21/02/2018

Les F-35 norvégiens auront des parachutes de freinage !

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La Norvège a achevé le premier essai sur le terrain d'un parachute de freinage sur un Lockheed- Martin F-35A, l'essai ayant a lieu sur la base aérienne d'Ørland.

«Notre avion de combat doit être capable d'atterrir dans des conditions hivernales extrêmes, et la Norvège, expérimentée dans ce domaine, aidera à développer et tester le parachute de freinage F-35», déclare le directeur du programme F-35, le général Morten Klever.

Les essais et les activités de certification pour la modification ont débuté en avril à Edwards AFB en Californie, en utilisant l'avion d'essai AF-2, en vérifiant initialement les caractéristiques de maniabilité et les performances de freinage sur les pistes mouillées et sèches.

Une deuxième phase est en cours à Eielson AFB, en Alaska, pour valider les performances sur les pistes glacées.

«Je suis très heureux que nous soyons sur la bonne voie avec la dernière partie des essais en Alaska, et nous avons maintenant vérifié que le système fonctionne comme il le devrait sur les avions qui sont venus à Ørland».

Selon les norvégiens le F-35A est plus stable pendant le déploiement du parachute de freinage que le F-16 qu'il remplace, en partie à cause de son empreinte plus large et de son poids plus lourd.

D'autres activités de test sont nécessaires avant que le système n'obtienne la certification finale. La Norvège est le principal client de la modification, les activités de développement étant également partiellement financées par les Pays-Bas.

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Photos : F-35 norvégien aux essais avec parachute @ FAN

Commentaires

Tiens, un truc qui fonctionne sur cet avion :-)

Écrit par : Jérôme | 21/02/2018

Au lieu du parachute de freinage, qui est plus simple a l'élaboration sur un avion, n’y aurait-il pas été possible de mettre comme sur le tornado un système de déflecteur qui ce place derrière la tuyère et permettant de dirigé le flux d'air vers l'avant lors de son atterrissage.
Un peu compliqué au début, mais au final moins de tracas avec ces parachutes.

Écrit par : michel | 21/02/2018

Difficile de dire la raison du choix de ce système.

Ce qu'on sait c'est que le moteur F-135 est assez monstrueux en puissance ... le détournement de son flux aurait peut être été problématique.
De plus il faut tenir compte de la furtivité du F-35 ... le système de parachute a été imaginé pour ne pas affecter la SER du F-35 ... est ce que le choix d'un autre système aurait permis la même chose ??

Écrit par : Dany40 | 22/02/2018

Il y a un tas de raison envisageable à la préférence d'une voile souple plutôt qu'à un élément rigide :

Un retour de flux est t-il néfaste au revêtement furtif ?

La chasse au moindre gramme superflue n'a t'elle pas condamné une modification qui entraine des efforts sur des zones normalement non sollicitées ?

La sacro-sainte SER aurait-elle baissé ?

Le surcoût de développement sur un système hyper-sophistiqué était déraisonnable ?
La modification de la cellule impossible à ce stade ?

A moins d'avoir la parole d'un responsable qui est dans le secret des dieux nous ne pourrons que spéculer.

Écrit par : tori | 22/02/2018

@michel
En plus de la raison SER citée plus haut, un système reverse serait trop compliqué voir incompatible avec les pétales du dispositif de la poussée vectorielle, d'autre part les gaz chauds seraient dommageables pour la structure, et enfin, même si la reverse est plus pratique et n'a pas le côté one shot du parachute, ce dernier génère plus traînée fournit donc un freinage plus efficace.

Écrit par : James | 23/02/2018

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