28/02/2018

Dassault présente le Falcon 6X !

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Saint-Cloud, Dassault Aviation a dévoilé aujourd'hui le Falcon 6X, le biréacteur le plus spacieux, le plus évolué et le plus polyvalent de l'aviation d'affaires. Ce nouvel avion est le remplaçant du 5X qui fût abandonné suit aux problèmes de développement du moteur Safran (ex SNECNMA) Silvercrest.

Au final, on peut se demander, si la mésaventure du « Silvercrest » n’a pas été bénéfique à l’avionneur français, tant les performances du Falcon 6X sont supérieures à Feu son prédécesseur, jugez plutôt :

Le Falcon 6X est largement basé sur l'aérodynamique et les caractéristiques du système Falcon 5X qui ont été validées lors du programme d'essais préliminaires en vol. Il a été optimisé pour tirer parti du nouveau moteur, offrant une plus grande autonomie et une cabine plus longue et plus haute.

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"Nous voulions repousser les limites avec ce nouvel avion, afin d'offrir la meilleure expérience de vol possible grâce au savoir-faire aéronautique d'aujourd'hui", a déclaré Eric Trappier, Président Directeur Général de Dassault Aviation.

La cabine du Falcon 6X mesure 1,98 m de haut et 5,8 m de large, la section la plus large et la plus large des avions d'affaires construit et mesure près de 12,3 m long. La cabine peut accueillir 16 passagers dans trois salons distincts, offrant de la place pour de multiples configurations, y compris une grande entrée, une aire de repos pour l'équipage et un spacieux salon arrière.

Chaque élément du style et du design de la cabine a été entièrement repensé, résultat d'une étude approfondie des goûts des clients. Les lignes continues ininterrompues améliorent la sensation de l'espace de la carlingue. Avec le 6X c’est également plus de lumière naturelle qui pénètre dans l'habitacle grâce à ses 29 fenêtres extra-larges, y compris un puits de lumière unique, le premier de l'aviation d'affaires conçu pour fournir une luminosité supplémentaire dans une zone généralement dépourvue de lumière naturelle.

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En ce qui concerne la motorisation, Dassault Aviation à opté pour le moteurs Pure®Power PW812D de Pratt & Whitney Canada. Le moteur Pure Power PW812D offre une puissance de 13'000 à 14’000 lb. Équipés d'un ventilateur monopièce à faible maintenance et d'une chambre de combustion Talon à réduction d'émission, les moteurs PurePower de la famille PW800 offrent la plus grande efficacité, une fiabilité et facilité de maintenance reconnue et ont accumulé plus de 20’000 heures d'essais à ce jour.

En ce qui concerne l’avionique, l’avion disposera du nouveau poste de pilotage EASy III de troisième génération. Il sera livré avec un équipement complet, y compris le pack de vol électronique FalconSphere II de Dassault et le système de vision révolutionnaire FalconEye Combined Vision System, le premier écran tête haute pour combiner des capacités de vision améliorée et synthétique.

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Le Falcon 6X aura une vitesse de pointe de Mach 0,90 et une portée maximale de 5’500 milles marins (10 186 km), plus longue que tout autre avion de sa catégorie. Il peut voler directement de Los Angeles à Genève, de Pékin à San Francisco ou de Moscou à Singapour à une vitesse de croisière longue distance. Il peut également relier New York à Moscou, Paris à Pékin ou Los Angeles à Londres lors d'une croisière de Mach 0,85.

Selon le calendrier de Dassault, le Falcon 6X effectuera son premier vol au début de 2021 et commencera ses livraisons en 2022.

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Photos : Falcon 6X @ Dassault Aviation

 

27/02/2018

18ème M-346 pour l’Italie !

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La cérémonie de livraison du dix-huitième exemplaire du M-346 destiné à l'armée de l'air italienne s'est déroulée aujourd'hui sur le site de la division Aircraft de Leonardo, à Venegono Superiore (Varese).

L'avion M-346, désigné T-346A par l'armée de l'air italienne, représente le fer de lance de la 61ème escadre aérienne de Galatina (Lecce) où des pilotes de chasse italiens sont entraînés avec le personnel des États-Unis, Espagne, France, Autriche, Pays-Bas, Pologne, Singapour, Argentine, Grèce et Koweït. L'entraînement opérationnel, principalement effectué sur le T-346A, est préparatoire à la ligne aéro-tactique, avant les avions de combat tels que l'Eurofighter ou le F-35. La base aérienne italienne utilise également la technologie LVC (Live, Virtual et Constructive Simulation). Grâce à la LVC, il est possible de relier des simulateurs à des sorties réelles, ce qui permet à un pilote pilotant un appareil d'entraînement à mouvement complet sur le sol d'agir comme un ailier ou comme une cible pour un avion déjà en l'air.

