25/07/2017

Sukhoi prépare la production du T-50 !

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Lord du salon international de l'aviation et de l'espace MAKS 2017 de Zhukovsky près de Moscou, le général Victor Bondarev, commandant de la Force aérienne et spatiale russe (VKS), a déclaré que la première phase des essais d'acceptation T-50 est terminée est réussie. L’avionneur Sukhoi va maintenant commencer la construction d'un premier lot des premiers 12 exemplaires opérationnels.

Les premières livraisons à VKS auront lieu en 2019. Le Général Bondarev a également annoncé le début d'une deuxième phase du test, qui mettra l'accent sur les systèmes embarqués.

Le T-50 (PAK-FA) :

Le projet PAK-FA trouve son origine dans les années 1990, lorsque la Russie décide de lancer deux programmes, afin, de remplacer les MiG-29 et les Su-27. L’un concernait un biréacteur lourd, l’autre un monoréacteur léger. Le premier projet donnera naissance au Sukhoi S-37 «Berkut» et l’autre au MiG 1.44.

Sukhoï sera en définitive choisi sur la base de son démonstrateur le 26 avril 2002, évinçant MiG. C’est le lancement du programme PAK-FA. L’Inde est devenue un partenaire financier à 50% et apporte son expérience dans le domaine de l’informatique et des matériaux composites. L’avion disposera également d’un OSF et d’une fusion des données. Le moteur actuelle est le NPO Saturn AL-41F 117S de 14,5 tonnes de poussée. Mais les derniers prototypes volent avec une motorisation plus puissante, le NPO Saturn AL-41-30 de 40'000 lb.

Le radar du PAK-FA T-50 :

Le radar AESA SH121 du T-50 russo-indien est développé par le centre INPI Tikhomirov, ce radar fonctionne en bande X (N036B) comprend également  deux antennes en bande L implantées dans les bords d'attaque de voilure (N036L) et dispose d’éléments internes basés sur l'arséniure de Gallium couplé à des technologies en nano-hétérostructures. Les Russes confirment l’incorporation de modules à électroluminescences (AESA MMIC).

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Photos : 1 T-50 lors du salon MAKS 2017 @ Peter Stehouwer 2  T-50 @Fyodor Borisov

Commentaires

T-50, MIG-35, SU-35, SU-30 etc. etc.
L'Inde comme à son habitude touche ou veut toucher à tout.
Le résultat à ce jour n'est guère concluant.
Alors qu'un conflit armé avec la Chine se dessine dans la région du Bhoutan, que peut-elle opposer à l'armada chinoise?
Des SU-30 peu fiables, des MIG-29, 23 et 21 autres Tejas obsolètes!
Ah si j'oubliais 36 petits "Rafale" pour 2018, 19, 20...
Quand au T-50 n'en parlons même pas.
Navrant.

Écrit par : forêt10 | 26/07/2017

De ce que je lis depuis un moment dans les magazines spécialisés, le T-50 connait pas mal de problème. A la différence des américains avec leur F-35 c'est que les russes n'en parlent pas et verrouille la comm.
Ce premier lot est loin d'être réellement opérationnel, sa mise en service est plus "politique".

Écrit par : Albert66 | 26/07/2017

@Albert66 : les contribuables russes auraient aussi le droit de savoir comment leur argent est utilisé. Mais la Russie est différente. Vous auriez plus de détails sur les problèmes que vous mentionnez? Ceci dit, tout développement a ses problèmes. On s'est bien rendu compte dans les années 1990 que les Mig-23 et Mig-21 n'étaient pas si supérieurs au matériel de l'OTAN. Les visites des musées de l'Europe de l'Est sont aussi très instructives.

Écrit par : Al&X | 27/07/2017

@Al&X : "On s'est bien rendu compte dans les années 1990 que les Mig-23 et Mig-21 n'étaient pas si supérieurs au matériel de l'OTAN."

Et au dernier meeting aérien de la Ferté Allais (en région parisienne), on a pu se rendre compte qu'un Fokker Dr.1 était très inférieur à un Rafale. Les allemands, quels piètres constructeurs d'avions !!!

