08/02/2017

Nouvel avion de combat : regain d’intérêt !

 

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A quelques mois du lancement officiel du programme d’acquisition d’un nouvel avion de combat pour notre pays, on peut déjà noter un regain d’intérêt de la part des avionneurs.

Dassault se prépare à la compétition :

Ce matin à Berne, l’avionneur français Dassault Aviation a officiellement annoncé l’ouverture prochaine d’un bureau de liaison. Cette phase est la première en vue d’une participation au renouvellement des flottes d’avions combat Northrop F-5 E/F « Tiger II » et Boeing F/A-18 C/D « Hornet ».

Les prétendants :

La relance du projet d’un  nouvel avion de combat annoncée le 24 février 2016 par nouveau ministre de la Défense Guy Parmelin avec le lancement des travaux préparatoires prévus pour l’évaluation d’un nouvel avion de combat. Un crédit EEP (études de projets, essais et préparatifs d'achat) pour l'acquisition d'un nouvel avion de combat sera soumis au Parlement en cette année.

Dès l’annonce du projet, l’avionneur suédois a communiqué de son côté qu’il serait opérationnel dès le mois de mai 2016 avec son bureau à Berne. Airbus DS a suivi au printemps et les deux avionneurs étaient déjà en présent l’été dernier au meeting aérien de Möllis avec le Gripen C et un Eurofighter T1 en démonstration. Durant l’été c’est l’avionneur américain Lockheed-Martin qui a présenté dans son F-35, lors d’une soirée dans un grand hôtel de la capitale.

Dassault, dont on attendait une prise de position depuis quelques semaines vient de confirmer son intention de concourir.

L’autre avionneur américain Boeing se tient pour l’instant en retrait avec le F/A-18 E/F « Super Hornet » est attend d’en savoir un peu plus sur les modalités concernant les Offsets et les possibles demandent de participation de l’industrie suisses dans le développement futur de l’avion.

La compétition devrait donc démarrer avec :

  • JAS-39 Gripen E de Saab.
  • L’Eurofighter T3 d’Airbus DS.
  • Le F-35A “Lightning II“ de Lockheed-Martin *.
  • Rafale F-3R de Dassault Aviation.

En attente : Le F/A-18 E/F « Super Hornet » de Boeing

*A noter que Lockheed-Martin propose également le F-16 « Viper » depuis peu pour les clients qui ne désirent pas le F-35. Une contre-offre pourrait donc être faite avec cet appareil le cas échéant.

Une compétition intéressante :

La future évaluation des appareils va donc s’effectué avec les standards les plus élevés avec un nouveau venu, le F-35. Contrairement à 2008, les avionneurs disposent tous d’éléments très proches de ce qui pourra être livrés en 2025. Si l’on ajoute le « Super Hornet », nous aurons alors un très large choix. Cependant, ce choix peut tout aussi se réduire comme peau de chagrin. En effet, si notre pays demande une participation pour l’industrie avec engagement en vue du développement de l’avion , les concurrents américains pourraient donc quitter la compétition prématurément comme Boeing au printemps 2008.

Il faut pour l’instant compter sur une grande inconnue, le montant dont pourra disposer l’armée pour cet achat. Rappelons que les Forces aériennes ont besoin de 50 à 55 appareils. Dans l’idéal, il faudrait compter sur un budget de l’ordre de 9 à 10 milliards de nos francs. La réalité des finances pourrait nous ramener à une fourchette comprise entre 5,8 à 7 milliards pénalisant du même coup les appareils les plus chers.

Fourchette de prix de base en chf (ces chiffres peuvent évolués et ne tiennent pas compte des ristournent, ni de l'évolution du taux change)

F-35A : 110 à 115 millions + env 10 millions pour le réacteur (prix séparé).

Eurofighter T3 : 105 à 110 millions.

Rafale F-3R : 103 à 108 millions.

Gripen E, Super Hornet : 90 à 95 millions.

F-16Viper : 85 à 88 millions.

