05/09/2017

F-35, Parmelin et l’intoxication !

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Sous le titre « Guy Parmelin songe à des F-35 pour l'armée » une certaine presse ne fait pas de l’information mais du « Fake News ». Non seulement ce titre est « faux » mais pires, il ouvre la voie à une grave désinformation de la population.

Le Chef du DDPS ne choisi pas l’avion :

Peu importe sa couleur politique, le chef du DDPS ne choisi pas les systèmes qui viendront équiper notre armée. Les choix sont effectués par un groupe de tests et c’est une équipe composée de spécialistes qui présente le projet retenu selon plusieurs critères au chef DDPS. Celui-ci sera alors chargé de présenter les achats au sein d’un programme d’armement au Conseil Féféral. Le paquet est ensuite proposé aux deux Chambres Fédérales et éventuellement devant le peuple. Prétendre que l’actuel chef du DDPS serait « en faveur d’un avion plutôt qu’un autre » est en soi un mensonge.

Peu de chance pour le F-35 :

En ce qui concerne cette pseudo révélation, j’ajouterai que les chances du Lockheed-Martin F-35A pour notre pays sont très faibles. En premier lieu, il faudra les demandes en matière d’offsets et de participation au developpement du futur avion. Car si les demandes sont identiques qu’en 2008, les américains ne pourrant simplement pas s’alignier.

Toutefois, si le F-35 devait rester en course, l’avion souffre de nombreuses maladies de jeunesse, qui n’ont de loin pas encore trouvés de solution. Le prix à l’achat est encore très élevé et si celui-ci va baisser, lors de la mise en production à plein régime, les coûts à l’heures de vol et de la maintenance restent insupportables. Par ailleurs, la maintenance lourde ne pourra se faire ne Suisse, mais serait faite en Italie (centre européen). En résulterait une perte de contrôle pour notre armée avec une dépendance inacceptable avec en sus une perte de compétence technique.

Le second problème de la maintenance concerne le système de maintenance ALIS (Autonomic Logistics information System) centralisé au Etats-Unis pour l’ensemble des utilisateurs et qui n’offre pas les sécurités nécessaires en matière de cyberguerre. Il faut dire que, si un hacker arrive à pénétrer le système ALIS, qui communique depuis chaque avion directement au sol, il aura accès à l’ensemble de la gestion de la maintenance cellule, des systèmes de missions et des clés cryptographiques utilisées sur chaque F-35 en service. Inutile de préciser que, si l’ennemi accède à ces données, il pourra les modifier à son aise et clouer la flotte mondiale de F-35 au sol. De plus il aura également accès aux données des autres nations utilisatrices de l’avion.

Le budget, la clef du choix :

Le chef du DDPS Guy Parmelin travaille aujourd’hui à la préparation du budget qui concernera non seulement l’achat d’un nouvel avion mais également du futur système sol-air (DSA20). Au vue des finances actuelles la marge de manœuvre est difficile. En conséquence, le montant disponible sera la clef des choix finaux.

Des variations de prix importantes :

En effet, entre les aéronefs les moins chers disponibles (Gripen E, Super Hornet et éventuellement le F-16 Viper) et les plus onéreux (F-35, Eurofighter, Rafale), la différence sur le prix à l’acquisition pour un même nombre d’avions pourra varier de l’ordre de 1,1 à 1,8 milliards de nos francs (avec rabais). Il faudra également tenir compte des coûts à l’heure de vol. Ils seront également très différents d’un avion à l’autre et auront un impact non négligeable sur la décision.

A noter, que les fameuses variantes exprimées dans le rapport du groupe d’experts et d’accompagnement sur le développement et la modernisation de nos Forces aériennes, ne tiennent comptes que du prix moyens des aéronefs. Lors de la remise des offres des différences en ce qui concernes les rabais peuvent atteindre 20% du prix officiel d’un avionneur.

Photo : F-35 @ USAF

Commentaires

Non content de perdre des lecteurs, la presse continue son travail d'amateur au lieu de reprendre ce qui fut la gloire des grands éditorialistes, le travail d'information de fond. Au lieu de ça, le copier coller des articles minimalistes "20minutes, TDG, 24heures, le matin" n'ont de fait que la rendre cette presse de moins en moins crédible aux yeux des citoyennes et citoyens et ne trouvent au final une attention que d'une minorité de la population elle-même plus attirée par les cancans que par l'information.

Écrit par : Steeve | 05/09/2017

Il y a plusieurs choses à redire sur cette analyse de la sortie médiatique du Ministre de la Défense suisse ... et sur le fait que le F-35 apparaisse dans la liste des "possibles".

Tout d'abord il est mis en avant dans cet article que le F-35 est un système immature. C'est tout à fait exact le F-35 est un système d'arme tout nouveau et modifiant plusieurs poncifs clefs sur la façon de mener des opérations aériennes. Cependant, le budget souhaité ici pour la Suisse couvre une période commençant en 2023 ... et penser que le F-35 sera toujours peu mature dans 6 ans semble par contre très irréaliste.

Concernant ensuite le prix d'achat, il faut rappeler que les contrats d'achat d'avions de combat sont complexes avec des clauses complémentaires comme des upgrades intégrés au prix d'origine qui peuvent faire varier ces tarifs et qui rendent toute comparaison simpliste hasardeuse. Si on prend les faits et que l'on compare les contrats du Rafale en Egypte et celui du F-35 en Israël, on se rend compte que le coût ramener par avion est en fait plus proche qu'on ne le pensait... et il reste à savoir ce qu'il y a dans les contrats.

Mais surtout ce qui est intéressant c'est le lien fort qui est fait entre l'achat de l'avion de combat et celui du système de défense sol air futur de la Suisse. Pensons bien que la Suisse n'a pas de système Sol Air officiellement à ce jour en ligne de mire pour venir tenir le rôle souhaité et prioritaire ... mais on sait que la volonté est un lien technique et donc tactique fort entre cette défense Sol Air et les nouveaux avions de combat. Et à ce niveau, si vous cherchez un avion capable d'optimiser la capacité de réponse de vos défenses Sol Air à travers une mise en réseau .. et bien le client le plus performant et le plus sérieux est sans conteste le F-35. L'avion US, surnommé "mini AWACS" par les aviateurs de plusieurs nations durant des exercices en condition très réalistes et qui a obtenu des résultats excellents dans un exercice conjoint avec un système AEGIS en configuration Sol Air est très sûrement entré dans la liste des possibles à cause de ces capacités déjà bien réelles.

Petit rappel ... il existe un système de défense Sol Air américain dont la réputation est excellente et que le Japon souhaite acheter ... c'est justement le AEGIS Ashore, le système de l'US Navy mais décliné en version terrestre. Equipé de missiles SM-3 Block IIA et d'un radar AN/SPY-1 ce système serait tout à fait éligible pour la Suisse, et si c'est le cas les capacités uniques de communication entre le F-35 et ce sytème (permettant des tirs de missiles avec ciblage au delà de l'horizon .. attendez ... c'est montagneux la Suisse ?? il arrive vite alors l'horizon ???) promettent une synergie Avion+SAM totalement sans comparaison avec les autres candidats.

Mais bon ... cela ne veut pas dire que le F-35 est l'avion qu'il faut à la Suisse. Personnellement je pense surtout que la Suisse devrait acheter du F-35B s'ils veulent vraiment du F-35 .. son profil STOVL correspondant parfaitement aux contingences spécifiques du territoire Suisse.

Tout çà pour dire que le fait d'envisager le F-35 n'a rien de délirant en soit ... cela correspond très étrangement à la modification forte de l'organisation du programme d'acquisition suisse. Quand on regarde de près les éléments liés au F-35, la décision suisse de faire un lien fort entre avion et système Sol Air sonne tout de même comme une étrange coïncidence.

