18/12/2016

L’aéronavale indienne veut un nouveau chasseur bimoteur !

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La Marine indienne a débuté un processus en vue de la sélection d’un futur avion de combat bimoteurs pour venir équiper son nouveau porte-avions. Le Tejas en version marine viendra équiper les bases navales terrestres et compléter les flottes actuelles qui équipent le premier porte-avions.

Selon les premières informations disponibles, la marine indienne désire se doter de 20 nouveaux avions de combat qui seront indépendants des plans «Make in India» en vigueur pour l’Armée de l’air.

A ce stade du projet, la Marine indienne étudie quatre types d’avions susceptibles de venir équiper le futur porte-avions. Il s’agit : du MiG-29K qui équipent déjà la Marine, du Sukhoi Su-30SM, du Dassault Rafale M et du Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Le MiG-29K/KUB :

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Le MiG-29K/KUB est un appareil multirôles, destiné à assurer la maîtrise aérienne et à remplir différentes missions de combat de jour comme de nuit, dans toutes les conditions météorologiques et ceci depuis un porte-avions. Cette version navalisée du célèbre appareil russe, tant le monoplace «K» que le biplaces «KUB» font partie de la génération améliorée de la famille MiG-29.

Cette nouvelle génération de MiG se classe au sein des appareils dit : 4+ multirôles destinés à la défense aérienne des missions des forces navales, la supériorité aérienne gagne, la mer et au sol la destruction des cibles avec la haute précision guidée jour et nuit des armes et dans toutes les conditions météorologiques. La motorisation comprend deux moteurs Klimov RD-33MK avec puissance accrue, équipé d'une chambre de combustion sans fumée et le nouveau système de contrôle électronique (de type FADEC).

Les MIG-29K/KUB dispose d’un radar  multi-mode "pulse-Doppler" de type "Zhuk-ME" fabriqué par "Fazotron-INPI" Corporation. En comparaison avec les radars de la génération précédente, le  "Zhuk-ME" dispose d’un plus grand angle de balayage en azimut, offrant une portée de détection deux fois plus longue. Le  "Zhuk-ME" permet le suivi de 10 cibles aériennes avec quatre cibles en tirs simultané de missiles. Par la suite, les MiG-29K/KUB devraient recevoir le radar «Zhuk-AE» doté d’une antenne à balayage électronique (AESA). Les MiG-29K/KUB sont équipés d’un canal IRST et d’un système de désignation laser d’illumination, destiné aux cibles terrestres

A ce jour, l’Inde a passé commande pour 16 Mig-29K/KUB avec options pour 30 et la Russie pour 20 appareils.

Le Sukhoi Su-30SM :

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Une commande indienne du Su-30SM pourrait être additionnée avec un nouveau lot destiné à la marine russe. Les Su-30SM se différencient des Su-30MKI indiens par leurs équipements entièrement russes, leur système d'identification "ami/ennemi" et par d’autres éléments. Pour développer cette version, Sukhoi profita de son expérience avec le programme SU-35 en ce qui concerne par exemple l’avionique. Tout comme la version MKI, le SM dispose de plans canard et de tuyères à poussée vectorielle couplées aux moteurs Saturn Lyulka AL-31Fl.

L’appareil dispose d’un radar à antenne à balayage électronique (AESA) de type Zhuk-AE du fabricant russe Phazotron. L’antenne en bande X permet de suivre 30 cibles aériennes en mode piste, pendant l’exploration et d’engager 6 cibles simultanément en mode attaque. L’avionique est également de dernière génération avec écrans multifonctions (EFIS), système de positionnement par satellite GLONASS et un nouveau système de communication sécurisé.

L’armement est multiple pour permettre l’engagement air-air et air-sol mais également air-surface. L’option de dissuasion nucléaire est également possible avec capacité de frappe d’interdiction et la suppression des défenses antiaériennes.

Dassault Rafale M :

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Pour l’Inde, Dassault devrait logiquement offrir la version F3 marine qui dispose d’une nouvelle génération de détecteur infrarouge (DDM NG) de détection de départ de missile adverse, du radar RBE2 AESA  (Active Electronically Scanned Array) à antenne électronique.  Selon les chiffres officiels, celui-ci dispose d’une portée estimée à 200km avec un secteur angulaire de 120° à 140°, ce qui permet l’usage du missile Meteor. Le standard F3 confère au Rafale (Marine et Air) une polyvalence totale qui lui permet d’accomplir les missions suivantes : 

- interception et combat air-air avec canon de 30 mm et missiles Mica IR/EM (+ missiles Meteor à partir de 2018). 