Pour le prix total, il faudra ajouter 300 millions pour l’adaptation des infrastructures, sauf pour les avions les plus petits, Gripen E, F-16. Ajoutez les coûts pour l’armement air-air, air-sol, pièces détachées, moteurs de réserve et APU, simulateurs, nacelles reco et de désignation laser, formation.

Le choix de l’avion prendra également en compte les coûts de maintenance moyens de l’avion sur l’ensemble de la durée de service.

 

Commentaires

Vos tarifs des avions me paraissent plus que douteux. Un F-35 presque au même prix qu'un Rafale, ça me surprend beaucoup. Le F-35 est réputé très très cher, même les américains s'en plaignent et Trump menace.
Sur Wiki US, le F-35A est donné à 94.6M$ et le Rafale C à 68.8M$. Donc le Rafale est presque au 2/3 du prix du F-35. Et encore je pense que le prix du F-35 est bien sous estimé au vue de toutes les modifs qui restent à faire car c'est un avion loin d'être fini.

Concernant le F-16, je n'y croit guère, et ce serait une erreur de le prendre. C'est un avion en fin de carrière, ce serait idiot de le choisir pour les 50 prochaines années. Quand au F-35 vu son prix et ses problèmes ce serait une drôle de surprise de le choisir.
Sinon, je pense que le Gripen sera rechoisi parce que le prix semble etre le facteur décisif et que cet avion reste un bon choix pour l'avenir car il a un potentiel d'évolution énorme.
L'Eurofighter traine trop son handicap sur le multirole et le Rafale est probablement un avion trop surdimensionné pour les besoin Suisses qui se limitent principalement à de la police du ciel.

Petite note perso, attention à l'orthographe et la grammaire, relisez vous ça pique fortement les yeux. Beaucoup d'erreur sont souvent des fautes d'étourderie (est à la place de et par exemple), une simple relecture pourrait suffire à le voir.

Écrit par : Albert66 | 08/02/2017

Merci BCP Pascal pour ces infos …

Voilà un bon menu dans l'assiette de nos décideurs …

Pascal vous mentionnez à la fin de votre post les montants des avions ? Il s'agit bien du montant d'un avion avec pièce de rechange et l'armement ou avion seul sans équipement …
J'ai du mal à voir le F35 sur cette liste quand on connaît ses problèmes mais bon voilà …
Vue la dernière guerre guerre du groupe Dassault avec son corbeau, ce cordeau as-t'il une chance de voler dans le ciel Suisse …

Écrit par : michel | 08/02/2017

@ PK:"Infrastructures...sauf pour les avions les plus petits, Gripen E, F-16, F-35

Le F-35 a peu ou prou les mêmes dimensions que le Rafale:
Envergure: F-35 A et B: 10,40m; Rafale 10,86m
Longueur: F-35: 15,85m; Rafale 15,27m
Hauteur: F-35: 5,28m; Rafale 5,34m

Pour les prix: c'est un peu la bouteille à l'encre, je pense que seuls les prix contenus dans l'offre en fonction du CdC seront significatifs.

Écrit par : forêt10 | 08/02/2017

@Albert66 et PK : à propos du Gripen, comment le Gripen peut-être politiquement acceptable après un référendum qui l'a écarté ? C'est une vraie question.

Écrit par : v_atekor | 08/02/2017

@Albert66: les estimations des prix indiqués, ici sont le fait des derniers contrats. En ce qui concerne le F-35 A, les prix ont baissé (voir lot 10 négocier la semaine dernière). Il faut également différencier les versions du F-35 dont les prix varient également.

@V-Atekor: la question du vote concernait le "mode de financement" et non l'avion lui-même.

Écrit par : PK | 08/02/2017

Bonjour à tous,
Si les besoins de la Suisse sont les mêmes que lors de l'appel d'offre précédent, on va avoir logiquement le Rafale devant l'Eurofighter et le Gripen en terme capacitaire. Le F-16 est logiquement derrière également et le F-35 un rêve de papier.
Quant au F-18 de Boeing il faudra le tester pour comparer.
Reste ensuite les coûts d'entretien et de formation...

