21/11/2016

Nouvel avion de combat, résultats des travaux du groupe d’experts !

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Berne, Une étape importante dans le cadre du programme d’acquisition d’un nouvel avion de combat pour remplacer les F-5 « Tiger II » et F/A-18 « Hornet » vient de s’achever. Le groupe d’experts sur le nouvel avion de combat a rendu un rapport succinct dans lequel il expose les premiers résultats de ses travaux et recommande des mesures immédiates. Il préconise notamment, l’octroi d’un crédit pour la poursuite du projet, la réalisation de tests et la préparation de l’acquisition, et conseille de lancer des travaux en vue de prolonger l’utilisation des F/A-18 et de maintenir provisoirement la flotte de F-5 « Tiger II » en service.

Un rapport qui clarifie la situation et détermine les mesures d’urgences :

 Le 27 août 2014, le Conseil fédéral a présenté un concept pour la sécurisation à long terme de l’espace aérien.Il y définit le niveau des prestations que les Forces aériennes doivent atteindre sur le long terme et montre comment celles-ci doivent se développer pour y parvenir. Il maintient qu’il est nécessaire de disposer d’un nouvel avion de combat et que la procédure relative à son acquisition doit être engagée d’ici trois ou quatre ans. L’achat de la première série d’avions doit s’effectuer dans le cadre du programme d’armement 2022, la seconde série étant prévue cinq ans après environ.

Comme vous le savez certainement, en février dernier, le chef du DDPS a informé le Conseil fédéral du lancement des travaux préparatoires en vue de l’évaluation d’un nouvel avion de combat, à la suite de quoi le DDPS a mis sur pied un groupe interne d’experts composé de représentants des principaux domaines de compétence de l’armée, d’armasuisse et du Secrétariat général. Ce groupe a reçu pour mandat de répondre aux questions fondamentales liées aux besoins, aux procédures à suivre et aux aspects industriels, et de présenter ses résultats dans un rapport d’ici le printemps 2017 – en tenant compte d’une éventuelle poursuite des travaux dans le domaine de la défense sol-air après la suspension provisoire du projet DSA 2020 (BODLUV 2020).

Objectif du rapport :

Les experts se penchent sur le contenu du rapport et échangent régulièrement des informations avec le groupe d’accompagnement externe. Jusqu’à présent, le travail a porté essentiellement sur l’analyse des besoins en moyens de défense aérienne (avions de combat et systèmes de défense sol-air), sur la définition du degré de réalisation des performances visées par le Conseil fédéral pour les années 2020 ainsi que sur la présentation d’options de développement. Sur la base de ces réflexions, le groupe d’experts formulera des recommandations répondant aux questions posées. Les travaux sont en cours, et le rapport pourra être présenté au printemps 2017.

Les experts ont toutefois reconnu que le rapport définitif paraîtra trop tard pour ce qui concerne certaines décisions, qui doivent être prises sans tarder. Aussi, le rapport succinct a pour but d’émettre des recommandations en vue de ces décisions.

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Mesures nécessaires ces prochains mois :

Afin de garantir une liberté de manœuvre suffisante lors de la phase d’acquisition prévue dans les années 2020, le chef du DDPS a décidé d’introduire dès à présent trois mesures concrètes, à savoir :

  • l’octroi, pour le nouvel avion de combat, d’un crédit études de projets, essais et préparatifs d’achats (EEP) à hauteur de dix millions, qui devra être demandé aux Chambres fédérales dans le cadre du message sur l’armée 2017 ;
  • la poursuite des travaux en vue de prolonger la durée d’utilisation des F/A-18C/D (plafond des coûts à 490 millions), notamment pour disposer d’une vue d’ensemble des crédits nécessaires, avant que la mesure soit demandée aux Chambres fédérales selon la planification actuelle, au plus tard dans le cadre du message sur l’armée 2018 ;
  • la suspension provisoire du retrait des F-5 Tiger pour pouvoir, le cas échéant, continuer d’utiliser ne serait-ce qu’une partie de cette flotte après 2018.

