30/01/2017

La Pologne pourrait commander jusqu'à 96 F-16!

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Varsovie, le ministre polonais de la Défense, Antoni Macierewicz, a annoncé que le gouvernement pourrait acheter un nouveau lot d’avions de combat Lockheed-Martin F-16 « Fighting Falcon ». Cette annonce a été faite lors d’une conférence de presse conjointe, le 18 janvier dernier avec le Premier ministre Beata Szydlo et le ministre de l'Intérieur Mariusz Blaszczak.

Jusqu'à 96 F-16 :

Le ministre adjoint de la Défense Bartosz Kownacki a déclaré que Varsovie réfléchit à l’idée d’acquérir jusqu’à 96 avions de combat de type F-16 dont neufs et d’occasions en fonction du prix. Ces nouveaux appareils devraient remplacer les chasseurs Sukhoi Su-22 et Mikoyan MiG-29 actuellement en service en Pologne. Pour la Force aérienne, le fait de disposer d’une flotte unique de F-16 simplifierait la formation et la maintenance avec en sus une diminution des coûts de fonctionnement. La Pologne dispose d’une flotte de 36 F-16C et de 12 F-16D.

Rappel :

La Pologne a commandé en 2003 un total de 48 chasseurs F-16 pour un montant de 3,5 milliards de dollars. Il s'agissait pour l’époque du plus gros contrat d'armement jamais signé par un pays de l'ancien bloc soviétique depuis la fin de la Guerre froide. Outre ce contrat signé avec l'avionneur Lockheed-Martin, les gouvernement américain et polonais ont signé un accord de transfert de technologie ainsi que des accords commerciaux portant notamment sur des investissements en Pologne.

 

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Photos : 1 F-16 polonais @ Mark Kwiatkowski 2 F-16C polonais @ OlivierG

 

Commentaires

Je n'ai jamais compris pourquoi la Suisse avait préféré le F-18 au F-16 apparemment plus approprié pour la Suisse (plus léger, moins cher et tout aussi efficace ?).

Est-il envisageable d'acquérir des F-16 up-to-date comme prochains avions ?

Merci pour d'éventuelles réponses argumentées.

Écrit par : Ignazio | 30/01/2017

@Ignazio: La preference du F/A-18 était principalement due à l'époque parce que son radar était plus puissant et lors de détection vers le bas celui-ci subissait moins d'interférences dues aux montagnes. Si non nous aurions pu opter pour le F-16 sans problème. En ce qui concerne le choix du futur avion de combat Lockheed Martin propose à notre pays le F-35. Cependant la nouvelle vision marketing de l'avionneur prevoit de proposer en second plan le F-16 Viper pour les Pays qui ne seraient pas intéressés au F-35. On pourrait donc parfaitement se retrouver avec une offre concernant le Viper. Après de la à choisir cet appareil se sera une suite histoire.

Écrit par : Pk | 31/01/2017

@Ignazio: Je crois également me souvenir que le fait que le F/A-18 soit prévu pour être employé sur porte-avion permettait de l'acheter avec un minimum de modifications, alors que le F-16 aurait dû avoir sa structure et son train d'atterrissage renforcé pour être utilisé sur les aérodromes de montagne, où les approches doivent se faire avec une pente plus importante.

En ce qui me concerne, ce ne serait pas mon premier choix: même s'il reste un magnifique appareil, la conception de sa cellule daterait de plus de 50 ans lorsqu'il entrerait en service en Suisse...^^

Écrit par : Jo-ailes | 31/01/2017

@Jo-ailes: Cette explication est tout-à-fait juste ! Les problèmes précédents de modification de train d'atterrissage ne voulait pas être renouvelé. Les militaires à l'époque préféraient aussi un bi-réacteur plutôt qu'un mono. Enfin, le F-16 était moins agile et maniable que le Mirage 2000.

Écrit par : Daniel COCHARD | 31/01/2017

@Daniel Cochard : il n'y avait pas de préférence en ce qui concerne un mono ou un biréacteur, le cahier des charges ne le préconisait pas. Pas d'accord avec vous en ce qui concerne le Mirage 2000 qui a été écarté très tôt et n'a pas fait partie de l'évaluation finale dans notre pays (faiblesse radar et électronique pas de visiter de casque, pas de liaisons de données prévues à l'époque).Pour la maniabilité vos propos n'engage que vous et par ailleurs, la maniabilité n'était pas l'élément principal mais bien les capacités électronique et le fait de voir loin.

