de bestfighter4canada.
https://docs.google.com/spreadsheets/d/1fwlyChDrDu2WDRSiOxNifapwaJYQjaFOVmeXfojPwxs/edit#gid=0
tu constatera que le rafale dispose de bien plus de carburant pour chaque kilo de bombe que le gripen.

Écrit par : herciv | 08/09/2018

@herciv: effectivement la masse maximale n'a pas changé, sauf que vos chiffres sont pas exacts, le Gripen NG offre une masse à vide 6,6. Le Gripen E a toujours été proposé avec une masse à vide de 8 tonnes, les essais en suèdes avec les pilotes suisses au printemps 2014 confirme la règles.

Le calcul proposé est juste, mais il a le défault de ne pas tenir compte de l'emploi réel. Nous avons ici la théorie mathématique qui ne correspond en rien à la réalité terrain. Dans le cas d'un emploi du Gripen E avec 5 Meteor ( en fait on peut même porter le nombre à 7) et deux Irish-T, il n'est pas question de voler durant de nombreuses heures, mais bien de décoller, monter à un altitude déterminée (hi-hi) et tirer rapidement dans un but de stopper une attaque de masse. Dans le cadre d'une mission de surveillance ou de police du ciel (hi-lo-hi) on n'emportera que deux Meteor et deux Iris-T. Dans ce cas la capapcité de voler longtemps sera respectée et efficace.

Les images Rafale à pleine charge avec des Meteor, Mica bombes Paveways ne sont que du vent commercial. Revenons à la réalité terrain et non la théorie.

Écrit par : Steeve | 08/09/2018

J'aime bien voir les commentaires contre le gripen ? Il semblerait qu'il soit le plus mauvais des avions, mais il a était le 1er a qualifié le missile météor bien devant le rafale ou l'eurofighter ?
D'après vous il est le plus mauvais ou le plus avancé ? et la vous allez me dire ca ne veut rien dire.
Je pense que nous avons des pros rafale dont tous les autres, ça ne vaut rien ? Ils ont tous les défauts sauf le rafale.
Je vais me répéter, mais la Suisse na pas besoin d'un avion lourd en armement, vous voyez notre aviation du mauvais coté ... vous êtes du style que la suisse devrait avoir des B52 pour le rayon d'action, mais sans missile dessus.
La Suisse n’a pas besoin d'un chasseur et bombardier, mais elle a besoin d'un chasseur pour la protection aérienne et ne sert a rien de lui mettre x missiles météor + x missiles sparow + x missiles sidewinder ... quand les avions effectuent la police aérienne, il leur faut un équipement adapté et en principe les avions sont équipé de réservoir en carburant et de 2 a 4 missiles.

Écrit par : michel | 10/09/2018

@michel
voici un reportage intéressant un peu orienté Gripen mais il y a des choses concernant le rafale.
https://youtu.be/R0rnxF6tnuk

Sur votre approche par les besoins je pense que au final c'est la bonne. Il faut d'abord comprendre ce dont la Suisse a besoin avant de dire un tel ou un tel est bon ou moins bon. L'approche opérationnelle n'est malgré tout pas suffisante. Il y a aussi les retours industriels, les effets politiques d'une décision en faveur d'un tel ou un tel ... etc

Au final ce sont vos experts qui vous recommanderont de voter sur une solution globale. Je ne doute donc pas qu'ils auront une étude approfondie du dossier à vous proposer.

Malgré tout n'oubliez pas qu'une expertise à déjà été fourni qui ne recommandait pas le gripen (NG) sur le plan opérationnel.

Écrit par : herciv | 10/09/2018

@Michel : n’oubliez pas que les besoins sont non seulement en faveur de la police du ciel, mais également en terme de supériorité aérienne avec une mise en réseau avec le futur système sol-air, et capacité de frappe au sol (limitée en ce qui concerne notre) et la reconnaissance aérienne.
@herciv : c’est gentil de revenir avec un reportage qui date, réalisé par des journalistes incompétents en matière aéronautique. De plus le reportage est déjà biaisé par de fausse information véhiculée à l’époque par une agence de communication au service de … !
Votre dernière affirmation est fausse, d’une part il ne s’agissait pas d’acheter le Gripen NG qui était une modèle de développement et de l’autre l’évolution des travaux sur le Gripen E dont la Suisse avait la possibilité de suivre les avancées a démontré que l’avion répondrait parfaitement aux données prévues par le constructeur. Mais bon, nous avons parfaitement compris pour « qui » vous rouler et il est clair que poste transpire la partialité. Méthodes et manière que nous n’apprécions guère en Suisse.