 

Ces trois mesures sont urgentes. Elles dépendent les unes des autres et représentent des étapes importantes pour la suite de la procédure. Elles doivent être prises avant la publication du rapport des experts, sans quoi les délais (p. ex. demande du crédit EEP assez précoce pour l’intégration au message adressé au Parlement) ne pourront pas être respectés. S’il fallait attendre jusqu’à ce que le rapport sorte, la concrétisation des mesures serait retardée d’un an au moins.

 Nécessité de disposer d'un nouvel avion de combat :

Le rejet en mai 2014 de l'acquisition du Gripen n'a rien changé à la nécessité de disposer d'un nouvel avion de combat; le Conseil fédéral l'a d'ailleurs confirmé dans son concept pour la sécurité à long terme de l'espace aérien.

L'armée est un système global: pour que les troupes au sol puissent remplir leurs missions – notamment lors de périodes de tensions ou de conflits armés –, une situation aérienne favo- rable doit pour le moins être établie. En d'autres termes, les Forces aériennes doivent être capables d'empêcher que des moyens de guerre aérienne adverses puissent engager effi- cacement leurs armes. Sans l'assurance d'une couverture aérienne suffisante, l'armée perd sa liberté de manœuvre au sol. De surcroît, sans défense aérienne efficace, la population civile et les infrastructures critiques ne pourraient plus être protégées des menaces venant du ciel. La liberté de manœuvre du gouvernement en cas de crise ou de conflit serait ainsi considérablement réduite si l'armée ne disposait pas de moyens permettant de défendre l'espace aérien. A cela s'ajoute que les Forces aériennes, en situation normale ou particu- lière, doivent remplir leurs tâches originelles, à savoir la sauvegarde de la souveraineté sur l'espace aérien et l'application, dans le cadre du service de police aérienne (SPA), des règles édictées par la Suisse concernant l'utilisation de son espace aérien.

La réalisation de toutes ces tâches nécessite le recours à des avions de combat modernes, dans un futur prévisible également. L'acquisition d'autres systèmes (par ex. drones armés, avions de combat sans pilotes) n'est pas une alternative, car rien ne laisse actuellement supposer que des systèmes capables de mener des missions de reconnaissance et d'attaque au sol, puissent à moyen ou à long terme également assurer la défense aérienne et le service de police aérienne.

Des aéronefs lents tels les avions à hélice ou les hélicoptères ne peuvent être engagés qu'en complément aux avions de combat; leurs performances ascensionnelles, leurs pla- fonds pratiques et leurs vitesses ne sont en effet pas suffisants pour effectuer l'ensemble des tâches relevant du service de police aérienne (notamment en cas d'intervention contre des objets rapides volant à haute altitude) ou de la défense aérienne.

L'option consistant à utiliser exclusivement des moyens de la défense sol-air pour protéger l'espace aérien n'est pas viable non plus, notamment parce qu'ils ne peuvent pas être engagés dans le cadre du service de police aérienne: la défense sol-air ne permet ni d'identifier des aéronefs ni de les avertir ou de les contraindre à atterrir. Seule la combinaison d'avions de combat et des moyens de la défense sol-air permet de garantir la protection de l'espace aérien; l'une ou l'autre de ces armes prises indépendamment ne peut couvrir l'ensemble des tâches requises. Dans le cadre de la défense aérienne, il est nécessaire de pouvoir placer des efforts principaux. Les moyens de la défense sol-air sont adéquats pour assurer une défense permanente de secteurs ou d'objets; les systèmes modernes permettent non seu- lement de combattre des aéronefs, mais aussi – du moins pour une partie d'entre eux – de plus en plus d'objectifs de petite taille (missiles de croisière, engins guidés, projectiles d'artillerie, de lance-mines, etc.). Ils ne sont toutefois pas assez mobiles pour fixer rapidement des efforts principaux. Les avions de combat, en revanche, représentent l'élément dynamique de la défense aérienne. Ils peuvent être engagés en temps voulu là où la situation l'exige en priorité.

