04/03/2018

Le MiG-31 emporte le missile hypersonique Kinzhal !

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Le premier 1er mars dernier, Vladimir Poutine a dévoilé un certain nombre de nouvelles armes révolutionnaires, dont la nouvelle gamme de missile hypersonique de haute précision « Kinzhal » anti-navire.

Le président russe a déclaré que le système avait passé ses essais de tir et avait été placé "en service" dans le district militaire du Sud en décembre de l'année dernière.

L’affirmation du président Vladimir Poutine confirme la mise en service du nouveau missile à bord des MiG-31 modernisés. Dans une série de photos et de courtes vidéos, on peut voir un MiG-31BM (version modernisée dotée d’une perche de ravitaillement) s’envoler avec un missile « Kinzhal » sous le ventre. Sur un autre cliché, on voit la séparation du « Kinzhal «  d’un MiG-31 en vol.

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Le « Kinzhal » :

Le « Kinzhal » vient en complément les armes de frappe hypersoniques révélées par V. Poutine: le Zircon et le Kh-32. Il y a quelques différences distinctes entre eux. Le Zircon, qui semble avoir servi de base à la version exportable BrahMos II indo-russe, avec propulsion de type scramjet. Destiné principalement aux plates-formes navales, il peut également être porté par des bombardiers stratégiques Tupolev. Ces derniers servent également de plates-formes de lancement pour le Kh-32 de 13 000 livres (6 tonnes), qui est un missile Khury 22 Burya retravaillé avec un moteur bi-mode fonctionnant au carburant liquide.

Le "Kinzhal" hypersonique anti-navire semble être d'environ 26 pieds (8 mètres) de long, avec un diamètre de corps central d'environ 3,3 pieds (1 mètre). L'envergure entre ses ailes trapues est d'environ 6,6 pieds (2 mètres). La forme et les dimensions ont conduit certains experts à croire que ce missile pourrait représenter une version aérienne du 9M723, qui a été mis en service en 2004 et utilisé par l'Iskander-M (OTAN: SS-26 "Stone") tactique. Le guidage terminal est assuré par le corrélateur optique 9E436 ou par la tête radar active 9B318. Sa vitesse maximale au sommet d'une trajectoire de combat typique est de 2100 m/s, soit sept fois la vitesse du son.

Rappel :  

La modernisation du célèbre intercepteur russe est réalisée par la filiale d’United Aircraft Corporation RSK MiG sur la base de deux contrats d’une valeur chacun de 896 millions de dollars US (46 milliards de roubles). Le premier contrat qui concernait le premier lot de MiG-31 est aujourd'hui terminé, les appareils qui viennent d’être livrés, font partie du second lot qui doit se terminer en 2019. Selon les communiqués disponibles se sont 12 à13 aéronefs qui sont mis à niveau chaque année. Au total la force aérienne russe (VVL) devrait disposer de 110 MiG-31 modernisés au standard « BM ».

Le MiG-31BM : 

Le Mig-31, une fois modernisé, reste un redoutable intercepteur sans équivalent au monde. La Russie l’a bien compris, le standard «BM» est là pour le démontrer. La première phase de modernisation comprenait  la prolongation de la durée de vie de la cellule, puis la modernisation du cockpit pour fournir au navigateur et officier des systèmes d’armes toute la situation tactique sur de nouveaux écrans multifonctions, tandis que le pilote se voit doter d’un nouveau HUD. Les nouveaux équipements de navigation embarqués sont similaires à ceux du MiG-29SMT et incluent un système de guidage par satellite GLONASS (GPS russe). Le radar Zaslon-A est modernisé au standard Zaslon-AM permettant l’usage de nouveaux armements, comme les missiles air-air R-73 et K-37. Le K-37 est un nouveau missile air-air à guidage radar actif de 230km de portée, dont le développement a débuté en 2006. L’appareil est également optimisé pour de nouveaux armements air-sol, comme les missiles KH-31 et KH-58USH, ainsi que des bombes guidées.

 

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Photos : 1 Le MiG-31BM 2 Au décollage avec un Kinzhal 3 largage du Kinzhal @VVL

 

easyJet veut favoriser l’accès au cockpit des femmes !

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Le transporteur aérien spécialisé dans le « low cost » easyJet, a publié récemment les résultats d’une étude auprès de pilotes des différences entre hommes et femmes qui désirent pratiquer cette profession. Au final, cette étude doit permettre au transporteur d’adapter son plan de formation pour ses futurs besoins.

L’étude a été menée auprès de 556 pilotes, dont 59 femmes, représentant un panel de séniorité diversifié, dans le cadre de l’initiative Amy Johnson lancée par easyJet. Les résultats confortent la volonté d’easyJet d’encourager davantage de femmes à s’engager dans des carrières de pilotes.

Une vocation plus tardive chez la femme :

Plus de la moitié des hommes interrogés (55%) déclarent avoir développé l’envie de devenir pilote à l’âge de 10 ans, alors que presque la moitié des femmes interrogées (44%) avaient plus de 16 ans. De plus, plus d’un cinquième (22%) des hommes interrogés savaient qu’ils souhaitaient devenir pilote dès l’âge de 5 ans.

 L’étude a également révélé : 

- L’importance d’avoir un modèle au sein de sa famille ou d’un pilote rencontré sur un vol lors d’un départ en vacances afin d’inspirer les jeunes générations dans cette voie

- La nécessité d’impliquer les enseignants et intervenants éducatifs auprès des enfants pour développer les connaissances sur ce métier, point relevé par l’ensemble des pilotes interrogés

Les retours de certaines pilotes indiquent qu’elles se sont senties désavantagées du fait d’être une femme, suggérant que le métier de pilote continue d’être perçu par la plupart comme un métier d’homme.

Promotion de la femme pilote :

L’initiative Amy Johnson continue de délivrer de bons résultats. La compagnie a récemment annoncé que les recrutements de femmes pilotes étaient en augmentation de 48% par rapport à 2016. Ceci ramène la part de femmes pilotes à 13% parmi les nouveaux entrants, alors qu’au même moment, une étude publiée par l’International Society of Women Airline Pilots déclare que seulement 4% des pilotes du monde entier sont des femmes.

Pour la 3e année consécutive, la proportion actuelle de femmes pilotes dans nos effectifs influence positivement les écarts de salaire entre hommes et femmes au sein de la compagnie (toutes fonctions confondues). 

Les différences de rémunération entre hommes et femmes chez easyJet sont de l’ordre de 50%, mais ceci est anormalement influencé par la surreprésentation d’hommes dans la communauté de pilote, en comparaison aux autres fonctions dans l’entreprise, qu’easyJet s’efforce de rétablir grâce notamment à l’initiative Amy Johnson.

EasyJet a d’ores et déjà fait d’importants progrès en améliorant la visibilité sur ces carrières au-delà des aéroports, et depuis le lancement de l’initiative Amy Johnson en 2015, les pilotes easyJet (hommes et femmes) se sont rendu dans 140 écoles et collèges afin de communiquer sur leur métier auprès des jeunes communautés.

 

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Photos : Femmes et hommes pilotes chez easyJet @ EasyJet