04/03/2018

easyJet veut favoriser l’accès au cockpit des femmes !

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Le transporteur aérien spécialisé dans le « low cost » easyJet, a publié récemment les résultats d’une étude auprès de pilotes des différences entre hommes et femmes qui désirent pratiquer cette profession. Au final, cette étude doit permettre au transporteur d’adapter son plan de formation pour ses futurs besoins.

L’étude a été menée auprès de 556 pilotes, dont 59 femmes, représentant un panel de séniorité diversifié, dans le cadre de l’initiative Amy Johnson lancée par easyJet. Les résultats confortent la volonté d’easyJet d’encourager davantage de femmes à s’engager dans des carrières de pilotes.

Une vocation plus tardive chez la femme :

Plus de la moitié des hommes interrogés (55%) déclarent avoir développé l’envie de devenir pilote à l’âge de 10 ans, alors que presque la moitié des femmes interrogées (44%) avaient plus de 16 ans. De plus, plus d’un cinquième (22%) des hommes interrogés savaient qu’ils souhaitaient devenir pilote dès l’âge de 5 ans.

 L’étude a également révélé : 

- L’importance d’avoir un modèle au sein de sa famille ou d’un pilote rencontré sur un vol lors d’un départ en vacances afin d’inspirer les jeunes générations dans cette voie

- La nécessité d’impliquer les enseignants et intervenants éducatifs auprès des enfants pour développer les connaissances sur ce métier, point relevé par l’ensemble des pilotes interrogés

Les retours de certaines pilotes indiquent qu’elles se sont senties désavantagées du fait d’être une femme, suggérant que le métier de pilote continue d’être perçu par la plupart comme un métier d’homme.

Promotion de la femme pilote :

L’initiative Amy Johnson continue de délivrer de bons résultats. La compagnie a récemment annoncé que les recrutements de femmes pilotes étaient en augmentation de 48% par rapport à 2016. Ceci ramène la part de femmes pilotes à 13% parmi les nouveaux entrants, alors qu’au même moment, une étude publiée par l’International Society of Women Airline Pilots déclare que seulement 4% des pilotes du monde entier sont des femmes.

Pour la 3e année consécutive, la proportion actuelle de femmes pilotes dans nos effectifs influence positivement les écarts de salaire entre hommes et femmes au sein de la compagnie (toutes fonctions confondues). 

Les différences de rémunération entre hommes et femmes chez easyJet sont de l’ordre de 50%, mais ceci est anormalement influencé par la surreprésentation d’hommes dans la communauté de pilote, en comparaison aux autres fonctions dans l’entreprise, qu’easyJet s’efforce de rétablir grâce notamment à l’initiative Amy Johnson.

EasyJet a d’ores et déjà fait d’importants progrès en améliorant la visibilité sur ces carrières au-delà des aéroports, et depuis le lancement de l’initiative Amy Johnson en 2015, les pilotes easyJet (hommes et femmes) se sont rendu dans 140 écoles et collèges afin de communiquer sur leur métier auprès des jeunes communautés.

 

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Photos : Femmes et hommes pilotes chez easyJet @ EasyJet

 

 

 

Commentaires

Une belle initiative, bravo !!

Écrit par : Florence | 04/03/2018

Florence@ Même quand on connaît les conditions des pilotes chez Easy Jet ?

Écrit par : Géo | 04/03/2018

@Géo, cette initiative est bonne dans son ensemble, par ailleurs, la compagnie easyjet respecte les quota d'heures de vol, on ne peut en dire autant chez Ryanair. Question salaires, certes, la moyenne est basse, mais cette compagnie permet à beaucoup de pilote d'accéder à un cockpit et libre à eux de rejoindre plus tard un autre employeur, ce qui semble être le cas.

Écrit par : Florence | 04/03/2018

Florence@ Ce que vous écrivez, c'est la face positive. La négative, c'est qu'on peut penser que Easy jet se dit que la situation des femmes étant plus fragile, ils peuvent continuer d'exploiter les pilotes tranquillement.

Écrit par : Géo | 04/03/2018

@Géo: Depuis quant les femmes sont-elles plus fragiles ?