Enfin, il n'est pas non plus possible de confier le service de police aérienne et la défense aérienne à un possible partenaire dans le cadre d'une coopération, et ce pour deux raisons. D'une part, une telle coopération ne serait pas compatible avec le principe de neutralité; d'autre part, la Suisse devrait renoncer à sauvegarder son intégrité territoriale de manière autonome et dans son intégralité du moins dans le domaine important qu'est l'espace aérien.

Etendue de la procédure d'évaluation :

L'étendue des activités d'évaluation dépend du nombre de types d'avions à examiner et si ceux-ci ont déjà fait l'objet d'une évaluation antérieure ou pas. Si l'évaluation se limite aux appareils qui ont déjà subi cette procédure dans le cadre du projet de remplacement partiel du Tiger, il serait en principe possible de ne les réévaluer que sous l'angle des changements entrepris entre-temps par leurs constructeurs respectifs. En revanche, si d'autres types sont proposés, un seul et même programme complet d'évaluation devrait en principe s’appliquer à tous les candidats, fussent certains d’entre eux déjà connu, sans quoi certains soumisionnaires pourraient dénoncer une éventuelle inégalité de traitement.

Il serait également possible de décider de ne soumettre à la procédure d’évaluation que deux types d’avions connus, voir un seul. Cela diminuerait sensiblement les frais et accélérerait considérablement les préparatifs d’acquisition. Cette alternative aurait toutefois le désavantage de ne pas mettre les soumissionnaires face à une concurrence lors des négociations relatives au prix et aux accords de coopération.

Dans le cas d'une évaluation plus complète encore, la pré-évaluation des candidats retenus sur la liste appelée communément "longlist", pourrait avoir lieu tant en Suisse que dans les pays des divers constructeurs. En revanche, l'évaluation définitive sur la base d'une liste restreinte "shortlist" (ou une réévaluation des appareils déjà examinés en 2008) devrait dans la mesure du possible se dérouler en Suisse pour que les systèmes puissent être testés dans la topographie suisse et leur compatibilité vérifiée avec les systèmes périphériques existants et les procédures d'engagement suisses

Tenir jusqu’à l’arrivée du nouvel avion :

Réduire encore plus le nombre d'heures de vol annuelles sur F/A-18, c'est-à-dire aller au-delà de la réduction déjà prévue pour ainsi prolonger de plusieurs années la durée d'exploitation de l'ensemble de la flotte dont la limite est fixée à 5000 heures de vol par appareil, n'est pas une option. En effet, avec une telle mesure, les pilotes ne pourraient plus accomplir l'intégralité de l'entraînement requis pour rester opérationnels sur F/A-18 (approximativement 120 heures/an par pilote d'escadrille). Pour la même raison, il ne leur est pas non plus possible de s'entraîner en lieu et place sur un autre avion (par ex. F-5 Tiger ou PC-21) ou sur le simulateur du F/A-18. Une baisse du nombre annuel des heures de vol causée par une réduction du corps des pilotes professionnels limiterait considérablement la liberté de manœuvre et la capacité à durer lors d'engagements sur une longue période. Les avions disponibles seraient certes en nombre suffisant, mais il n'y aurait pas assez de pilotes pour assurer les engagements.

Objet de la prolongation de la durée d'exploitation :

La prolongation de la durée d'exploitation comporte quatre domaines:

- programme d'assainissement de la structure, certification incluse, pour que chaque avion soit certifié à 6000 heures de vol;

- remplacement d'éléments;

- mesures diverses pour prolonger l'efficacité opérationnelle;

- le cas échéant, développement d'une capacité limitée d'attaque au sol.

