08/04/2017

Le T-100 de retour dans la compétition aux USA !

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L’avionneur italien Leonardo est de retour avec le T-100 (M346) dans la compétition en vue d’équiper l’US Air Force d’un nouvel avion école. En janvier dernier, Leonardo associé à l’époque avec l’équipmentier américain Raytheon avait annoncé son abandon. La question était alors sur toutes les lèvres, l’avionneur allait-il tenté un retour mais sans partenaire ?

Seul mais avec un projet d’usine :

Sous le nom de Leonardo DRS, l’avionneur a annoncé vouloir construire une usine de fabrication d'aéronefs à Tuskegee, en Alabama, pour produire son système de formation de jet intégré T-100, si elle est sélectionnée par l'armée de l'air américaine pour fournir le formateur de prochaine génération. 

L'équipe américaine du T-100 a choisi Moton Field Municipal Airport à Tuskegee pour l’éventuel site de fabrication d'aéronefs et la chaîne de montage finale en raison de la main-d'œuvre qualifiée, de l'infrastructure de l'aérodrome expansif et de solides ressources locales et étatiques soutenant le développement économique dans la région.

 

Le M-346/T-100  :

L'AleniaAermacchi M-346 se présente comme un monoplan à aile delta construit essentiellement en alliage d’aluminium. L’empennage horizontal est entièrement mobile et l’appareil, biplace en tandem, repose sur un train d’atterrissage tricycle. Les deux Honeywell/ITEC F124-GA-200 de 2’880 kgp sont produits sous licence par Fiat-Avio. Le M-346 dispose d’un groupe auxiliaire de démarrage (APU) MicroturboRubis. Le cockpit est pressurisé et climatisé sous une verrière articulée à droite, doté de sièges éjectables « Zero-Zero » Martin-Baker Mk16D. Il dispose également d’un système embarqué de génération d’oxygène (OBOGS) éliminant le besoin de bouteilles, d’écrans multifonctions et d’un affichage HUD (Head Up Display), d’un équipement digital « Fly-by-Wire2 programmable en fonction du niveau de l’élève ou simulant différents types d’avions. Un équipement de navigation à longue distance est prévu, ainsi que 3 points sous chaque aile pour une capacité de 1 800 kg et des rails en bout d’aile pour missiles air-air. 

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Photos : la version T-100 destiné au marché US @ Leonardo

 

Commentaires

Il y a une chose formidable avec cet avion. Vous écrivez toujours qu'il est à aile delta. Je ne sais pas où vous copiez-coller bêtement. Un petit connaisseur en aéro distingue tout de suite que ce n'est pas une aile delta.

Écrit par : Fyd | 09/04/2017

En effet, ce n'est pas parce que le bord de fuite est droit qu'on peut parler d'aile delta...

Écrit par : Mathieu | 10/04/2017

Et surtout qu'il stipule dans la présentation que les empennages horizontaux sont entièrement mobiles, le comble.

Écrit par : Fyd | 10/04/2017

J'avais aussi l'impression qu'on n'était pas sur une aile en Delta (malgré de nombreux blogs et forum spécifiant que le M.346 est équipé d'une aile de ce type).
Après avoir recherché la définition sur plusieurs sites, j'ai trouvé en général, et pour résumer:
"Une aile delta est caractérisée par une voilure en forme de triangle isocèle qui comprend de nombreuses variantes (tronquée, brisée ou double delta, aile gothique ou en ogive)..." Du coup, à mon avis, elle peut très bien être désignée aile en delta. Ou à peu près autant que celles des Mirage III, IV et 2000 qui n'ont pas le bord de fuite droit, non?

Écrit par : Jo-ailes | 10/04/2017

@Fyd

l'un n'empêche pas l'autre...

Écrit par : moi | 11/04/2017

Lors de mes cours d'aérodynamique et de structure, la voilure Delta était dépourvu d'empennage horizontaux, ces dernier sont remplacés par des élevons à l’emplanture de l'aile, c'est ce qui caractérise la Delta des autres voilures.

Écrit par : Fyd | 12/04/2017

@Fyd: Je ne suis qu'un pauvre amateur, un simple fan d'aviation qui n'a malheureusement jamais suivi de cours d'aérodynamique. Donc je veux bien croire qu'une voilure en Delta ne doit pas être complétée par un empennage horizontal. Merci pour ces précisions.

Cela veut aussi dire que les MiG-21 ne sont pas muni d'une voilure en Delta, contrairement à ce qui est régulièrement avancé.
Et les empennage horizontaux situés à l'avant, que l'on appelle couramment surfaces canard, ça compte? ^^

Écrit par : Jo-ailes | 12/04/2017

J'aurais tendance aussi à considérer que l'aile delta est pourvue d'élevons en lieu et place du gouvernail de profondeur habituel.

Mais cela ne suffit pas, puisque les plans canards de certains avions sont porteurs et l'aile est bien considérée comme delta (EF, Rafale, SAABs, Payen...). Et le YB-49 n'est pas forcément considéré comme delta...

la flèche moyenne du bord d'attaque de l'aile entre sans doute en ligne de compte, ce qui expliquerait que le Mig21 ait toujours été classé delta avec empennage horizontal. Et on pourrait alors déclasser le m346 / Yak130 sur ce même critère. Mais l'Avro Vulcan est limite.

Il n'est pas exclu que la définition d'une aile delta ne soit pas aussi tranchée qu'on l'imagine au départ.

Fwiw,

François

Écrit par : François | 12/04/2017

Dans ce cas on fait la différence entre les voilures type Delta (avec élevons) et de forme delta (avec gouvernes de profondeur) comme le M346, ou même le F18 (cf article précédent) ou le F16.

Les plans canards ne font pas que participer au tangage.

Enlevez les canards du Rafale, je pense qu'il continue de voler, en revanche enlevez les gouvernes de profondeurs du M346 il volera beaucoup moins bien forcement.

Pour ma part j'estime qu'une aile Delta ne possède pas de gouvernes de profondeur.
Les autres avions on des voilures isocèles.

Je pense également que le comportement aérodynamique de la voilure type isocèle n'est pas du tout la même que la Delta. Et c'est à mon avis pour cela qu'il faudrait faire une différenciation entre les 2 types.

Bon sujet de réflexion

Écrit par : Fyd | 14/04/2017

@Fyd,

Pourquoi pas. Dans votre description, les delta sont des voilures autostables et isocèles. C'est une définition stricte. Beaucoup utilisent le terme de façon géométrique plus qu'aérodynamique. La distinction entre isocèle et delta pourrait être faite plus souvent.

En revanche, je me garderais bien d'essayer de faire voler un rafale (ou un EF) sans ses plans canards. Je ne suis pas certain que la stabilité sans eux soit au rendez-vous... Mais je pinaille.

François,

Écrit par : François | 15/04/2017

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