Écrit par : Florence | 04/03/2018

Personnellement, je suis tout-à-fait d'accord qu'on "facilite l'accès au cockpit des femmes"... :-)

Pour ce qui est de "faciliter l'accès des femmes aux cockpits, nos consoeurs ont amplement prouvé depuis de nombreuses dizaines d'années qu'elles sont capables de faire ce job avec enthousiasme, professionnalisme et sang-froid. Je ne vois donc pas pourquoi elles devraient être moins bien payées. Mais l'aviation (ou ce qu'elle est devenue) compte hélas encore trop de petits machos frustrés...

Happy landings, les filles !

Écrit par : Luc | 05/03/2018

Pas les femmes, la situation des femmes. Elles sont minoritaires, nouvelles sur ce marché du travail et donc disposées à avaler davantage de couleuvres. Bref, même si je suis conscient d'assister à une énorme campagne sexiste en faveur des femmes, je reste conscient que certains de leurs reproches envers la société ne sont pas complétement infondés. Tout en sachant qu'ils sont exagérés. Pas 20 % de différence de salaire avec les hommes, mais 6-7%, par exemple...

Écrit par : Géo | 05/03/2018

Il se passera, malheureusement, ce qui s'est passé pour la médecine.

Écrit par : UnOurs | 05/03/2018

En 1989, en Angola, une compagnie nigériane a concurrencé Zimex pour le transport du personnel et des marchandises dans les zones de guerre. Il y avait déjà une commandante de bord. Il faudrait donc un peu arrêter de réinventer l'eau chaude. Des femmes pilotes, et célèbres, il y en a depuis 80 ans...Pratiquement depuis les débuts de l'aviation. Pendant la dernière guerre, elles n'avaient pas l'autorisation de combattre, mais on leur faisait convoyer des avions de combat de l'usine à leur emplacement de guerre...
S'il y en a moins que des hommes, c'est que tout simplement, il y a moins de femmes que d'hommes pour vouloir être pilote professionnel. Comme en politique...

Écrit par : Géo | 06/03/2018

@Géo: Vous n'avez rien compris cher Monsieur, cet article a pour but d'aider au futur recrutement du personnel féminin. Il n'est pas question de faire du 50/50. Par ailleurs, cette démarche et également appréciable en vue de l'énorme besoin en pilote à l'avenir. Pour le reste on vous laisse avec vos démons.

Écrit par : Florence | 06/03/2018

Je ne vois pas trop comment vous interprétez mon commentaire comme anti-féministe.
Et c'est bien ce qu'il y a d'inquiétant avec beaucoup de femmes : une certaine tendance à l'irrationnel...

Écrit par : Géo | 07/03/2018

Géo, si vous commencez à vous empoigner avec le personnel de cabine, à peine monté dans l'appareil, je descends à Abu Dhabi et vous poursuivez tout seul...

Écrit par : rabbit | 07/03/2018

Je ne prendrai jamais Easy Jet. Les bétaillères, c'est pour le bétail.

Écrit par : Géo | 07/03/2018

@Géo: Au-delà de votre avis qui n'engage que vous, on notera que cette compagnie à permis à Genêve-Cointrin de ce développer, offre la possibilité à nombreux passagers de voyager pour un prix attractif et pour terminer à obliger les autres compagnies à revoir leurs tarifs.

Écrit par : Jorge | 07/03/2018

Au sacrifice d'une certaine qualité de service très appréciée quand il s'agit de rester assis pendant 10 heures. Mais, c'est vrai qu'à payer un GVA-PEK et retour 700 CHF au lieu de 3'000 CHF, on peut se passer de champagne durant quelques heures.

Écrit par : rabbit | 07/03/2018

Jorge@ C'est vrai. Mais en continuant sur la même voie : est-il vraiment si positif que l'aviation commerciale se développe aussi fort ? Les Genevois sont-ils si heureux de devoir agrandir encore et encore leur aéroport ?

Écrit par : Géo | 07/03/2018

@Géo: Il y a une limite, d'ailleurs une initiative risque d'être lancée pour limiter le nombre d'habitants et c'est vrai que la question de combien d'habitant pour notre petit pays va se poser rapidement, même si beaucoup de politiciens sont encore dans un tabou.

L'aéroport de Genève et d'une manière limitée, pas de seconde piste et peu ou pas de terrain constructible à proximité. De fait le du développement approche et je pense que d'ici 10 ans elles eront atteintes.

Écrit par : Jorge | 08/03/2018

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