13/02/2018

Remplacement des F-16 Belges, l’évaluation des offres débute ce jeudi !

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Demain, la Belgique entame de plein pied la compétition en vue de remplacer la flotte actuelle d’avions de combat F-16 « Fighting Falcon » avec l’évaluation des offres reçues. Pour le gouvernement il s’agit également de boucler l’épineux dossier d’ici l’été.

Selon la demande, les offres "Request for Government Proposal" ou RfGP des avionneurs doivent être rendues ce jeudi 14 février. Grâce à celles.ci, il sera alors possible d’évaluer celle qui sera la plus comptatible avec les besoins de la Froce aérienne belge.

Pour ce faire, l’évaluation sera effectuée jusqu’en mai par l’intermédiaire de groupes de travail en ce qui concerne trois domaines: les capacités (avec une pondération de 57%), les coûts (33%) et les "intérêts de sécurité essentiels" (NSI, ou retours économiques, 10%). Sur la base de ces données, une recommandation sera transmise au ministre de la Défense, Steven Vandeput en ce qui concerne le choix définitif.

Deux concurrents :

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Selon la demande officielle, deux concurrents sont en compétition, Lockheed-Martin avec le F-35A « Lightning II » et Airbus DS avec l’Eurofighter « Typhoon II » T3. L’avionneur français ayant choisi de contouner la demande d’offre, celui-ci tente d’entrer en négociation directement de gouvernement à gouvernement pour offir le Rafale F-3R.

La question de l’offre parallèle de la France n’est pour l’instant pas réglée, le gouvernement belge n'a toujours pas tranché sur la suite à donner à cette proposition politique. "Nous sommes toujours dans l'analyse juridique", a récemment affirmé le Premier ministre Charles Michel et d’ajouter "D'abord, la clarté juridique. Ensuite, l'appréciation politique".

La France maintien sa position :

Ce matin le président-directeur général du groupe français Dassault Aviation, Éric Trappier, a signé en Belgique un total de treize accords de coopération « Memorandums of Understanding" (MoU) avec des industriels belges dans le cadre de la proposition de partenariat stratégique franco-belge relatif à l’avion de comabt Rafale, que Paris présente en dehors du cadre légal défini. Par ailleurs la France promet un retour global industriel et sociétal d'au moins 20 milliards d'euros sur 20 ans, répartis en fonction du poids économique des régions, a réaffirmé mardi M. Trappier.

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Une situation rocambolesque :

Les mauvaises langues parlent d’une « histoire belge » pour qualifier cette compétition. Mieux certains s’interrogent aujourd’hui dans la presse sur la réelle valeur de celle-ci. Pour bons nombres d’observateurs, le F-35 de Lockheed-Martin est le favori et cela explique les déffections de Boeing avec le « Super Hornet » et de Saab avec son Gripen E et confirme la stratégie de Dassault.

Le gouvernement aurait dû, par ailleurs, trancher le cas juridique de l’offre française avanr la date du 14 février pour clarifier non seulement sa position, mais également le cadre de la démarche française, il n’en est rien.

Au moins du côté de chez Dassault on aura permis d’une part, de parler du Rafale dans ce dossier et de  l'autre de créer un peu plus le débat en ce qui concerne la volonté ou non de maintenir une industrie européenne de défense.

La suite au prochain épisode !

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Photos : 1 F-16 belge@ FAB 2 F-3@ USAF 3 Eurofighter@ BAe 4 Rafael @ Dassault

Commentaires

Je peux comprendre la tactique de Dassault dans ce dossier, cependant, en cas d'éviction juridique ils ne pourront pas déposer de recours en ce qui concerne le choix final. Par contre, Lockheed et Airbus peuvent de leur côté, non seulement déposer un recour qui serait gênant pour le gouvernement belge au cas ou l'offre française serait prise en compte, mais également demander des dommage est intérêts.

Écrit par : Marco | 13/02/2018

Comment Dassault peut-il proposer des Offsets 5 fois plus élevées que le prix du contrat ?? Dans le meilleur des cas on assure 100% est c'est déjà énorme et rare !

