15/06/2017

Le Qatar achète des F-15 !

 

 

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En pleine crise, avec ses voisins du golfe, le Qatar a conclu un accord pour l’achat de 36 avions de combat Boeing F-15 pour un montant de 12 milliards de dollars. Cette vente a été confirmée par le ministre américain de la Défense James Mattis. La vente comprend également des simulateurs, des pièces de rechanges et une large quantité d’armement non spécifiée.

 Jusqu’à 72 F-15 E :

En juin dernier, le Département d’Etat américain avait déjà donné son feu vert ce un premier lot de 36 avions de combat de type Boeing F-15 E « Strike Eagle » en septembre dernier, la signature et cette fois effective. Mais au total, ce sont 72 F-15 qui pourraient être acquis par le petit pays du golfe.

Le Boeing F-15 E « Strike Eagle » :

Le Boeing F-15 E « Strike Eagle » est doté du Tactical Electronic Warfare System (TEWS), c'est-à-dire d’un système électronique de guerre tactique qui intègre toutes les contres-mesures disponibles : récepteurs d'alerte radar (RSA), brouilleur de radar et lanceur de systèmes de leurres/paillettes. Il est doté du radar Raytheon AN/APG-82(v) de type AESA (Active Electronically Scanned Array Radar). Le système de navigation à basse altitude et de ciblage infrarouge de nuit LANTIRN : Low Altitude Navigation and Targeting Infrared for Night), monté à l'extérieur sous les entrées d'air des moteurs, permet à l'avion de voler à basse altitude, la nuit et dans toutes les conditions météorologiques, et d'attaquer des cibles au sol avec une variété d'armes guidées et non guidées.

Il peut aussi être armé de missiles air-air AIM-9X Sidewinder et de l'AIM 120 AMRAAM. Il emporte également un canon General Electrique M61A1 de 20mm. Le F-15 E peut emporter toute la palette de bombes guidées GPS disponible.

Rafale et F-15E: 

Le Qatar avait passé commande en 2015 pour 24  avions de combat Rafale pour près de 6,3 milliards d’euros. Selon Dassault, l'accord prévoit 12 autres avions en options qui pourraient porter le contrat à 36 appareils par la suite. Tout comme le Koweït, le petit Emirat modernise sa flotte en prenant soin de diversifier ses fournisseurs. 

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Photos : Boeing F-15 E « Strike Eagle » @ USAF

Commentaires

Le Quatar , deux à trois fois plus puissant que la Suisse...

Écrit par : Samuel | 15/06/2017

Les dirigeants politiques de ce pays ne niaisent pas avec la puck(la rondelle au hockey) lorsqu'il faut acheter du matériel militaire. Notre beau parleur de premier ministre Justin Trudeau devrait faire la même chose.

Écrit par : Simon Perrault | 15/06/2017

@Samuel,
La Suisse est dans une région du monde beaucoup plus sûre.
Le Qatar est entouré de:
- L'Arabie Saoudite
- L'Iran
- Israël
- ...
Et chacun de ces pays a soit une aviation extrêmement/relativement puissante ou encore de potentielles raisons de vouloir frapper le Qatar.
.
La Suisse a au contraire des voisins plutôt rassurants et qui assurent "géographiquement" la sécurité de la Suisse. Donc cette réalité ne me choque pas.
Et concernant les finances, le Qatar a des entrées de liquidités régulières avec le pétrole et le gaz alors que pour la Suisse c'est payé grâce aux impôts. Et psychologiquement, pour le peuple, c'est deux situations très différentes, combien même dans les 2 cas on pourrait considérer que cet argent pourrait être utilisé différemment.

Écrit par : Fabrice | 15/06/2017

C'est bien ce que je reproche à mes compatriotes...compter sur ses voisins pour les protéger d'éventuels tensions ou plus à la frontière est de l'Europe.Rester entre soit et pas un franc pour de nouveaux avions de combat qui ne"serviront à rien",c'est de l'argent gaspillé...cela s'appelle aussi égoïsme !!

Écrit par : Rhino 26 | 18/06/2017

@Fabrice Votre commentaire décrit un état d'esprit que nous retrouvons au Canada. Plusieurs canadiens et québécois considèrent à cause de la proximité avec les États-Unis ceux-ci s'occuperont de nous défendre en cas de besoin; comme une petite municipalité voisin d'une grande ville, n'aurait pas besoin de se doter s'un service de protection publique(incendies et police). Avec l'élection du le nouveau président Trump plusieurs de mes compatriotes comprennent que les États-Unis n'ont pas d'ami mais des intérêts.

Écrit par : Simon Perrault | 20/06/2017

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