Écrit par : Ricko | 08/02/2017

Le référendum est une chimère crée de toute pièce par des politiciens sans connaissance et une votation faites par le peuple sans connaissance du dossier, tous ces gens ont semé le doute dans la plus grande ignorance.
Voilà ce qui arrive quand on donne le droit de décision ou vote a ce genre de personne.
Aujourd'hui les médias peuvent faire croire n'importe quoi et tout le monde suit ca comme des moutons.

Écrit par : michel | 08/02/2017

"la question du vote concernait le "mode de financement" et non l'avion lui-même."
De plus, une partie de la droite s'est alliée à un groupuscule gauchiste, le "Groupement pour une Suisse sans armée" pour couler le Gripen. Oui, pour favoriser le Rafale et probablement étaient-ils payés pour. La colère contre ces vendus est assez forte et ils n'ont pas trop intérêt à remontrer leur nez sur ce sujet.

Écrit par : Géo | 08/02/2017

@pk si factuellement c'est vrai, au niveau politique le refus n'a pas été causé par des raisons financières mais pour un avion qui a été vendu mal vendu au peuple et avec une communication catastrophique du ddps. Repartir avec le même avion comporte donc des risques non négligeables parce que le dégât d'image est certain.

Écrit par : Crys | 08/02/2017

"la question du vote concernait le "mode de financement" et non l'avion lui-même." C'est tout à fait exact, mais à l'époque l'information était mauvaise et la désinformation efficace. Je suis certain que la grande majorité des personnes ayant voté à l'époque se sont plutôt prononcé "pour ou contre un nouvel avion de combat (de papier)". Cette fois, cela ne pourra qu'être différent, mais je sais que pour certain le Gripen reste un mauvais appareil suite à ces votations (je le remarque autour de moi à chaque fois que le sujet est abordé auprès de personnes non intéressées par l'aviation militaire).

Écrit par : Jo-ailes | 08/02/2017

Bizarre ! Tout de suite déjà beaucoup de commentaires!!!! Les spécialistes sortent du bois!!!Quant au Grippen, il a été combatu pour son aspect "tout sur le papier, rien dans les airs" mais maintenant il semble qu'il soit au top de ce que l'on peut demander pour ce prix. Le Grippen a été rejeté par référendum....mais ce n'est pas l'avion qui a été repoussé...mais l'armée (PS sous conduite du GSSA: Parti socialiste piloté par le Groupement d'une Suisse sans armée). Bonne soirée.

Écrit par : Tzaut | 08/02/2017

@ Crys: Alors en effet, en plus de la question centrale du "fond" nous aovns dû faire face à une communication désatruse du DDPS et à la désinformation parue dans les journaux.

Écrit par : PK | 09/02/2017

Visiblement certains ne lisent pas ou ne comprennent pas ce qu'ils lisent. La situation n'a que peut évoluée depuis 2012. A l'époque, nous avions besoin de 22 avions, nous avions opté pour des question essentiellement budgétaire pour le Gripen à 3,1 milliards Alors que le Rafale et l'Eurofighter étaient proposés à plus de 4 milliards (je ne parlerais pas des contre-offres inacceptables avec des standards inférieurs donc inintéressant).

Les choses sont aujourd'hui les mêmes, sauf que nous avons besoins de 50 à 55 appareils. question budget le problème n'a pas évolué. De fait, le choix sera indéniablement fait sur l'offre la moins chère. Le fait d'avoir plusieurs concurrents permet simplement de presser les prix au plus bas.

Écrit par : Marco | 09/02/2017

@Marco: Je n'irai pas jusqu'à dire que les cartes sont redistribuées, mais il y a quelques différences.
Le Gripen, d'ici là, montrera un peu ce qu'il a dans le ventre (et ne sera pas entièrement évalué selon des chiffres approximatifs). L'évaluation pourra alors se faire sur des chiffres réels, qui prouveront j'espère qu'il est aussi bon, voir meilleur que nos Hornet. Les coûts de production seront aussi plus précis, d'autant plus que le Brésil participe également au programme.
Le Rafale, de son côté, n'est plus l'appareil trop cher que seule la France peut/veut se payer. Dassault a moins besoin de le vendre coûte que coûte, mais peut-être aussi que les prix pourraient être légèrement revus à la baisse.