Assainissement de la structure

Malgré le renforcement préventif de la cellule du F/A-18C/D suisse lors de la production, plusieurs faiblesses ont été identifiées dans le cadre des tests de fatigue et pendant son exploitation. Certaines ont pu être corrigées dans un premier programme d'assainissement. Depuis, plusieurs autres faiblesses sont apparues qui exigent la prise de mesures avant même que chaque appareil ait atteint 5000 heures de vol. Pour pouvoir exploiter la flotte au moins cinq ans de plus et certifier la capacité de chaque avion à effectuer 6000 heures de vol.

Commentaire :

Oui, il y a un chef à la tête du DDPS et une véritable équipe qui travail en vue de rendre le projet crédible et tourné en direction de la communication. A gauche, on trouvera toujours une « mauvaise excuse », mais fort de constater que le projet avance et prend en compte la globalité du dévelloppement des Forces aériennes. Une bonne chose, notre aviation militaire semble avoir un avenir ! (source DDPS).

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Photos : 1 Les trois candidats déjà en course l’Eurofighter T3, le Gripen E et le F-35@ montage P.Kümmerling 2 Les avions a remplacer le F-5 et le F/A-18 @ DDPS

Commentaires

Merci pour cet article exhaustif. Deux questions:
- On parle toujours d'une cinquantaine de F-5 mais combien sont réellement encore en état de voler aujourd'hui et pour 8 ans?
- En voyant le plan pour éviter une lacune stratégique, on se rend compte (fause impression?) que le F-5 semble reprendre une importance plus grande par rapport au F/A-18 pour les missions d'entraînement. Mais les nouveaux pilotes ne sont plus formés dans le F-5. A-t-on assez de pilotes formés sur F-5 qui tiennent jusqu'en 2025, ou devra-t-on en former à nouveau sur cette vieillissante machine?

Écrit par : M&M | 21/11/2016

@ M&M : Actuellement seul 25 F-5 sont en état de vol sur une cinquantaine. En fait, ceux qui ne volent plus servent de réserve pour les pièces détachées.

Oui en ce qui concerne les F-5 en état de vol il y a encore suffisamment de pilotes pour les quelques années qui restent.

Écrit par : PK | 21/11/2016

Bonjour,

J'ai entendu qu'il y avait environ 25 F-5 encore en état de voler, mais il est vrai qu'il commence aussi avoir un manque de pilote pour ces machines. C'est pourquoi, ils veulent refaire une école pour former de nouveaux pilotes et prolonger certains pilotes de milice.

Écrit par : Mduo | 22/11/2016

avec ce nouveau plan sommes-nous sur un plan de sauvetage d'urgence pire que ce que l'on pense ?
si en 2014 l'achat avait était valide par le peuple sans toute ces vagues de coulage que nous connaissons, aujourd'hui nous sommes en retard de combien d'année sur l'achat ? 5 à 10ans ?
encore une fois les politiciens sans aucune connaissance mais juste pour leur pouvoir politique on mis en danger la Suisse entière, Bravo.
depuis plus de 10ans l'achat de matériel de guerre ces concentré sur des camions, jeep, remorque, etc. et pendant ce temps notre matériel vieillissait a vue d'oeil et là on ce retrouve à une modernisation catastrophique mais comment possible une telle chose.

Écrit par : michel | 22/11/2016

Je suis Français et je trouve vraiment navrant la situation de la Suisse.
Ce n'est pas de la moquerie mais bien une forme de compassion.
Acheter des avions de chasse modernes est très coûteux.
Prolonger ces vénérables vieux coucous que sont les F-5 et dans une certaine mesure les F/A-18 est également un coût supplémentaire qui aurait pu être dépensé dans du neuf en temps et en heure...
Bien que naturellement mon cœur balance vers le Rafale, il reste la possibilité pour la Suisse d'acheter des Eurofighter tranche 1, sachant qu'ils ne pourront pas être améliorés par la suite.
Le Gripen je crois que c'est NON...
Acheter américain ? le super Hornet n'est pas le must mais cela reste du "connu" chez vous. Par contre diplomatiquement c'est plus "coton" non ?