S'il vous plaît, comparez ce qui est comparable...

Écrit par : Matt | 27/07/2017

@Matt. Cela fait des décennies que les journalistes surestiment les matériel étranger inconnus. Que ce soit aujourd'hui ou déjà en 1990.
Soyons explicite :
Alors quels sont ces problèmes du PAK-FA T-50 dont les Russes ne parlent pas par rapport aux problèmes du F-35 dont les USA semblent rendre/rendent compte de manière si détaillée ?
L'intérêt du blog, c'est de partager des infos, pas de rabaisser les participants.

Écrit par : Al&X | 31/07/2017

@Al&X

Le but n'était pas de rabaisser qui que ce soit, juste de préciser que comparer les MiG-21 et MiG-23 aux F-14, F-15, F-16 et F-18 (en service en 1990), ce n'est pas très juste car ce n'est pas du tout la même génération d'avions. Il aurait été plus judicieux de comparer ces avions US aux MiG-29 et Su-27, qui sont de génération équivalente.

Après, on ne peut pas non plus comparer ces chasseurs US aux versions export "dégradées" (et donc déjà dépassées) du MiG-29 qui leur on été opposées dans les années 90s (Irak et Serbie), qui plus est aux mains de pilotes dont le niveau d'entraînement n'était pas très élevé.

La véritable confrontation serait un conflit direct entre des pays occidentaux et la Russie, et donc entre les meilleures versions de chaque appareil, pilotées par des équipages bien entraînés dans chaque camp.

Pour finir, on n'aura de toute façon pas les vraies infos sur les problèmes du T-50, ou alors des infos très parcellaires. Et comme le T-50 et le F-35 ne sont pas encore pleinement opérationnels et ne seront pas engagés avant longtemps (et sûrement jamais directement opposés), essayer d’ors et déjà de les comparer ne sert pas à grand chose, pour ne pas dire à rien...

Écrit par : Matt | 02/08/2017

Bonjour à tous!
En complément de l'article de PK, Je vous fais parvenir ci-dessous un article écrit par Piotr Butowski dans A&C.
Comme je ne possède pas de matériel OCR, j'ai du réecrire le texte et adapter les tableaux au format du blog. Si des erreurs, ou des incompréhensions ont été introduites, je vous prie de bien vouloir m'en excuser.

DU PAK FA AU SU – 57

Le PAK va recevoir sa nouvelle désignation. Le chasseur de 5e génération se nommera désormais SUKHOΪ SU-57, mais la production du biréacteur a été revue à la baisse. En deux ans, les prototypes ont fait l'objet de renforts, notamment au niveau de leur cellule, ainsi que d'optimisations.

Au cours du premier jour du salon MAKS 2017, le président russe Vladimir Poutine était censé visiter le hangar ou le dernier prototype du PAK FA (Perspektivnyi Aviatsionnyi Kompleks Frontovoi Aviastsii ou futur appareil d'aviation tactique), le T-50-9, était exposé. En sa présence, il était prévu de signer une conclusion préliminaire à la première campagne d'essais et de recommander une production initiale d'un lot de chasseurs. Toutefois, Vladimir Poutine préféra changer de direction, oubliant au passage la visite du hangar. La nouvelle désignation du PAK FA n'a pas été annoncée et le chasseur attend une autre opportunité pour recevoir son nom de baptême officiel.

DEPUIS 1982

Le SUKHOΪ SU-57 est le prochain appareil de série de chasseurs de supériorité aérienne à long rayon d'action graduellement améliorés. Le Su-27 débuta la série en 1982 et reste actuellement le chasseur basique de la force aérienne russe. Le Su-37 fut un Su-27M "711" expérimental, lancé en 1994, d'abord équipé de turboréacteurs à poussée vectorielle. Le Su-47 Berkut (Aigle Royal) fut un autre chasseur expérimental lancé en 1997 et la première tentative de Sukhoï pour obtenir un appareil de cinquième génération avec une voilure en flèche inversée. Les précédents appareils, à savoir le Su-7 (1958) et Su-17 (1970), n'appartiennent pas à cette série de développement des chasseurs Sukhoï.