Écrit par : Patrice | 13/02/2018

@Patrice probablement parce que ces offsets ne concerne pas uniquement les futurs Rafale Belge mais aussi des pièces pour des avions a destination d'autre pays ou même encore des pièces à destination des Falcon civils

Écrit par : BiLKiNiS | 13/02/2018

Avec un contrat que tout le monde sait joué d'avance je pense que Dassault a totalement raison de tenté un coup pareil, ils n'ont rien à perdre après tout.
Mais je ne me fais pas trop l'illusion, la Belgique cèdera à la pression politico-militaro-stratégique américaine.
Ce qui est dommage dans ce dossier c'est qu'une fois de plus, un des pays qui se prétend très européen ne joue pas le jeu et achète ailleurs. elle est belle l'union européenne, après l'UK, les pays bas, la norvège, le Danemark, l'Italie, l'Espagne, et peut etre aussi l'Allemagne les actes ne suivent pas les belles paroles pro européennes.

Écrit par : Albert66 | 13/02/2018

J’ai côtoyé en vol des pilotes de chasse de F-16 en confrontation au dessus de la Mer du Nord avec Mirage 2000 C. Ils sont excellents mais nous faisions le double de sorties quotidiennes par rapport à eux cause maintenance.
Avec le F-35, couteau Suisse raté, ils mangeront leur calot et je les vois mal voler sur un avion aussi pataud par rapport au F-16.
Quant à la maintenance de cette « merveille » les pilotes pourront d’entraîner selon la météo,

Le bouclier de l’OTAN est devenu un juste cheval de Troie pour les faibles pays européens en matière de défense aérienne pour acheter US et avoir la conscience tranquille.

Réveillez-vous chers amis et voisins !

Écrit par : de Foucaud | 13/02/2018

@ Marco :
Cela n'est pas sûr pour les dommages et intérêts de LM et Airbus. D'après les juristes côté français, rien n'oblige le gouvernement belge d'aller au bout de la procédure de la RfGP. Par contre, oui, si Dassault perd, il n'y aura pas de recours juridique vu qu'il s'agit d'un partenariat d'état à état.

@ Patrice :
Cela pourrait aussi prendre en compte les prochaines évolutions du Rafale dont le standard F4.

Écrit par : riso | 14/02/2018

@Bilkinis & Riso: Rien de probant dans vos réponses et ne soit pas déjà le fait dans d’autres contrats en matière de compensation. Cela me pousse un peu à croire que l’offre française est peut-être bidon. Car avec un tel contrat que pourrait encore négocier Dassault avec un autre futur client ?Pas grand chose si ce n’est rien.

Écrit par : Patrice | 14/02/2018

@Albert66 , c'est exact, mais s'il n'y avait que les belges..!? Vous vous souvenez des polonais, qui dés qu'ils sont entrés dans l'Europe se sont empressés d'acheter des F16 avec notre pognon..(européen)... et de plus quand on a chez soi le QG de l'OTAN ça aide pour le lobbying... il n'y a que la rue à traverser..

Écrit par : lotser68 | 14/02/2018

20 miliards d’euros de compensation, vrai ou faux? Peu importe, la guerre de mot et de l’intox à débuter. Prenons exemple sur la petite phrase d’Eric Trapier, reprise sur différents médias : « les belges ne nous ont pas demandé le prix du Rafale »! De quoi interloquer les journalistes, sauf que si Dassault avait répondu aux 127 questions destinés à l’entrée officiel en compétition, ils auraient dû donner le prix et même en détailler dans les moindres recoint ainsi que sur les coûts à l’heure de vol. Dassault veut se protéger en se donnant une image de Saint, certes cette compétition n’est pas véritablement saine. Alors méfiance tous les coups sont permis.

Écrit par : Steeve | 14/02/2018

Vous avez tous un peu raison et peut-être aussi un peu tort, en tout cas Dassault poursuit son plan d'action, comme le dit @ Albert66, il n'a RIEN à perdre!
Voici un extrait des articles de presse d'hier:

"Plutôt discret jusqu’ici, Dassault a frappé fort ce 13 février à Bruxelles, dans le marché qui l’oppose à Lockheed et Eurofighter pour le remplacement des F-16 belges par 34 appareils de nouvelle génération. Devant la presse et dans le cadre du très sélect cercle néerlandophone De Warande, Éric Trappier, Président-Directeur général de Dassault Aviation, a signé pour le GIE Rafale International, 13 accords de coopération avec des industriels belges dans le cadre de la proposition de partenariat stratégique franco-belge relatif à l'aviation de combat".

Au cours de la cérémonie de signature qui a réuni les dirigeants de plus d'une douzaine d'entreprises, dont Sabca, Safran Aero Booster, Thales Belgium, Asco, Esterline, Flying Group, DronePort, ie-net, JDC Innovation, AKKA Belgium, Amia Systems, Ilias et Alt-F1, Éric Trappier a expliqué que ces accords seraient suivis de plusieurs dizaines d'autres accords similaires, de manière à atteindre les objectifs que les industriels de l'aéronautique français se sont fixés pour les retours industriels et sociétaux de l'offre faite à la Belgique dans le cadre du remplacement de ses avions de combat F 16.