Amicalement

Écrit par : Ricko | 22/11/2016

Merci Pascal de ce document fort intéressant qui nous offre une descriptif exhaustif de ce qui nous attend en regard de notre force aérienne.

Écrit par : Gilles Bourquin | 22/11/2016

@Ricko: Vous avez raison prolonger les F-5 soit 250millions par an et 490 millions pour les Hornet auraient pu être économiser en vue de l'achat du nouvel avion. Sauf que cette situation est le résultat rocambolesque du vote contre le financement du Gripen. Un comble la gauche qui veut baisser les moyens de l'armée a réussi à faire le chemin inverse ! En ce qui concerne les choix on parme de l'Eurofighter T3 et non du T1. Le Super Hornet n'est pas en compétition. Quant au Gripen E il conserve largement sa place car au final le prix sera déterminant.A suivre

Écrit par : Pk | 23/11/2016

@PK: Merci pour cet article très complet!

@Ricko: Merci pour votre compassion, c'est en effet assez navrant.
En ce qui concerne des Eurofighter tranche 1, s'ils seraient nettement moins chers à l'achat, ça reste des appareils d'occasion avec une durée de vie moins longue, mal armés, et surtout très chers à l'utilisation (plus que des Rafale qui seront certainement, comme vous le dite, trop cher à l'achat...).
Les Super-Hornet risquent d'être trop gros pour nos abris (peut-être que Pascal a des chiffres à se sujet?) et choisir des F-16, c'est prendre un avion en fin de carrière avec peu d'amélioration à espérer pour la suite.

Mais pourquoi "NON" au Gripen, si la version E tient ses promesses en ce qui concerne les prix et les performances?

Écrit par : Jo-ailes | 23/11/2016

Merci à PK pour cet excellent article.

Depuis 10 ans que je suis cette affaire, nous en sommes TOUJOURS au même point.
Je ne sais plus combien de personnes ont suivies ce blog depuis lors, mais déjà en 2007 j'écrivais à peu près ceci (je ne me rappelle plus des termes exacts):
- Arrêtons purement et simplement toute action d'investissement sur le F-5.
- Utilisons cet argent pour acheter sur étagère un avion moderne (à l'époque le Rafale avait la cote et PK avait même écrit un article à ce sujet)
- Si mes souvenirs sont exacts, nous dépensons environ 100 M de Francs annuellement pour l'entretien des seuls F-5.
- Si nous avions utilisé cet argent, nous aurions maintenant une dizaine de Rafale et nous n'aurions pas eu ce désastre "anti-Gripen"
- D'après le plan de PK, si tout va bien, nous aurons nos nouveaux premiers avions en 2025! En utilisant ce qui précède, ce serait encore 9 Rafale de plus.
Nous aurions à cette date 19 Rafale moderne en état de fonctionnement sans que la politique s'en soit mêlée!
J'écoutais encore hier soir le discours du chef du PS, "qui va tout mettre en œuvre pour faire capoter ce faramineux projet"...
A ce train là, bientôt on fera voler des cerfs-volants.

Écrit par : forêt10 | 23/11/2016

Nous voilà devant le résultat de cette aberration qu'un avion de combat doit être accepté par le "peuple" ! Pour acheter des nouvelles locomotives, de nouveaux chars, de nouveaux camions, demande-t-on son avis ? NON ! Et parce que les partis de gauche et rouges-verts mettent tout leur poids dans la négation, notre armée va se trouver dépourvue d'une branche essentielle à son action. Les Suisses doivent faire confiance en leurs Autorités, pour autant que celles-ci restent "clean" !