Mais si les chiffres restent inchangés et que la fourchette de 5,8 à 7mia de Pascal est juste, nous pourrons tout juste acheter 50 Gripen. Le minimum du minimum, il n'y a pas de quoi pavoiser.

Écrit par : Jo-ailes | 09/02/2017

La Suisse possède actuellement des infrastructures adaptées au F-18, un avion plus volumineux que les Rafale, Typhoon, F-35, Gripen et F-16. Quelle serait donc cette nécessité d'adaptation ?

Écrit par : Specht | 09/02/2017

Bonjour,

Comme spécialiste, que pensez-vous d'option russe pour remplacer nos avions ? Ne serait-ce pas moins cher avec une technologie tout à fait adaptée, le tout sans forcément les retards de pièces de rechange que la FA18 a connu ?

Merci de votre réponse

Écrit par : Alex | 09/02/2017

Encore une fois (et toujours), le choix d'un avion de combat n'est PAS l'affaire du Peuple mais celle de l'Armée, et des spécialistes aviation en particulier. J'espère que le Département de Monsieur Parmelin ne fera pas la même erreur que Monsieur Maurer, ce dernier ayant été catastrophique dans la présentation de l'avion pré-choisi : le Gripen !

Écrit par : Daniel COCHARD | 09/02/2017

@ Alex: Non le choix russe n'est pèas une solution et ceci pour deux raisons fondamentales:

1. Pour fonctionner au sein de notre réseau, il faudrait changer les radios, les IFF ainsi que l'ensemble du système de liaison de données, afin qu'il soit compatible OTAN. Ceci générarait des surcoûts qui rendraient l'achat peu intéressant.

2. Deuxièememnt, les avions russes ont des standards en terme maintenance très différents. Par exemple: il ne faut que 30 minutes pour préparer un avion de type Gripen, Rafale ou Hornet pour redécolleralors qu'il faut 1h30 à un MiG ou un sukhoi de derière génération. Les temps d'entretiens sont plus long et les espacement entre les visites plus courtes sur les avions russes d'ou des coûts de maintenance pplus lourd et plus long. la consomation de kérosène est également problématique.

Pour ces raisons, aucun avions russes ne sera en compétition.

Écrit par : PK | 09/02/2017

@ Specht: Pas exactement, les essais de 2008 ont démontré que les Rafale, Eurofighter étaient trop hauts pour certains bunker et ne pouvaient pas entrer à l'intérieur. De fait, en cas de choix de ceux-ci, il serait impératif de modifier ces infrastructures.
Hauteur d'un Hornet = 4,66m contre 5,34m pour le Rafale par exemple.

Écrit par : PK | 09/02/2017

@PK. Ne me dites pas que vos bunker ont été fait à 30cm pile au dessus de la taille des F-18 ?
Si c'est sous une montage, la roche ça reste retaillable. si c'est du bunker extérieur c'est étonnant de les avoir fait pile à la taille des F-18.
En tout cas je doute que le choix de l'avion se fasse sur la taille de certains bunker à refaire, meme si ce n'est qu'un critère parmi d'autres.

Concernant le Rafale, je doute que Dassault soit interessé car je pense qu'il savent que le Gripen sera surement rechoisi. Et je pense qu'il y a pas mal de blocage "anti français" du côté suisse.
Pour le Typhoon il faut reconnaitre que c'est un avion plus cher et moins bien que le Rafale donc je ne le vois pas gagnant.
Le F-35 est un avion trop problématique qui n'a pas fini de poser problème aux futurs clients et qui risque de couter très cher en maintenance.
Le F-16 c'est clairement un avion en fin de vie, ce serait le pire choix pour la défense des 50 années à venir.
Pour moi je choix se fera entre le Super-Hornet et le Gripen. C'est probablement le prix qui fera que le Gripen gagnera encore. Le plus dur sera de fair epasser la pilule au peuple pour lui faire comprendre qu'il va falloir acheter un avion qu'ils ont rejeté auparavant.