Une sortie qui a également permis au patron de Dassault de rappeler les atouts de la proposition française sur ce dossier. Dassault a ainsi confirmé que la France ne rentrerait pas d’offre (Best and final offer) ce 14 février comme l’exige la procédure lancée par la Belgique. « Comme amis et comme voisin, nous proposons une offre beaucoup plus large à la Belgique mais qui ne cadre pas avec les limites de la procédure en cours, explique Eric Trappier. Nous proposons un partenariat stratégique qui va renforcer l’Europe de la Défense et l’industrie belge ».

Selon les Français, qui ont aussi leurs supporters au sein du gouvernement belge, rien n’empêche la Belgique de donner suite à la proposition française qui permettrait de doter la Composante air de l’armée belge du « seul appareil combat proven et totalement polyvalent actuellement disponible sur le marché ». « Notre proposition est juridiquement sure », a précisé Eric Trappier. Quant aux retombées promises à la Belgique à hauteur de 20 milliards d'euros en 20 ans (5000 emplois) et mises en doute récemment par le ministre de la Défense, Eric Trappier a rappelé qu’il n’était pas nécessaire de le croire sur parole et qu’il était prêt à donner des garanties.

Fin de citations...

Écrit par : forêt10 | 14/02/2018

Il s'agit d'évaluer "les capacités, les coûts et les intérêts de sécurité essentiels", donc...

Si je traduis bien, les "capacités" à cumuler les problèmes du F-35 ont été amplement démontrées ces dernières années :-) ... Quand aux coûts de l'Eurofighter, il me semble avoir déjà entendu quelques remarques à ce propos :-) ... C'est pour le coup que je m'inquiète un peu pour les "intérêts de sécurité" de la Belgique ! On est loin du Belgae Gallorum fortissimi (des Gaulois, les Belges sont les plus braves) cher à Jules César...

Écrit par : Luc | 14/02/2018

À noter que de leur côté, les anglais de BAe annonce également des Offets importants: Le choix de l'avion de combat européen Eurofighter pour remplacer les F-16 vieillissants générerait des retombées économiques de 19,3 milliards d'euros et créerait ou consoliderait 6.785 emplois d'ici 2043. L’annonce faite discrètement le 9 février dernier vient d’être rendue publique par la RTBF.

Écrit par : Pk | 14/02/2018

@PK : merci pour cette précision sur l’Eurofighter et les offres de compensations qui démontre au final qu’il ne faut pas juste s’en tenir à une presse française qui en oublie l’an concurrence.
@Steeve : oui la bataille de l’intox a débuter ainsi que celle des mots : 20 milliards et 5000 emplois de l’un et 19,3 milliards avec 6700 emplois à la clef. Sans oublier les pressions et autres promesses faite par les americains.

Écrit par : Florence | 14/02/2018

@ Patrice:
On ne peut pas comparer le Qatar ou les Émirats arabes unis qui n'ont pas d'industrie aéronautique et achètent sur étagère et l'Inde ou la Belgique qui veulent que ça bénéficie à leur industrie. Ensuite tout est une question de concurrence et de montant total.

Écrit par : riso | 14/02/2018

@Pk: merci pour l’info, je commence à comprendre pourquoi Dassault avait intérêt à faire tant de tapage avec son offre. Du coup il me semble que la France se retrouve coincée car son offre n’étant pas meilleure que celle d’Airbus en y ajoutant le fait que celle-ci est hors concours officiel.

Écrit par : Marco | 14/02/2018

@riso: D’accord avec vous en ce qui concerne Les EAU, mais je pensais à d’autres utilisateurs potentiels qui voudront des compensations. Mais la donne semble avoir changé vu l’offre d’Airbus citée plus haut.

Écrit par : Patrice | 14/02/2018

le gouvernement belge ne s'engagera pas sans connaissance du coût

bien qu'un certain nombre de politiciens belges liés à la France ou à Dassault (on en déduira ce qu'on veut) ont fait pression pour l'avionneur français, je ne crois vraiment pas que le gouvernement belge choisira cette offre s'ils n'ont pas de garantie budgétaire sur le coût

donc je suis étonné des propos d'Eric Trappier. La Belgique veut qu'on respecte l'appel d'offre. En dehors, elle ne demande rien, c'est logique. Mais Dassault connait toutes les questions.