Au cours de Maks 2017, deux chasseurs T-50 réalisèrent des manœuvres synchronisées, suivies d'une simulation d'un combat aérien. De manière similaire aux années précédentes, le public n'eut guère la possibilité de voir les appareils de près, ces derniers n'étant visibles que lors de leurs démonstrations aériennes. Les deux années qui se sont écoulées depuis MAKS 2015 ont été mises à profit pour optimiser la cellule de l'appareil après les problèmes rencontrés au cours des essais de prototypes. La configuration probable du système de mission fait également l'objet d'essais.
La production initiale de l'appareil sera réalisée avec la version actuelle, tandis que le travail de mise à jour, qui inclut l'installation de nouveaux moteurs, se poursuivra.
Trois autres prototypes du PAK FA ont rejoint le programme d'essais depuis Maks 2015, ce qui porte leur nombre à huit avions actuellement. Le sixième T-50-6-2 "056" a effectué son premier vol le 27 avril 2016, suivi par le T-50-8 "058", le 17 novembre 2016, et le T-50-9 a de son côté volé pour la première fois le 24 avril 2017. Entre le sixième T-50-6-2 et le précédent T-50-5 (qui a effectué son premier vol le 27 octobre 2013), deux ans et demi se sont écoulés et des changements significatifs ont été introduits. Le T-50-7 ne vole pas et reste utilisé à des fins d'essais statiques sur sa cellule modifiée.
Les trois nouveaux exemplaires de l'appareil diffèrent des cinq prototypes précédents par un renforcement interne de leur cellule. Les panneaux qui recouvrent cette dernière ont été partiellement remplacés par des panneaux en composite. La section arrière du fuselage (qui abrite tout l'équipement de guerre électronique) a été allongée, la circonférence de la section arrière basse du fuselage, certaines portes et trappes, ainsi que les saumons d'ailes ont été modifiés. L'envergure est passée de 14 m à 14,1 m et le fuselage a été allongé de 19,7 à 20,1 m.
Ces données ne sont que des estimations d'experts, puisque les caractéristiques "officielles" n'ont pas été fournies par l'avionneur.
Les changements au niveau de la conception de l'appareil sont dus à des problèmes techniques, parmi lesquels des fissures structurelles détectées sur les premiers prototypes du T-50 au cours des essais. C'est pour cette raison que le T-50-1 a fait l'objet d'une longue séance de maintenance qui s'est étendue pendant plus d'un an, entre août 2011 et septembre 2012, à la suite d'un dommage structurel intervenu lors du salon Maks 2011. Différents renforts apparurent par la suite sur la cellule de cet appareil. Plusieurs fois, ce dernier rencontra des problèmes de turboréacteurs et dut se poser avec un seul moteur en état de fonctionnement. Au cours du même salon Maks 2011, le T-50-2 fut victime d'un décrochage du compresseur sur le turboréacteur droit au cours de son décollage. L'appareil traîna derrière lui une longue flamme de plusieurs mètres et fut contraint d'interrompre son décollage. Le cinquième prototype T-50-5, prit feu sur la piste d'atterrissage après s'être posé le 10 juin2014, au cours d'une présentation destinée à la délégation indienne. La remise en état, qui fut réalisée à Komsomolsk – sur – l'Amour, s'étendit sur seize mois. L'appareil, renommé T-50-5R, reprit les vols d'essai après les réparations, le 16 octobre 2015.
A l'exception des essais réalisés par les industriels à Joukovski, depuis février 2014, les prototypes du T-50 font l'objet de vols d'essai au centre du ministère de la défense à Askhtunbinsk, où ils sot évalués par les pilotes militaires. Vladimir Mikhailov, précédent commandant en chef de l'armée de l'Air russe, a déclaré à la télévision russe en mars 2016 que, pour la toute première fois, le T-50 avait largué de l'armement depuis sa soute interne.