Écrit par : Steeve | 10/09/2018

@herciv : nous tous bien compris que vous étiez un pro-Rafale, bien français. Si l’avion est bon, il n’est pas seul et c’est bien à la Suisse de choisir en toute liberté. Vos tentatives de de placer le Rafale sont inutiles.

Écrit par : Marco | 10/09/2018

@herciv, steeve, Marco : Pour calmer un peu les esprits voici quelques précisions :
Concernant la différence de poids à vide constatée, il ressort la chose suivante : Saab a communiqué ses résultats (libre pour la presse / confidentiel pour les forces armées en discussions) en fonction de l’avancée des travaux. Soit au début avec le le Gripen NG puis avec le Gripen E 39-8 de présérie ayant une masse à vide de 7,5T. Les résultats communiqués démontrent que l’avion est supérieur aux attentes du constructeur et prévoit que l’avion de présérie Gripen E 38-9 sera également meilleur, sa sortie est imminente. Par ailleurs, le Gripen E 38-10 devient ainsi l’avion de production initiale et sortira également encore cette année. Le poid définitif à vide est bien de 8T tel qu’annoncé au début du projet soit en 2008.
Il sera donc très intéressant de suivre la future évaluation qui aura lieu de mai à fin juillet 2019. Cette fois, les différents avions présents seront aux standards proposés à l’époque (2008) et seront donc très proche les uns des autres contrairement à l’ancienne évaluation ou d’énormes différences avaient été constatées entre les divers prétendants. Il est donc bon laissé de côté le passé et de se mettre à observer le présent.
A noter, qu’avec des demandes de garanties de compensation (Offsets) à 100%, chaque avionneur et/ou pays selon offre d’Etats à Etat devra offrir un choix large. La question que l’on peut se poser aujourd’hui est de savoir si d’aventure nous obtiendrons des offres supérieur à 100% comme cela est fait en Belgique par exemple

Écrit par : PK | 10/09/2018

Vos histoires techniques sont bien gentilles. Sauf que si vous, vous voulez oublier la géopolitique, vous risquez de vous trouver bien seuls. La France est sans aucun doute possible pour qui sait analyser en profondeur la situation européenne, le pays le plus hostile à la Suisse sur la planète Terre.
Lui acheter son avion serait une erreur politique gravissime. Et je pense ne pas être le seul à m'en rendre compte...
Je dis ça je dis rien...

Écrit par : Géo | 10/09/2018

Pardonnez-moi, mais je ne vois pas ou la France peut voir ce quelle ne voit pas déjà chez elle, vous avez changer de président, mais pas changé de problème.
Votre président ne maîtrise rien et veut que tous le suivent, je vous laisse le bénéfice du doute, car vous avez voté pour l'avoir aux commandes de votre pays.
Mais si vous vous rappelez, un ancien président nous avez fait la morale avec ses coups de gueule sur les paradis fiscaux, mais il n'avait rien a revendre, car na jamais fait mieux et toutes les magouilles avec certain pays arabe.
Dont c'est le chat qui ce mord la queue, personnellement je n'achèterais pas un avion made in France, on a vu lors de la 1ere évaluation ce fameux corbeau tri couleur magouillé partout avec ses fausses annonces juste pour discréditer les autres.
désolé je ne voulais pas froissé certaine personne.

Écrit par : michel | 11/09/2018

Je dois ajouter quelque chose : j'admire sincèrement le courage de PK qui publie mon commentaire. Je rappelle que le Conseil fédéral a décidé de ne pas laisser voter le peuple sur le choix de l'appareil, ce qui revient à dire que le CF a bien l'intention de se vendre aux Français, le choix du Gripen pour la Suisse étant évident, normal, logique et totalement pertinent. Sauf pour ceux qui veulent la suppression de l'armée en Suisse, le GpSsA et les socialistes, qui ont cela dans leur programme.

Écrit par : Géo | 11/09/2018

@Geo: je ne peux allez dans le sens de votre commentaire mon cher Géo. Car cela voudrait dire que le choix serait avant politique. Hors, si l’on regarde les achats d’avions ou d’autres systèmes d’armes ces dernières années la politique n’a jamais jouer de rôle. Seul, les coûts ont jouer en faveur d’une arme plutôt qu’une autre. Le choix sera fait sur la base des essais avec une recommandation sur un ou deux modèles auprès du Chef du DDPS. Celui-ci décidera en accord avec le chef des Forces aériennes et un petit nombre d’experts. Puis, le dossier sera présenté au CF pour la forme. Le choix d d’une pas faire voter la population sur le type d’avion évitera une guerre de la désinformation comme en 2014. Par ailleurs, le citoyen lambda n’a pas les connaissances ni l’accès pour choisir. De toute manière il y aura des satisfaits et d’autres qui ne le seront pas, peu importe le choix final.