- appui au sol avec canon de 30 mm, bombes guidées laser GBU-12/24, bombes guidées Hammer. 

- frappes dans la profondeur avec missiles de croisière Scalp. 

- attaque à la mer avec missile Exocet AM39 Block 2 et autres armements air-surface. 

- reconnaissance tactique et stratégique en temps réel avec nacelle Areos. 

- ravitaillement en vol d’un Rafale à un autre « Buddy-Buddy ». 

- dissuasion nucléaire avec missile ASMP-A.

Avec une commande de 36 Rafale pour l’IAF, Dassault pourrait être en pôle position pour la Marine indienne.

Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » :

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Le Boeing F/A-18E/F «Super Hornet» est un avion multirôle, capable d'effectuer pratiquement toutes les missions dans le spectre de tactiques, y compris la supériorité aérienne, de jour comme de nuit avec des armes à guidage de précision, chasseurs d'escorte, de soutien aérien rapproché, la suppression de défenses aériennes ennemies, de reconnaissance.  En comparaison du «Hornet» le «Super Hornet» permet des missions à très grand rayon d’action. Le «Super Hornet» est doté du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon.

 

Photos : 1 MiG-29K/KUB @ Marine indienne 2 MiG-29KUB russe@ Marine Russe 3 Su-30SM@ Sukhoi 4 Rafale M@ Marine Nationale 5 F/A-18 F « Super Hornet »@ USN

 

 

Commentaires

Attention en ce qui concerne le rafale M, le missile nucléaire ASMP-A n'entre pas dans les négociations. Il vaut mieux lire que le rafale peut être un vecteur de l'arme nucléaire. Ce ne doit d'ailleurs pas être le seul...

Écrit par : Ricko | 18/12/2016

A ma connaissance les Mig 29 K/KUB sont les suivant:

MiG-29K /9.41 (2009) Numéro 801 303 AE (Hans) Indian NAvy - 19/02/2010.
MiG-29K /9.41 (2009) Numéro 802 303 AE (Hans) Indian NAvy - 19.02.2010.
MiG-29K /9.41 (2009) numéro 803 303 AE (Hans) Indian Navy - 2010. MiG-29K /9.41 (2009) numéro 804 303 AE (Hans) Indian Navy- 2010.
MiG-29K /9.41 (2010) numéro 805 303 AE (Hans) Indian Navy - 2010. MiG-29K /9.41 (2010) numéro 806 303 AE (Hans ) Indian Navy - 2010.
MiG-29K /9.41 (2011) numéro 807 303 AE (Hans) Indian Navy - 2011.
MiG-29K /9.41 (2011) numéro 808 303 AE (Hans) Indian Navy - 2011.
MiG-29K /9.41 (2011) numéro 809 303 AE (Hans) Indian Navy - 2011.
MiG-29K /9.41 (2011), numéro 810 AE 303 (Hans)Indian Navy 2011.
MiG-29K /9.41 (2011) numéro 811 303 AE (Hans) Indian Navy - 2011.
MiG-29K /9.41 (2011) numéro 812 303 AE (Hans) Indian Navy - 2011.

MiG-29K /9.41 (2013) numéro ??? AE 300 (Hans) Marine Indienne - 2013.
MiG-29K /9.41 (2013) Numéro ??? AE 300 (Hans) Marine Indienne - 2013.

MiG-29K /9.41 (2015) numéro 813 303 AE (Hans) Marine indienne - 2015.
MiG-29K /9.41 (2015) numéro 815 303 AE (Hans) Marine indienne - 2015.
MiG-29K /9.41 (2015) numéro 816 303 AE (Hans) Marine indienne - 2015.
MiG-29K /9.41 (2015) numéro 817 303 AE (Hans) Marine Indienne - 2015.
MiG-29K /9.41 (2015) numéro 820 303 AE (Hans) Marine indienne - 2015.

MiG-29K /9.41 (2016) numéro 833 303 AE (Hans) Indian Navy - 2016.
MiG-29K /9.41 (2016) numéro 834 303 AE (Hans) Indian Navy - 2016.
MiG-29K /9.41 (2016) numéro 835 303 AE (Hans) Indian Navy - 2016.
MiG-29K /9.41 (2016) numéro 836 303 AE (Hans) Indian Navy - 2016.