Écrit par : Dany40 | 06/09/2017

un F35 pour la Suisse, je ne pense pas car il sera éliminé dès son entrée de la compétition.
si ce n'est pas le cas il y aura matière a de grandes rigolages vous ne pensez pas ? il y avait eut une attaque phénoménale la dernière fois contre un gripen soit disant un avion de papier mais qui était déjà bien plus avancé et n'a subit aucune contrainte de défaillance, alors aujourd'hui un F35 qui n'est même pas mature et le sera t'il réellement un jour.

Écrit par : michel | 06/09/2017

@Dany40 : avant toute autre considération, je vois mal comment un avion dont les principaux travaux ont tourné autour du bombardement en premier sur des sites fortement défendus pourrait intéresser un pays neutre et géographiquement bien entouré. Un avion pour de la police aérienne, d'accord, voire pour de l'interception, mais une pénétration en premier sur un site hostile, sans moyen de projection ?

Écrit par : v_atekor | 06/09/2017

"Il n'y a jamais de fumée sans feu" (même si M Parmelin n'y est pour rien) cet adage pourra bien s'appliquer à cette campagne...

Force est de reconnaître que ce "mauvais, cher et immature avion" de bien se vendre et continue de se vendre partout dans le monde et notamment en Europe.

J'ai été longtemps sceptique sur cet engin, mais je dois reconnaître, comme le fait d'ailleurs remarquer "Dany40" que cet avion progresse et se bonifie chaque jour dans tous les domaines.
Même la France, par la voix du Général Lanata devant l'assemblée nationale française s'en inquiète et appelle le gouvernement français à prendre ses responsabilités, afin d’accélérer les développements futurs du "Rafale".

Les problèmes restants sont comme l'indique PK la maintenance et le prix.

Pour la maintenance, on pourra s'inspirer d'une solution à "l'israélienne" quitte à leur en sous-traiter une partie.
Reste le problème du prix: Si comme le prétendent M Trump et la CEO de LM le prix de l'engin descend aux environs de 80 Md$; alors?

Enfin, n'oubliez pas la mise en avant des avantages du F-35, ainsi en diminuant le nombre d'avions achetés, on bouclerait le budget..

Écrit par : forêt10 | 06/09/2017

@Dan40: +1
Imaginez le système: Des mini base/abris bien camouflées, bien protégées (AAA) pour 2,3 F-35B un peu partout en suisse, des avions qui change régulièrement de bases je n'ose pas imaginer le casse tête pour quiconque souhaiterait acquérir la supériorité aérienne en suisse.

Le vrai problème est que le peuple à tellement bouffer à propos des problèmes de développement du F-35 que je pense pas que le DDPS ose le proposer. Même si on se rend compte aujourd'hui que c'est réellement devenu une plateforme extrêmement efficace.

Écrit par : inquisituer Morphéus | 06/09/2017

@Pascal Il se trouve que Parmelin a évoqué le F35 et que la presse ne fait que rapporter ses propos. Il se trouve aussi que cet avion, quoi qu'en pense Michel, va changer la donne.

Écrit par : john | 06/09/2017

Monsieur Parmelin a parfaitement raison. Le F-35 est le seul avion furtif disponible. Toutes les autres solutions (Rafale et consorts) ne valent plus rien. Même si ces vieux coucous de 4eme génération sont éprouvés, ils ne tiendraient pas longtemps contre des SAMs modernes ou contre les chasseurs russes furtifs à venir.

Écrit par : Szut | 06/09/2017

@John : Évoque comme les autres concurrents mais il n'a en aucun cas émis de préférence comme prétendu.

Écrit par : Pk | 06/09/2017

@inquisituer Morphéus :
Avec le F35
* Qu'en est il de l'indépendance et de la neutralité de la Suisse vu que ALIS rapporte tout à LM, dont le serveur est au USA, et que pour décoller il faut que les profils de missions gérés et générés par ALIS avant et après chaque vol soient valides ?
* Qu'en est il de l'indépendance et de la neutralité de la Suisse alors que l'entretien sera obligatoirement fait en Italie (ou aux USA si dérogation accordée) ?
* Qu'en est il de l'indépendance et de la neutralité de la Suisse qui n'aura pas le droit d'ouvrir sa machine, le tout étant une black box inviolable ?
* Quels peuvent être les autres retombées économiques pour la Suisse vu que pour avoir le droit de concourir aux appels d'offre il faut être partenaire du le programme (ce que la Suisse n'est pas)

Écrit par : xavier | 06/09/2017

Le F35 est certes encore immature mais c'est pareil pour le Gipen E-NG.
On ne peut pas dire que le Gripen E soit vraiment moins cher que le Rafale.

Écrit par : georges | 06/09/2017

@steeve

(Petit rappel ... il existe un système de défense Sol Air américain dont la réputation est excellente et que le Japon souhaite acheter ... c'est justement le AEGIS Ashore, le système de l'US Navy mais décliné en version terrestre.)

Vous parlez du système AEGIS de l'USS Donald Cook...effrayé par un SU-24 le 14 septembre 2014 en mer noire?
Il serait intéressant de se renseigner sur le système de guerre électronique russe JIBINY...

Écrit par : RAF570 | 06/09/2017

@Szut: Avant d'écrire n'importe quoi il faut lire ! Parmelin n'a jamais dit celà ! c'est le but de cet article. En ce qui concerne vos connaissances aéronautiques j'ai des doutes. En effet, les capteurs comme les radar AESA et les IRST qui équipent le Rafale, l'Eurofighter et le Gripen e ont démontrés leurs capacités à détectés, suivre et engager les F-22 et F-35. Pas besoin donc d'un F-35 dont les coûts ne sont pas maîtrisés.

Écrit par : Steeve | 06/09/2017

@George: c'est faux, le Gripen E est actuellemnt produit en terme de présérie et n'a de loin pas les maladies de jeunesse du F-35. En ce qui concerne la différence de prix entre le Gripen E et le Rafale voici l'exemple type faite à la Suisse en 2014 : 22 Gripen E pour 3,1 millards de franc, 22 Rafale F-3R pour 4,1 millards de francs. Par ailleurs, il fallait 250 millions supplémentaires pour adapter les infrastructures pour le Rafale et 0.- pour l'avion suédois. je ne pale même du coût à l'heure de vol, du simple au double.

Écrit par : Marco | 06/09/2017

@RAF570: Vraiment ? il va falloir réviser ! le système AEGIS n'est pas un système sol-air, mais un système C4I de gestion de Lockheed Martin. La déffinition est la suivante : l'Aegis est un système d'armes complet naval américain de gestion centralisée avec fusion des données, mettant en œuvre des radars et différents armements tel que des missiles anti-navire et missiles anti-aérien. Vous sembler confondre avec le THAAD.

En ce qui concerne la Suisse les deux systèmes testés ont l'IRIS-SL de l'Allemand Diehl-BGT et le CAMM-ER de MBDA avec une préférence pour le premier. La gestion radar 3D sera soit le Saab Girafe 4A ou le Thales M200.

Écrit par : Steeve | 06/09/2017

Le F 35 est un avion mono rôle et il a besoin d'autres avions pour faire le job .quant a la furtivité de cet avion les futurs radars très basse fréquence vont mettre un terme a sa furtivité,la Chine L'Inde la France travail déjà à sa miniaturisation et installé dans les avions de chasse.
Je reconnais que sont système de fusion des données est un avantage non négligeable en mission
mais il a plusieurs défaut par rapport a ses capacités, vitesse de croisière a Mach 0,95 (on ce traine)
maniabilité faible en combat rapproché.L'heure de vol a un cout de 30 000 euro et un taux de disponibilité a 50% donc il faudra plus de F 35 pour accomplir toute les missions.
Pour l'achat d'F 35 le cout horaire et le peux de disponibilité sont des arguments convainquants pour ne pas acheter le F35.J'ai un autre argument qui plaide pour ne pas l'acheter, a aucun moment vous n'aurez accès au technologies embarquées,et l'entretien autant que vous louez cet avion !et pour rentré dans le club c'est 30 millions d'euro annuels

Écrit par : 207SW | 06/09/2017

Oulà ... On dirait qu'il va falloir préciser 2 ou 3 choses :

L'AEGIS est un système de défense couplant un radar et un lance missile. Ce n'est pas un système purement sol-air en effet car il est polyvalent. AEGIS peut engager des cibles aériennes ou des cibles au sol (des navires dans sa version navale originale). Donc oui le AEGIS peut être utiliser pour la Défense aérienne ... C'est d'ailleurs une de ses fonctions pour protéger les navires de guerre US.