 Sa simulation d'entraînement tactique intégrée (ETTS) permet au M-346 d'émuler des capteurs, des contre-mesures et des armements, tout en permettant aux pilotes d'interagir en temps réel avec un scénario tactique virtuel, améliorant ainsi la flexibilité et la réduction des coûts. Grâce à son viseur de casque, à ses entrées de commande vocale et à sa sonde de ravitaillement en vol, le M-346 peut réaliser un programme complet d'entraînement tactique.

Le M-346 : 

L'Aermacchi M-346 se présente comme un monoplan à aile delta construit essentiellement en alliage d’aluminium. L’empennage horizontal est entièrement mobile et l’appareil, biplace en tandem, repose sur un train d’atterrissage tricycle. Les deux réacteurs Honeywell/ITEC F124-GA-200 de 2'880 kgp sont produits sous licence par Fiat- Avio. Le M-346 dispose d’un groupe auxiliaire de démarrage (APU) MicroturboRubis. Le cockpit est pressurisé et climatisé sous une verrière articulée à droite, doté de sièges éjectables « zero-zero » Martin-BakerMk 16D. Il dispose également d’un système embarqué de génération d’oxygène (OBOGS) éliminant le besoin de bouteilles, d’écrans multi-fonctions et d’un affichage HUD (Head Up Display), d’un équipement digital Fly-by-Wire programmable en fonction du niveau de l’élève ou simulant différents types d’avions. Un équipement de navigation à longue distance est prévu, ainsi que 3 points sous chaque aile pour une capacité de 1’800 kg et des rails en bout d’aile pour missiles air-air. Un bidon largable peut être emporté sous chaque aile, un bidon de convoyage sous le fuselage et une perche de ravitaillement en vol est prévue en option.

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Photos : M-346 italiens @ Leonardo

Contrat signé pour le futur Air Force One !

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L’avionneur amérixcain Boeing vient d’annoncer la signature du contrat pour la construction du futur avion présidentiel « Air Froce One «  de nouvelle génération.

« Boeing est fier de fabriquer le Air Force One de nouvelle génération, mettant à disposition des présidents américains une Maison Blanche volante à un prix concurrentiel pour les contribuables », s’est félicité l’avionneur dans un tweet.« Le président Trump a négocié un bon accord au nom du peuple américain ».

Rappel :

Le nouvel avion présidentiel américain a été sélectionné par l’administration Obama. Le choix s’est porté sur la nouvelle génération du Boeing B747-800 « Intercontinental ». Le remplacement des deux aéronefs de type B747-200 présidentiels (VC-25A) stationnés sur la base aérienne d’Andrews AFB est une grande priorité pour l'US Air Force. L’objectif est de pouvoir continuer à disposer de deux avions opérationnels à tout moment pour le transport du président des Etats-Unis, tandis que le troisième est à l’entretien. Selon un rapport de l’US Air Force, ce taux de disponibilité simultanée pourrait tomber à 28% en 2025" contre 60%, si les trois nouveaux appareils n’entrent pas en service d’ici là. On se rappelle les menaces de Donald Trump ayant déclaré sur Twitter « Je vais négocier les prix. Les avions sont trop chers et nous allons faire baisser les prix. Et si nous n'obtenons pas une réduction des coûts nous ne les commanderons pas. Nous allons rester avec ce que nous avons » !

La forte augmentation des coûts est due aux nombreuses modifications de l’avion. Capacité de ravitaillement en vol, protection contre les missiles, aménagement d’un réseau complet de communications sécurisées qui doit permettre au Président d’assurer la gouvernance en vol. Zone VIP, secteur de repos et salle de conférence et bien d’autres options.

Le contrat :

Le président Donald Trump et Boeing ont trouvé un accord sur la fourniture par le constructeur aéronautique de deux avions présidentiels pour un coût de 3,9 milliards de dollars. A l'époque, les coûts estimés des deux nouveaux avions présidentiels avoisinaient les 4,5 milliards de dollars. 