Écrit par : Martin | 31/01/2017

La Pologne pourrait bien devenir le plus gros detenteur de F-16 à l'avenir, le pays est engagé dans une course à la modernisation de son son armee et semble bien plus active que beaucoup de pays européens qui vivement encore dans l'après chute du mur de Berlin alors que le monde à changé.

Écrit par : Patrick Bertin | 31/01/2017

Le rafale ou eurofighter feraient nettement MIEUX l'affaire , et on construit UE , ils préfèrent acheter USA

Écrit par : France 83 | 31/01/2017

@Martin : "il n'y avait pas de préférence en ce qui concerne un mono ou un biréacteur, le cahier des charges ne le préconisait pas."

Je ne pense pas que l'on peut être si catégorique sur ce sujet!
Que la formulation que vous citez, n'ait pas fait partie intrinsèque du cahier des charges, c'est possible (je n'ai pas eu le CDC entre les mains), mais que cette clause n'a pas été prise en considération lors de la décision finale est purement illusoire.

Pendant des décennies, le crédo américain sur la sécurité aérienne civile et militaire était la suivante:
- un minimum de deux moteurs, pour les courts et moyens courriers.
- au minimum trois voire quatre, pour les longs courriers.
- au moins deux moteurs pour les avions militaires.
- au moins deux moteurs pour les hélicoptères sujets à des tâches sécuritaires.

Si l'on se réfère à l'époque de l'acquisition des F/A 18 tous les nouveaux développements militaires étaient basés sur des bimoteurs:
Outre les F-14, F15, F/A 18, Tornado, déjà opérationnels, les nouveaux entrants comme le F-22, l'Eurofighter, le Rafale, et tous appareils soviétiques ou Russes étaient des bimoteurs.

Plus tard, pour des raisons de domination économique, les USA ont changé de répertoire (aujourd'hui les médias utilisent le terme de "logiciel") et soudain les bimoteurs pour l'aviation civile (B767, B777, B787) et monomoteurs pour l'aviation militaire (F-35), ont été plébiscités.

Tout le monde est libre de croire qu'un monomoteur est aussi sécuritaire qu'un bimoteur.
Pour ma part je pense qu'un bimoteur sera toujours plus sécurisant, pour le pilote et le chef de mission, qu'un monomoteur.
A ce sujet j'ai une anecdote à vous soumettre:
Il y a une dizaine d'années (je ne me souviens plus de la date exacte) lors d'un meeting aérien à Sion, la démonstration du Tornado a été gâchée par la défaillance de l'un de ses moteurs.
Le pilote, a continué sa présentation, comme si de rien n'était, seule la valeur visuelle et qualitative de celle-ci a été altérée.
La plupart des spectateurs ne se sont rendus compte de rien, seuls quelques commentaires critiques ("c'est tout, ce n'est pas fort etc.") ont fusés...

Écrit par : forêt10 | 31/01/2017

@Foret10: je confirme qu'effectivement il n'y avait pas de demande particulière en matière de nombre de moteurs lors de cette évaluation tout comme la dernière d'ailleurs.

Écrit par : Pk | 31/01/2017

@Daniel Cochard : "il n'y avait pas de préférence en ce qui concerne un mono ou un biréacteur, le cahier des charges ne le préconisait pas."
C'est tout à fait exact, sinon quasiment tous les appareils étudiés à part le F/A-18 n'auraient pas été pris en compte (F-16, Mirage 2000, de même que les projets pas encore au point ou qui allaient être abandonnés comme le Gripen, le F-20 et le Lavi). Par compte, je me souviens très bien de l'argument, donné par le Conseil Fédéral et les forces aériennes au moment de l'annonce du choix, concernant une plus grande sécurité grâce à la présence de deux moteurs. Un "plus" en quelque sorte.

Écrit par : Jo-ailes | 31/01/2017

les promesses d'investissements des américains en Pologne n'ont jamais été honorées....

Écrit par : patex | 04/02/2017

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