22/10/2016

Le TALIOS à l’essai pour équiper le Rafale !

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Dassault Aviation travaille à la mise à jour des logiciels du Rafale F3-R en vue de l’intégration de la nouvelle nacelle TALIOS. La capacité accrue sera atteinte à la mi-2018.

La nouvelle nacelle développée par Thales PDL-NG (Pod de Désignation Laser de Nouvelle Génération) TALIOS doit venir remplacer l’actuelle nacelle « Damocles ». Les essais ont débuté sur un Rafale monoplace.

Le TALIOS doit permettre de faire de la reconnaissance, de l'identification de cibles terrestres comme aériennes, et du ciblage laser au profit d'un armement guidé laser.

Les caractéristiques sont :

 

  • Dernière génération de capteurs à haute résolution et de haute précision de stabilisation ligne de mire.
  • Une vision grand-angle fournissant des informations contextuelles critique et faire le pod un élément
  • clé de l'environnement visuel du pilote tout au long de la mission.
  • L'architecture ouverte et un haut niveau d'intégration fonctionnelle.

Toutes les fonctions seront standard pour les clients français et internationaux. Grâce à son architecture ouverte, le pod TALIOS est conçu comme un système «plug & lutte» pour l'intégration de tous les combattants actuels et futurs.

Thales a obtenu jusqu'à présent une commande pour 20 TALIOS. Mais au total il est prévu que 45 nacelles puissent venir équiper l'armée de l'air française et la marine. La production en série du système commencera en 2018, après l'achèvement des tests de mesure.

 

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Photos : 1 Image de synthèse Rafale F3-R avec TALIOS 2 le TALIOS @ Dassault Aviation

 

Commentaires

Voilà un élément intéressant qui pourrait être important dans le cadre de la nouvelle évaluation de votre pays. Je pense que Dassault dispsoe là d'une jolie carte à jouer.

Écrit par : Yves | 22/10/2016

@ Yves: Certes, mais encore faudrait-il que Dassault soit officiellement candidat avec le Rafale pour notre pays, ce qui n'est pas le cas. A ce jour trois avionneurs sont entrés en campagne, il s'agit de Saab, de Lockheed-Martin et d'Airbus.

Écrit par : Pk | 22/10/2016

Incroyable, Dassault n'est pas en course pour notre pays, comment peut-on expliquer celà ?

Écrit par : Martin | 23/10/2016

@Martin : une explication est qu'il considère que les jeux sont faits et qu'il n'a aucun intérêt à participer, qu'il peut considérer qu'il a perdu suffisamment des sous pour un contrat modeste.
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Ce n'est pas la seule. Avec les diatribes politiques anti-françaises à plusieurs niveau de l'Etat Suisse et de l'état major (on a bien noté la fantasmatique attaque Burgonde) , avec les accusations pénales qu'il y a eu, je suis même surpris que l'on en soit resté là, et notamment que la France n'est pas été plus froide dans les discussions de voisinages.
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Je rappelle incidemment la situation des français résidents en Suisse a été l'objet de débats politiques peu censés, qu'il y a eu des malversations (vol) importantes au niveau sécurité sociale de la pat de l'Etat Suisse envers la France, d'énormes litiges avec des banques suisses... Les relations ne sont pas rose bonbon comme elles pouvaient l'être il y a 10 ans.
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Bref, il est assez possible que sa non participation résulte de pressions ou au moins d'une logique politique : inutile de participer si c'est pour donner à certain l'occasion de mettre de l'huile sur le feu. L'argent que doivent les banques suisses à la France est plus important que les contrats d'armement de Dassault.

Écrit par : v_atekor | 23/10/2016

Tout ça pour dire que si pour Dassault l'intérêt de participer est mitigé ; il n'est clairement pas dans l'intérêt de la France d'ajouter un contrat - médiatique qui plus est - dans une balance déjà très chargées en passifs de tous genres avec l'État Suisse. A minima, on peut anticiper qu'un tel contrat n'ait pas l’appui sinon du gouvernement au moins de Bercy ; et un contrat d'avion de combats sans appui gouvernemental, ça s'appelle un meeting aérien.
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On verra la suite des événements, mais les tractations doivent être dures.