CONFIGURATION DE LA SUITE DES CAPTEURS

Sur le dernier T-50-9, la suite de capteurs en configuration destinée à la production du Su-57 a été installée. Sur les précédents prototypes, cette suite avait été partiellement montée et sous différentes variantes, puisque certains appareils n'avaient que la maquette de certains capteurs.
Tous les systèmes et capteurs du Su-57 sont couplés et contrôlés par un système de calculateur central. L'OKB Sukhoï (bureau d'étude de Sukhoï) est responsable de l'intégration des systèmes, ce qui est une nouveauté. Par le passé, le système de tir et celui de navigation étaient installés par les équipementiers. Sur les Sukhoï, ce travail était généralement confié à la société RPKB de Ramenskoye. La suite de capteurs comprend le système radioélectrique Sh 121 et le système optronique 101 KS. La suite Sh 101 a été développée par l'institut Tikhomirov NIIP à Joukovski et comprend le radar N 036 et la suite de contre-mesures électroniques L 402. Le radar NIIP N 036 Byelka (écureuil) dispose de cinq antennes AESA, trois en bande X (10 gHz) et deux en bande L (1,4 à 1,5 gHz), qui contrôlent ensemble l'espace aérien sur 270° (135° de part et d'autre de l'axe de l'appareil). L'utilisation de la bande L du radar en mode air-air est le principal moyen de détection des avions furtifs par le T-50. Selon le directeur de NIIP, Youri Belyi, le dernier radar 036 produit par l'atelier de production expérimentale de l'OKB NIIP à Joukovski a été installé sur le T-50-9. Les avions à venir seront équipés de radars produits par GRPZ, situé à Ryazan.
La suite de contre-mesures électroniques L 402 Gimalai (Himalaya) développée par l'institut Knirti à Zhukov près de Kaluga et produite par l'usine Signal à Stavropol dispose de ses propres antennes, mais lorsqu'elle travaille dans les mêmes fréquences que celle du radar, elle utilise les antennes du N 036.
La suite optronique 101 KS Atoll produite par UOMZ é Ekaterinbourg permet de contrôler l'espace aérien optique tout autour de l'avion, ainsi que de défendre l'appareil contre les attaques de missiles. L'Atoll comprend le système IRST 101 KS-V, logé à l'avant du biréacteur, quatre capteurs ultraviolets détecteurs d'alerte de missiles, qui couvrent l'appareil sur 360°, ainsi que deux capteurs 101 KS-O qui sont selon UOMZ, des contre-mesures infrarouges directionnelles. Un autre capteur
101 KS-P comprend un petit capteur infrarouge destiné à aider le pilote lorsqu'il évolue à basse altitude ou qu'il atterrit. De plus, le pod de navigation et de ciblage 101 KS-N est en cours de développement.

Tableau de la suite de capteurs du Su-57 en configuration finale.

(L'espace d'édition du blog de PK, ne me permettant pas l'insertion d'une image, je vais essayer de vous en faire une description succincte, de l'avant haut ensuite bas, puis direction l'arrière.)

