05/03/2018

L’Indonésie prévoit d’acquérir plus de Su-35 !

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L'armée de l'air indonésienne a pris la décision d'affecter 16 avions de combat à chaque escadron. De fait, le pays prévoit de passer commande pour plus de Sukhoi Su-35 « Flanker-E ». En effet, le contrat signé le 14 février dernier porte sur un premier lot de 11 Sukhoi Su-35. Ce contrat devrait être suivi d'un autre pour cinq autres Su-35 russes dans quelques années.

Rappel :

C’est en septembre 2015 que le ministère indonésien de la Défense (MoD) a choisi le Sukhoi Su-35 «Flanker-E » pour remplacer les actuels Northrop F-5E Tiger II de la Force aérienne. Ce programme représente la première commande à l'exportation du Su-35. Les forces aériennes indonésiennes exploitent actuellement une flotte mixte d'appareils russes composée de Su-27SK, Su-27SKM, Su-30MK et de Su-30MK2, achetés par étapes depuis 2003.

Le Sukhoi Su.35 :

Le Su-35 est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

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La durée de vie de la cellule est de 6’000 heures de vol, soit un cycle de vie de 30 années d'exploitation. La durée de vie assignée des moteurs AL-117S dérivé de l’AL-31F avec poussée vectorielle est de 4’000 heures.

Photos : 1 Sukhoi Su-35 « Flanker-E » 2 Radar AESA Irbis-E @ Sukhoi

 

Un milliard de passagers à bord de vols utilisant des biocarburants !

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L’objectif est clair : il faut favoriser les biocarburants au sein du transport aérien en visant le milliard de passagers en vol d’ici 2025. L’Association du transport aérien international (IATA) a établi un objectif voulant que d’ici 2025, un milliard de passagers voyagent sur des vols propulsés par un mélange de carburéacteur et de carburant d’aviation durable. Cette aspiration a été exprimée à l’occasion du dixième anniversaire du premier vol propulsé par un mélange de carburant d’aviation durable (SAF) et de carburéacteur conventionnel.

Le 24 février 2008, un Boeing B747 de Virgin Atlantic a effectué un vol de Londres à Amsterdam avec du carburant d’aviation durable alimentant un de ses moteurs. Ce vol a démontré la viabilité des biocarburants « drop-in », qui peuvent être mélangés au carburéacteur traditionnel en utilisant les infrastructures aéroportuaires existantes. Les émissions de carbone d’un vol propulsé entièrement par du carburant durable pourraient être réduites de 80 %.

L’élan vers des carburants d’aviation durables est maintenant irrépressible. À partir d’un seul vol en 2008, nous avons atteint le seuil des 100’000 vols en 2017, et nous devrions porter ce nombre à un million en 2020. Mais ce n’est qu’une goutte dans l’océan, en regard de ce que nous voulons réaliser. Nous voulons que d’ici 2025, un milliard de passagers aient voyagé sur des vols propulsés par des mélanges de SAF. Cela ne sera pas facile. Il faudra que les gouvernements mettent en place des mesures pour encourager la production de ces carburants et faire en sorte qu’elle soit aussi avantageuse que la production des biocarburants pour automobiles », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

L’incitation à augmenter le chargement de SAF découle de l’engagement de l’industrie envers l’atteinte d’une croissance neutre en carbone d’ici 2020 et la réduction de moitié des émissions de carbone d’ici 2050, par rapport au niveau de 2005. Plusieurs compagnies aériennes, dont Cathay Pacific, FedEx Express, JetBlue, Lufthansa, Qantas et United, ont fait d’importants investissements en faisant l’achat à terme de 1,5 milliard de gallons de SAF. Les aéroports d’Oslo, Stockholm, Brisbane et Los Angeles mélangent déjà des SAF au carburant ordinaire. Compte tenu de cette trajectoire ascendante, on prévoit que d’ici 2025, un demi-milliard de passagers auront emprunté des vols propulsés par un mélange SAF. Mais si les gouvernements mettent en place des politiques efficientes et aident l’industrie des carburants durables à accroître sa production, il est possible qu’un milliard de passagers fassent l’expérience d’un vol SAF d’ici 2025. Les étapes à franchir pour y arriver sont les suivantes :

Faire en sorte que les SAF puissent concurrencer les biocarburants pour automobiles en mettant en place des mesures incitatives équivalentes ou majorées.

Accorder des garanties de prêt et des subventions aux usines de production.

Soutenir les usines de démonstration et les activités de recherche et de développement au sein de la chaîne d’approvisionnement.

Mettre en place des politiques harmonisées sur le transport et l’énergie, coordonnées avec les ministères responsables de l’agriculture et de la défense.

Reconnaissant que certaines sources de biocarburants pour le transport terrestre ont été critiquées pour leurs incidences environnementales, M. de Juniac a fortement insisté sur la détermination de l’industrie à utiliser uniquement des sources véritablement durables pour ses combustibles alternatifs.

« L’industrie aérienne est transparente, unie et catégorique : jamais nous n’utiliserons un carburant durable qui compromet l’équilibre écologique de la planète ou épuise ses ressources naturelles », promet-il.(source IATA)

Photo : L’un des nombreux exemples de vol au biofuel, ici un A320 Air France@ Air France