MiG-29KUB /9.47 (19.03.2008) № 671 303 AE (Hans) Marine indienne - 19.02.2010.
MiG-29KUB /9.47 (2009) Numéro 672 303 AE (Hans) Marine indienne - 19.02.2010.
MiG-29KUB /9.47 (2010) numéro 673 303 AE (Hans) Marine indienne - 2010.
MiG-29KUB /9.47 (2010) numéro 674 303 AE (Hans) Marine indienne - 2010.
MiG-29KUB /9.47 (2009) numéro ??? Marine indienne - 2010.
MiG-29KUB /9.47 (2013) Numéro ??? Marine indienne.

MiG-29KUB /9.47 (2014) Numéro 675 303 AE (Hans) Marine indienne - 2015.
MiG-29KUB /9.47 (2015) numéro 676 303 AE (Hans) Marine indienne - 2015.
MiG-29KUB /9.47 (2014) numéro 677 303 AE (Hans) Marine indienne - 2015. MiG-29KUB /9.47 (2014) numéro 679 303 AE (Hans) Marine indienne - 2015.

Soit légèrement plus les seize que vous annoncez dans votre article. Désolé pour la mise en page.

Autre source
2011
3. Корабельный истребитель МиГ-29 К/КУБ. Изготовитель - РСК «МиГ».
Индия - 10 шт. (контракт 2004 года, выполнен) Осталось - 29 шт. Reste à livrer 29 avions
2012
Индия - 4 шт. (2-й контракт 2010 года, deuxième contrat) Осталось - 25 шт. Reste à
livrer 25 avions
7 шт. (2013 г.) 7 avions en 2013
6 шт. (2014 г.) 6 avions en 2014
6 шт. (2015 г.) 6 avions en 2015

Donc là aussi il y a plus de 16 Mig 29 K/KUB

Comme toujours il faut prendre avec des pincettes les infos venant de Russie.

Écrit par : Benoit | 18/12/2016

Le Su-30SM, même en le navalisant reste par sa taille trop encombrant pour les PA indiens. Le F-18 risquerai de créer une micro-flotte de plus car il ne sera utilisé par la IAF, compliquant la formation des pilotés et mécanos. La compétition réel serait alors entre le Mig-29K et le Rafale. Même si une flotte entière Mig-29 serai plus facile et beaucoup moins cher à gérer, je doute qu'il soit choisi à nouveau après les récentes critiques concernant le contrôle de qualité. Or le Rafale M malgré sont prix plus haut reste le meilleur choix, pas seulement pas ses performances, mais aussi parce que ça permettra une mutualisation avec les Rafales C et B concernant formation, équipements etc.

Écrit par : GBU | 18/12/2016

Depuis quand le Su-30SM est utilisable sur les portes-avions?

Écrit par : inquisituer Morphéus | 19/12/2016

@ PK quand vous annoncez le SU-30 SM pour la marine indienne. C'est pour les bases de la marine? J'espère. Pas pour le porte-avions. Je mettais arrêté de lire après les 16 mig 29 K/KUB.

Au plaisir de lire un éclaircissement.

Écrit par : Benoit | 19/12/2016

Benoît, Morpheus : normalement il devrait s'agit du Su-33 soit la version actuellement n'avalisée du Su-27. Hors, il semble que l'avionneur russe prévoit de remplacer celui-ci par le Su-30SM... à suivre !

Écrit par : Pk | 19/12/2016

@Pk je n'ai pas trouvé de lien indiquant ceci. La ligne du Su-33 est arrêtée depuis longtemps. Je suis très intéressé de lire un article venant d’une source sûr et surtout le nom et la ville de cette usine.

Écrit par : Benoit | 19/12/2016

heu, si je ne me trompe pas les appareils russes décollent d' un tremplin , alors que le Rafale et le super hornet pas catapulte. quel sera la méthode du nouveau pa indien ?

Écrit par : malviras | 19/12/2016

Tout dépend du type de PA prévu, STOBAR ou CATOBAR. Si il à une rampe, les F18 sont hors courses, si catapulte les russes sont hors course.

