17/07/2016

Le F-16 n’a pas dit son dernier mot !

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La chaine de montage du célèbre chasseur F-16 n’a plus que 15 appareils neufs à produire pour l’instant. Cependant, l’avionneur Lockheed-Martin planifie une seconde vie pour le « Fighting Flacon ».

A Fort Worth au Texas, les installations de production de Lockheed-Martin fonctionnent essentiellement sur le programme du F-35 « Joint Strike Fighter ». Mais l’avionneur le sait, l’ensemble des clients du F-16 ne pourront pas se payer le F-35. Par ailleurs, certains utilisateurs du nouvel avion vont continuer à maintenir tant que possible le F-16 en service, afin de garantir une dotation suffisante en terme d’avions de combat.

Une nouvelle version du F-16 :

Alors, chez Lockheed-Martin on prépare une évolution de la dernière version disponible du F-16 « Viper ». Ce futur standard devra incorporer des technologies en provenance du F-22 et F-35. Ce nouveau programme de mise à niveau les F-16 semble être la prochaine étape naturelle pour les clients existants et émergents du F-16. Mais ce programme ouvre la voie également en vue d’en séduire de nouveaux et de relancer la fabrication du célèbre avion produit à ce jour à plus de 4'500 exemplaires.

L’arrivée du standard « Viper » permet le remplacement de l’actuel radar à antenne mécanique par le Northrop Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam » de type AESA couplé à un nouvel ordinateur de mission et une architecture dotée de la fusion de données. Cette modernisation doit permettre de mieux préparer et interagir avec les appareils de 5e génération ou de génération 4++.

A l’avenir, Lockheed-Martin veut ajouter un réseau de données à haut débit et un nouveau système informatique pour permettre plus de circulation de l'information dans les nouveaux écrans du jet. Une nouvelle version ainsi configurée du F-16, lui permettra de travailler de concert avec les F-22 et F-35 en réseaux. Mais ces nouvelles applications permettront également à l’avion d’emporter de nouvelles armes plus sophistiquées.

Pour l’avionneur, trois clients ont commandé plus de 300 F-16 modifiés à la nouvelle norme « Viper ». Il s’agit de Taïwan, la Corée du Sud et Singapour. D’autres utilisateurs pourraient être tentés à l’avenir de moderniser le F-16.

Lockheed-Martin espère donc continuer à placer le standard « Viper » à d’autres utilisateurs et du même coup préparer le lancement d’une version encore plus puissante, telle que décrite ici. L’occasion de venir sur de nouveaux marchés en Asie, Amérique Latine et en Europe. En effet, l’avionneur américain désire pouvoir offrir le futur standard « Viper amélioré » à des pays ne pouvant s’offrir pour diverses raisons le F-35 et qui pourraient être intéressés par un monomoteur performant.

 

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Photos : F-16 Viper @ Lockheed-Martin

 

 

Commentaires

Merci PK pour cet article, peut-on imaginer un F-16 Viper nouvelle version en concurrence pour notre
pays avec le Gripen E ??

Écrit par : Martin | 17/07/2016

Ces bourrelets me font penser à ceux A-4N israéliens. Et ceux-ci dégradent-ils de façon significative sur les performances du Viper comparativement au F-16 classique? Et mode interception, que vaut le Viper versus le SuperHornet et le Gripen E? Se pose également les améliorations potentielles d'une telle cellule, et celle du SuperHornet, versus des aéronefs plus récents comme le Gripen E. D'un point de vue canadien, le Viper ne présente aucun intérêt.Le feuilleton du remplacement de nos vieux F-18 intéresse les passionnés(au Québec nous employons l'expression maniaque de...) des deux côtés de l'Atlantique. Et ce n'est pas dans nos moeurs politiques de tenir un référendum pan-canadien pour choisir un nouveau avion de chasse.

Écrit par : Simon Perrault | 17/07/2016

@Martin: Une question d'actualité en effet. Au début de l'été, lors d'une conférence des membres des FA et de la presse aéronautique en suisse-allemande ont a évoqué le problème suivant: l'achat du nouvel avion de combat en deux tranches ce fera avec un budget potentiel maximum de 7 milliards. Sachant que les FA auront besoins de 50 à 55 appareils, il est simplement "impossible" avec un tel budget d'acquéri en nombre suffisant des Rafale ou Eurofighter. Seul le Gripen E et éventuellement un F-16 Viper pourrait permettre le chiffre de 47 à 50 appareils. A méditer !