Concernant l'incident de l'USS Donald Cook ... Comment dire ... Arrétez de lire les sites de propagande.

Plus sérieusement, le propos de mon premier commentaire était uniquement de relever le fait que considérer l'idée du F-35 pour la Suisse comme idiote ou incongrue était une lourde erreur. Mais si le choix du F-35 peut parfaitement s'envisager sur des bases capacitaire pures, cela ne veut pas dire que ce serait pour autant un bon choix pour la Suisse.

Le VRAI problème des suisses c'est de ne pas avoir encore bien et clairement répondu à la principale question : Une aviation de combat suisse ... Pour quoi faire ???? Ce point crucial n'étant en fait pas du tout tranché il est difficile de déterminer un bon avion pour ce pays.

C'est pour cela que la question du coût de l'avion revient en boucle. Il faut être clair, si la Suisse veut un avion de pointe pour les 40 prochaines années alors cet appareil sera TRES coûteux. Contrairement aux rêves humides de certains idéologues du Web, l'avion plus ancien et moins couteux faisant aussi bien que la nouvelle génération d'appareils n'existe pas ... Et il n'existera jamais. Les technologies de pointe ont un impact exponentiel sur les capacités opérationnelles, et on ne peut pas les avoir au rabais.

Alors amis suisses ... Soyez sûrs d'abord de votre ambition, ou de votre non ambition, avant de choisir cet avion. Si c'est uniquement pour faire de la police du ciel sans aucune action militaire réelle ou vrai volonté de défense cohérente du territoire, quelques F-16 modernisés seraient largement suffisants (ou tout avion équivalent)

Écrit par : Dany40 | 06/09/2017

Il y a plusieurs choses à redire sur cette analyse de la sortie médiatique du Ministre de la Défense suisse ... et sur le fait que le F-35 apparaisse dans la liste des "possibles".

Tout d'abord il est mis en avant dans cet article que le F-35 est un système immature. C'est tout à fait exact le F-35 est un système d'arme tout nouveau et modifiant plusieurs poncifs clefs sur la façon de mener des opérations aériennes. Cependant, le budget souhaité ici pour la Suisse couvre une période commençant en 2023 ... et penser que le F-35 sera toujours peu mature dans 6 ans semble par contre très irréaliste.

Concernant ensuite le prix d'achat, il faut rappeler que les contrats d'achat d'avions de combat sont complexes avec des clauses complémentaires comme des upgrades intégrés au prix d'origine qui peuvent faire varier ces tarifs et qui rendent toute comparaison simpliste hasardeuse. Si on prend les faits et que l'on compare les contrats du Rafale en Egypte et celui du F-35 en Israël, on se rend compte que le coût ramener par avion est en fait plus proche qu'on ne le pensait... et il reste à savoir ce qu'il y a dans les contrats.

Mais surtout ce qui est intéressant c'est le lien fort qui est fait entre l'achat de l'avion de combat et celui du système de défense sol air futur de la Suisse. Pensons bien que la Suisse n'a pas de système Sol Air officiellement à ce jour en ligne de mire pour venir tenir le rôle souhaité et prioritaire ... mais on sait que la volonté est un lien technique et donc tactique fort entre cette défense Sol Air et les nouveaux avions de combat. Et à ce niveau, si vous cherchez un avion capable d'optimiser la capacité de réponse de vos défenses Sol Air à travers une mise en réseau .. et bien le client le plus performant et le plus sérieux est sans conteste le F-35. L'avion US, surnommé "mini AWACS" par les aviateurs de plusieurs nations durant des exercices en condition très réalistes et qui a obtenu des résultats excellents dans un exercice conjoint avec un système AEGIS en configuration Sol Air est très sûrement entré dans la liste des possibles à cause de ces capacités déjà bien réelles.

Petit rappel ... il existe un système de défense Sol Air américain dont la réputation est excellente et que le Japon souhaite acheter ... c'est justement le AEGIS Ashore, le système de l'US Navy mais décliné en version terrestre. Equipé de missiles SM-3 Block IIA et d'un radar AN/SPY-1 ce système serait tout à fait éligible pour la Suisse, et si c'est le cas les capacités uniques de communication entre le F-35 et ce sytème (permettant des tirs de missiles avec ciblage au delà de l'horizon .. attendez ... c'est montagneux la Suisse ?? il arrive vite alors l'horizon ???) promettent une synergie Avion+SAM totalement sans comparaison avec les autres candidats.

Mais bon ... cela ne veut pas dire que le F-35 est l'avion qu'il faut à la Suisse. Personnellement je pense surtout que la Suisse devrait acheter du F-35B s'ils veulent vraiment du F-35 .. son profil STOVL correspondant parfaitement aux contingences spécifiques du territoire Suisse.

Tout çà pour dire que le fait d'envisager le F-35 n'a rien de délirant en soit ... cela correspond très étrangement à la modification forte de l'organisation du programme d'acquisition suisse. Quand on regarde de près les éléments liés au F-35, la décision suisse de faire un lien fort entre avion et système Sol Air sonne tout de même comme une étrange coïncidence.

Écrit par : Dany40 | 07/09/2017

@Dany40: Il n'y a pas de coïncidence dans cette nouvelle approche. En 2008 lors de la première évaluation d'avions il était déja question de moderniser la DCA à partir de 2017. Le temps à passé et nous sommes aujourd'hui dans l'urgence avec un besoin d'avions et de renouveller la défense au sol.

En ce qui concerne les synergies d'engagement avions + défense sol-air soit avec une fusion des systèmes, cette solution est en reflexion depuis 10 ans. Les nouvelles capacités électroniques disponibles sur les versions du Rafale F4 et du Gripen E MS22 disponibles dès 2024-2025 permettront une telle vision. De fait, le F-35 ne sera plus le seul sur ce crénau.

Penser que la Suisse pourrait acheté le F-35B est en soi une erreur en ce qui concerne les éléments citer dans l'article ci-dessus, mais là encore le prix et le coûts à l'heure de vol de cette version par ailleurs la plus onéreuse repousent un peu plus une telle idée.

Écrit par : PK | 07/09/2017

@PK

Je le redis je ne vois pas pourquoi la Suisse achèterait du F-35. Je me borne juste à dire que le fait que le F-35 soit envisagé est tout à fait logique et en rien délirant.

Vous avez raison des capacités de mise en réseau pleines de promesses sont prévus sur Rafale et Gripen pour les évolutions à venir de ces avions ... il s'agit de se mettre à niveau dès que possible par rapport au F-35 qui sera pleinement opérationnel avec ces capacités depuis plusieurs années .

J'insistais juste sur le fait que les capacités souhaitées par les suisses en terme de coordination entre défense Sol Air et avion de combat sont déjà démontrées sur le F-35 et qu'il y a une cohérence possible avec un achat groupé AEGIS Ashore + F-35... alors que la concurrence n'en est avec jour que sur du programme planifié à + 5 ans au mieux. Cela suffit à avoir de bonnes raisons de regarder le F-35.

Mais personnellement je ne vois surtout pas pourquoi la Suisse se doterait de ce qui est surtout aujourd'hui un avion de première frappe à haute faculté de pénétration ... Car a priori il n'y a rien en terme de phase offensive de haute intensité dans le cahier des charges annoncé ...