Écrit par : Fyd | 19/12/2016

De toute manière je pense que le f18 doit être capable de décoller via une rampe
En tout cas le rafale peut le faire. (il y a eu des essais a verifier sur le net quand)
Je pense que tous les avions peuvent le faire mais en revanche ils emportent moins de munitions pour alleger l appareil

Écrit par : max | 19/12/2016

Normalement l'un des prochains PA indien devrait être sans rampe (CATOBAR), c'est à dire à norme occidentale. Il ne pourra donc accueillir que le F/A-18E/F ou le Rafale, et ce dernier choix serait plus judicieux vu que le Rafale fera déja parti de l'armée de l'air indienne, ce qui rationalisera les couts de formations et maintenance.
Concernant cet appel d'offre, il est bon de signaler qu'il fait suite à l'échec du Tejas Marine (voir l'article du dernier Air&Cosmos à ce sujet) dont les essais ont montré qu'il n'est pas apte à décoller d'un PA. Cet avion cumule les déboires.

tout dépendra donc du choix du futur Pa indien, CATOBAR ou STOBAR. Si c'est ce dernier que l'Inde choisie à nouveau alors le Mig29K sera une évidence, je doute que le F35 (trop cher) aura une chance. Cela dit, le MIG29K connait de nombreux problème qui agace les indiens. Quand au Su-30SM est un peu trop gros pour les petits PA indien, ce qui limiterait le nombre d'avions à bord, et on ne peut pas dire que les indiens soient satisfait du taux de disponibilité de leur Su-30MKi.
On peut donc dire que la raison voudrait qu'ils choisissent le rafale, en opte pour une PA CATOBAR pour leur futur PA. Si l'Inde veut rester dans le STOBAR alors ce sera ou un MIG29K ou un Su-30SM. L'un comme l'autre ils auront leur inconvénients.
Mais avec les indiens il est difficile de savoir ce qu'ils ont en tete tant ils change souvent d'avis. Quand à ce contrat, dans 10 ans on y sera encore ...

Écrit par : Albert66 | 19/12/2016

Juste pour les photos du tremplin du futur porte-avions indien de classe Vikrant en 2018 (?)

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20130812-inde-ins-vikrant-porte-avion-demesure-lancement-chine

La génération suivante, l’INS Vishal(2025?) serait plus lourde, plus grande avec une catapulte de mémoire.

Le Su30-SM ne peut pas décoller d'un porte-avions. Seul le Su33 le peut mais la ligne est fermée depuis longtemps. Je demande à lire un document, de voir une photo du Su30-SM sur un tremplin

Su33 au décollage fait le jeu des sept erreur avec le Su30-SM

https://www.youtube.com/watch?v=lB1S8JEyaYE

Pour info disponibilité des rafale marine et autres avion de la marine nationale en 2015

http://www.francois.cornut-gentille.fr/2016/11/09/disponibilite-des-avions-de-laeronavale-pas-top-top/

Je ne pense pas que la marine mente aux députés et aux sénateurs élu par le peuple

Écrit par : Benoit | 19/12/2016

Benoit, pour ce qui est de la disponibilité du Rafale, il faut reconnaitre que ce problème est identique à tous les avions modernes, américains, russes et européens.
Cela est lié au matériel plus technologique qui est plus fragile, plus complexe à réparer et surtout plus cher.
J'avais lu que dans l'Armée française que des appareils étaient volontairement mis en arret pour servir de machine à pièces de recherche pour les autres parce que les pièces sont très chères et que les budgets alloués (toujours plus bas) ne permettent pas un changement systématique. On a donc des appareils qui font baisser le temps de disponibilité parce qu'ils sont volontairement mis de coté faute de budget.

Écrit par : Albert66 | 19/12/2016

@ Benoit
Il faut bien faire attention à l'interprétation des taux de dispo en temps de paix qui sont soumis à de nombreux paramètres par forcément lié l'appareil (crédits, disponibilité des pièces de rechange, et assurément en France le poids des normes, des réglementations et de la tracabilité).

Ils n'ont rien avoir avec ceux en opération. Voici un lien pour les dispo du GAE de retour de sa mission au levant:
http://www.meretmarine.com/fr/content/charles-de-gaulle-succes-du-passage-au-tout-rafale

Écrit par : hayduke | 19/12/2016

Voilà la seule source d'information à mes yeux. Le travail de la commission de la défense, mixte droite et gauche, du Sénat et de l'Assemblée Nationale.

http://www.senat.fr/rap/a15-166-6/a15-166-6_mono.html#toc14

http://www.assemblee-nationale.fr/14/budget/plf2017/commissions_elargies/cr/c013.asp

Nous verrons bien en 2017 lors du vote de la loi de finance 2018 les taux de disponibilité réel de 2016.