Le plus incompréhensible, c'est que rien n'empêchait Dassault de participer à l'appel d'offre ET de faire une offre hors appel d'offre. Je suis d'ailleurs étonné que LM n'en ait pas profité pour présenter hors appel d'offre son F16Viper qui gagnerait à tous les coups

Écrit par : Bouli | 14/02/2018

Puisque l'on parle du F-35. Voici une intéressante réflexion d'un média américain:

Syrian downing of F-16I begs question: Why didn’t Israel deploy F-35s?

An Israeli Air Force F-35 Lightning II fighter plane performs at an air show in Israeli on June 29, 2017. (Jack Guez/AFP via Getty Images)

TEL AVIV, Israel — As the Israeli Air Force continues to investigate the Feb. 10 loss of an F-16I to Syrian anti-aircraft fire, experts here are privately questioning why, given the operational circumstances that denied Israel the element of strategic surprise, it did not opt to deploy its newest front-line fighter: the stealthy F-35I.

In early December, the Air Force declared initial operational capability of the nine F-35s now in its possession. And from the aerial activity reported by residents near its home base at Nevatim, southern Israel, the aircraft are accruing significant flight time.

Yet none of the operational F-35s were part of the eight-aircraft force package tasked with destroying an Iranian command center in central Syria. The command center was reportedly operating the unmanned Shahed 171 drone that Israel says penetrated its airspace in the early morning of Feb. 10.


Nor were they tasked to lead the follow-on wave of strikes on 12 separate Syrian and Iranian assets in the punitive operation launched later that day in response to the F-16I downing.

But why not?

Perhaps these costly stealth fighters are too precious to use. Or perhaps the Israeli Air Force is not sufficiently confident in the aircraft or its pilots’ proficiency in operating the fifth-generation fighter.


Given pledges by Syria and its Hezbollah allies of “more surprises” should Israel venture additional attacks on Syrian soil, will the Israel Air Force opt to use these front-line assets next time around?

The official answer to all these questions, according to Israel Defense Forces spokesman Lt. Col. Jonathan Conricus, is: “No comment.”

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Unofficially, former Israeli Air Force officers offer a spectrum of explanations and conjecture, including:

Anemic operational experience by the service’s F-35 pilots.
Failure thus far to integrate required Israeli weaponry in the aircraft’s internal weapons bay.
The need to reserve these assets for only the most strategically significant missions against a much more sophisticated array of enemy air defenses.
However, all conceded — and on condition of anonymity due to the ongoing investigation — that the Air Force miscalculated. By failing to anticipate the threat from saturation attacks by Syrian-based air defenses — however antiquated those SA-5 and SA-17 missiles, which were deployed to support the Syrian government, might have been — Israel suffered not only the loss of its first fighter to enemy fire in 36 years, but a serious blow to its carefully crafted and well-earned aura of invincibility.

‘A dangerous precedent’

With the acknowledged benefit of 20/20 hindsight, some in Israel are wondering where the F-35 was.

“They were sure the F-16I could easily survive the environment, as it has done so many times before,” a retired Air Force major general told Defense News.

Another former officer surmised that the weaponry Israel used in that initial strike on the T-4 airfield in central Syria was not yet integrated into the weapons bay of the F-35 stealth fighter. “If it was determined to use our own special weapons for this particular scenario and this specific formation, what good would it do to hang it under the wings? You’d lose the stealth,” the officer said.

The Israel Defense Forces, or IDF, refused to specify which missiles were used in the initial attack on the Iranian command-and-control trailer, but multiple sources point to the Israeli SPICE, an autonomous, all-weather, precision-attack weapon that the Air Force is well-practiced in delivering at standoff range.

In conjecture officially denied by Conricus, the IDF spokesman, one officer suggested Washington may have discouraged or even vetoed Israel’s use of the F-35 at this point in the multinational program out of concern that Russian and Iranian specialists in Syria could gather information on its radar-evading capability and other characteristics.

Marine F-35 pilots to perform first-ever hover landings aboard amphibious ship
Marine F-35 pilots to perform first-ever hover landings aboard amphibious ship

The F-35B's hover landing is its signature move. This year, pilots from Marine Air Station Iwakuni will get to do it on an amphibious ship for the first time.

By: Valerie Insinna
“That would be highly unlikely and would set a dangerous precedent,” a former U.S. ambassador to Israel told Defense News. “Once delivered, these aircraft are wholly owned and operated by the Israelis.”

