05/05/2017

Chine, le C919 a effectué son vol inaugural !

3878-comac-c919-essais-de-roulage-termines-premier-vol-imminent.jpg

 

Shanghaï, l’avionneur chinois COMAC (Commercial Aircraft Corporation of China) a réussi ce matin le premier vol de son avion commercial conçu en Chine, le C919. L’avion a effectué son vol d'essai d’une durée d’une heure et demie.

Concurrencer Airbus & Boeing :

Pour la Chine, l’objectif est clair, il faut venir concurrencer les A320 d’Airbus et B737 de Boeing. L’avionneur chinois Comac, il s’agit dans de s’assurer une part de marché suffisante sur le secteur national. D’ailleurs, Comac revendique à ce jour 570 commandes pour son C919 à fin 2016, presque exclusivement de la part de compagnies chinoises. Dans un second temps, il s’agira de s’attaquer à l’exportation.

Cependant, les choses ne seront pas faciles pour l’avionneur. Convaincre des compagnies internationales d’acheter son aéronef ne sera pas chose facile. Les avionneurs occidentaux Bombardier et Embraer ont eux-mêmes, toutes les difficultés à venir s’implanter sur les parts de marchés détenues par le duopole que représente Airbus/Boeing. Il sera en effet, difficile de venir batailler face à des avionneurs ayant une longue tradition et une longue expérience dans le domaine.

Le COMAC C919 :

Le C919, C désigne autant la Chine que le constructeur Comac, le premier 9 étant le symbole de longévité et le 19 final, faisant référence à ses 190 places. L’avion de type monocouloir sera capable de transporter entre 150 à 200 passagers et donc, venir se placer en concurrence directe avec les B737 et A320. Si celui-ci sera de conception chinoise dans son ensemble, les premières versions seront toutefois motorisées par le groupe CFM International (SNECMA & General Electric) qui fourniront la première version de leur nouveau moteur le Leap-X1C. La soufflante du moteur LEAP-X1C comportera dix-huit aubes, soit 50 % de moins que celle du CFM56-5C et 25 % de moins que celle du CFM56-7B. Nexcelle, société partenaire du groupe livrera les nacelles et les inverseurs de poussées. A terme ces moteurs seront fabriqués en Chine. Cependant, le groupe COMAC entrevoit déjà la possibilité d’équiper dans un deuxième temps, le C919 par une motorisation entièrement de conception chinoise.

air-journal_Comac-C919-premier-vol@New-China-TV.jpg

Photos : Le C919 ce matin lors de son premier vol@ New China TV

Commentaires

Ca a beau être une copie conforme de l'A320 (pas fou d'avoir imposé à Airbus de construire ses A320 en chine)ça reste un avion chinois.
Qui voudrait d'un avion d'un pays réputé pour sa qualité médiocre. Qui voudrait d'un avion d'un constructeur et pays qui n'a aucune expérience dans ce type d'avion. La compagnie qui achèterait un tel avion se donnerait une piteuse image auprès du public.
Si vous aviez le choix entre une compagnie qui vous propose d'embarquer dans un avion chinois ou une autre dans un avion Airbus vous iriez sur laquelle ?
On se souvient tous du bide des voiture chinoise qui ont voulu envahir le marché européen il y a quelques années, elles n'ont pas passé le test EuroNcap. Ca a été fatal à leur marché.
Bref, cet avion, meme si certains éléments sont occidentaux n'en demeure pas moins un avion chinois. D'ailleurs ils n'ont pas réussi à la vendre et ont du l'imposer aux compagnies chinoises. Seules une compagnies de location d'avion américaines en a pris mais probablement pour de la location low cost en zone asie.
En tout cas, avec l'arrivée du C919, il va être temps à Boeing et Airbus de penser au successeur de leurs avions court courrier. Le NEO n'étant qu'une version améliorée pas un nouvel avion. L'après A350/B787 sera surement cet avion.

Écrit par : Albert66 | 05/05/2017

@Albert66 : que ce soit pour Airbus ou boeing, pour le moment il n'y a pas de rupture technologique qui justifie de revoir fondamentalement les 320 et 737. On reste dans de l'évolutif, mais faire un nouvel avion coûte plus cher que le gain qu'on peut en espérer.
.
Il y a quelques pistes avec le tout-électrique, les matériaux en carbone, les open-rotors, mais le gain ne serait significatif que sur du haut moyen courrier. Sur du court courrier, ce seront sans doute les hélices qui sont le plus prometteuses, et le secteur est bien occupé.
.
Les gains à espérer en long courrier sont les plus significatifs. On ressasse le passage du mach, on tourne dans tous les sens, à la fin ça consomme quand même une blinde en carburant : réservés aux milliardaires, voire...
.
Un vrai gain est espéré pour le décollage des avions de ligne. 30% du carburant bouffé au décollage (50% pour un A380...) ça vaut le coup de méditer à des catapultes et des tremplins, façon porte-avion.

Écrit par : v_atekor | 08/05/2017

Je suis de votre avis v_atekor, il n'y aura plus de réelle avancée techno avant longtemps. Je pense que nous arrivons à nos limites technologiques, et passer le cap coûte tellement cher que ce n'est pas rentable.
Les chinois ont peu de soucis à se faire, ils rattraperont leur retard plus vite que nous innoveront.
En revanche, Le passage du Mach est-il réellement une avancée techno, je ne le pense pas, cela a déjà été réalisé il y a presque 50 ans... Pour l'électrique, les matériaux composites, c'est une adaptation à l'aéronautique de techniques existantes, rien de révolutionnaire.
La prochaine révolution sera dans la maîtrise à grande échelle de l'impression 3D.
Avec cette technologie les concepteurs seront quasiment libérés de toutes les contraintes des machines-outils traditionnelles (usinage, formage, etc...)

Écrit par : Fyd | 09/05/2017

@fyd
"Pour l'électrique, les matériaux composites, c'est une adaptation à l'aéronautique de techniques existantes, rien de révolutionnaire"
En fait c'est exactement l'inverse..Innovation dans l'aviation, retombé dans le reste.
ex : frein carbone , matériaux composite , vth , abs... et ça rien que pour les véhicules.

Écrit par : moi | 09/05/2017

L'aéro n'a pas "innovée", Les freins carbone sont des adaptation des freins à disque avec un changement de matériaux et carbone ou céramique.

Pour les matériaux composite c'est un peu plus spécifique, vous avez raison, il y a eu beaucoup d'innovation pour le gain de poids et les constructeurs ont énormément travaillés sur ces matériaux pour qu'ils arrivent aux mêmes caractéristique que les matériaux "traditionnel" (aluminium, titane, etc...)

L'ABS a été développé pour le ferroviaire en premier et ensuite adapté pour la voiture et l'aéro dans les années 20.

Écrit par : Fyd | 10/05/2017

@Fyd : Sûr. D'ailleurs, les voilures supercritiques, ça vient de la bicyclette, l'open rotor du ferroviaire, et les pilotes automatiques des chars à boeufs...

Écrit par : v_atekor | 10/05/2017

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.