20/01/2018

Lockheed-Martin rejoint le projet Aerion AS2 !

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L’avionneur américain a rejoint la société Aerion en vue de contruire le futur avion supersonique AS2. Les deux sociétés préparent un mémorandum d'accord pour définir un processus formel et contrôlé pour explorer la faisabilité d'un partenariat de développement du premier avion d'affaires supersonique au monde, l'Aerion AS2.

Au cours des 12 prochains mois, les entreprises travailleront ensemble pour développer un cadre sur toutes les phases du programme, y compris l'ingénierie, la certification et la production.

Le président d'Aerion, Robert M. Bass, a déclaré: "Cette relation est absolument essentielle à la création d'une renaissance du supersonique. Lorsqu'il s'agit d'un savoir-faire supersonique, les capacités de Lockheed-Martin sont bien connues et, en fait, légendaires au développement à long terme d'avions supersoniques civils efficaces. "

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Ces deux dernières années la société Aerion a fait progresser l'aérodynamique et la conception structurelle de l'AS2 grâce à un précédent accord de collaboration avec Airbus. Grâce à cet effort, les deux sociétés ont élaboré une conception préliminaire des structures des ailes et de la cellule, de la disposition des systèmes et des concepts préliminaires d'un système de commande de vol «fly-by-wire». Par ailleurs, le projet de jet AS2 supersonique dispose désormais d’un motoriste avec General Electric.

Aerion Corporation :

Aerion Corporation de Reno, Nevada, a été créée en 2003 pour introduire une nouvelle ère de vol supersonique pratique et efficace. En plus d'une décennie, Aerion a développé et démontré une technologie d'aile avancée en collaboration avec la NASA et d'autres institutions aéronautiques de premier plan. Cette recherche comprend des travaux révolutionnaires sur le flux laminaire naturel supersonique, la technologie clé qui sous-tend le biréacteur d'affaires AS2.

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On s'attend à ce que l'AS2 avec 12 passagers vole à une vitesse maximale de Mach 1,4 au-dessus de l'eau et, lorsque cela est autorisé par la réglementation, à des vitesses proches de Mach 1,2. Grâce à son aile à flux laminaire naturel supersonique unique, l'avion devrait atteindre une longue portée soit permettre une liaison Los Angeles à Paris et une efficacité à des vitesses supersoniques et subsoniques qui réduiront par exemple de trois heures les trajets transatlantiques, permettant aux chefs d'entreprise de faire un aller-retour entre New York et Londres en un jour.

En novembre 2015, Aerion a annoncé une commande de flotte de l'opérateur de flotte d'avions fractionnés Flexjet pour 20 avions AS2. Aerion prévoit le premier vol de l'AS2 en 2023 et sa certification en 2025.

 

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Photos : L’Aerion AS2 @ Aerion

 

Commentaires

un nouveau concorde en vue

Écrit par : michel | 20/01/2018

Une version rallongée du F-104 en version civile ?

Écrit par : Ponch | 20/01/2018

Utopie pour multi-millionnaires ?
Futilité inutile ?
Encombrement du ciel sans raison ?
Les supersoniques pour passagers ont été abandonnés après l'inutile Concorde, on sait pourquoi ! Un peu comme les dinosaures, il ne reviendront plus, sauf sous forme de projets ou d'essais vite abandonnés.
A retenir de préférence : Les vols orbitaux qui mettront les grandes capitales européennes à moins de 2 heures de Sydney ou Tokyo ou L.A. Non ?

Écrit par : aathmos | 21/01/2018

Il faudra bien plus que 20 avions pour atteindre un seuil de rentabilité acceptable. Pour le Concorde, les Etats français et Britannique ont largement financé le projet. Et vu la taille de ce jouet de luxe, l'autonomie ne sera pas terrible. Et avec ses ailes minuscules, il lui faudra des pistes immenses pour atterrir. Sans compter que les coûts d'exploitation seront prohibitifs (même les gros richards pleurent sur les factures de carburant, de handling et de taxes) et que les survols supersoniques de zones habitées seront très probablement interdits. Bref, un avion qu'on n'est pas près de voir en service régulier.

Écrit par : Luc | 21/01/2018

À première vue, la cellule ressemble étrangement au problématique Starfighter des années 1950 de Lockheed dessiné par Kelly Johnson, le premier dessin au F-104 à aile basse (mais dièdre négatif) et la vue 3D au CL-1200 à aile haute (renommé Lancer). La raison en est que la voilure trapézoïdale à faible allongement était à l'époque considérée comme la meilleure solution pour les hautes vitesses, ce qui semble toujours être le cas aujourd'hui.

Outre le Starfighter, ce type de configuration avait été étudié chez Douglas, avec le X-3 Stiletto et... les mêmes problèmes d'instabilité. Cette étude fut en fait récupérée par Lockheed pour le missile d'étude X-7 puis le F-104. Des études avaient également été menées chez Bristol (le Bristol 188), et chez North American pour son fameux X-15.

La première solution d'optimisation laminaire d'Aerion en collaboration avec la Nasa, l'Aerion SBJ, proposait une voilure trapézoïdale beaucoup plus torturée que celle de l'actuel AS2. Ce dernier gagne en envergure pour réduire encore la traînée induite, tout en gardant une corde importante. L'avantage majeure par rapport aux années 1950 est la présence des commandes de vol électriques qui permettent de compenser l'instabilité naturelle.

(Allongement = envergure²/surface portante ; soit 3.77 pour l'AS2)

Écrit par : Mike | 21/01/2018

Un projet surement en dehors de la portee d'analise des utilisateurs des services low-cost. ;)

Écrit par : Iulian Robanescu | 21/01/2018

@ Luc
Absolument, projet non rentable, mais en attendant sur le fond c'est intéressant.
@ Mike : Tout juste !

Écrit par : aathmos | 22/01/2018

Dassault avait un projet dans ses cartons, toujours remisés faute de moteurs, ou plus exactement, faute de moteurs générant un bruit acceptable. Dassault a toujours répété qu'il conservait sa formule aérodynamique, mais qu'il préférait que d'autres essuient les plâtres côté moteurs.
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Est ce que la motorisation envisagée par cet oiseau le serait aussi par les autres constructeurs ?

Écrit par : v_atekor | 22/01/2018

Un oeil sur la page de Dassault indique que c'est un des projets "du futur" indique qu'il y a un projet similaire avec une coopération entre Dasssault Alenia et Sukhoi. Mon petit doigt me dit que les remous politiques avec la Russie n'ont pas dû être très favorable au projet. De toutes façon pour ces constructeurs qui maîtrisent bien le vol supersonique, le problème est plus dans les réacteurs que dans la cellule.
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A ce sujet, l'absence de Boeing sur ces recherches est significatif ; ils indiquaient avec ironie que des données sur des avions de cette taille, ça fait des décennies qu'ils en accumulent.
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W&S

Écrit par : v_atekor | 22/01/2018

Dernier point : l'entrée de LM dans ce projet me laisse un goût amer. Il me fait songer à l'affaire du Sonic Cruiser, dont les subventions ont été utilisées pour le 787...

Écrit par : v_atekor | 22/01/2018

Ce qui est drôle, c'est entre toutes les images, ce n'est pas le même avion.
1 ère photo, gouverne de profondeur sur la queue, 2 ème image en haut de la gouverne de direction. Le nombre de hublots n'est pas même. l'emplacement des moteurs change également.

Écrit par : Fyd | 23/01/2018

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