03/11/2017

Emirates célèbre la livraison de son 100ème A380 !

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La compagnie Emirates Airlines célèbre aujourd'hui la livraison de son 100ème Airbus A380 lors d'une cérémonie spéciale avec l’avionneur Airbus au centre de livraison du fabricant à Hambourg.

La cérémonie a été particulièrement grandiose, avec la présence de nombreuses personnalités composée de Son Altesse Cheikh Ahmed bin Saïd Al-Maktoum, Président et Directeur Général des Emirats, Sir Tim Clark, Président Emirates Airline, Tom Enders, directeur général d'Airbus; Dominic Horwood, directeur de Rolls-Royce, Son Excellence Ali Al Ahmed, ambassadeur des EAU en Allemagne et Frank Horch, sénateur pour l'économie, les transports et l'innovation de la ville de Hambourg.

"Pour Emirates, l'A380 a été un succès. Nous avons été en mesure de l'utiliser dans des aéroports à capacités restreintes, ainsi que dans des aéroports régionaux et « secondaires » où nous avons accru la demande de passagers. Chaque fois que nous déployons un A380 sur un itinéraire, il stimule généralement le trafic et la demande supplémentaires, car les voyageurs sont attirés par notre expérience phare de l'A380. Nous restons attachés au programme et travaillerons en étroite collaboration avec Airbus et nos partenaires pour améliorer continuellement notre produit A380 alors que nous attendons de recevoir nos 42 avions restants en commande.

Emirates, un poids lourd :

Les investissements d’Emirates dans le programme Airbus A380 ont eu un impact significatif sur le Royaume-Uni et l’économie européenne en général. Une récente étude de Frontier Economics a établi qu’en 2013/2014, Emirates avait indirectement créé 7’000 emplois au Royaume-Uni, correspondant à une contribution de $630 millions (€595 millions) au PIB. A travers l’Union Européenne, les 140 commandes d’A380 ont, d’après les estimations, participé à soutenir 41'000 emplois, soit une impressionnante contribution de $3.6 milliards (€3.4 milliards) au PIB.  

Le programme A380 est au cœur de la stratégie de développement d’Emirates. Soixante A380 sont actuellement en opération et 80 de plus ont été commandés, faisant d’Emirates de loin le plus gros acheteur pour cet appareil. Depuis son introduction en 2008, plus de 36 millions de passagers ont volé avec l’A380. Il a rendu les opérations d’Emirates plus efficaces, transportant davantage de passagers entre les principaux aéroports mondiaux avec un degré d’excellence particulièrement élevé, devenu une signature de la marque.

En plus de la contribution qu’apporte Emirates à l’économie britannique à travers son programme A380, la compagnie continue à jouer un rôle central dans la connexion des villes secondaires, avec des services directs uniques entre Dubai et Newcastle, Birmingham, Manchester ou Glasgow, offrant à ces villes 83 liaisons en une seule escale vers l’Afrique, l’Asie et l’Australie. Ces services sont bien sûr un atout pour les marchés émergeants, soutenant le développement de centres régionaux et impactant positivement les investissements étrangers. Emirates assure aujourd’hui 16 liaisons quotidiennes vers le Royaume-Uni, dont 9 avec l’A380. 

En Suisse, l’A380 d’Emirates est actuellement en service sur l’un des vols quotidiens au départ de Zurich vers Dubaï. La compagnie a annoncé l’introduction de l’A380 sur le second vol à partir du 1eroctobre 2015. 

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Photos : Cérémonie de remise du 100ème A380 @ Airbus

 

 

Commentaires

Le président d'Emirates a annoncé une très probable commande importante d'A380 lors du Salon de Dubai du 12 au 16 novembre. De quoi donner un second souffle au programme.

Écrit par : François | 03/11/2017

Il a le souffle court cet avion.
La compagnie Emirates représente près du tiers des ventes. Merci à eux.
Près de 10 ans après sa mise en service, les ventes ne décollent pas.
La stratégie commerciale à l'époque de cet avionneur s'avère complètement foireuse.

Écrit par : Gian | 04/11/2017

@Gian: C’est facile de juger les décisions du passé; il y avait à l’epoque de cette décision 2 visions. Celle d’un transport aérien entre hubs avec des appareils de grandes capacités et celle d’un transport aérien avec de multiples routes/vols avec des appareils à capacité plus réduite. Airbus avait la première (A380), Boeing la seconde (B737, B787).
Les interviews des dirigeants de l’époque montraient clairement que chaque camps était au clair qu’il avait fait un pari sur l’avenir.
Je crois que la stratégie du A350 a plutôt troublé le message d’Airbus à l’époque. Même si au final, il finira par limiter les dégâts dans la trésorerie d’Airbus.
Les « échecs » sont nécessaires pour évoluer.

