04/08/2017

Pas de production de F-16 en Inde !

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Washington, dans le cadre de l’appel d’offre indien en vue d’acquérir et de produire un nouvel avion de combat monoréacteur, l’avionneur américain Lockheed-Martin s’est vu notifier une « fin de non –recevoir » de l’administration.

L’administration américaine en charge des exportations d’armement et le Pentagone ont refusé le transfert de la technologie critique et la production des avions de chasse F-16 dans le cadre de l'initiative « Faire en Inde ».

À la question de savoir, si les États-Unis ont accepté le transfert de technologie sophistiquée et la production du F-16 dans le cadre de l'initiative « make in  India », Subhash Bhamre, ministre indien d'État à la Défense, a déclaré « Non » à une question au Parlement mardi dernier.

Les technologies critiques en question font parties des systèmes intégrés du radar à antenne à balayage électronique (AESA), des systèmes  de ciblage électro-optique, du capteur infrarouge IRST et concerne le système de brouillage des fréquences radio. Ces technologies forment une composante importante du F-16 « Viper » proposé jusqu’ici à l’Inde.  

Lors de la remise de l’offre américaine, l’Inde avait demandé la garantie des États-Unis pour le transfert complet de technologie.

Un revers pour Lockheed-Martin :

Cette décision, bien peu étonnante de la part des Etats-Unis qui ne partagent pas leurs technologies, semblent mettre un sérieux frein à la vente de F-16 en Inde. Il semble que seul les suédois et le Gripen E peuvent encore espérer se positionner sur cette demande. Du côté de l’avionneur américain, on a  commencé à déplacer la production des avions de chasse F-16 à Greenville à partir des installations existantes de Fort Worth au Texas. Les plans  pour déplacer la chaîne de production vers l'Inde sont ainsi définitivement enterrés.

Photo : F-16 « Viper »@ Lockheed-Martin

Commentaires

En effet, les Suédois on une chance inouïe sur ce dossier, sachant que la majeur partie de éléments sont européens et israéliens, ils n'auront pour ainsi dire pas de risque d'embargo en Inde.

Écrit par : Martin | 04/08/2017

Au final le seul problème de Saab viendra peut-être de l'administration indienne particulièrement compliquée. A moins que, comme avec le Pilatus PC-7 le besoin soit tel vis-àvis du Tejas que la vente se fera en un clin d'oeil...a suivre!

Écrit par : Serge | 04/08/2017

et pkoi ne pas réouvrir la chaine des m2000 pour l inde ...et les pays qui n ont pas les moyens de s offrir le rafale ...chose que dassault c est tiré une balle dans le pieds en fermant a la hate ....

Écrit par : emmanuel | 05/08/2017

@Emmanue: je crois que vous n'avez pas bien saisi les nuances: d'un l'Inde à commandé 36 Rafale et pourrait augmenté ce nombre. De l'autre, transférer une cha'ine de montage coûte moins cher et reste viable alors que relancer une chaine qui a téé fermée de puis longtemps est un gouffre sans fond. Dassault ne pouvait pas mener deux fabrications en même temps soit le M2000 et le Rafale.

Écrit par : Steeve | 05/08/2017

@ emmanuel
Ce que vous ne comprenez pas , que pour maintenir ouverte une ligne d'assemblage de 2000 , il faut maintenir AUSSI toute la chaine des sous traitants.. et cela coute très cher... surtout sans demande clien.
Voir le cout de la réouverture de la chaine du F-22.