Écrit par : Albert66 | 09/02/2017

Albert66: je ne dis pas que le choix se fera en fonction de taille de l'avion, mais je signale un élément important qui concerne l'adaptation aux infrastructures et qui de fait pourrait augmenter la facture finale et donc il faut tenir compte.

Écrit par : PK | 09/02/2017

selon une source, le rafale a une hauteur de 5.34m et le problème est qu'il ne rentrera pas dans les bunkers.
le département militaire étudie une solution et elle est en phase d'aboutir.
ce qui pose problème au rafale est la hauteur totale de la queue de l'avion.
une étude en cours serais que la queue soit pliable, notre département militaire risque de signer ces prochains jours avec conforama pour des charnières les mêmes que l'on trouve dans les armoires mais la elle seront fabriqué en titane.

Écrit par : michel | 09/02/2017

vu que seul "certains Bunker sont concernés", disons à tout casser qu'il y aura 20 bunker concerné, à 1 million€ la modification d'un bunker (ce qui est très très large) ça fera 20 millions € au total.
Les 36 Rafale indiens ont été vendu pour 8Md€, pour 50 Rafale on peut estimer que ça tourne vers 10 Md€.
Au final ces modif de bunker représenteront au pire 0.2% du prix global. C'est quelques chose de négligeable sur l'ensemble de l'opération et surtout qui peut se négocier facilement dans un contexte de concurrence féroce.

Écrit par : Albert66 | 09/02/2017

@Albert66: En général lorsque l'on ne connait pas un sujet on évite de prendre la parole, ce qui évite de passer pour un charlot. En effet, les modifications de l'immobilier militaire font partie d'un budget secondaire et non attribuer aux programmes d'armements. D'où un surcoût général non négociable. Bref, vous êtes hors sujet, si d'aventure vous étiez un minimum réceptif à ce sujet vous auriez cherhchez à comptendre.

Écrit par : Martin | 09/02/2017

Salut à tous,

A mon avis le choix sera autant technique que politique.

Du point de vue technique, les candidats plausibles seront les suivants:
- Gripen E
- Rafale F3R
- F/A-18 E/F (ces trois là me semble évidents)
- F-35 (non je ne suis pas fou : une fois ses (nombreuses) maladies de jeunesse réglées, ce sera l'appareil le plus produit de sa génération, il sera développé de longues années encore, il est le plus récent des candidats en termes de début de développement - l'origine des 3 autres remonte aux années 70 (Hornet) et 80 (Gripen, Rafale)).

Exit le F-16 trop vieux et l'Eurofighter en bout de course et cher.

Le prix unitaire des machines n'est pas un argument à mes yeux : pas besoin de 50 machines pour faire le boulot de 31 F-18C/D + 54 Tigers (si ces derniers servent vraiment encore à quelque chose). Le Gripen sera certes légèrement moins cher, mais il emporte moins de carburant qu'un Rafale par exemple. Il faudra une étude poussée pour déterminer combien d'appareils il faut pour assurer une présence sur zone durant une durée déterminée (par exemple 2 chasseurs sur Davos durant 8 heures : peut-être 6 Gripen, mais 4 Rafales?).

Reste le point principal à mes yeux : la politique.