Retired Israeli Air Force Brig. Gen. Abraham Assael, IAF Reserve Brig. Gen. Abraham Assael, CEO of the Fisher Institute for Air and Space Strategic Studies, was the only officer who agreed to be identified by name. According to the former fighter pilot, the Air Force had no reason to risk “strategic assets” against what was termed a “strategically insignificant” target.

“In the past, everything went very well, so why jeopardize something so valuable and precious in an operation that used to entail no significant obstacles?” Assael said.

He cited the small number of F-35s in Israel’s possession and the relatively meager operational experience accrued on the aircraft as reasons for not including them in the Feb. 10 strike operations.

“If they thought that the targets were so strategically important, I’m sure they’d consider using them. But they weren’t. So why risk use of the F-35s at such an early point in their operational maturity?”

“Glitches and mishaps happen,” he added. “So now they’re investigating, and it could be one of the lessons will be that in this new strategic environment, we’ll see the F-35 called into action.”

Écrit par : forêt10 | 14/02/2018

@Forêt10 : merci pour cet article, très instructif.

Écrit par : v_atekor | 14/02/2018

Oui et bien en ce qui concerne le même sujet voici la réalité de l’engagement israélien en Syrie: http://www.defens-aero.com/2018/02/on-sait-f16i-israelien-abattu-raids-aeriens-menes.html

Écrit par : Liv | 14/02/2018

Je trouve très savoureux ce nouvel épisode de la doctrine "anti F-35" qui consiste à vouloir sous entendre (sans aucun fait disponible comme d'habitude) que les israéliens auraient un problème avec le F-35 expliquant sa non utilisation dans le raid durant lequel un F-16 a été abattu.

La seule raison de la non utilisation du F-35 est très simple : Le boulot de mise en service n'est bien sûr pas terminé. Faut il rappeler encore que les IOC sont des statuts administratifs et que les avions de combat ne partent en mission qu'une fois la formation des pilotes et les réglages nominaux terminés ?

Le F-35 est sur le point de recevoir la version 100% opérationnelle de son logiciel ... celle ouvrant son domaine de vol jusqu'à 9G entre autre. Pensez vous sérieusement que les israéliens enverraient un avion bridé en opération ??? surtout que eux ont fait le choix d'alourdir l'appareil d'origine ??

Essayons d'être sérieux ...

Pour la Belgique, le choix risque malheureusement fortement de se porter sur le F-35. L'influence US compte bien sûr, mais il est inutile de nier au passage les qualités du F-35 qui sont admises par un grand nombre de professionnels de défense. La furtivité oui çà compte, et çà compte beaucoup car l'avenir va rendre très difficile l'idée de s'en passer ... et le F-35 est le seul furtif sur le marché. Cette notion à elle seule lui donne un avantage ... quelques soient les illusions de ceux croyant encore au conte de fée d'une furtivité devenant rapidement obsolète.

Écrit par : Dany40 | 20/02/2018

@Dany40: il y a trois raisons qui expliquent le non emplois du F-35 par les israéliens :
1) le nombre actuel est insuffisant. Seul le F-35 est quasi inutile, il faut un nombre de 3 à 4 minimum pour fonctionner correctement en pleine connectivité.
2) les connections sont insuffisantes pour fonctionner avec les F-15 et F-16, il faut améliorer la connectivité de ceux-ci.
3) l’installation du système israélien de contre mesure n’est pas validé pour l’instant, les essais se poursuivent en ce moment.

Écrit par : Pk | 20/02/2018

@Dany40
L'explication de PK se tient, mais ce n'est que la partie visible de l'iceberg.

Toutefois je trouve pour le moins effronté (pour rester poli) que l'on puisse vendre un appareil, pardon un système, si cher sans que le minimum vital ne soit disponible!

Que l'armée américaine essuie les plâtres de ce nouveau système (10 ans d'âge tout de même), très bien, c'est normal, et c'est leur problème.

Mais que des clients, après avoir débourser une somme C(K)OLOSSALE se retrouve avec un truc (appelez-le comme vous voulez) INUTILISABLE est absolument INADMISSIBLE!

Je ne sais pas avec quel véhicule vous vous déplacez, mais c'est comme si ce véhicule, n'avait ni:
- GPS
- Ecran LCD multi-fonction
- ABS
- Chauffage et/ou Clim
- Injection directe
- Eclairage à LED
- Filtre(s) de toutes natures
- Traitement anti-corrosion
- etc. etc. (liste non exhaustive); Bref un véhicule inutilisable!