Le reste comme les 98 % de la campagne marketing du GAN est de la publicité.

Écrit par : Benoit | 20/12/2016

@Benoit
Il y a la dispo sur une longue période (une année par ex.) et pour une flotte entière et la dispo pour une campagne donnée et donc pour une flotte limitée. Si le CdG a apporté (ou être ravitaillé) suffisamment de pièces, il n'y a pas de raison pour que la dispo soit excellente, sous réserve bien sûr que les mécanos aient le temps de travailler vis à vis des besoins opérationnelles.

Écrit par : James | 20/12/2016

@Benoit: Je prends au bond votre dernière phrase
"Le reste comme les 98 % de la campagne marketing du GAN est de la publicité." et la controverse sur l'autre thème "Des Sukhoi Su-30SM à Kaliningrad" concernant le taux de disponibilité des matériels volants français, pour livrer aux lecteurs un petit compte-rendu de l'opération "Arromanches".

Sous le couvert officiel d'assurer "le soutien aérien aux troupes irakiennes et kurdes engagées contre Daech, en particulier à Mossoul et autour de Raqqa"
L'opération "Arromanches" était surtout destinée au passage au "Tout Rafale" et valider les nouvelles capacités avant l'arrêt technique de 18 mois pour une refonte totale des systèmes embarqués.

Le passage au « tout Rafale » constituait un vrai challenge.
En effet bien que le CDG ait été prévu dès le départ pour embarquer au moins 40 aéronefs, les moyens financiers français n'ont jamais eu permis de le démontrer.

Les derniers SEM étant débarqués, cette campagne réunissait:
- 24 Rafale
- 2 E2-C
- 3 Hélicoptères plus anciens
et pour la première fois le Caïman (futur hélicoptère de la flotte française).

But de l'opération: Gérer le même espace avec des avions plus gros et tester si possible une extension à 36 Rafale!

"Nous avons en gros le même nombre d’avions qu’avant mais l’encombrement n’est pas le même. Le Rafale est plus large et n’a pas comme le Super Etendard des ailes repliables.
Il a donc fallu se réapproprier l’espace », explique le capitaine de frégate Benoît, chef du pont d’envol et du hangar. Au PC Pont d'Envol, les chiens jaunes disposent, entre autres, d'un moyen très simple pour gérer le rangement."

Répartition des appareils dans le hangar:

Le hangar fut l’un des grands enjeux du passage au "tout Rafale" car c’est là que les équipes techniques des flottilles assurent la maintenance et les réparations des appareils. Desservant le pont d’envol au moyen de deux ascenseurs, ce vaste espace de 3900 m² mesure environ 138 mètres de long pour 29 mètres de large, avec un peu plus de 6 mètres de hauteur sous plafond. Il est organisé en deux demi-hangars pouvant être séparés en déployant une grande cloison pare-feu en cas d’incendie.
« Avant, nous séparions les types d’avions. Les SEM, qui nécessitaient plus de travaux sur les cellules, étaient logés dans le hangar arrière alors que les Rafale, immobilisés moins longtemps du fait de leur système de maintenance intelligent, étaient mis à l’avant. Aujourd’hui, nous répartissons l’espace entre flottilles de Rafale, l’une à l’avant, l’autre à l’arrière, et l’on complète avec les Hawkeye et les hélicoptères ».
Avec le départ des SEM, tout a en fait commencé par un grand ménage :
« On a tout sorti et, une fois les équipements liés au Super Etendard partis, nous avons regardé ce qui servait et ne servait pas avant de tout réorganiser. Pour dégager de la place, nous avons notamment remonté beaucoup de matériel sur les mezzanines qui entourent les hangar, ce qui a libéré des surfaces au sol ».
Pont d'envol; de multiples configurations testées
La gestion du stockage et des flux d’appareils dans le hangar s’est d’ailleurs doublée d’une autre gymnastique, intimement liée, celle des manœuvres sur le pont d’envol. Là aussi, il a fallu se réorganiser pour gérer au mieux le parking et les mouvements des avions.
« Sur le pont, on arrive à tout mettre sans problème particulier. Nous avons testé un maximum de configurations différentes pour voir ce qui marche et ce qui est le plus efficace».