Concernant le F-35B je vais mieux m'expliquer : Je dis juste que SI ils partent sur du F-35 autant prendre le F-35B. Ses capacités STOVL sont parfaites pour les difficultés du territoire suisse et son rayon d'action plus court n'est pas gênant pour l'usage à prévoir ...

Écrit par : Dany40 | 07/09/2017

Le F-35 même s’il n’a pas la maturité de systèmes plus anciens, joue dans une catégorie largement plus performante que celle de ses concurrents. Les premiers résultats en exercices sont époustouflants.

Malheureusement il existe un déluge de désinformation concernant le F-35. Le F-35 serait battu par d’anciens F-16, la furtivité serait caduque car les russes auraient des radars VHF capables d’abattre facilement le F-35, le F-35 est cher, etc. Toutes ces affirmations sont fausses, elles sont la plupart du temps issues de sites de propagande russes avidement relayés par tous ceux qui vouent une haine pathologique aux USA.

Acheter des rafales ou des eurofighters reviendrait à acheter des PCs avec la technologie d’il y a 20 ans. Je ne sais pas exactement ce que les suisses ambitionnent de faire avec leurs nouveaux chasseurs, mais dans tous les cas de figures le F-35 est le meilleur choix.

Écrit par : Szut | 07/09/2017

sZut: avant de dire n'importe quoi renseignez vous. La furtivité était un vrai argument dan sles années 90-2000 mais ça ne l'est plus de nos jours. Les radars modernes sont largement plsu performants et n'ont pas de soucis à détecter des avions furtifs. Pour votre infos il y a meme un F117 qui a été abattu en Yougoslavie dans les années 2000.
La furtivité n'est plus qu'un détail pour un avion moderne, le point fort reste maintenant sa capacité à communiquer avec d'autres système, à détecter les missiles à brouiller les ennemis, à leurrer les missiles, etc.
Et sur ce point si le F-35 est en avance (meme s'il est apparemement archi buggé) sur le reste il est au meme niveau que les Rafale et autre Typhoon ou Gripen.
A ce jour le F-35 n'a démontré son efficacité que lorsqu'il était couplé à un F-22. Seul il n'a pas été très bon.

Écrit par : Albert66 | 07/09/2017

@Albert66

Même si je trouve @sZut trop sévère avec les appareils de type Rafale ou Gripen, vous par contre vous êtes totalement dans l'erreur concernant l'importance de la furtivité passive dans les années qui viennent ...

Aucune des nouvelles technologies radar ne permet de guider un tir sur une cible ... cela signifie que pour les décennies qui viennent la seule technologie efficace pour guider une arme à longue portée sera le radar HF ... donc le radar massivement affecté par la furtivité.
Je vous invite à regarder les priorités actuelles de Dassault et les propose du chef d'état major de l'armée de l'air française . Dassault a conçu son "Système de combat aérien du futur" ( SCAF ) avec comme capacité primordiale la furtivité passive !! Et cet engin est conçu pour les conflits des 40 prochaines années .. pour la plupart des militaires et industriels la furtivité sera une capacité très importante pour les 40 prochaines années , tout simplement parce que la prolifération des systèmes sol air annoncée couplée à ces radars nouveaux d'alerte va construire un monde où pouvoir être ciblé de loin sera un vrai problème ... et les non furtifs vont donc être mis en difficulté.
Après concernant les capacités du F-35 , ses capacités senseurs , sa furtivité, sa liaison de donnée haut débit furtive, sa remarquable puissance d'accélération... tout cela a été prouvé et validé dans des exercices multi nationaux... cet avion est jeune mais ses capacités ne font plus aucun doute aujourd'hui ...

Écrit par : Dany40 | 07/09/2017

la furtivité est un produit de luxe car comme il a était dit plus haut avec un F117.
ce qui c'est passé avec l'histoire du F117 est qu'il avait l'habitude de passé toujours a la même place et de plus cette fois il c'est retrouvé seul dans l'espace aérien, tous les autres avions de contre-mesure et les F16 ont reçu ordre de rester au sol, la défense aérienne avais plus cas surveillé les avions de ligne et les autres qui volait bien plus vite donc on savait qui était la et les radars ont reçu des modifications qui aura permit la détection du F117 et ont connais la suite.
tôt ou tard on devient plus du tout furtif,en journée tout le monde peut voir même si l'avion vol en haute altitude, alors on garde ça pour la nuit et ça change pas grand chose.
ne pas oublié on invente la furtivité mais de l'autre côté on invente la détection contre la furtivité.
en combat visuel la furtivité ne sert a plus rien.

Écrit par : michel | 07/09/2017

@Dany40 et Szut (de chez tintin ?): Voilà ce que dit le GAO américain en ce qui concerne le F-35 et notamment le dernier exercice Red Flag :

Des problèmes à n’en plus finir

Le programme F-35 est le champion des retards accumulés soit près 7 ans en 2014 par rapport au calendrier initial et un dépassement de budget estimé à 68 % au mois de juillet 2014.. De plus, aucun des 131 appareils achetés et livrés n'est encore opérationnel. L’avionneur Lockheed Martin reconnaît qu’il a encore beaucoup à faire, avant de pouvoir livrer une F-35, pleinement opérationnel. Car la liste des problèmes est longue. De nombreux problèmes font aujourd’hui partie du passé, il en reste d’autres, pires de nouveaux apparaissent encore. Il serait impossible de lister ici la problématique qui gangrène l’avion tellement la liste est grande, mais en voici quelques-uns :

Disfonctionnement de l'algorithme de concentration d'oxygène de l’Obogs.
La vision nocturne qui n'est pas au point, ce qui induit des difficultés pour atterrir dans le noir.
Des problèmes de GPS qui transmettent parfois par erreur la position de l'avion à l'ennemi.
Surchauffe de la soute à armement, qui oblige une ouverture en plein vol pour la refroidir.
Echec de la fusion des données obtetues par les différents capteurs.
Vulnérabilité à la foudre.

Mais a part celà il est génial cet avion !

Écrit par : Martin | 07/09/2017

De toute manière il ne faut pas s'inquiété, le f-35 est trop cher, comme d'autres et notre Ministre de la Défense n'obtiendra certainement pas un budget de 9 milliards mais un petit complément. Bref de quoi assurer l'achat de l'avion le moins honéreux.

Écrit par : Marco | 09/09/2017

@Szut
C'est amusant, c'est précisément ceux qui parlent de désinformation qui la pratique sur le moment.
Ce n'est pas être anti américain que le F35 est très mal né, c'est tout de même invraisemblable d'accumuler autant de problèmes techniques. Les US ont produits d'excellents chasseurs mais là, pour l'instant comment ne pas poser de questions devant une telle accumulations de problèmes ? . Est ce de la désinformation de relater que des pilotes US ont dit qu'ils avaient les qualités de vol d'un F4 ? non c'est juste un information dérangeante. Ses qualités de vol sont extrêmement médiocres, il est incapable d'assurer sa propre protection, d’où la nécessité des F22 pour l'accompagner. Le problème que c'est son utilisation initiale n'avait pas été prévu ainsi, et il faut donc tout revoir.
Les besoins suisses sont majoritairement de la Police du ciel ? et en marge un peu d'attaque au sol ? Donc c'est clair que par rapport à un tel cahier des charges, il est complètement hors course. Ce n'est pas un intercepteur, il vole comme un fer à repasser, et en combat aérien, c'est raclée assurée face à n'importe quel chasseur moderne du genre rafale, typhoon, ou russes, ou ancien du type F16.
Donc à part sa capacité à décoller depuis des terrains courts, je vois pas trop ce qui peut intéresser les suisses. Quel autre avion vont devoir acheter les suisses pour couvrir les F35 ?