Écrit par : Hunter-69 | 23/11/2016

@Foret10: Oui mais voilà dej a l'époque nous n' avions pas les montants nécessaires pour le Rafale ni pour sa maintenance de plus acheté en étagère coûte souvent plus cher. Il fallait voter Oui au fond Gripen et c'est tout. PK a raison nous allons au final payé plus, la faute à la gauche et il est temps de le crier sur les toits ! Concentrons- nous sur la suite de ce nouveau plan en expliquant à nos amis , voisins collègues la situation. En cas de référendum de la gauche il sera alors plus facile s'expliquer les besoins et donc de gagner cette fois!

Écrit par : Marco | 23/11/2016

"la faute à la gauche et il est temps de le crier sur les toits !"
Ben non. la gauche, c'est la gauche et il n'y a rien à attendre d'elle. Si la votation Gripen a foiré, c'est à cause de la droite vendue aux Français de Dassault, c'est-à-dire le parti radical. Dans la vie, il vaut mieux regarder la vérité en face...

Écrit par : Géo | 23/11/2016

@Géo:
Sans vouloir vous influencer en aucune manière sur vos opinions politiques, il convient de vous rappeler que:

1. Même si le PDG de l'époque, Mr. C. Edelstenne n'était pas un modèle de diplomatie, Dassault n'a rien à voir dans les décisions qui ont été prises.
2. A l'époque tous les partis de droite étaient +/- pro-Rafale, jusqu'au discours réquisitoire du président français Mr. Sarkozy, contre la Suisse et son secret bancaire, lors du discours de clôture du G20 en 2008.

Par la suite ce même président en a remis encore plusieurs couches, ce qui a fini par rassembler TOUS les partis contre le Rafale.

Amicalement

Écrit par : forêt10 | 23/11/2016

"jusqu'au discours réquisitoire du président français Mr. Sarkozy, contre la Suisse et son secret bancaire"
Il s'est passé un truc assez fort et assez rare en Suisse. Christoph Blocher a mis en cause directement sur sa tv un ami de Philip Müller, un de ces spécialistes de la communication, qui était au service de Dassault. Philip Müller n'a pas moufté. Cela dit, il y avait aussi un UDC, pilote de ligne, qui militait très fort pour le Rafale...et donc contre le Gripen.

Écrit par : Géo | 23/11/2016

Un gâchis quoi! Le contraire de la devise olympique : trop bas, trop tard, trop faible....
Le peuple (qui a toujours raison :-/) s'est fait manœuvrer par nos extrêmes de gauche et de droite....

Bon maintenant le choix proposé est certainement le plus politiquement acceptable à défaut d'être le plus sensé:
Un intercepteur (le Typhoon) dont l'avenir n'est pas clair,
un avion d'attaque qui pose beaucoup de soucis et de questions quant à la dépendance envers un pays tiers
et une machine moderne (certainement la plus adaptée à notre pays) qui avait été nommément refusée en votation....
Pourquoi pas des Su-35, Mig 29 ou J-10 tant qu'on y est...

Je suis dépité.

Écrit par : Al&X | 23/11/2016

Pour le F-5 Tiger: (@Pk, @forêt10)

La Suisse ne fait aucun investissement dans une mise à niveau.

Les charges avec incidences financières pour la poursuite de l'exploitation des 26 F-5 Tiger sont estimées à 30 millions de francs annuels.

Écrit par : Karl Rieder | 23/11/2016

@Karl Rieder: 30 millions pour faire voler les 26 F-5 tout compris? Je m'attendait à beaucoup plus.
Et leurs problèmes de structures, j'imagine que c'est désormais OK?