Écrit par : v_atekor | 23/10/2016

@Martin et pour compléter V_atekor: Dassault pourrait encore rejoindre la compétition d'ici le printemps prochain, mais à l'évidence une arrivée tardive, alors que d'autres on déjà débuté le lobbying (présentations à Berne, conférences auprès des milieux intéressés et meeting aériens à Mollis) ne serait pas de bonne augure.

Pour Dassault, il est certainement plus important de concentrer les actions en directions de l'Inde ou d'autres commandes peuvent être attendues (voir mon post sur l'optimisation de l'IAF à travers le Rafale), les EAU sont également au menu avec 60 voir même 80 appareils et nous y reviendrons la Belgique. On peut également se dire que Dassault ne désire pas se prendre un second rateau dans notre pays.

Écrit par : Pk | 23/10/2016

@Yves, v-aktor, PK

Peut-être un début de réponse à vos questions:

http://www.defenseworld.net/news/17444/Dassault_Rafale__Eurofighter_Typhoon_Only_Competitors_In_Malaysian_MRCA_Competition#.WA3aqdKLQ-V

Écrit par : forêt10 | 24/10/2016

@Forêt10: Deux choses d'une part je ne vois pas de réponse concernant notre pays étant donné que l'Eurofighter est en compétition chez nous. L'explication de PK me parit bien plus judicieuse. D'autre part, cet article mention equ'il ne reterait plus que le Rafale et l'Eurofighter en course ? Etrange car les autres avionneurs sont encore en discussion pour ce pays.

Dernière chose, comment peut-t-on choisir un avion si l'on ne dispose pas encore d'un budget, ne serait-ce que de référence???

Écrit par : Marco | 24/10/2016

@Marco

Je voulais simplement attirer l'attention sur les prospects sur lesquels se concentre Dassault.
Je pense que Dassault a acté que ses chances en Suisse sont minimes, voire nulles, donc il se concentre sur ce qu'il est à même de réussir.
Concernant l'Eurofighter, je pense également qu'il n'a aucune chance chez nous et qu'Airbus, comme souvent au niveau de la défense, se disperse...

Pour revenir au sujet qui nous préoccupe, je pronostique un match à deux, Gripen et F-35, avec pour l'instant avantage au Gripen.

Toutefois, LM s'est engagé dans un ENORME programme de rationalisation et envisage en 2018 "d'offrir" son F-35 pour 85 Mio de $ l'unité, soit largement de quoi nous satisfaire, si le budget de 3 Md de FS est confirmé.

Écrit par : forêt10 | 25/10/2016

@Foret10: Le budget devrait être plus important pour couvrir les besoins de 50 à 55 appareils en deux tranches. Dans le meilleurs des cas on peut espérer 6 à 7 milliards au pires 4 à 5 milliards. Mais il faudra compter sur le prix à l'heure de vol également. Lockheed semble comme le confirmait un article de PK présenter le F-35 mais dispose d'un plan B avec le F16Viper. Ceci étant je vois mal un appareil américain l'emporter notamment à cause des Offsets et de la participation au développement.

Écrit par : Steeve | 25/10/2016

@Steeve : soyons clair, si, comme tu l'indiques, le contrat impose des offsets pour la participation au développement, c'est que le commanditaire a désigné son gagnant, qui est le gripen. A PK de nous dire si la demande a été faite comme ça, mais aucun autre avion occidental ne rentre dans cette catégorie : les industriels et les développements sont trop avancés ; il ne resterait éventuellement qu'un Rafale Marine biplaces, dont on voit mal à quoi il servirait aux Suisses.
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Je pense comme Forêt10 (et Dassault) que l'appel d'offre est purement formel et rhétorique, il s'agit de mettre les formes politiques pour acheter des gripens déjà négociés.

Écrit par : v_atekor | 25/10/2016

@v_atekor Je suis d' accord avec vous. Les contraintes sont telles que j ai du mal à voir la nécessité de jouer la comédie de l'appel d offre ouvert alors que tous les critères et leur pondération sont pré établis pour favoriser Saab.

Écrit par : Crys | 25/10/2016

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