Écrit par : PK | 17/07/2016

@PK: Et le prix des 47 à 50 SuperHornet serait de combien de $?

Écrit par : Simon Perrault | 18/07/2016

une version viper du F16 est une bonne solution, quant ton voie la nouvelle génération d'avion de 4 ou 5ème génération et 6ème en étude d'une performance a ne pas douté mais qui peut ce payer de tel avion ? les grandes puissances.
un grand regret vient de la France, pourquoi avoir abandonné la production des mirages 2000, Dassault na pas je trouve métrisé ceci, un avion de pointe, très maniable et rapide, elle na pas suivit les USA comme pour le F16 viper, Dassault avait un avion déjà fait et y fallait le mettre au goût du jour avec les dernières technologies ce qui aurait permis de continuer à vendre un avion au top niveau en faisant pure bénéfice.
maintenant il est trop tard et seul le rafale qui est beaucoup plus cher et déjà discutable au niveau prix pour des pays limité avec des budgets restreint.
je ne pense pas que la Suisse va ce focalisé sur un F16 viper ? regarder oui mais aller plus loin ? déjà lors de l'achat y a une quinzaine d'année le F18 a remporté sur le F16 donc la cellule commencée a être démodée.
au final la Suisse restera sur le JAS39E avec une flotte importante de + de 50 avions déjà pour une question de diversité de pièces détachée, avec 2 modèles d'avion incombe 2x plus de pièces en stock et un entretient doublé sur 2 modèles d'avion.

Écrit par : michel | 18/07/2016

@Simon Perrault : on peut estimer une plage entre 7,5 et 8 milliards de CHF soit 7,6 à 8,1 milliards de dollars US.

Écrit par : PK | 18/07/2016

Bonjour,

@michel : "un grand regret vient de la France, pourquoi avoir abandonné la production des mirages 2000"

Il ne faut pas confondre la société Dassault Aviation avec l'état Français. Le premier est fournisseur d'avions de combat pour le second. L'état Français finance le développement du Rafale parce qu'elle en a le besoin.

Faire perdurer la chaîne de production du Mirage 2000 aurait nécessité un investissement de Dassault sur fonds propres. Cette société n'ayant pas la même surface financière que Lockheed Martin, cette option n'avait aucune chance de voir le jour. 

@michel : "maintenant il est trop tard et seul le rafale qui est beaucoup plus cher et déjà discutable au niveau prix pour des pays limité avec des budgets restreint."

Le Rafale a été conçu en premier lieu pour l'armée de l'air et la marine Française. Toute vente à l'exportation est un plus mais n'est pas garantie. L'état français participe (entre autres) à la promotion du Rafale à l'international car ce type de vente est avant tout politique.

Encore une fois, attention à ne pas mettre en parallèle Lockheed Martin qui est assurée de vendre plusieurs milliers d'appareils aux USA et Dassault dont l'objectif initiale est de fournir quelques centaines d'appareil à la France. Partant de ce constat, le prix de revient élevé du Rafale est parfaitement logique.

Cordialement. / Frédéric A.

Écrit par : FredericA | 18/07/2016

@ Frédéric merci pour vos infos, je pensais que Dassault était une société a part et que tous les avions qui sortaient d'usine était propre à Dassault et non au gouvernement Francais.
un peu plus compliqué que chez nous en Suisse ou il achète un avion venant d'étranger a part de pilatus mais Suisse mais privé

Écrit par : michel | 18/07/2016

Bonjour,
@frederic
Tout à fait d'accord avec votre analyse. Effectivement Dassault, n'ayant pas la même surface que LM, ne pouvait probablement pas maintenir les deux appareils en production. D'autant plus que les commandes françaises etaient bien moindres.
Par contre, pour répondre a @Michel, il est à espérer que les nouvelles commandes en provenance de l'étranger vont mécaniquement faire baisser le prix du Rafale. Après, pour la Suisse par exemple ou éventuellement la Belgique, avec une partie de transfert de travail au sein de ces deux pays où il existe des entreprises aéronautiques performantes, il me semble que cela puisse être jouable.
Qu'en pensez vous ?