Écrit par : PK | 11/09/2018

@Géo: Le CF n’aura pas les moyens de choisir ce qu’il veut ou voudrait, de plus il n’en a pas les compétences technique. Pour pouvoir choisir à volonté il aurait fallu disposer un budget de 9 à 10 miliards juste pour l’avion. Les 8 milliards pour l’avion et le système sol-air ne permettent pas cela. Deux avions se détachent en matière de prix, il s’agit du Gripen E et du Super Hornet. Le Rafale n’arrivent qu’en troisième position. Le choix hypothétique de l’avion français ne se fera que si le Super Hornet n’est pas présent et que si le Gripen E démontrent des problèmes. Tout reste possible, mais si l’on regarde comme le décrit PK, les choix militaires de ces dernières années ont toujours mis en avant la problématique d’un prix, il en va de même pour ce futur achat.

Écrit par : Steeve | 11/09/2018

@ géo : pourquoi notre gouvernement favoriserait-il le Rafale alors que les gouvernements français successifs se sont montrés particulièrement agressif contre la Suisse ? On aurait mieux fait de choisir l’Eurofighter, le Gripen ou un américains, l’entente et bien meilleurs
avec les pays respectIfs.

Écrit par : Pat | 11/09/2018

Le problème en Suisse est que ça tourne toujours autour de l'argent, c'est comme ça.
Nos têtes pensantes ont toujours une longueur d'avance sur ce sujet, ils sont toujours la, à ce posé la question ou il faut économisé et comment on pourrais serré un peu plus la vis au peuple ou une petite loi pour nous faire payée un peu plus ... chez nos têtes pensantes y transforme le vol en loi c'est plus honnête.

Écrit par : michel | 11/09/2018

Personnellement je ne vois pas de rafale dans notre force aérienne, je l'avais déjà mentionné dans un autre post, ensuite la finesse de vos présidents depuis des années envers la suisse après ne parler pas que nous sommes voisin et la bonne entente ... bonne esprit d'équipe ... amitié, car vos présidents vous serre la main, mais vous ne savez pas ce que l'autre main fait.
Ensuite l'UE qui veut nous faire à leur image, trop de choses depuis des années d'un vent froid du côté français.
Le rafale si je ne me trompe pas est encore bien limité en armement américain, israélien, allemand, etc. la une chose qui est le problème, que du matériel made in France de la tête au pied, un vrai problème, car le client veut pouvoir après son achat mettre ce qu'il veut dessus et que ça fonctionne.
Les évaluations de plusieurs modèles sont la pour tester, mais aussi question politesse.
Le favori si votation est accepté sera le gripen E, pariez-vous y gagnerez.

Écrit par : michel | 13/09/2018

@Michel: il ne faut jurer de rien, le Rafale est excellent avec un seul point faible : il a un coût à l’achat et à l’heure de vol supérieur au Gripen E et au Super Hornet. Le Gripen devra faire un sans faute sinon son faible prix ne servira à rien. Reste le Super Hornet qui devrait être très intéressant, de fait le Rafale pourrait jouer les arbitres. Je pense que ces trois avions ont de bonnes chances, mais attendons de savoir qui participera puis surveillons les essais et concentrons nous sur le votation. Une chose après l’autre.

Écrit par : Pk | 13/09/2018

Merci pour ce rappel Pascal.
Puisque vous rappelez que le Super Hornet est particulièrement intéressant, pour autant que le peuple accepte l'achat de nouveaux avions de combat, s'il est proposé à notre pays, est-ce que ce sera avec les nouvelles améliorations en cours de développement ou d'intégration (IRST, avionique, réservoirs de carburant conformes, moteurs plus puissants, etc.)?

Écrit par : Jo-ailes | 13/09/2018

@Michel
"Le rafale si je ne me trompe pas est encore bien limité en armement américain, israélien, allemand, etc." Sur ce point quelques précisions.
Le contrat Indien va permettre d'intégrer de l'avionique (casque Elbit) et de l'armemant israélien(SPICE) et le Pod litening. Si j'ai bien compris (?), je crois que l'intégration sera fini en 2022.
Concernant l'armement américan le rafale est compatible avec les bombes paveway, qui sont d'ailleurs l'armement le plus utilisé en mission et pour le contrat quatari le rafale a intégré la nacelle AN/AAQ-33 « Sniper ».
Le rafale devrait également être compatible avec le missile Indien BRAHMOS NG.
Enfin si le Rafale remporte le MMRCA2 je ne doute pas que les indiens allongeront la mise pour intégrer plus d'armements autochtone encore.

Écrit par : herciv | 14/09/2018

PK avait fait un article sur le sujet ici :
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2015/07/23/l-exportation-du-rafale-dope-ses-equipements-859352.html

Écrit par : herciv | 14/09/2018

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