Écrit par : forêt10 | 20/02/2018

@PK

Je vous rejoins presque totalement sur les détails que vous apportez. Pour la connectivité avec les F-15 et les F-16 votre propos me surprends un peu. Le F-35 peut communiquer sans problème par liaison 16, et il me semblait que les appareils israéliens en étaient équipés ... C'est bien moins efficace que la liaison MADL fonctionnant entre les F-35 mais cela a suffit à utiliser le F-35 en avion de soutien extrêmement efficace pour des Legacy fighters US de modèle F-15, F-16 et A-10. Les quelques F-35 seront certainement utilisés ainsi dans un premier temps.

@forêt10

Je suis totalement d'accord avec vous sur le côté scandaleux de tout cela ... y compris pour le côté interne aux USA d'ailleurs.
Si je m'oppose fortement à l'idée fausse que le F-35 final ne sera pas un bon avion, par contre je suis de ceux qui ont toujours criés à la malhonnêteté de la gestion de ce programme.

Soyons clairs, pour les forces armées US et alliées il n'y a aucun souci avec le F-35. Vous pouvez voir les militaires des pays acheteurs soutenir le programme à chaque fois que cela est possible ... le plus marquant étant les militaires canadiens qui se sont opposés à Trudeau dans son choix "anti F-35".
Pour eux les retards et les surcoûts importent peu, tant le vecteur de systèmes F-35 représente une brique majeure de leur capacité de défense coordonnée dans l'avenir.
Mais par contre pour les politiques et les populations dont l'impôt paye ce programme gigantesque ... il faut être clair ont leur a caché la hauteur du défi qui était engagé. Les militaires et les industriels ont pour moi sous évalués sciemment les difficultés du programme JSF pour s'assurer l'accord des politiques. Les professionnels de défense qui réfléchissent toujours à + 20 ans considèrent souvent les politiques comme ayant une vision à "court terme" qui les empêche de prendre les décisions courageuses vitales.

Et pour tous ces professionnels de la défense le programme JSF était et est toujours totalement vital. Les stratèges US avaient absolument besoin de lancer à la fin des années 90 ce programme pour inféoder une Europe aux envies de liberté à leur propre industrie de défense ... ils ont donc lancé le programme JSF plusieurs années trop tôt, en parfaite connaissance de cause.

Pour eux et pour tous les autres il s'agit de s'appuyer sur un programme d'avion de combat pour construire un système cohérent d'évolutions techniques leur permettant de suivre industriellement et technologiquement les évolutions foudroyantes des moyens de mener la guerre que les innovations apportent.

Le F-35 est un vecteur de systèmes de pointe, il est la plateforme à travers laquelle 75% des technologies militaires cruciales sont développées (propos de Eric Trappier) avec une capacité permanente de mise à jour.

Pour l'instant on ne voit surgir du bois que son extraordinaire liaison de données MADL qui déjà change la donne fortement ... on voit aussi l'impact de son système DAS et de son radar qui en font un "mini AWACS" (propos de pilotes). Mais il faut s'attendre à ce que le logiciel et la fusion de données ne nous réservent quelques surprises aussi une fois opérationnels.

Mais tout ceci étant dit ... pour l'Europe de la Défense et l'indépendance stratégique de l'Europe il serait bien mieux que la Belgique choisisse un avion européen. Et dans ce cas soyons clairs, le meilleur choix serait le Rafale car c'est le seul à ce jour qui a validé des évolutions allant dans le même sens que le F-35.
Mais bon ... ce n'est pas gagné du tout ... il faut en être conscient.

Écrit par : Dany40 | 20/02/2018

@Dany40: le problème de communication et donc de connectivé du F-35 avec les F-16 et F-15 est principalement dû au flux massif que celui-ci peut transmettre, bien supérieur à ce que les deux autres peuvent recevoir.

Écrit par : Pk | 20/02/2018

@Dany40: je sais que vous défendez le F-35 bec et ongles, mais voici ce que dit au début février le directeur des tests opérationnels du F-35 Robert Behler : "WASHINGTON: La chose la plus accablante qu'un directeur des tests opérationnels et de l'évaluation puisse dire au sujet d'une arme est peut-être qu'elle n'est pas «opérationnelle».!

Et voici la suite en anglais :

https://breakingdefense.com/documents/top-tester-says-f-35a-immature-for-training-jpo-says-ready-f/

Écrit par : Martin | 20/02/2018

@Martin

Tout est dans le titre ... le F-35 n'est pas encore mature ... et ce rapport date de 2013 ...

Le DOT&E, comme le GAO, sont des organismes civils dont la mission est d'estimé la qualité de gestion des programmes d'armement.