Écrit par : Bob62 | 18/07/2016

@Bob62, les compensations sont une chose (Dassault n'a par ailleurs pas tenu ses promesses dans notre pays). Au vu du budjet initial de 7 milliards, et lorsque l'on voit la proposition faite à l'Inde pour 36 avions, il semlbe que Dassault n'aie aucune chance en Suisse. Idem pour Airbus

Écrit par : Martin | 18/07/2016

Bonsoir,

@Bob62 : "il est à espérer que les nouvelles commandes en provenance de l'étranger vont mécaniquement faire baisser le prix du Rafale. Après, pour la Suisse par exemple ou éventuellement la Belgique, avec une partie de transfert de travail au sein de ces deux pays où il existe des entreprises aéronautiques performantes, il me semble que cela puisse être jouable. Qu'en pensez vous ?"

J'aimerais beaucoup voir des centaines de Rafale sortir de trois lignes de production situées au Canada, en Belgique et en Inde. Une fois revenu sur Terre, je me doute que les Etats-Unis ne laisseront que des miettes à Saab, Dassault et Airbus. Les USA possèdent une gamme complète d'avions allant du jet furtif multi-rôle (F-35, Super Hornet) au chasseur-bombardier mono-rôle d'occasion (F-16 C). Vous ajoutez des prêts à taux préférentiels via les Foreign Military Sales (https://en.wikipedia.org/wiki/Foreign_Military_Sales) et la concurrence est déjà loin.

A titre de comparaison, l'armée Française n'a que peu d'avions récemment réformés (Mirage 2000, F1 CT ou SEM). Même la vente de Rafale garantie par la COFACE a fait jaser sur les forums, et ce, alors même que ce type de montage financier est classique aux USA. A l'évidence, la France ne joue pas dans la même cours. Certes, le Rafale se vendra encore mais certainement pas à des milliers d'exemplaires.


@Martin : "les compensations sont une chose (Dassault n'a par ailleurs pas tenu ses promesses dans notre pays)"

Cela fait plusieurs fois que je lis cette remarque. Histoire de bien comprendre, à quoi faite vous allusion puisque aucun contrat n'a été signé avec cet avionneur ?

Merci d'avance.

Cordialement / Frédéric A.

Écrit par : FredericA | 19/07/2016

@FredericA
"...Les USA possèdent une gamme complète d'avions allant du jet furtif multi-rôle (F-35, Super Hornet) au chasseur-bombardier mono-rôle d'occasion (F-16 C)..."
.
Pas très crédible comme analyse là... ;)

Écrit par : Haikai | 19/07/2016

@FredericA @Martin
Merci pour vos avis. Il est sympa sur cet excellent site de pouvoir échanger.
Maintenant , effectivement il n'y aura pas des milliers de rafales vendus mais je me dis qu'avec un " peu de bol " il y aura peut être quelques surprises.
Par contre Martin, je me pose la même question que Frédéric: je lis régulièrement la même chose sur les promesses que Dassault n'aurait pas honoré. Pouvez vous m'éclairer ?
Merci.

Écrit par : Bob62 | 19/07/2016

@ Bob62: Dassault avait promis la fabrication de verrière du Rafale en Suisse ainsi que des éléments du radar AESA (chez RUAG) et ceci avant le choix du nouvel avion de combat en 2013. Ces contrats devant perdurer à long terme. Suite au choix du Gripen E suédois, Dassault a annulé ceux-ci contrairement à la proposition de base.

A contrario les suédois de Saab on promis des contrats en Suisse pour près de 300 millions même si le vote du peuple était négatif. Les suédois de Saab ont à ce jour assuré leurs promesses, ce qui n'est pas le cas de Dassault. Un épisode que nos politiques et industriels ont retenus et qui n'est de loin pas en faveur de Dassault et de la confiance en la France.

Écrit par : Martin | 20/07/2016

@ Martin
Je ne suis pas d'accord avec votre affirmation que Dassault n'aurait pas tenus ses engagements.