Écrit par : ano | 09/09/2017

@Martin

Je vous invite à lire les rapports similaires qui ont été fait par le GAO et le DOT&E sur le Super Hornet .... Accablé de dizaines de défauts par ces rapports le Super Hornet est pourtant bel et bien un avion clef de l'aeronavale US aujourd'hui.
Ces institutions civiles sont dans leur rôle ... Mais avez vous lu la conclusion du rapport de Gilmore si critique ?? Il confirme la pertinence du F-35 et insiste sur la nécessité d'achever sa mise au point ...

@Ano

Par pitié arrêtez avec cette histoire délirante du F-22 "nounou" d'un F-35 incapable de se défendre ... Il va y avoir plus 2200 F-35 déployés sur bases terrestres, porte avions, aéroports de fortune provisoires etc ... Et à peine une centaine de F-22 disponibles. Les nounous ne vont pas pouvoir être partout si votre idée est réelle.
Fort heureusement elle ne l'est pas .... Dans une première phase les F-35 vont en effet d'abord servir d'avions de soutien et donc ils seront en équipe avec des avions plus anciens. Mais pas que des F-22 !!! Des F-15 aussi dans l'USAF, des F-18 dans l'USN , des Typhoons dans la RAF etc ... Etc ... Seul le F-35B, par ses capacités et son usage unique sera tout de suite en solitaire.

Pourquoi cette phase "en équipe" ?? Tout simplement parce que la production des F-35 va prendre du temps et donc ils seront livres par tranche peu à peu, parce que la formation des pilotes va aussi prendre du temps , parce que cet avion est jeune et novateur et qu'il va donc être éprouver sur le terrain peu à peu.

Écrit par : Dany40 | 11/09/2017

@Dany40: Le Super Hornet a été certes critiqués, mais rien de comparable au F-35. Il faut garder ici une juste comparaison. Jamais un avion n'a accumulé autant de déconvenues que le F-35.

Un avion jeune et novateur ? En quoi ? Sa furitivité, elle reprend le même maétriaux que le F-117 qui date du début des années 80. Sa capacité électronique de fusion, oui sauf que les Rafale F4, Gripen EMS22 en feront autant sans les maladies de jeunesses et avec un coût à l'heure de vol inférieur. Et je ne parle même pas du "système" lockheed de maintenance qui est une hérésie en matière de cyberguerre dixit les israëliens qui le contournent. Sans parler que que les utilisateurs seront entièrement sous-contrôle de Lockheed et du Pentagone.

Écrit par : Martin | 11/09/2017

@Martin

Je ne sais pas d'où vous sortez vos infos sur le F-35 .. mais elles sont incroyablement inexactes.

Le revêtement furtif du F-35 est une conception unique .. sa spécificité est d'être intégré au coeur du fuselage de l'avion, et non plus posé dessus comme celui du F-22. Résultat : Une endurance largement supérieure y compris face aux intempéries et donc un coût de maintenance fortement réduit. Par contre la furtivité obtenue est moins extrême que celle du F-22 (même si on obtient toujours une SER beaucoup plus performante que celle d'un Rafale par exemple).

Concernant le Super Hornet je faisais le parallèle car ces institutions le décrivait comme une catastrophe exactement comme le F-35 ... de mémoire 46 points préoccupants étaient décelés dans l'appareil dans sa phase d'IOC.

Le côté novateur du F-35 c'est surtout qu'il force à changer les habitudes de pilotage .. tout comme le F-22 a forcé les pilotes de chasse à "désapprendre" leur métier. Il est novateur car ses capacité de détection et de discrétion couplées sont inédites dans l'aviation actuelle, tout comme ses capacités de liaisons de données et de fusion de donnée multi plate-forme simultané.

Alors oui ... le futur Rafale F4 (avec le SCAF) va fournir une offre assez proche du F-35 avec certaines nuances de philosophie ... mais comme l'a dit le patron de l'armée de l'air française, c'est bien le F-35 qui ouvre la voie et va être la référence de l'aéronautique militaire en terme de capacité opérationnelle.

Mais cela ne veut pas dire que le F-35 sera le seul bon avion de combat ... je ne pense pas que qui que ce soit pense cela sérieusement. La course à l'armement est une course sans fin, le F-35 sera performant et très bien adapté à son époque, mais d'autres avions pourront jouer un rôle majeur dans les 40 prochaines années .. et à priori le Rafale en fera partie dans sa version F4+SCAF.

Écrit par : Dany40 | 12/09/2017

@Dany40 & Szut: oui le F-35 est un avion formidable selon la publicité de Lockheed, sauf que lorsque l'on s'apperçoit de la réalité de l'avion on découvre ceci:

Le moteur du F-35 a un taux de pannes trop élevé et sa fiabilité ne s’est pas améliorée assez vite pour qu’il soit approuvé en utilisation opérationnelle. Le F-35 a un moteur non fiable et mal conçu, le moteur le plus grand, le plus chaud et le plus lourd jamais intégré à un avion de chasse. C’est un dérivé fortement remanié du moteur du F119 qui alimente le F-22. En raison de la nécessité de contrôler le vecteur d epousséedu F-35B, il pèse environ 1 tonne de plus que d’autres moteurs de combat à réaction avec une poussée comparable. Le projet a reconnu les limites de son moteur en 2012 en annonçant son intention de modifier les spécifications de performance pour le F-35A, réduisant les performances en virage serré de 9g à 4,6g et en augmentant le délai d’accélération de Mach 0,8 à Mach 1,2 de 8 secondes. Comme le Government Accountability Office l’a signalé en septembre 2014, «les données techniques fournies par Pratt & Whitney [Fabriquant du moteur, NdT] indiquent que le nombre d’heures de vol moyen entre deux pannes pour le moteur du F-35A est à environ 21% de l’objectif prévu au programme du moteur». Mais la fiabilité du moteur ne s’est pas améliorée ; elle a plafonné.

Le F-35 nécessite une piste d’au moins 2500 mètres de long pour opérer. Par comparaison, les exigence minimales de longueur de piste du F-16 sont de 900 mètres.

Le coût d’exploitation du F-35 est de $50 000 de l’heure. Cela signifie que nous ne pourrons pas nous permettre de donner à nos pilotes assez de temps de vol pour être pleinement compétents. Le même problème touche le F-22 avec son coût d’exploitation de $70 000 de l’heure. Les pilotes de Raptor passent 10 à 12 heures par mois dans le cockpit lorsque 20 heures sont nécessaires pour être en mesure de prendre des décisions en quelques fractions de seconde au combat.

Étant conçu comme un bombardier léger, le F-35 est moins maniable que les avions de combat conçus il y a plus de 50 ans et serait abattu en vol par des avions de combat modernes. Ainsi, cela n’a pas été une surprise quand un F-16 a surpassé un F-35 en simulation de combat début 2015, un résultat tout à fait prévisible en simulation électronique. Ce qui veut dire que le F-35 n’est pas mis en opposition face à d’autres types d’avions sur une base au moins mensuelle. La dernière version du Su-27 Flanker, le Su-35, devrait être en mesure d’abattre 2 F-35 et demi pour chaque Su-35 perdu. La Chine est en cours d’acquisition de 24 Su-35. En combat, ces 24 Su-35 chinois pourront abattre 58 F-35 avant d’être tous abattus eux-mêmes. Les Russes ont fait suivre le Su-35 par le T-50 qui sera proche des F-22 en efficacité au combat, mais sans le coût de maintenance du matériau de revêtement absorbant les ondes radar (RAM).

Le F-35 utilise son carburant pour le refroidissement de son électronique. L’avion ne démarre pas si son carburant est trop chaud, ce qui rend le déploiement dans les régions chaudes problématiques. Sur les bases de Yuma et Luke de l’US Air Force en Arizona, les camions de carburant pour le F-35 sont peints en blanc, stationnés dans des hangars couverts, et refroidis avec des systèmes de brouillard d’eau parce que le jet ne pourrait même pas démarrer si le carburant est déjà trop chaud pour refroidir l’électronique.

