08/01/2017

La Chine se prépare à l’arrivée du J-20 !

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L'année 2016 a vu de grands progrès pour l'armée chinoise, avec de nombreuses réalisations liées à l'armement et l'équipement et notamment le début de production initiale à taux faible (CRTR) du J-20 de combat furtif. L’avion conçu par l'Institut 611 et construit par Chengdu sur les installations de l'aérodrome Huang Tianba.

Le chasseur furtif J-20 a fait ses débuts le 1er novembre dernier à l'aéroport de Sanzao à Zuhai, au 11e Salon international de l'aviation et de l'aérospatiale en Chine. Le J-20 va remplir un vide au sein l'armée de l'air chinoise.

Il est prévu que le premier avion de production à faible taux rejoigne le centre d'essai et de formation de la force aérienne chinoise à Cangzhou en 2017. Il donc fort probable, que c’est sur cette base aérienne que les formations de pilotes débuteront en 2019, selon l’annonce officielle. Les autorités chinoises ont indiqué que les exigences portent entre 500 et 700 avions de ce type.

Le Chengdu J-20 :

Le Chengdu J-20, soit un appareil de la cinquième génération de combat furtif, devra répondre à trois rôles bien précis. Ayant des capacités furtives semblables à celles du F-22 et F-35, l’avion semble offrir des capacités dans un certain nombre de rôles, de l’interception à l'attaque de précision à long rayon d’action. L’avion dispose de deux baies latérales pour les petits missiles air-air et une grande baie sous le fuselage pour accueillir des missiles de plus grandes tailles et des armes d'attaques de surface à guidage de précision.

Le moteur destiné au J-20 est le WS-15 chinois, mais de nombreux problèmes de mise au point retardent encore la mise en service de celui-ci. Les prototypes actuels au nombre de quatre sont dotés du moteur russe AL-31FN série 3 offrant 30.800 livres (137 kN) de poussée. Il faut noter que ce type de motorisation ne permet pas le mode « Supercruise ».

On apprend que le J-20 va recevoir une série de capteurs de type électro-optique de ciblage (EOTS) et un grand radar à antenne active (AESA) désigné KLJ-5, qui a été développé par l'Institut 14 près de Nanjing. L’avionique est dotée de trois grands écrans couleurs, ainsi que d'autres petits écrans, ainsi qu’un affichage tête haute holographique grand angle. Une liaison de données de pointe a été développée, et une sonde de ravitaillement rétractable située sur le côté droit de la partie avant du fuselage est installée.

 

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Photos : Le J-20 lors du Salon international de l'aviation et de l'aérospatiale en Chine @ Zhong Wei

 

 

Commentaires

serais je seul que gap technologique passé par les chinois en aéronautique laisse songeur ?
c'est cool l’espionnage industriel à grande échelle ... ca permet ce genre de miracles ...

Écrit par : ano | 08/01/2017

Sauf pour les moteurs. Que vaut une Ferrari avec un moteur de 2 CV ?

Écrit par : iGH | 09/01/2017

En Russie, on semble adorer les gros n'avions ! Ils semblent énormes ces chasseurs!- Les progrès russe en aéronautique ne semble pas avoir gagné la réduction en taille des réacteurs - Si un jour ils comptent embarquer ce modèle sur un PA (?), cela va prendre beaucoup de place pour les stocker...

Écrit par : nonmaisdisdonc | 09/01/2017

Bonjour,

@ano : "c'est cool l’espionnage industriel à grande échelle ... ca permet ce genre de miracles ..."

Hum... Je croirais aux miracles, le jour ou il sera démontré que le J-20 est technologiquement parlant, l'égal du F-22 et/ou du F-35. On peut effectivement voler des millions de lignes de code. Malheureusement pour le voleur, les programmes informatiques évoluent en quasi permanence.

Même chose pour les équipements : avoir les plans d'un F-35 est très intéressant. Avoir les ingénieurs et les machines qui permettent de le construire est une autre histoire (cf. l'échec du projet de construction de Rafale en Inde).

Cordialement / Frédéric A.

Écrit par : FredericA | 09/01/2017

@ano
Moi je me tiens à l'expression "l'habit ne fait pas le moine".
Oui il a une allure d'avion de 5ème génération, oui il a un air de furtivité, oui il a un radar aesa mais bon ... il y a de bon et de mauvais radar aesa, il y a des avions plus ou moins furtif, l'apparrence se suffit pas, et que vaut le système embarqué ? on n'en sait rien. La Chine n'ayant jamais voulu mesurer ces avions aux concurrents lors des appels d'offre, probablement par crainte de voir qu'ils sont surévalué.
Bref, c'est du Canada Dry "Ça a la couleur de l'alcool, le goût de l'alcool… mais ce n'est pas de l'alcool". Moi je reste très sceptique sur ces avions chinois qui semblent jouer beaucoup sur l'aspect pour impressionner.

Écrit par : Albert66 | 09/01/2017

Pour répondre,
Ce qui surprend, c'est que jusque là les chinois n'ont jamais été capable de faire autre chose que du clonage d'avions russes (idem dans le spatial d'ailleurs) ou de la production locale sous licence.
Là ils ont pondu un truc qui physiquement à sa propre personnalité, il a des airs de famille avec les furtifs US, mais ce n'est pas la même formule aérodynamique, et ce n'est pas non plus la formule aérodynamique du T50 russe.
Après perso, physiquement, je trouve que il a vraiment de la gueule

Écrit par : ano | 09/01/2017

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