Car ces contrat s'inscrivaient dans le cadre des contre-parties économiques que Dassault devait s'engager à faire en cas d'achat du Rafale. Autrement dit, ces contrats avaient une clause résolutoire en cas du non-achat du Rafale. Cela n'aurait eu alors aucun sens de faire participer des entreprises Suisses à sa chaîne de production du Rafale dans ces conditions, et personne en France ne l'aurait d'ailleurs compris...

En ce qui concerne le suédois Saab, le fait qu'il maintien ses contrats peut avoir plusieurs explication, comme :
1) l'espérance de Saab que l'achat du Gripen finira par se faire en Suisse.
2) ou l'avantage particulier pour Saab envers ces contrats de coopération industriel (Car, Saab ne dispose pas de tout le savoir-faire nécessaire pour faire cette appareil seul, à la différence de Dassault).
3) ou encore un mélange des deux premières explications possibles...

En un mot, en matière industriel, il n'y a pas de gentil ou de méchant dans l'histoire, mais qu'un ensemble d'intérêt bien compris par chacun... :)

Écrit par : Haikai | 20/07/2016

@ Martin, je suis de votre avis sur la confiance de Dassault.
ce que je vais dire maintenant na rien de méchant envers nos amis Français, ne mélangeons pas le peuple et le gouvernement car c'est un sujet délicat avec beaucoup de face cachée, voilà les fais connu et inconnu ? lors de l'évaluation d'un nouvel avion de combat pour la Suisse, une période sombre coulée un peu partout avec une fiscalité cachée, en cette période d'agressions politique, un certain président entreprenait une agression journalière envers notre pays et en plus un certain corbeau tournait au dessus de nos têtes avec de l'intox pour tromper et changer d'opinion sur les concurrents.
tout ceci a été une période sombre pour notre armée, cette agression venait aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur car il y avait ceux qui voulait vendre et ceux qui veule plus d'armée.
ne parlons pas d'un responsable qui a mal métrisé le dossier avec toutes ces erreurs.
le jour de l'annonce du choix de l'avion, l'agression est tombée et plus d'oiseau ? comme quoi on peu faire une agression avec un sujet différent pour en obtenir une autre surtout quand il s'agit de milliard au final.

Écrit par : michel | 20/07/2016

@Haikai: Malheureusement vous vous trompez, le contrat concernant les réservoirs supersoniques de 1250l produit chez RUAG a été signé avant la remise des offres de compensations liées à la proposition d'offre de Dassault pour notre pays. Tout comme les verrière de cockpit qui devaient être produite dans le Jura et les éléemnts de radars RBE II.

Dassault avait lors de ces signatures expliqué que ces contrats n'étaient pas liés à la futur offre pour notre pays !!

A contrario, Saab produit en Suisse ses réservoirs de carburants pour le Gripen E, ses nouveaux pylônes pour missiles et ceci malgré le pas en arrière sur l'achat de l'avion. La différence résident que ces éléments étaient inclus dans le premier paquet de compensation. Saab n'avait pas a garantir ces productions en cas de refus de l'achat de son avion, mais promesse a été tenue.

Il est résulte que Saab est très bien placé pour la futur offre, l'image d'une société qui tient ses promesse est aujour'dhui importante auprès des secteurs industriels en Suisse (Swismems, GRPM). il est évident que Saab avait dans l'idée de se positionner au mieux pour un second "round" c'est le cas et on ne pas en dire autant malheureusement de Dassault.

Écrit par : Martin | 20/07/2016

Le contrat MMRCA en Inde est-il définitivement enterré et le Rafale avec?

Après analyse de l'état des négociations Inde France et la contre-attaque des LM, Boeing et autres Saab, il y sujet à se poser des questions.

1 Etat des négociations Inde France: celles-ci sont actuellement au point mort (une fois de plus). Une instruction judiciaire pour "mode d'achat non conforme à la constitution indienne" a même été ouverte.
Les négociations ne seront reprises qu'après le jugement...

La brèche est ouverte!

2 LM l'a très bien compris est offre une version F16 Block 70/72 avec la possibilité de construire cet avion ENTIEREMENT en Inde!

3 Boeing n'est pas en reste et offre une nouvelle version de son Super horner avec également la possibilité de construire cet avion ENTIEREMENT en Inde!

4 Saab après la visite du "chef de l'Air Marshal Arup Raha" a Linköping le 10 juin a offert les mêmes prestations que ci-dessus (et même un peu plus) aux Indiens .

