26/11/2016

La Nouvelle-Zélande va remplacer ses P-3 « Orion » !

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La Nouvelle-Zélande a défini ses priorités en matière d'acquisition de défense pour la prochaine décennie avec en priorité le remplacement de ses avions de patrouille maritime (MPA) Lockheed-P-3 « Orion ». La seconde étape concernera les avions de transport tactique.

Le premier objectif concerne donc le remplacement des 6 Lockheed-Martin P-3K2 « Orion » de la RNZAF dans le milieu des années 2020. Bien que ces appareils aient été continuellement améliorés au cours de leur vie, avec notamment une ultime modernisation qui est actuellement en chantier, la durée de vie des cellules arrive progressivement à expiration.

Nouvel avion, nouvelles missions :

En plus de la mission traditionnelle de guerre anti-sous-marine et recherche et de sauvetage. Le nouveau type d’avion devra permettre également la conduite de l'air avec la surveillance de la zone économique exclusive néo-zélandaise et du domaine maritime. Ces missions vont comprendre la surveillance des activités de pêche légales et illégales.

Les prétendants :

Trois avionneurs ont déjà fait connaître leur intérêt à concourir pour cette compétition, il s’agit de Boeing avec son P-8A « Poseidon », Saab/Bombardier avec l’Espadon (Swordfish) et le japonais Kawasaki avec le P-1.

Le Kawasaki P1 :

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La petite surprise concerne l’offre japonaise, en effet, le Japon a assoupli sa législation, afin de pouvoir désormais exporter son matériel militaire. La Kawasaki P-1 est un aéronef maritime spécialement conçu sans équivalent civil et a été conçu dès le début pour ce rôle. Il a la particularité d'être le premier avion opérationnel dans le monde à faire usage d'un « Fly-By-Light »système de contrôle. Le P-1 est entré en service au sein de la Self Defense Maritime du Japon (JMSDF) en remplacement du P-3C « Orion » en 2013. Le P-1 est équipé de différents capteurs pour permettre à l'avion d'effectuer son principal objectif la détection de sous-marin et navires de surface. Il est doté d’un radar Toshiba HPS-106 à antenne active (AESA) qui utilise un total de quatre antennes pour fournir une couverture de 360 degrés. L’avion est doté de systèmes de détection infrarouge pour la détection de surface. Le P-1 est également équipé d’un détecteur d’anomalie magnétique (MAD) intégré dans la queue de l'avion. Il peut déployer des bouées acoustiques. La particularité de l’avion japonais est d’être doté d’une intelligence artificielle (AI) qui fournit une aide aux opérateurs. Les armes disponibles sur le P-1 comprennent des torpilles, mines de profondeur, grandes et missiles air-surface.

Le Saab/Bombardier Espadon (Swordfish) :

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Le système Saab/Bombardier Swordfisch (Espadon) s'appuie sur les nouveaux systèmes de commandement et de contrôle mis au point pour le GlobalEye, qui sont en phase de production. En effet, plus de 60% du système est commun. La configuration de l'Espadon comprend quatre consoles d'opérateur, bien que jusqu'à six peuvent être installées si nécessaire. La cellule de l’avion basée sur le Bombardier Global 6000 est équipée de Capteurs "secs" avec le radar AAES Finmeccanica-Selex ES Seaspray 7500E Spinning à antenne active (AESA) couplé à un systèmes FLIR Star SAFIRE électro-optique. Le système est doté de mesures de soutien électronique complets et des systèmes d'autoprotection. Un système d'identification automatique simplifie le travail des opérateurs avec un IFF (d'identification ami ou ennemi). Pour les fonctions anti-sous-marines, le système "humide" comprend une centaine « sonoboules » distribuées par un lanceur rotatif dans la section non pressurisée du fuselage arrière et deux tubes chargés manuellement dans la cabine sous pression. Le poids combiné des bouées est d'environ 3 750 lb. Typiquement, quatre points d'appui sont fournis sous les ailes, bien que six soient possibles sur le Global 6000, qui peut être chargé avec des armes telles que des missiles antinavires ou des torpilles. Saab entreprend tous les travaux d'intégration et de test associés aux nouveaux systèmes, avec l'aide de Bombardier.

Le Boeing P-8A :

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 Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demande moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion peut échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion est équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

 

Photos : 1 P-3 RNZAF @ RNZAF 2 Kawasaki P-1 @ JMSDF 3 Saab Swordfish @ Saab 4 P-8A @ Boeing

 

 

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