Écrit par : Jo-ailes | 24/11/2016

@ Pascal encore un grand merci pour vos post y sont formidable.
@ Pascal vous mentionnez 3 concurrents : l'eurofighter, le gripen et le f35, je pense on arrive a un choix déjà défini ? le f35 il est déjà hors de prix et on ne parle même pas des problèmes qu'il engendre chaque mois, l'eurofighter lui aussi sont prix trop élevé (un f35 et un eurofighter trop cher et on ne parle même pas du coût à l'entretient) au final si l'achat donne raison a un de ces 2 concurrents on ce retrouvera avec une flotte d'avion limitée en nombre car la Suisse ne pourra pas ce permettre une telle dépense même si c'est sur plusieurs années.

au final seul le gripen est le mieux adapté pour la Suisse et il sera possible avec des achats plus grands sous forme de 2 à 3 tranches en commande.
Ensuite avoir un nombre d'avion au delà du minimum fixé permettra à la Suisse de faire une rotation en maintenance avec une flotte toujours disponible.

Écrit par : michel | 24/11/2016

@michel : l'appel d'offre est purement formel et demande en particulier à ce que la Suisse participe aux développements. La répartition industrielle de deux de ces avions étant faite, la Suisse peut s'économise un appel d'offre qui n'a d'autre objectif que d'actualiser les négos déjà menées il y a 2 ans. A ce sujet l'absence de Dassault à l'appel d'offre est significative et déjà commentée.

Écrit par : v_atekor | 24/11/2016

@ Karl Rieder, Jo-ailes : Non il effectivement il n'y pas d'investissement de mise à niveau des derniers F-5 par contre le coût d'exploitation est plus élévé on parle de 250 millions par année. Ce qui comprend non seulement le carburant mais surtout l'entretien de plus en plus lourd et une surveillance accrue en ce qui concerne la structure.

Écrit par : PK | 24/11/2016

@PK Je n'ai jamais entendu des 250 million francs par année pour les F-5. Dans le rapport on trouve 30 million. (page 13, version française)
Tu as une autre source?

https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/46182.pdf

Écrit par : Karl Rieder | 24/11/2016

@Karl Rieder: Bonsoir Karl, le montant de 250 millions par an a été divulgué par le CMD Schellenberg lors d'une conférence à sur l'état des FA Dübendorf. Je viens de relancer un de mes contact au sein des FA pour éclaircir cette différence et je reviendrai au plus vite sur le sujet.

Écrit par : PK | 24/11/2016

@PK et Karl Rieder : Et serait-ce possible que ce soit 30 millions par an, soit environ 250 millions pour les faire voler jusqu'en 2025 environ? Pascal, j'attends les précisions de votre contact... ;o)

Écrit par : Jo-ailes | 24/11/2016

Je suis de temps à autre ce dossier, il y a la solution de location (peut-être déjà évoquée dans le passé) comme pour l'Autriche, qu'en est-il?

Écrit par : James | 26/11/2016

La location n'est pas une réelle solution car on verra plus ce genre d'arrangement vers des pays ne pouvant réellement pas ce payé un avion neuf.
La Suisse na pas de problème de ce côté là, vous allez me dire que si mais au final non, la Suisse participe à l'aide au développement de 2017 à 2020 avec un budget de 11 milliards et vous allez me dire ce n'est pas la même chose.
Pour l'achat des 22 gripen, il était demandé 300 millions par année sur 10ans et ceci été trop cher.
Sortez les calculettes et y verrez un problème.
Pour notre gouvernement la sécurité du pays à une autre vision, la vérité n'est jamais bonne à entendre.

Écrit par : michel | 27/11/2016

Amusant de constater le nouvelle prise de position du Président des Verts-Libéraux : Durant le vote sur le fond Gripen ceux-ci l'avaient combattu avec l'argument qu'il n'y avait pas urgence pour un nouvel avion de combat et que de toute manière l'avion suédois coutait trop cher !!! Eh bien, voici que les Verts- Libéraux soutiennent maintenant qu'il faut d'URGENCE un nouvel avion et que nous n'avons pas besoin de l'avion le plus cher, l'avion suédois conviendrait parfaitement !!!
Bonjour, l'hypocrisie.. enfin en cas de vote on se contentera d'apprécier le retour de veste!!

Écrit par : Sébastien | 29/11/2016

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