On apprend en outre de "source officielle" que: Saab, Lockheed Martin et Boeing ont été «invités» par le gouvernement indien pour une dépose officielle d'une offre concrète sur la fabrication de leurs avions en Inde.

Si après cela, les français nourrissent encore un espoir de placer le rafale en Inde, c'est qu'ils sont vraiment optimistes...

Écrit par : forêt10 | 20/07/2016

@ Martin,
Autant pour moi alors... :)

Mais je n'ai pas pu trouver la rupture du contrat liant RUAG à Dassault, j'ai seulement trouvé que le contrat allait jusqu'en 2014:

"La production en série commencera en 2011, avec des livraisons jusqu'en 2014. Le volume de la commande se décompose en une tranche ferme de l'ordre de 2.5 millions CHF par année et d'une tranche conditionnelle supplémentaire, pour un marché potentiel total de l'ordre de 20 millions CHF."

Si vous pouviez me citer vos sources pour RUAG et les autres contrats que vous signalez, cela serait sympa... Car, pour ce qui est de RUAG, le contrat semble avoir été jusqu'à son terme en 2014 (en l'état de mes recherches sur le net).

Source : http://www.ruag.com/group/media/media-releases/news/ruag-et-dassault-aviation-renforcent-leur-partenariat-strategique-en-signant-un-marche-pour-la-fourniture-de-tous-les-reservoirs-externes-du-rafale/d31237115c491a60d326ddb46bb2beb4/?L=class%27A

Écrit par : Haikai | 20/07/2016

@ Martin,

Ceci pourrait expliquer pourquoi Dassault n'a pas souhaité renouveler son contrat avec RUAG...

"...Le 30 novembre 2011, Ueli Maurer fait savoir que le Conseil fédéral a choisi le Gripen suédois. L’avion le plus mal noté par les Forces aériennes. Surtout celui qui pourrait laisser aux entreprises le moins de retombées en collaboration directe et en transfert de technologies. Sur les 3 milliards d’affaires compensatoires, les premières indications font état de 1,7 milliard pour RUAG, et une participation très réduite du nombre de PME concernées..."

Comme on dit chez nous, "On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre"... ;)

source: http://www.letemps.ch/2012/02/17/depites-gripen

Écrit par : Haikai | 20/07/2016

@Haikai: Encore une fosi vous avez tord sur toute la ligne est visiblement vous avez manqué plusieurs épisodes: Le Gripen n'a pas été le plus mal noté contrairement à certaines informations parues dans la presse généraliste. Cette histoire (largement expliquée ici sur ce blog et sur les journaux spécialisés (Cockpit, Skynews) Il s'agit en fait d'une intox provoquée par une société de communication travaillant pour Dassault et pilotée par l'ancienne direction.
S'agissant des retombées économique, le contrat obligeait 100% de compensation de la part des Suédois, et l'Etat suédois s'est elle-même engagée sur le sujet!

Il semble que les infos chez RUAG concernant les autres contrats ne soit plus disponible, quant à la société dans le Jura, suite retournement de situation de Dassault celle-ci a été rachetée par un groupe étranger depuis.

Écrit par : Martin | 20/07/2016

@Haikai: J'abonde dans l'explicatif de Martin. De plus, non seulement Dassault n'a pas de parole, mais l'attitude à l'époque de l'équipe marketing a fait énormément de tort.

Premièrement : programation d'une campagne de dénigrement du concurrent suédois avec de fausses informations.

Deuxièmement: tentative de contourner le choix du Département de la Défense avec une offre envoyée aux parlementaires à Berne (par ailleurs avec une version obsolète du Rafale) Merci de prendre les Suisses pour des C...!

Annulation de contrat indirectement liés aux offsets.

Il en résulte aujourd'hui, une image déplorable de Dassault aviation au sein des industriels suisses mais également des politiques très agacés de l'ingérence de Dassault en politique et de ses méthodes de communication agressives et manipulatrices.

La nouvelle direction de Dassault a raiosn de se montrer prudente pour une nouvelle offre dans notre pays, son image est mauvaise et par ailleurs selon le premières données disponibles citées plus haut l'avionneur français semlbe avoir très peu chance de pouvoir d'être concurrentiel.