Écrit par : Al&X | 04/11/2017

@Gian L'A380 n'est pas un échec puisqu'il a dépassé son seuil de rentabilité. Par ailleurs l'intérêts de ce programme relevait également de la stratégie commerciale, dans le sens où il a permis de mettre fin au monopole de Boeing sur les très gros porteur. Etant seul sur ce marché, le constructeur de Seattle pouvait se permettre de facturer très largement son 747. Et si l'A380 n'a pas rencontré le succès espéré, le 747 devra lui très certainement fermer sa chaine de production d'ici quelque mois. Et par là Airbus aura gagné une partie de son pari.

Devant la concurrence des gros long-courriers bimoteurs plus économes que les quadrimoteurs, on peut se demander si Airbus n'aurait pas du concevoir un avion de la même capacité que l'A380 mais équipé de trois moteurs plus puissant plutôt que quatre. (Ce qui aurait du être possible puisque les quatre réacteurs de l'A380 ne sont pas les plus puissant du marché)

Écrit par : François | 04/11/2017

@Al&X : je suis bien d'accord avec toi.
Cependant, il convient d'appeler un chat un chat ; l'A380 est un échec commercial.
Aux deux visions de l'époque, c'est celle de Boeing qui a été la plus pertinente.
Ce d'autant plus que l'A380 de bureau n'a pas su tenir son cahier des charges, la réduction de son rayon d'action l'a définitivement enterré. Il ne fallait alors pas un délit d'initié pour comprendre que l'affaire était grevée.
La manœuvre de la société a consisté en un grand coup de barre en direction de l'A350XWB alors que l'A350 avait commencé a être vendu aux compagnies et que son usine d'assemblage allait être construite. En passant à l'XWB Airbus à reconnu la validité du modèle Dreamliner. Que d'argent perdu et dépensé.
En exploitation, c'est 612 passagers qu'un A380 embarque. Un 777-300 ER c'est 555. À réfléchir.
Pour moi Airbus est un colosse aux pieds d'argile et depuis cette affaire A380-A350 je n'ai cessé de le dire.
Pour apprendre de ses échecs, il faut savoir les reconnaître.
Bien à toi Al&X.

Écrit par : Gian | 05/11/2017

Faible succès commercial mais beau succès d'estime.

La conjoncture s'annonce plus propice, les principaux aéroports arrive à saturation, à moins d'un tassement ou une réduction du trafic de voyageur ce qui n'est visiblement pas dans les pronostiques des compagnies aériennes vue l'état des carnets de commande, alors opter pour l'A380 sur les lignes les plus engorgés semble judicieux.

l A380 n'est plus tout jeune une remotorisation serais la bienvenue , d'autant que sur un quadriréacteur les bénéfices sont doubles (par rapport au bi-moteur).

Écrit par : tori | 05/11/2017

d'autant que sur un quadriréacteur les bénéfices sont doubles (par rapport au bi-moteur).????

Tori-Pouvez-vous nous expliques cela svp ?

Écrit par : Pierre | 05/11/2017

Un rendement amélioré disont de 25% (fiction) d'un moteur par rapport à la génération antérieure.
Sur un bi-réacteur le gain est de 50% (on double).
Sur un quadriréacteur le gain est de 100% (on quadruple).

Donc réussir à améliorer les moteurs d'un quadriréacteur est plus intéressant que la même amélioration sur un bi-réacteur.

Écrit par : tori | 05/11/2017

@François. Il faut voir ce que tu appelles "seuil de rentabilité"
Prévisions constructeur 1200 avions environ.
Rentabilité à un peu plus de 400 appareils.
Commandés et en livraison environ 330.
Ils aimeraient bien chez Airbus que tu aies raison.
Ensuite, comptablement les charges ont été étalées et lissées depuis longtemps.
Cependant, il n'est pas source de profits et encore moins ceux escomptés.
À noter que le 747 est plutôt fin de carrière comparativement à l'A380.

Écrit par : Gian | 06/11/2017

Gian Le 747 est en fin de carrière car l'A380 existe. Sans le double pont d'Airbus il aurait un carnet de commande encore bien rempli.
Je pense que l'A380 est un peu en avance sur les besoins du marché mais qu'il trouvera ses clients. Il faut qu'Airbus tienne jusqu'à la reprise du marché de ce type d'avion. Pour info Emirats annonce une prochaine commande d'A380 au salon de Dubai en Novembre.
Par ailleurs Airbus est passé au 350XWB car les clients lui on demandé. Il n'avait pas les choix.

Écrit par : François | 06/11/2017

L'avenir est vraiment bouché pour cet avion:
Retour au moteur Alliance Engines (GE / PW), après une mutation sur le RR?

https://www.flightglobal.com/news/articles/dubai-emirates-seeks-assurances-over-a380-continuit-443264/

Écrit par : forêt10 | 14/11/2017

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