Le F-35 dispose d’un système de logistique (ALIS) qui nécessite une connexion internet à un système de maintenance centralisé aux États-Unis. ALIS est tenu informé en permanence de l’état technique et des besoins de maintenance de chaque avion. ALIS peut, et a déjà, empêché le décollage d’avions en raison d’un fichier de données incomplet. Si le lien internet est en panne, l’avion ne peut pas voler, même s’il n’a aucun problème. C’est l’un des problèmes les plus étranges. Cela pourrait conduire à une situation dans laquelle les avions ennemis sont en approche, les F-35 sont ravitaillés et prêts à y aller mais ne peuvent pas décoller pour répondre à la menace.

Dans un autre registre, le rapport met le doigt sur la question de l’échauffement de la soute à munitions qui dépasserait dans plusieurs cas de figure les limites fixées. Au sol tout d’abord, par forte chaleur (90°F, soit 32°C, ce qui n’a toutefois rien d’exceptionnel) ou à grande vitesse et moyenne altitude (de 500 à 600 kt sous 25.000 ft pour le F-35A de l’USAF). Le remède : ouvrir la soute pour l’aérer ! Gênant pour un appareil qui fait de la furtivité son premier atout…

Un rapport met le doigt sur la question de l’échauffement de la soute à munitions qui dépasserait dans plusieurs cas de figure les limites fixées. Au sol tout d’abord, par forte chaleur (90°F, soit 32°C, ce qui n’a toutefois rien d’exceptionnel) ou à grande vitesse et moyenne altitude (de 500 à 600 kt sous 25.000 ft pour le F-35A de l’USAF). Le remède : ouvrir la soute pour l’aérer ! Gênant pour un appareil qui fait de la furtivité son premier atout.

Le dernier problème technique révélé concerne la vision nocturne du casque des pilotes. Un test mené en 2016 montre que les pilotes sont aveugles quand la lune est masquée.

En 2017, un problème d'alimentation en oxygène a été découvert sur certains appareils. Plusieurs pilotes d'essais ont souffert de symptômes d'hypoxie, un manque d'alimentation des tissus en oxygène.

Et de citer les déclaration de pilotes anglais : le F 35 serait loin de rivaliser avec les performances des avions adverses et n'aurait même pas autant de qualités que le Harrier qu'il doit remplacer sur les portes-aéronefs d'assaut des marines et sur les bâtiments étrangers qui en sont dotés.

Il est clairement expliqué que le F 35 n'est pas en mesure d'échapper aux détections radars et surtout qu'il n'est pas capable de rivaliser au combat avec les divers appareils actuellement sur le marché. En outre le coût exorbitant de cet avion a de quoi faire réfléchir les acheteurs potentiels.

Et la liste et encore longue, mieux elle s'allonge de mois en mois.

Écrit par : Florence | 12/09/2017

Entre les aéronefs les moins chers disponibles: le Super Hornet.

Vraiment?

18 Super Hornet pour le Canada coûtent US$ 5230 millions (coût du système). Ça fait US$ 290 millions par avion. C'est plus que les Sfr 200 millions par avion dans les calculs de la Suisse.

http://www.dsca.mil/sites/default/files/mas/canada_17-49_1.pdf

Écrit par : Karl Rieder | 13/09/2017

@Florence

Vous mélangez plusieurs choses très différentes dans votre énoncé ... je vais vous fournir des éléments par catégorie de faits :

- Les "Soucis techniques" :

Les problèmes de vision nocturne , de refroidissement de la soute et autres soucis d'oxygène sont des problèmes de mise au point. Ces soucis auront bien sûrs disparus lorsque le F-35 arrivera en unité opérationnelle... ce ne sont pas caractéristiques finales !!! Comme tous les avions avant lui le F-35 doit être mis au point et des soucis parfois inattendus apparaissent... mais ils ne représentent que des délais de mise au point à prendre en compte ...
NB : je vous rassure les F-35 ne sont ni peints en blanc ni forcés à voler soute ouverte.. pour rappel les F-35 ont participé avec succès à plusieurs exercices militaires impliquant plusieurs armées et avec des témoins extérieurs comme Dave Majumbar, éditorialiste parmi les plus critiques envers le F-35 et qui a reconnu être impressionné par l'impact du F-35.

De la même manière les F-35 accumulent les heures de vol depuis des mois et des mois sans aucun soucis moteur ...le moteur F-135 est aujourd'hui un modèle de fiabilité ...

PERSONNE NE NIE QUE METTRE AU POINT LE F-35 ET MAÎTRISER SES CAPACITÉS SPÉCIFIQUES À ÉTÉ UN BOULOT DIFFICILE ... MAIS PAR PITIÉ REGARDONS LES FAITS SUR LE F-35 AUJOURD'HUI ... REPARLER DE TOUT CE QUI S'EST PASSÉ PENDANT DES ANNÉES DE MISE AU POINT N'INFORME EN RIEN SUR LES CAPACITÉS DE L'AVION FINAL.

- Les performances du F-35 aujourd'hui :

Les pilotes, de toute nationalité, confirment que le F-35 est comparable en vol au F-18 Hornet ... avec plus de puissance sous le pied. Donc pas aussi maniable que les acrobates des airs comme le F-16, le F-22 ou le Rafale, mais ayant une manœuvrabilité de bon niveau. Pour info on sait aujourd'hui que la suoer manœuvrabilité de ces acrobates est excessive car quasi inutile en combat réel ..
NB : Attention à vos sources ... l'histoire du F-16 battant un F-35 en combat était une énorme désinformation !! L'exercice en question n'était même pas un exercice de combat ...

Vous parlez des SU-35 et des T-50 russes ... je crois comprendre vous lisez les articles de Spunick ... l'organe de propagande russe ... les avions sont si formidables que l'armée russe cherche des systèmes pour se prémunir des F-35 ... étrange non ??

Quand aux radars et la furtivite ... que dire ... renseignez vous mieux. Regardez ce que prévois Dassault pour l'avenir par exemple ...

Vous êtes globalement très très loin de la réalité du F-35 en 2017.

Écrit par : Dany40 | 13/09/2017

@Karl Rieder : oui la facture pourra être lourde pour le Canada mais moindre qu'avec le F35 à condition de ne pas spliter sur deux types d'avions en cours d'acquisition.
Selon les prix de Boeing le Super Hornet se négocie entre 85 a 95 millions de dollars pièces en fonctions des choix d'équipement. À cela il faut ajouter les équipements connexes et l'armement. Un rabais et une commande groupée peuvent influer à la baisse le prix total jusqu'à 20%.

Écrit par : Pk | 13/09/2017

@Dany40: je ne suis pas une spécialiste du domaine je reprends ici les différents domaines de critiques du F-35. Elles proviennent non pas de Sputnik mais du GAO américain. Par ailleurs ces critiquent sont confirmées par un J Henrotin du journal DSI que l'on ne peut qualifier d'amateur.

Je n'ai fait aucune allusion aux avions russes.

Écrit par : Florence | 13/09/2017

@Florence

LE souci récurrent concernant le F-35, c'est que les commentaires en France sur cet avion ne brillent pas par leur impartialité. Les propos sur l'avion sont massivement repris dès qu'ils sont négatifs (et montés en épingle quitte à en changer le sens) alors que les propos positifs sont toujours regardés avec suspicion (avec une étrange idée sous jacente de complot pro F-35 ... une idée fort commode pour éviter d'écouter les pilotes volant sur F-35 et qui sont pourtant les seuls à vraiment connaitre l'appareil).

Par exemple vous parlez du GAO .. mais je vous le redis avez vous lu les conclusions du rapport sur le F-35 ??? :

https://www.gao.gov/products/GAO-17-351

Le GAO demande expressément que le Département de la Défense US fournisse les moyens nécessaires pour finir la mise au point du F-35 ... car comme le DOT&E, cet organisme civil s'alarme uniquement des retards que le programme a subit pour finir l'avion. Tout comme le DOT&E le GAO ne dit à aucun moment que le F-35 est une mauvaise idée. En fait bien au contraire le DOT&E confirme même que sans le F-35 l'aviation US perdra des capacités uniques vitales pour l'avenir.