Écrit par : Steeve | 20/07/2016

@ Martin et Steeve

Je trouve vos affirmations très étranges, car je cite seulement ici des sources Suisses...

Et, quant à la notation du Gripen elle vient de l'Armasuisse, dont j'avais pu à l'époque lire en toute lettre que le Gripen était bon dernier, à partir d'extrait du rapport d'Armasuisse (sur un cite d'info suisse en l'occurrence, mais je me souviens plus duquel)...

Pour ce qui est de l'attitude de l'ancien direction de Dassault, je veux bien vous croire, car l'arrogance et la stupidité n'ont pas de frontière hélas... ;)

Mais il convient aussi de ne pas tout confondre et aussi de comprendre le point de vu de Dassault qui n'avait pas à renouveler des contrats arriver à terme. Oui, ces contrats auraient été reconduit si la Suisse avait acheté le Rafale. Mais, non Dassault n'avait pas d'obligation morale ou légale envers l'industrie Suisse, dès lors qu'aucun contrat stratégique ne liait Dassault à la Suisse.

Comme je le disais plus haut, "On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre"... La question est de savoir pourquoi Dassault ferait travailler RUAG plutôt qu'une entreprise française sur le Rafale... alors que le Rafale est d'abord développé sur fond public français... SEUL un partenariat stratégique autour du Rafale pouvait le justifier... :)

http://www.aeds-technologie.com/Presse/forumeco.com.pdf : (Ce contrat fut signé à la fin du terme de celui de RUAG).

Écrit par : Haikai | 20/07/2016

Je suis désolé de ne pas être du même avis que certains... mais après tout un blog est aussi pour confronter ses points de vues. ;o)

Armasuisse a bel et bien noté le Gripen C bon dernier durant son évaluation, parfois même moins bon que nos Hornet actuels. C'était publié dans les journaux, j'ai confiance en Armasuisse et je suis certains que si les chiffres avaient été trafiqués par les médias, ils auraient réagis. Ce qui visiblement aurait été "biaisé", c'est que par la suite les performances (estimées) retenues sont celles des Gripen E/F et c'est alors que la désinformation semble avoir joué. Nous auront d'ailleurs la preuve d'ici quelques mois que ces chiffres étaient exacts... ou non.

Écrit par : Jo-ailes | 20/07/2016

@Haikal, Steeve, Martin, Jo-Ailes: Effectivement, les sources sont à l'origine suisses et l'intoxication a été orchestrée en arrière-plan par une société de communication. Mais nous n'allons pas refaire le débat sur le passé, les traces sont encore là, certes. Dassault a un nouveau directeur des ventes dont les méthodes semblent très différentes j'ai l'occasion d'en parler sur un article).

Par contre,comme je l'explique plus haut, selon les finances à disposition (et d'autres contraintes comme le coût à l'heure de vol) il semble que les monomoteurs ont pour l'instant plus de chances. Mais nous ne sommes qu'au début d'un processus. A suivre! En vous remerciant tous les quatre pour votre participation au débat.

Écrit par : PK | 20/07/2016

Merci Pascal.
C'est clair que 7 milliards pour une cinquantaine d'appareils, ça va être limite.
De plus, j'imagine que l'on n'a même pas à attendre une diminution des prix des Gripen E et du Viper en cas de vente importante d'ici-là, puisque leurs développements se sont faits sur des appareils déjà existants et par conséquent à moindre frais.
Espérons que l'on puisse bénéficier d'une grosse commande conjointe (ce n'est plus possible avec la Suède, espérons que ce soit à nouveau possible avec un autre pays), peut-être y gagnerons-nous deux-trois appareils.

Au fait, serait-il possible de passer commande de 30 appareils avec option sur 20 autres dès le début?

Écrit par : Jo-ailes | 21/07/2016

"Le contrat MMRCA en Inde est-il définitivement enterré et le Rafale avec?

Après analyse de l'état des négociations Inde France et la contre-attaque des LM, Boeing et autres Saab, il y sujet à se poser des questions.

1 Etat des négociations Inde France: celles-ci sont actuellement au point mort (une fois de plus). Une instruction judiciaire pour "mode d'achat non conforme à la constitution indienne" a même été ouverte.
Les négociations ne seront reprises qu'après le jugement...