Un étonnant jeu de Tétris

Alors que le hangar peut accueillir une jusqu'à vingtaine d’appareils et que l’ensemble du GAE a été placé sur le pont pour les besoins d’un shooting aérien, ranger les avions dans un espace somme toute très réduit s’apparente souvent à un vrai jeu de « Tetris », surtout dans le hangar, où les Rafale, de forme triangulaire, peuvent être entreposés tête-bêche les uns contre les autres. Et sur le pont d’envol aussi, il y a parfois des configurations étonnantes. « Nous avons notamment beaucoup travaillé sur les retours de pontées, en testant des pontées massives de 20 Rafale avec pour objectif de voir comment optimiser l’espace sur le pont d’envol. Nous avons entre autres validé la possibilité de mettre 13 avions en parking avant, tout en laissant libres la piste oblique et la catapulte latérale », précise le commandant du porte-avions ».
Le déploiement a par ailleurs permis de valider la logistique en termes d’armement, sachant que le Rafale offre une capacité d'emport doublée par rapport au SEM (10 T au lieu de 5).
« Les capacités des soutes correspondent bien à ce qui avait été anticipé lors de la conception du porte-avions », estime le CF Loïs. Bombes de 250 kilos, armements air-sol modulaires (AASM), missiles de croisière Scalp EG et autres missiles air-air-Mica ont défilé depuis septembre sur le pont d’envol afin d’être fixés sur les Rafale. S’y ajoutent d’autres systèmes, comme le pod de désignation d’objectifs Damoclès, la nacelle de reconnaissance RECO NG (Talios) ou les équipements permettant à certains avions d'assurer la fonction de « nounou », c'est-à-dire le ravitaillement en vol d'autres appareils».

« Le système et les équipes sont parfaitement rôdés, tout s’est déroulé sans problème. On avait déjà le savoir-faire du Rafale et, même si nous avons plus d’avions de ce type à bord et que leur capacité d’emport est nettement supérieure à celle des SEM, nous gardons les mêmes méthodes et le même fonctionnement parce que cela marche »,
Un taux de disponibilité remarquable
Le CV Jean souligne par ailleurs la disponibilité remarquable des 24 Rafale présents à bord. Après deux mois et demi d’opération, près de 500 sorties et 2700 heures de vol pour les avions du GAE, le taux de disponibilité des Rafale est de 94% et celui des Hawkeye supérieur à 90%. Un niveau à faire pâlir d’envie n’importe quelle force aérienne.
La reprise en mer de 2018 en ligne de mire
Un challenge réussi sur la base duquel la Marine nationale peut maintenant préparer sereinement l’arrêt technique majeur de son porte-avions. Un chantier qui verra notamment les installations aéronautiques modifiées, ce qui facilitera l'accueil d'un nombre plus conséquent de Rafale. Les locaux seront aussi définitivement adaptés à cet avion et à ses prochaines évolutions dans le cadre du standard F3R, qui comprend par exemple le nouveau missile de supériorité aérienne METEOR, prévu pour entrer en service en 2018 et l'adaptation au PA des nouvelles avancées du Radar AESA du Rafale.

Écrit par : forêt10 | 20/12/2016

Vrai ou faux mais inquiétant : http://m.slate.fr/story/131855/armee-francaise-moyens-lutter-terrorisme

Écrit par : Hervé | 21/12/2016

Techniquement le Su-30SM serait capable sans profondes modifications d'atterrir et de décoller d'un porte-avion muni d'une catapulte. Sa manœuvrabilité exceptionnelle et sa capacité d'emport sont compatibles. Les usines d'Irkutsk pourrait aisément adapter l'avion sur une commande indienne, bien ue le Su-33 soit déjà une préparation navale. Les usines n'en font quoi qu'il en soit aucune mention.

En Russie une dizaine de Su-30SM équipent la Marine qui opère en mer Noire, à partir d'une base terrestre. Ils sont attribués à la Marine du fait de leur système d'arme de précision adapté à des cibles marines (air-surface ou air-air). L'avion est aussi prévu pour la Baltique.

Écrit par : Mika | 21/12/2016

La dernière en date, n'est pas piquée des hannetons!
Ils en veulent "seulement" 57!

http://www.stratpost.com/navy-issues-rfi-57-carrier-fighters

Compte tenu de la particularité des PA Indiens (majorité STOBAR), le choix risque d'être très restreint:
Russe, Français et peut-être F-35 si Mr. Trump réussit son coup (rapprochement étroit avec l'Inde, suite à l'abrogation de la TPP)...

Écrit par : forêt10 | 26/01/2017

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