Donc attention aux rapports lus hors contexte ... c'est comme les chiffres on peut leur faire dire n'importe quoi.

Concernant les experts dont on peut écouter la parole, et étant donné que tout américain parlant du F-35 est soupçonné de mentir pour défendre l'avion, je vous propose les propos officiels de deux personnes s'y connaissant "un peu" en aviation de combat à propos du F-35.

- Le Général Lanata, CEMAA (chef d'état major de l'armée de l'air française), devant la Commission de la défense, le 19 juillet dernier :

http://www.assemblee-nationale.fr/15/cr-cdef/16-17/c1617006.asp

Petit extrait :

"Comme je vous l’ai indiqué dans mon exposé, j’observe une pression très importante de l’industrie aéronautique américaine en Europe, avec le déploiement progressif d’un avion de combat de dernière génération, le F-35. CE DERNIER CHANGE LA DONNE SUR LE PLAN DES CAPACITES OPERATIONNELLES en raison, principalement, de sa discrétion – il n’est pas détecté par les radars actuels – et de ses capacités de connectivité : il connecte massivement des informations avec les autres appareils du système de combat aérien. Si je parle de système de combat aérien, c’est qu’il ne faut pas considérer chaque avion pris isolément mais bien concevoir le système dans son ensemble : c’est ce système qui produit des effets, grâce à la connexion que nous arrivons à établir entre les différents mobiles du dispositif de combat aérien."

Visiblement le général ne partage pas cette idée que le F-35 ne sera pas performant ... et au passage il ne semble pas du tout partager l'idée que la furtivité deviendrait moins importante dans les années qui viennent.

Pour rester sur la furtivité ... toujours en France ... voyons ce que dit la DGA (Direction Générale de l'Armement) dont le rôle pour rappel est d'équiper les forces armées en préparant l'avenir (cf site officiel). Voici ce que dit un expert de la DGA concernant le SCAF, c'est à dire le tout dernier système aérien de Dassault qui est un drone FURTIF !!! :

" Le drone de combat agira dans les premiers jours d'une mission pour une entrée sur théâtre seul, nous expliquait ce mercredi en langage militaire un expert de la DGA rencontré au salon du Bourget. Ce drone de nouvelle génération doit, en effet, permettre d'ouvrir la voie aux avions de combat Rafale, des chasseurs français fabriqués par Dassault. Il s'agit d'envoyer ces drones pour effectuer la partie la plus périlleuse de la mission, à savoir détruire les défenses antiaériennes de la zone ciblée, mais aussi repérer les forces en présence. Le SCAF permet aussi d'éviter de se faire repérer par l'ennemi puisqu'il aura une « signature radar » de la taille d'une libellule — donc quasiment invisible, alors qu'il devrait avoir une envergure réelle de 16 mètres. Après le nettoyage du terrain par les SCAF, les Rafale pourront arriver sur zone et mener le gros de la mission dans un environnement moins dangereux."

Quand on sait que le SCAF ne sera en service que dans une poignée d'années .. et que donc c'est vraiment ce que son acronyme indique c'est à dire un Système de Combat Aérien du Futur .. on ne peut que rester songeur devant les propos des "experts" de l'internet qui condamnent la furtivité à court terme.

Aurions nous un autre personnage français s'y connaissant en avion de combat pour parler du F-35 ??? Oui, je vous propose Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, le fournisseur de l'aviation de combat française comme tout le monde sait. Voyons ce qui'l disait devant la Commission de la Défense (c'était en septembre 2013 !!! ) :

"Nos concurrents sont d’abord les Américains, qui bénéficient de l’effet de masse que représentent les milliards de dollars investis par l’État fédéral. En termes de dépenses budgétaires, le F-35 n’a en effet rien à voir avec le Rafale : la force des Américains est d’avoir commencé par évoquer un avion à bas prix utilisable par les trois armes, pour finir par présenter un appareil dont la conception aura coûté très cher au contribuable. Cela fait partie de la politique économique des États-Unis : en matière d’avions de combat, plus ils en dépensent, mieux c’est pour l’économie américaine, quels que soient les dérapages en termes de coût. Il faut bien comprendre que l’industrie de la défense n’est pas qu’un consommateur de crédits. Elle a un effet vertueux, puisqu’elle permet de développer des technologies utiles dans d’autres domaines. En outre, elle recourt peu à l’externalisation : en France chaque euro dépensé l’est sur le territoire national. Enfin, lorsque l’on parvient à conclure des contrats à l’export, elle contribue favorablement à l’équilibre de la balance commerciale.

Les Américains ont bien compris cela : un rapport de la Maison blanche souligne qu’un avion de combat met en jeu 17 technologies stratégiques sur les 22 qui concourent au développement d’un pays. C’est pourquoi ils n’hésitent pas à dépenser beaucoup en ce domaine, même s’ils ont réduit légèrement leur budget, ce qui les rend encore plus agressifs d’un point de vue commercial."

Voilà des propos venant contredire vertement tous ceux qui annoncent le F-35 comme une catastrophe industrielle.

Donc en résumé ... importance de la furtivité, explosion des coûts ne posant aucun souci bien au contraire, capacités opérationnelles qui sont la référence de ce qu'i faut avoir pour l'avenir.

Mais non, les "experts" de l'internet doivent avoir raison ... les militaires et industriels des principaux pays occidentaux ne savent certainement pas de quoi ils parlent.

Écrit par : Dany40 | 13/09/2017

Le problème avec le F-35, c’est qu’il est la victime d’une campagne de dénigrement complètement délirante. A tous ceux qui véhiculent encore les fables qui courent sur le F-35, je les invite à visionner les vidéos suivantes :

Réponses aux critiques faites au F-35:
F-35 Lightning II: Busting Myths (5 videos):
https://www.youtube.com/watch?v=ZtZNBkKdO5U&list=PLr7UZ_rywxTFdhDfu7SFimAMAUVdpabKL

Le soi disant expert Pierre Sprey ne sait pas de quoi il parle :
F-35: Pierre Sprey vs Lt Col David 'Chip' Berke debate:
https://www.youtube.com/watch?v=1Pgiq-TlmSo&t=1524s
The C.A.B. Show - F-35 Lightning II vs. Pierre Sprey... Who's the REAL Turkey?
https://www.youtube.com/watch?v=-HVY6Fdc2CM
Pierre Sprey's Anti-F-35 Diatribe Is Half Brilliant And Half Bullshit
https://foxtrotalpha.jalopnik.com/pierre-spreys-anti-f-35-diatribe-is-half-brilliant-and-1592445665

Écrit par : Szut | 14/09/2017

@Szut: Cette campagne comme vous dites est le fait des critiques qui proviennenten premier lieu des Etats-Unis et du GAO. On nepeut pas dire que le GAO est anti-américain, il me semble. Ces critiques sont reprises à juste titres et décortiquées. La problèmes vient du fait que jamais un avion n'a connu autant de problèmes et continue d'en avoir. Si vous aviez un peu de connaissance aéronautique cet élément vous aurait sohté aux yeux.

En ce qui concerne les liens que voua avez voulu nous mettre, saviez-vous qu'il sont payé par...Lockheed Martin !! Alors voulez-vous ne parlez pas de propagande sans savoir, Vous avez ici la chance d'être sur un forum plutôt de bonne qualité.