La brèche est ouverte!

2 LM l'a très bien compris est offre une version F16 Block 70/72 avec la possibilité de construire cet avion ENTIEREMENT en Inde!

3 Boeing n'est pas en reste et offre une nouvelle version de son Super horner avec également la possibilité de construire cet avion ENTIEREMENT en Inde!

4 Saab après la visite du "chef de l'Air Marshal Arup Raha" a Linköping le 10 juin a offert les mêmes prestations que ci-dessus (et même un peu plus) aux Indiens .

On apprend en outre de "source officielle" que: Saab, Lockheed Martin et Boeing ont été «invités» par le gouvernement indien pour une dépose officielle d'une offre concrète sur la fabrication de leurs avions en Inde.

Si après cela, les français nourrissent encore un espoir de placer le rafale en Inde, c'est qu'ils sont vraiment optimistes..."

Il faudrait éviter de rabaisser Dassault en les accusent qu'ils ne joue pas le jeu sur le prix, c'est les indiens qui ne joue pas le jeu et encore et je vous le redit éviter de croire ce qui est dit dans la presse ça voudrais mieux pour vous.

Et pour les autres concurrent, c'est bizarre de faire appel à ceux qui ont été éliminer dés le premier tour, non?

Écrit par : Adri74 | 21/07/2016

Bonjour,

Tout d'abord, merci à tous pour vos réponses quant au non respect des engagements par Dassault aviation.

@foret10 : ma vision du marché indien rejoins celle d'Adri74.

Tous les constructeurs qui "s'engouffrent dans la brèche" sont ceux qui n'ont pas passé le tour préliminaire. De mémoire, les F-16 et F-18 avaient même été qualifiés "d'avions sans avenir"... il y a 10 ans !

Aussi, si les Indiens sont intéressés par la production de F-16, cela signifie que le Rafale ne correspond pas à leurs besoins.

A titre personnel, j'ai pris beaucoup de distances avec cette saga digne des meilleures séries TV. Si le contrat se signe, tant mieux. Dans le cas contraire, ce n'est pas grave. Dans tous les cas, il est temps pour Dassault de s'investir sur d'autres prospects.

Cordialement / Frédéric A.

Écrit par : FredericA | 21/07/2016

Juste une parenthèse pour le marché indien avant de revenir au F16.
"
Tous les constructeurs qui "s'engouffrent dans la brèche" sont ceux qui n'ont pas passé le tour préliminaire. De mémoire, les F-16 et F-18 avaient même été qualifiés "d'avions sans avenir"... il y a 10 ans !"

Tant que le contra n'est pas signer, toute les options(sans espoirs) sont ouverte pour les autres.

"Aussi, si les Indiens sont intéressés par la production de F-16, cela signifie que le Rafale ne correspond pas à leurs besoins."

Les militaires indiens veulent bien le rafale, mais c'est la bureaucratie qui prend son temps, rappel qui ont mis 20 ans pour choisir des hamk


Cordialement

Écrit par : Adri74 | 21/07/2016

un budget de +/- 7 milliards pour l'achat de +/- 50 nouveaux avions de combat en Suisse on en reparlera, déjà que 22 avions ca coûté trop cher.
l'armée en Suisse est une chose de bientôt fini, quand vous voudrez regarder l'armée Suisse vous devrez y aller sur des sites multimédia pour y regardé l'armée dans le temps et l'armée décimé du futur.
nos parlementaires ne sont bon à rien, ils sont juste bon à ce remplir les poches sur le dos du peuple, ces gens ont étaient élu pour gouvernez le pays mais aussi pour protéger la population, et que font t'ils ??? ils casse notre armée en deux et nos moyens de défense, le jour d'un conflit, ces gens seront dans un autre pays bien assis sur leur milliards en regardant sont peuple en ramassé plein la figure.

Écrit par : michel | 21/07/2016

@FredericA Plusieurs canadiens, passionnés du monde aéronautique, aimeraient bien voir des Rafales au couleurs de notre feuille d'érable! Nos militaires ne sont pas allergiques au matériels "made in Europe" mais c'est le politique qui décide :(

Écrit par : Simon Perrault | 22/07/2016

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