- Dans le nez de l'avion: L'antenne du radar N 036 en bande X est de section ovale et mesure environ 90 cm de long pour 70 cm de large. L'antenne elle-même comprend 1552 modules et se voit orientée de 15° vers le haut.
- Sur les flancs avants, au niveau inférieur du début du cockpit: Les antennes latérales en bande X du N 036B sont constituées de 358 modules chacune. Les antennes latérales sont utilisées pour élargir l'angle de recherche et de poursuite des cibles entre azimuts, entre +/- 135° de l'axe de l'appareil.
- Les antennes N 036 L en bande L, montées sur les bords d'attaque de voilure, sont utilisées pour l'identification IFF (ami ou ennemi), ainsi que pour la détection de cibles aériennes.
- L'IRST 101 KS-V (Vozdukh ou air) est disposé devant le cockpit.
- Les détecteurs 101 KS-U/01 (U pour ultraviolet) sont des MAWS (détecteurs d'alerte d'approche missiles). Ils sont placés de part et d'autre du fuselage, juste derrière le cockpit.
- Sous le cockpit (en bas) : Les MAWS 101 KS-U/02 ont la forme de maisonnettes avec deux "fenêtres", l'une orientée vers l'avant et l'autre vers l'arrière.
- La présence de deux capteurs (IR ?) de type 101 KS-O, l'un sur l'extrados de la cellule (haut) et l'autre sous le nez de l'appareil (à côté des 101 KS-U/02) est inexpliquée au sens où l'utilité de ces capteurs reste floue.
- Le capteur 101 KS-P (Posadka ou atterrissage) comprend une caméra IR destinée à aider le pilote, lors des vols à basse altitude et à l'atterrissage. Il est disposé dans la section avant de la baie missile sous aile, en forme de canoë.
- Vers l'arrière en bas: Le pod 101 KS-N (Nazemnyl ou sol) sert à la navigation et au ciblage. Typiquement, le 101 KS-N comprend une plateforme stabilisée avec TV et une caméra thermique
3-5 μm (lesquelles utilisent un équipement optique commun, un télémètre laser et un dispositif de poursuite laser).
- Enfin tout à l'arrière de l'avion: Le système de contre-mesures électroniques L 402 dispose de sa propre antenne dans un grand dard situé entre les tuyères et utilise également l'antenne N 036.

DES PLANS DE PRODUCTION REVUS A LA BAISSE.

Selon le document officiel "programme d'activités du ministère de la Défense russe pour 2013 – 2020", publié par ce même ministère en 2013, la capacité opérationnelle initiale et le lancement de la production en série avaient été prévus pour le 31 décembre 2016. Cette date n'a pas été respectée, tandis que le document lui-même n'est plus mentionné par qui que ce soit. Le président d'UAC, Youri Slyusar, a déclaré avant l'ouverture du salon Maks 2017 que trois autres prototypes du T-50 seraient assemblés dans le cadre du contrat de recherche et développement et que, en 2019, l'usine de Komsolmolsk – sur – l'Amour débuterait les livraisons d'un lot initial de chasseurs.
Selon un communiqué de presse publié par Sukhoï à l'occasion de Maks 2017, "la première étape des essais d'Etat approche de sa fin (...) Les caractéristiques de stabilité et de contrôle à vitesse subsonique et supersonique, à haute et basse altitude, ainsi qu'à des angles d'attaque supercritiques ont été confirmées". En fait, la première tranche d'essais étatiques, d'essais en vol, n'est pas à un stade très avancé. Elle se conclut avec l'acceptation de l'appareil comme un aéronef. Seule la réalisation de la seconde étape, avec les essais d'armement, permet l'entrée officielle de l'appareil dans l'inventaire de l'armée de l'Air russe.
Les plans d'achat de Su-57 par la force aérienne russe sont également revus à la baisse. Le 23 mars 2015, le ministre adjoint de la Défense, Youri Borisov, visita l'usine de Komsolmolsk – sur – l'Amour. Il déclara que la force aérienne russe pourrait acheter moins de T-50 que prévu, tel que cela était mentionné dans "Programme d'armement pour 2020", pour prendre à la place des Su-30 et 35, moins onéreux. Les médias russes citèrent une source au sein du ministère de la Défense russe, laquelle avait déclaré que la force aérienne commanderait un seul escadron à l'horizon 2020 (un escadron comprend douze appareils), au lieu des soixante avions mentionnés dans le "Programme d'armement pour 2020".
L'une des raisons de la réduction des plans de production du Su-57 est la compétition interne autour des chasseurs de génération 4+ et plus particulièrement le Su-35, dont le potentiel est proche de celui du Su-57, excepté les capacités furtives. Dans le cadre d'une déclaration officielle du ministère de la Défense consécutive à la visite de Youri Borisov à l'usine de Komsolmolsk – sur – l'Amour et relative à la réduction des commandes de PAK FA, il fut ajouté: "les chasseurs Su-35 de génération 4+ font preuves de bonnes performances, selon les pilotes militaires".
Le ministère de la Défense russe a déjà commandé au total 98 Su-35 et 118 Su-30 SM.