Le F-35 a mauvaise presse, ce sera très difficile pour lui.
Le F/A-18 est ici aussi plausible, le seul problème est peut-être le nouveau président US...
Le Rafale n'a plus le problème du président FR qui était hostile à la Suisse. Enfin on verra qui sera le prochain... Et il n'a plus le problème de l'ancien Ministre qui était 100% anti-Européen / 120% anti-Français. Avantage: la proximité de la France comme terrain d'entraînement et partenaire, ainsi que l'accès aux satellites espions (en tous cas dans l'ancienne offre).
Reste le Gripen E. Il a l'avantage de pas être issus d'un pays de l'UE, c'est un avantage avec un ministre UDC. Par contre, il y a le problème du refus en 1ère votation (aucun besoin de revenir sur les bonnes ou mauvaises raisons de ce refus). Je m'explique : je vois 3 blocs dans la population:
A) les pros-armée, 30% de la population (à priori la majorité d'entre nous ici). Ils voteront oui à TOUT appareil, donc ils ne sont pas important du point de vue politique.
B) les contre armée, 30% (GSSA, bobos,...). Ils voteront non à tout appareil (même des Pipers), donc ils ne sont pas important du point de vue politique.
C) Monsieur et Madame tout le monde, 40%. Ils sont indécis et il faut les convaincre, c'est eux qui sont important politiquement. Notre ancien ministre n'avait pas su les convaincre (pas besoin de revenir dessus) et ce sont eux qui ont fait pencher la balance (et pas le GSSA!). Et ce sont eux qu'il faudra convaincre à nouveau. Et c'est là que le Gripen ne sera pas forcément le bon choix vu qu'il a déjà été rejeté. Un autre candidat aura peut-être de meilleures chances, par exemple Rafale ou Super Hornet.

En résumé, contrairement certains d'entre vous, je pense que le match est très serré entre Rafale, Gripen et dans une moindre mesure. La nouvelle évaluation technico-économique sera très intéressante!

Écrit par : pascal | 09/02/2017

@Pascal: je ne partage pas votre analyse, d'une part les appareils en présence seront techniquement très proches : le Rafale F-3R, l'Eurofigter T3 seront réalités et le Gripen E sera introduit en Suède et au Brésil. Nous allons techniquement évoluer dans un mouchoir de poche. Politique ? Non le choix ne le sera pas nos intérêts économie convergent autant vers les USA qu'en direction de l'Europe. En Suisse, si un nouveau vote devait avoir lieu il serait le fait d'une initiative de la gauche et du GSsA. Mais la nous serions dans une configuration différente car il s'agit de l'avenir des FA ni plus ni moins. Une idée bien plus facile à défendre qu'un fond de financement. Au final la question financière sera bien la clef du problème. Il n'y qu'à regarder les derniers programmes d'armement pour s'en rendre compte. Le choix se fera en fonction de nos moyens à l'achat et en terme de prix à l'heure de vol sans oublier qu'il faudra moderniser l'avion et que celui qui offre la plus large palette d'équipement déjà intégré aura les meilleures chances.

Écrit par : Steeve | 10/02/2017

Je vais me répété un peu, la Suisse lui faut au moins 50 avions mais après on va mettre en avant que ce soit le rafale ou l'eurofighter et avec un de ces deux avion la Suisse aurait besoin que de 35 avions environs et qu'il fera le travail de 50 avions.
1.
Oui possible mais la c'est la face cachée.
2.
Chaque avion après x heures de vol doit subir un entretient qui ne ce fait pas en 1h00 top chronos.
3.
une quantité limité d'avion risque de rendre la disponibilité réduite a un certain moment.

avoir un avion plus gros qui reste plus longtemps en vol mais un nombre diminué est un mauvais calcul, seul la quantité permettra d'être plus disponible sur le temps.
on peut tourner le calcul dans tous les sens ce sera toujours la quantité qui sortira vainqueur.

Écrit par : michel | 10/02/2017

Pourquoi 50 avions ? Aujourd'hui, les forces aériennes tournent pourtant avec 31 Hornet et 54 Tiger totalement dépassés, soit 31 avions de combats et une cinquantaines de pièces de musée (on me fera pas croire qu'un Tiger ferait le poids contre un Mig-29 ou similaire). Les 72 Mirages III ont été remplacés par 34 Hornet. Pourtant les 34 Hornet sont infiniment plus efficaces que les 72 Mirages. Le nombre ne veut rien dire en tant que tel.