Le chef testeur Gilmore est un physicien sans compétence aéronautique et le DOT&E ne mène aucun test sur les avions ... ils ne font que regrouper les rapports de tests et faire une synthèse.

Il faut comprendre cela car le DOT&E ne fait de commentaires QUE par rapport à son rôle. Le DOT&E n'a JAMAIS remis en cause l'importance du programme F-35 et se nécessité ... Bien au contraire le GAO, qui fait les mêmes critiques que le DOT&E, s'est avancé à dire qu'un échec sur le F-35 amènerait à une perte forte de capacités opérationnelles tant les capacités spécifiques du F-35 seront vitales à l'avenir.

Regardez de près ce que dit le DOT&E : Dans tous ses rapports, y compris celui ci, le DOT&E critique fortement les retards. Lorsqu'ils listent les soucis de mise au point de l'avion ce n'est pas pour dire que ce sera un "mauvais" avion ... non ce qu'ils disent c'est que cette liste de défauts remet en cause la possibilité que le F-35 soit près à temps (c'est à dire pour la date de 2020 qu'on leur a vendu).

Et absolument rien d'autre ... malgré les extrapolations aventureuses de ceux voulant se bercer dune douce illusion d'échec complet de l'avion.

Il n'y a pas l'ombre d'une chance que le F-35 ne finisse pas par être au point et performant. La seule question c'est quand... et c'est sur cette question que les gens devraient débattre car elle est cruciale (plutôt que de faire la chasse à la moindre "bad news" sur l'appareil).

Les dernières infos sur le F-35 ne vont encore une fois pas dans le sens des "Haters" :

- Le Japon va augmenter sa commande de F-35A

https://www.usinenouvelle.com/article/le-japon-va-acheter-au-moins-20-chasseurs-f-35a-supplementaires.N656404

- La cellule du F-35 se révèle avoir une durée de vie hors norme (80 ans) :

http://www.defense-aerospace.com/articles-view/release/3/190882/f_35a-airframe-set-to-last-a-lifetime.html

Écrit par : Dany40 | 21/02/2018

@PK

Vous me rectifierais peut être, mais il me semblait que l'énorme flux de donnée du F-35 n'existe que par la liaison de donnée MADL. Je pensais que par liaison 16 le F-35 était limité par le format de la liaison de donnée elle même.

Écrit par : Dany40 | 21/02/2018

la réussite du F-35 va (aussi) dépendre de l'existence ou non d'un concurrent disposant du même raffinement électronique, car hormis la furtivitée passive à l'efficacité douteuse mais au coût dispendieux bien concrêt , des soutes aux capacitées faméliques et à la version STOLV à l'utilitée conditionnelle tous le reste ne dépend par du F-35 et peut être porté par exemple sur F-18 non ?!

Écrit par : tori | 21/02/2018

@tori

"par exemple sur F-18 non ?!"

ou le F15, j'aime bien cette brave bete

- il vole vite

- il vole bien (un F15 israelien a vole et c'est pose avec une aile en moins ...)

- il vole loin
=> a ce propos, dans le cadre d'un VRAI conflit a haute intensité, la dépendance aux avions ravitailleurs de bon nombre d'avions récents (dont le F35) mériterait reflection .....

+ il offre toute la place necessaire pour recevoir l'electronique dont on voudra bien l'equiper

PS: aux dernieres nouvelles, l'USAFE a prévu de faire voler loooongtemps ses F15 C et E

Écrit par : Laurent | 21/02/2018

@Tori

Vous avez totalement raison sur le principe. Le F-35 c'est avant tout un vecteur de systèmes embarqués de pointe ... en particulier les capacités de liaison de donnée et de détection. C'est un vecteur à l'architecture ouverte pouvant faire évoluer l'ensemble de ses systèmes embarqués.
En contrepartie la cellule de l'avion en lui même a été conçue pour être passe partout. Le F-35 possède des capacités satisfaisantes sans être remarquables dans l'ensemble des caractéristiques de vol pures, n'ayant pas de point faible posant souci mais pas non plus de gros point fort (à part son accélération et ses virages basse vitesse).
Cependant cette cellule possède cette caractéristique spécifique qu'est la furtivité ... et si elle vous semble douteuse sa nécessité est par contre une évidence pour beaucoup de responsables militaires.

Donc oui ... il sera possible de déployer les nouvelles technologies du F-35 sur d'autres avions (et mêmes d'autres systèmes plus globalement) ... et c'est d'ailleurs une des finalités du programme F-35. Par exemple, le MADL a vocation à devenir la base du système de liaison de donnée inter-armes de l'armée américaine. Fantassins, blindés, navires de guerre .... tout le monde utilisera un standard basé sur le MADL originel.