Écrit par : moi | 05/08/2017

@Martin : Les suédois doivent effectivement avoir le sourire. Attention toutefois car certains composants sont américains (moteur notamment)

@emmanuel : "et POURQUOI ne pas réouvrir la chaine des m2000 pour l inde ...et les pays qui n ont pas les moyens de s offrir le rafale"

Parce que :

- Aucun pays n'est intéressé par un avion techniquement dépassé. Le F-16 Viper est une profonde évolution du F-16 A/C, concurrent du Mirage 2000 dans les années 80. Enfin, le 2000-5 et même le 2000-9 ne sont plus en phase avec les attentes des clients

- Il est techniquement impossible de "réouvrir" une chaîne de fabrication qui n'existe plus. Depuis les années 80/90, les machines-outils et les méthodes de fabrication ont été modifiées ou remplacées

- Dassault se serait "tiré une balle dans le pied" en gardant une ligne de production pour un avion dépourvu de client

Écrit par : FredericA | 05/08/2017

@Emmanuel,
En effet, les réponses données dans les commentaires sont toutes pertinentes.
Une chaîne de montage n'est pas simplement faite de machines et d'outils alignés. Une chaîne de montage comprend tous les sous-traitants spécialisés dans certains domaines, et qui fournissent à Dassault ces pièces.
Ainsi, le transfert de technologie signifierait non seulement le transfert de technologies de Dassault, mais aussi des sous-traitants. C'est une opération très complexe.

Et concernant "la balle dans le pied", Dassault a dû changer de stratégie commerciale suite à la demande de l'Etat français pour un avion omnirôle devant remplacer tous les avions spécialisés de l'armée de l'air et de la marine. De plus, la demande concernait un avion devant avoir une capacité très importante en armement.
Dassault a eu durant des décennies pour stratégies de développer de petits chasseurs, afin qu'ils soient moins chers et plus facilement exportables. La masse à vide du Rafale est de 10'000 kg environ, alors que les anciens étaient plus légers. Mirage 2000, 7'800 kg ; mirage F1, 7'400 kg ; mirage III, 5'900 kg.
La demande de l'état français n'a donc pas permis Dassault de suivre cette voie.

Toutefois, ça me fait bien rire de voir tous les fans de Dassault critiquer le Gripen et les clients du Gripen. En effet, Saab a la même stratégie que celle de Dassault par le passé, un avion léger, moins cher, emportant les technologies les plus modernes en ce qui concerne le radar et l'armement, mais sans faire de révolution technologique.
Etant le seul constructeur occidental dans cette niche, il est évident qu'il aura un certain succès à l'international dans des pays qui par le passé se fournissaient chez Dassault.
Et il est vrai que le Rafale est meilleur, mais les besoins de la France sont assez spécifiques (pays ayant des avions dans des zone de guerre presque en continu depuis 2003), alors que d'autres pays pour lesquels la police du ciel et l'utilisation principale, les besoins sont plus modestes (et le budget aussi).
L'erreur de Dassault a peut-être été de ne pas développer en parallèle un mono réacteur plus léger pour l'export, emportant certaines technologies du rafale.

Écrit par : Fabrice | 06/08/2017

@Fabrice
"L'erreur de Dassault a peut-être été de ne pas développer en parallèle un mono réacteur plus léger pour l'export, emportant certaines technologies du rafale."

C'était la raison d'être du Mirage 2000-5/-9...
Il faut se souvenir que le radar RDY et le MICA étaient à l'origine prévus pour le Rafale.

Maintenant, le Mirage 2000 est trop ancien, et n'est plus viable commercialement sur le marché du neuf. Mais les avions qui ont été construits et qui sont actuellement en service sont loin d'être ridicules d'un point de vue opérationnel. Il y a bon nombre de pays qui seraient très heureux d'avoir des Mirage 2000-9 d'occasion. ;-)

Écrit par : Matt | 07/08/2017

Bonjour,pourriez vous donner les sources de cette info svp ?

J'ai eu beau chercher, je n'ai trouver aucune site parler de c refus.

Merci.


Ps : je ne cherche en aucun cas a douter de vos infos, mais je voudrais refiler cette news, en vous citant, a des personnes anglophones qui elles demandent toujours des sources...

Écrit par : JF-17 | 07/08/2017

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