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Photos :Le futur Air Force One @ Boeing

 

 

26/02/2018

La Russie relance son projet de laser embarqué !

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La Russie confirme avoir relancé son projet de laser embarqué. Dans les années 1980 la Russie a commencé à travailler sur le développement d’un banc d’essai volant de type basé sur le Beriev A-60 (programme A-60SE) pour tester des armes laser. Puis dans les années 1990 le banc d’essais fût transféré sur un II-76, mais par manque de financement les travaux ont été gelés en 2011. Pourtant, dès l’année suivante, des essais limités ont continué d’être effectués.

Contrer les américains :

L’objectif russe est simple : contrer les recherches effectuées aux Etats-Unis avec le Boeing YAL-1 Airborne Laser ABL (pour Airborne Laser Test Bed), soit une arme embarquée basée sur un  laser délivrant une puissance de l'ordre du mégawat et de type chimique iode-oxygène.

Nouveau départ :

Cette fois les russes semblent prêts au lancement d’un II-76MD-90a doté d'un laser de haute précision embarqué pour fonctionner comme une arme antisatellite. Selon un communiqué du ministère de la Défense russe, le système pourra éblouir les satellites de renseignement, de navigation et de communications militaires adverses ou même brûler des optiques et des capteurs sensibles en utilisant des éclats d'énergie laser intensifs.

Pour la Russie deux objectifs sont doivent être atteint, la puissance et la précision du laser combinée à une navigation ultra-précise, qui doit être en mesure de déterminer avec précision la position de l'avion pour diriger les faisceaux laser étroits sur les cibles sélectionnées.

 

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Photos : 1 Le nouveau projet de laser embarqué 2 L’II-76 qui servit aux essais dans les années 90@ VVS

 

Première mise à jour terminée pour les E-7A de la RAAF !

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La première phase de mise à niveau de la flotte d'avions de surveillance et d’alerte lointaine Boeing E-7A « Wedgetail » (AEW & C) de la Royal Australian Air Force (RAAF) a été achevée avec succès.

La mise à jour :

L'achèvement ponctuel de la première phase a permis à la flotte de six aéronefs d'utiliser la technologie de diffusion par satellite et la dernière version d'un système anticollision. Ces mises à niveau permettront à l'avion de rester conforme aux changements imposés dans l'environnement civil. Ces améliorations sont une étape importante dans le maintien d'une puissante de combat aérienne forte et doivent permettre de maintenir l'interopérabilité continue avec les alliés y compris les membres de l'Organisation du Traité des États-Unis et de l'Atlantique Nord.

La seconde phase du programme devra être achevée en 2022 et comprendra la mise à niveau avec de nouveaux capteurs d'identification de combat plus avancés, des liens de données tactiques et des systèmes de communication et de cryptage améliorés, a déclaré le ministère australien de la Défense dans un communiqué.

Rappel : 

C’est en 2012 que l’Australie a finalisé l'acquisition de ses six E-7A (Boeing B737) « Wedgetail » de détection lointaine et de contrôle (AEW & C). La Royal Australian Air Force (RAAF) exploite les aéronefs, qui fournissent l'Australie une surveillance aérienne de pointe, de communication et de gestion des combats.

Le B737 «Wedgetail» AEW &C :

Basé sur le Boeing 737-700  «Next-Generation» commercial, l'AEW & C  E-7A est conçu pour fournir la surveillance de l’espace aérien et la gestion de celui-ci  grâce à son  radar à balayage électronique radar qui retransmet à  l’équipage de la mission l’ensemble des cibles aériennes et maritimes en temps réel. L'équipage de mission peut diriger les forces offensives et défensives tout en maintenant une surveillance continue de la zone opérationnelle.

Le radar MESA peut détecter jusqu’à 1'000 objets volants dans le même temps. Lorsque le degré de surveillance est en mode 360°, il peut détecter les avions ennemis dans un rayon de 370 km, et lorsqu’il concentre le faisceau dans une direction, il peut détecter des cibles à des distances allant jusqu'à 500 km. En d'autres termes, si l'avion vole près de la frontière. Avec les différents modes, le radar peut même détecter des cibles en mer. L'équipage de la mission peut diriger les forces offensives et défensives tout en maintenant une surveillance continue de la zone opérationnelle.

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 Photos : 1 E-7A Wedgetail@ FighterSweep.com 2 E-7A en vol @ RAAF