Écrit par : marco | 14/09/2017

@Marco

Oui en effet les vidéos dont parle @Szut sont des productions de Lockheed Martin pour répondre aux critiques... mais s'il faut les regarder avec un regard critique, il serait par contre excessif de n'y voir que de la propagande. La réponse de Lockheed Martin est tout de même argumentée elle mérite qu'on y jette un œil.
Vous parlez du GAO (et on peut rajouter le DOT&E) concernant les critiques envers le F-35. Comme je l'ai dit plus haut il faut lire les conclusions de ces rapports et connaître la fonction de ces institutions. Lorsque ces organismes font la liste des problèmes étant à leurs yeux non réglés sur le F-35, ce n'est en aucun cas pour remettre en cause la qualité de l'avion final qui sera fourni aux armées .. leur SEUL propos est de condamner les délais de mise au point que ces soucis impliquent ... leur critique concerne UNIQUEMENT les retards pour fournir l'avion final aux militaires...

Personne de sérieux ne peut croire que le F-35 ne sera pas correctement finalisé ... la seule question est de savoir à quelle date le F-35 fournira les capacités opérationnelles souhaitées aux militaires. A priori le F-35 sera doté de ses capacités clefs pour 2020 au plus tard ... c'est donc avec plusieurs années de retard mais nombreux sont les professionnels de défense qui confirment que le F-35 sera performant et qu'il sera une référence de l'aviation de combat

Écrit par : Dany40 | 15/09/2017

@dany40
"Personne de sérieux ne peut croire que le F-35 ne sera pas correctement finalisé ..."
=> "PERSONNE DE SERIEUX" + "CROIRE" sont des concept qui ne vont pas ensemble ...

apres l'histoire est pleine de système entré en service et NON mis au point ou efficace.
ainsi, au vietnam, les missiles air/air sur lesquels toute la stratégie de l'USAF était basé (la fin du combat canon, une sorte de F35 des année 60, toussa) furent en pratique un échec, le sparrow ayant un taux de réussite de 8-10% (et pourtant l'USAF y croyait a ses missiles ...).

danyt40, vous croyez beaucoup et doutez peu

Écrit par : laurent | 16/09/2017

@Laurent

Et vous vous croyez trop vite les récits "raccourcis" sur l'histoire.

L'histoire du combat canon et des missiles est un bel exemple de lecture partiale de l'histoire par certains. Il faut savoir que les statistiques du Département de la Défense sont claires : L'immense majorité des avions abattus dans les 2 camps ont été abattus par des missiles !!! Le combat canon a existé mais a été un détail avec un impact réduit.

Le souci des missiles Sparrow a été bien plus qu'un souci technique ...c'est une erreur de philosophie. Le modèle AIM-7D avait en effet des soucis de maniabilité et de radar mais le missile Sparrow a été amélioré et sa version AIM-7F (et les suivantes ..) ont connu une belle carrière opérationnelle.

Le vrai souci était que les américain avaient abandonnés l'idée du combat aérien rapproché et avait trop parié sur le combat en BVR. A cause de cela, c'est le missile Sidewinder de portée courte qui a été l'outil majeur de ce conflit pour les USA .... et l'école TOP GUN a été crée pour éduquer les pilotes à mener un combat missile à portée courte (et à aucun moment le combat canon comme certains aiment croire).

Donc non .... le Sparrow n'est pas un exemple allant dans votre sens .. cela n'a été qu'une question de temps avant qu'il soit performant.

Le souci au Viet Nam était un souci tactique .. que les américains ont fini par rectifié avec des opérations comme l'opération Linebacker. Une bonne tactique consiste à bien utiliser les capacités de vos armes tout en vous adaptant aux capacités de l'ennemi ... un principe de base que les USA avaient oubliés au Viet Nam et qu'ils ont payé cher. Le McDonnell Douglas F-4 Phantom II était un très bon avion ... à condition de bien s'en servir. Sa très longue carrière y compris à l'export le prouve.

Donc oui .... je vous le répète ... personne de sérieux aujourd'hui parmi les professionnels de la défense y compris français ne pense que le F-35 ne sera pas mis en service avec les capacités opérationnelles prévues. La seule question est de savoir quand il aura ses pleines capacités.

Si on regarde les évolutions du programme, il semble cohérent de penser qu'en 2020 le F-35 sera doté de son plein potentiel pour sa première version (c'est à dire celle connue aujourd'hui et avec sa version logicielle finale block 3F).
Ensuite il va commencer à évoluer .... nouveau moteur et nouveau système EOTS à partir de 2022.

Écrit par : Dany40 | 17/09/2017

@dany40

le souci de votre raisonnement est que le sparrow fut "meilleur" APRES la guerre du vietnam
(au passage vous négligez le montage de pod 20 mm sur les F4 et l'installation d'un canon en interne sur les dernieres version du f4)

apres, si comme pour le F4, l'USAF adapte sa tactique aux réelles capacité du F35, il remplira ses missions ... définit par ses réelles capacités
(le médiocre chasseur F4 se révélant être un excellent chasseur bombardier)

mais que vous croyez que le F35 va tenir toutes ses promesses ne constitue pas une preuve a ce jour, tout au plus un espoir ...

Écrit par : laurent | 17/09/2017

En ce qui me concerne, je trouve que la décision d’inclure le F-35 dans la liste des appareils qui peuvent intéresser notre Force aérienne est une excellente idée de la part de notre Conseiller Fédéral. Au-delà de savoir si cet appareil n’est qu’un fer à repasser volant ou un bijou technologique à venir (et pourquoi pas les deux ?), je considère que cet avion n’est pas fait pour nous, qui désirons en premier lieu un intercepteur capable d’intervenir rapidement pour effectuer des missions de police du ciel et garantir la protection de notre espace aérien.
Par contre, lors de la présentation du choix final, montrer que l’appareil choisi est moins cher que d’autres, comme le F-35, est un point qui séduira un certain nombre de personnes (politiciens, presse et… le citoyen Lambda).
Et vivement que la campagne officielle commence.

Écrit par : Jo-ailes | 18/09/2017

@Laurent

Vous dites "si l'USAF adapte ses tactiques aux capacités du F-35" et c'est bien là le fond du problème lorsqu'on parle du F-35.
Car l'importance du F-35 dans le système militaire US va au delà de l'impact d'un simple avion de combat. La raison à cela est que l'USAF ... et toute l'armée US aussi d'ailleurs ... a entamé une profonde mutation de ses modes opérationnels. Cette mutation est causée par l'impact exponentiel de certaines technologies sur les capacités opérationnelles. L'automatisation et la mise en réseau sont les deux révolutions majeures du monde militaire, et le F-35 est justement spécifiquement conçu pour faire franchir ce cap aux forces armées.

Vous parlez d'une adaptation tactique .. mais le F-35 modifie la donne dès le niveau stratégique. Car le F-35 n'est que la brique centrale d'une ensemble plus grand. Les américains et les français utilisent pour cela le même terme : Le Système de systèmes (je vous renvois aux interview de la team Dassault et de la DGA sur le dernier Bourget ils en parlent mieux que moi).

Donc la question n'est pas de savoir si l'USAF va modifier ses tactiques une fois le F-35 opérationnel, loin de là. L'USAF a décidé de profondes modifications tactiques et stratégiques dans son approche des opérations pour les 40 prochaines années ... et pour effectuer avec efficacité cette nouvelle approche ils se dotent d'un avion spécifiquement conçu pour jouer avec ces nouvelles règles du jeu.

C'est ce que le Chef d'état major de l'armée l'air française a exprimé devant la Commission de la Défense quand il dit que le F-35 "change la donne en terme de capacités opérationnelles" .. il insiste un peu sur l'importance de la furtivité mais il insiste lourdement sur les capacités uniques de mise en réseau et de Situation awereness du F-35. C'est là que se trouve les capacités primordiales pour un avion de combat dans les prochaines décennies ... bien plus que dans son taux de virage ou sa vitesse air.

Maintenant ce la ne veut pas dire que c'est l'avion qu'il faut à la Suisse .... le F-35 incarne une ambition de prévalence technologique et opérationnelle y compris dans des scénarios à très haute intensité .. pas sûr que ce soit un rôle souhaité pour l'armée de l'air suisse.

Écrit par : Dany40 | 19/09/2017

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