N'oubliez pas que presque toutes les nations utilisatrices (y compris les USA) ne vont déployer le F-35 que comme avion de soutien dans un premier temps. L'USAF va faire voler les F-35 en soutien des F-15 et F-16 (d'où les rallonge de durée de vie de ces derniers), l'US Navy va faire voler les F-35 en soutien de ses Super Hornet encore récents. Israel va faire pareil (F-15 avec F-35), le Japon aussi (les F-2 et F-15 avec les F-35).
Il n'y a que les utilisateurs du F-35B et les pays n'ayant pas de capacité ou de raison d'agir seuls comme les Pays Bas (Belgique ?) qui rentrent directement dans le 100% F-35. Et même pour ces pays l'intégration du F-35 sera progressive.

@Laurent

Justement ... dans l'optique d'un conflit de haute intensité ... le profil du F-35 prend toute sa pertinence.
En effet les avions de soutien seront des cibles trop faciles et seront hors jeu. Ravitailleurs en effet, mais aussi les AWACS. Cela signifie qu'il faudra pourra agir sans carburant venant de l'extérieur et sans capacités de détection extérieures. Mais l'autre souci ce sont les stratégies de déni d'accès et les avions furtifs des ennemis potentiels. Cela signifie un environnement très dense en terme de défenses et détections sol-air et un vrai défi pour détecter les chasseurs ennemis avant qu'ils vous voient. La furtivité devient très importante dans ces scénarios et un avion "classique" comme un F-15 sera en grande difficulté. Sa SER trop élévée en fera une cible à longue portée, ce qui signifie que malgré son allonge grâce à des bidons externes il ne pourra pas s'approcher efficacement des cibles.
Ce scénario explique l'énorme capacité en carburant interne du F-35, sa furtivité et ses capacités de détection énormes pour un chasseur.

En France le même constat à d'ailleurs été fait. La DGA et Dassault ont expliqué exactement le même scénario (voir les interviews sur le dernier Bourget) avec pour réponse la furtivité du SCAF, la portée du METEOR et la nouvelle connectivité du Rafale F4.

Mais il faut être clair ... le F-35 ouvre clairement la route mais il y aura assez vite des avions venant voler dans son domaine. Le Rafale F4 + SCAF est un ensemble très pertinent qui sera sûrement au niveau. Boeing prépare un Advanced Hornet qui intègre une vrai furtivité passive ... et d'autres viendront.

Écrit par : Dany40 | 22/02/2018

D'après votre commentaire j'en déduit plusieurs bonnes raisons de ne pas acheter le F-35 maintenant pour certain pays notament la belgique :

1. Car ce n'est pas l'avion omnirôle que la pub nous a promit. Vous avez ajoutez "dans un premier temps" sans dire en quoi dans un deuxième temps il se suffit à lui même.

2. Car il est pertinent qu'en cas de conflit de haute intensité, le reste du temps il fait comme les F-22 et que les risques de menace de haute intensité qui nécessite un besoin du F-35 incontournable ça suppose que l'angleterre attaque la belgique, ils faut être un bénêt pour y croire.

3. Parce que en générale les commandes de remplacement on déjà été retardé en raison du F35 et que les pays clients on un besoin immédiat pour assurer le minimum (police du ciel et engagement auprès de l'OTAN).

4. Parce que l'avion n'étant pas opérationnel il vaut mieux laisser les autres essuyer les plâtres des premières séries , il n'est pas certain de pouvoir corriger tous les problèmes actuels et ceux en devenir après fabrication.

5. Car favoriser la concurrence maintenant aidera au dévelloppement d'un avion concurrent ce qui va faire baisser les prix des négociations futurs.

6. Pour allez dégommer du toyota taliban, il faut autre chose. Les coûts d'entretiens si il se réduisent ce sera grâce à des techniques industrielles (robotisation , impression 3D) nouvelles qui seront généralisé à toutes l'aéronautique.

D'après votre commentaire j'en déduit aussi pour la Belgique que l'argument "F-35 pour mutualiser avec les Pays-bas" est une mauvaise raison puisqu'il est, comme vous le dite, préférable de panaché sa flotte hors si il est en effet irraisonnable pour ces deux pays d'avoir 2 avions différents chacun il est en revanche valable étant donné leur volonté de rapprochement des armées d'en avoir 2 à eux deux.

Écrit par : tori | 22/02/2018

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