PAK FA 2.0

Selon le communiqué de presse de Sukhoï précédemment mentionné, le PAK FA "sera le premier produit sur le marché de la technologie avion à partir de 2020". A ce moment, une autre optimisation, dite deuxième étape, sera disponible. Sa principale caractéristique sera l'installation de nouveaux turboréacteurs izdeliye 30, puisque les moteurs AL-41F (izdeliye 117) sont en fait des AL-31 modernisés provenant des Su-27 de précédente génération.
Une présentation intéressante d'United Engine Corporation, datant de 2013, détaillait les plans de production. Jusqu'en 2025, la production de 150 izdeliye 117 et 340 izdeliye 30 avait été prévue. Ce qui revient à dire que la production du T-50 "première étape" ne fut pas prévue au delà dés 60 appareils initiaux (actuellement réduits à 12 avions). Les trente moteurs restants sont juste suffisants pour les prototypes et autres essais. L'autre nombre, soit 340 izdeliye 30, est également intéressant. En déduisant 20 moteurs consacrés aux essais, cela veut dire que la production des 160 T-50 "seconde étape" au cours des années 2020 – 2025 a été planifiée. Maintenant, ces plans sont, sans nul doute possible, revus à la baisse.
Le premier démonstrateur du moteur izdeliye 30 tourna au banc d'essai le 11 novembre 2016. Les essais du moteur sur un avion banc d'essai volant doivent débuter en 2017. C'est du moins ce qui est toujours affirmé.
L'izdeliye 30 est d'une conception "feuille blanche" et destiné à offrir une poussée de 16 – 17 tonnes, en comparaison des 14,5 t actuelles, le tout avec une masse réduite, moins d'éléments et des coûts opérationnels moindres. Ce moteur devrait bénéficier d'une certaine furtivité. La section froide du moteur bénéficiera d'un compresseur trois étages (en lieu et place de quatre sur l'actuel 117) et d'une turbine simple étage. La section chaude sera équipée d'un compresseur cinq étages (au lieu de neuf) et d'une turbine simple étage.

DE NOUVEAUX CHASSEURS

Au cours de Maks 2017, différents représentants officiels ont parlé plusieurs fois des programmes de nouveaux chasseurs étudiés en Russie. Le premier ministre adjoint, Dmitri Rogozine, a déclaré que dans le "Programme d'armement national pour 2018 – 2025", le développement d'un nouveau chasseur léer de cinquième génération serait précisé. Ilya Tarasenko, directeur général de RSK MiG, a ajouté que sa société travaillait sur deux variantes d'un tel appareil, probablement mono et/ou biréacteur. Le ministre adjoint de la Défense , Youri Borisov, a annoncé au cours de Maks 2017 que la Force aérienne russe achètera des MiG-35 de génération 4+ dans le cadre du "Programme d'armement national pour 2018 -2015". La commande initiale devrait comprendre 24 appareils.
Youri Borisov s'est également exprimé à propos du chasseur aéronaval destiné aux futurs porte-avions russes. Ce sera un STOVL développé par l'OKN Yakolev. Par le passé, Yakolev développa le VTOL Yak-38 et deux prototypes du fabuleux Yak-41M supersonique. Actuellement, la société poursuit lentement la recherche et la phase initiale de conception du chasseur STOVL.
En 2015, le PMKI (Perspektivnyi Mnogofunktsyonalnyi Korabelnyi Istrebel ou futur chasseur aéronaval multirôle) fut mentionné parmi d'autres nouveaux avions pour l'Aéronautique navale russe par le ministre de la Défense Serguey Shoygu.

Caractéristiques et performances "estimées" du Su-57

Envergure 14,1 m
Longueur 20,1 m
Hauteur 4,6 m
Masse à vide 18 tonnes
Masse nominale au décollage 25 tonnes
Masse maximale au décollage 35 tonnes
Vitesse maximale Mach 2
Croisière supersonique Mach 1,3
Autonomie à vitesse supersonique 1500 km
Autonomie maximale 3500 km

De Moscou: Piotr Butowski

Écrit par : forêt10 | 23/08/2017

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