Les prix données ci-dessus par PSK tournent entre 90 et 110 Mio pour les appareils plausibles. Le ration donne 50*90/110 = 41 (soit 50 du moins cher, soit 41 du plus cher, estimation conservative // 50 légers pour 41 moyens). Il me semble pas que ce soit un critère de choix si clair.

Comme je le disais dans mon post, la question est de savoir quel système permettra de remplir les missions assignées au meilleur coût. Elle la réponse rationnelle viendra de l'étude technico-commerciale.
Et la question annexe est de savoir quel offre aura le plus de chances de convertir les indécis. Car il est évident que le GSSA lancera un référendum!

Écrit par : pascal | 10/02/2017

Selon cet article:
http://www.defenseworld.net/news/18439/F_35_Fighter_Jet_Price_Drops_Make_F_16__Gripen_Unattractive_For_India

Est-on entrain de suivre le même raisonnement?
Si oui, alors, il n'y a plus de match...

Écrit par : forêt10 | 11/02/2017

@ Pascal
pourquoi 50 avions, un exemple: prenons lors de la surveillance 24/24 du WEF qui ne dure actuellement que 3 à 4 jours mais si elle devrait durer 3 mois sans interruption, je suis sur que la Suisse devrait faire appel à la France ou l'Allemagne pour un partage de la surveillance.

maintenant 31 avions F18C/D et 54 avions F5E, les F5E, il ne faut plus les considéré comme avion de réel utilité, ils ne sont plus capable de voler la nuit, leur porté radar est de 20km, ces avions sont juste bon pour l'entrainement des pilotes qui reste un avion qui vol à mach 1.5 par rapport au PC21 qui lui est bien moins rapide.

question du GSSA ou des écologistes, ces gens sont déconnecté du monde, ils refuse l'énergie propre comme éolienne car ca crée des son a ultrason, sa défigure le paysage et j'en passe car la liste est longue, on ne peut pas discuté avec ces gens.

Écrit par : michel | 11/02/2017

@ Pascal : en fait les FA tournent avec 30 Hornet et 25 Tiger. En effet, sur les 54 F-5 seul 25 sont en états de vol. Par ailleurs, la décision de maitenir le plus longtemps ceux-ci en vol obligent de clouer au sol les autres appareils pour obtenir des pièces détachées.

50 à 55 appareils représente le minimum pour maintenir 5 escadrilles. Cette situation n'a pas changé depuis 2012, à l'époque nous avions 3 escadriles de Hornet et nous aurions dû opérer 2 escadrilles de Gripen E.
A noter que cette dotation est minimale en temps de paix, nus aurions besoins de 70 à 80 appareils en cas de conflit au centre- europe.

Écrit par : PK | 11/02/2017

Finalement à vous entendre tous, il n'y a qu'un seul avion qui puisse répondre à toutes les contraintes: Le Gripen; technologie récente et prix contenu! Pourquoi alors passer des mois à faire des analyses ...

Écrit par : McCall | 12/02/2017

@McCall: Nous en sommes à des suppositions, une surprise est toujours possible, mais il faut regarder les choses en face. Par contre, nous sommes dans l'obligation de faire des tests et de mettre en concurrences les avionneurs potentiel ne serait-ce que pour obtenir des offres intéressantes.

Écrit par : Steeve | 12/02/2017

@McCall: L'avion suédois sera un des favoris, mais comme je l'expliquais, si d'aventure la demande en offsets et la participation à l'évolution de l'avion sont assouplies, nous verrons notamment la venue de Boeing et du Super Hornet en tant que candidat ayant un large potentiel. Une vente large de Rafale d'ici 2020 pourrait également influer sur le prix et donc l'offre de celui-ci. Tout comme les efforts d'Airbus pour abaisser le prix de l'Eurofighter.

De fait, il y a des signes qui prédisposent aujourd'hui les avions les moins chers, mais nous devons être prudent.

Écrit par : PK | 12/02/2017

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