14/06/2016

L’Inde s’intéresse au drone Avenger !

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New Dehli montre de plus en plus d’intérêt pour les drones armés et plus précisément en ce qui concerne la famille General Atomics Aeronautical « Avenger/Sea Avenger ».

Selon les dernières informations disponibles, l’Inde pourra acquérir dans un premier temps, près de 100 drones « Avenger », soit la version destinée à l’armée de l’air. Mais un fonctionnaire indien précise que la commande pourrait être montée à près de 250 aéronefs, si la marine indienne décide de changer la conception du système de lancement par catapulte sur son second porte-avions indigènes, celle-ci pourrait alors opter pour la version navale le « Sea Avenger ».

Le choix de l’Inde pour la famille de drones « Avenger » est motivé par le fait que celui-ci pourra emporter des missiles « Hellfire » qui équiperont également les hélicoptères d’attaques Boeing AH-64 E « Apache ». De plus, les Etats-Unis préparent un système de liaisons de données qui permettra au drone « Avanger » de travailler en binôme avec les « Apache ».

L’origine des Avenger/ Sea Avenger :

Le « Sea Avenger » et l’Avanger sont des dérivés du prototype du Prédateur Avenger C produit par General Atomics Aeronautical. Ce dernier fait partie d’une nouvelle génération de drones, motorisé par un réacteur Pratt & Whitney Canada PW54B (le même que celui des Cessna Citation XLS) contrairement aux anciens modèles équipés d’un turbopropulseur.

Côté caractéristiques, sa longueur est de 13,5 m pour une envergure de 22 m. Son empennage est en V positif contrairement aux autres qui possédaient un empennage en V négatif. Au niveau des performances, il atteint une vitesse maximale d’environ 400 nœuds (soit environ 720 km/h) avec une altitude maximale de 60 000 pieds (soit 20 000 m). La tuyère du réacteur a été déplacée sur le dessus du fuselage afin de cacher les gaz sortant du réacteur. Ainsi, malgré son réacteur, il reste néanmoins furtif. Sa capacité d’emport en armement est de 3 000 livres (soit environ 1.3 tonnes). Son autonomie est de 20 heures. Quant aux équipements à bord, il intègre une vision infra-rouge similaire à celle développée pour le F-35 Lightning II, ainsi que d’un radar de type AESA. Son premier vol a eu lieu le 4 avril 2009.

La version navalisée de l’Avenger, reprend l’ensemble des équipements de base du Predator C. Pour répondre au cahier des charges, émis par le Naval Air Systems (NAVAIR), General Atomics Aeronautical a effectué les ajustements suivants : les ailes sont repliables pour facilité son rangement sur un bâtiment de surface. La structure de l'avion a également été renforcée pour les atterrissages sur pont et permettre l’utilisation d’un crochet arrière pour l’appontage. Le « Sea Avenger » sera également optimisé pour les liaisons électroniques (Link16) en lien avec les F/A-18, ainsi que le futur F-35.

La soute modulaire doit permettre la mise en oeuvre des divers systèmes d’armes en services dans la Navy et pourra également transporter de l’équipement de reconnaissance et de l’écoute électronique.

Le « Sea Avenger » et l’Avenger représentent un faible risque, car étant similaire, les options d’achat de haute technologie seront partagées entre les deux modèles et devraient permettre une exploitation d’une vingtaine d’année.

 

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Photos : Avenger & Sea Avenger @ General Atomics Aeronautical

Commentaires

Merci Pascal pour toutes ces nouvelles infos sur les armées en général.
par contre une chose que je comprend pas ? depuis un certain temps vous nous présentez de plus en plus de pays qui s'arme ou modernise leur armée et ceci pas deux ou trois mais en grande quantité.
mais la Suisse ne fait rien enfin si elle désarme ? qui voit clair.

Écrit par : michel | 14/06/2016

L' Inde a le budget pour une centaine de Drone ?

Écrit par : abdel | 14/06/2016

@ Michel: Comme vous le savez surement nous disposeront "enfin" d'un budget revitalisé dès l'année prochaine. Nous avons pu passé commande des nouveaux drones, cette année en matière aéonautique nous modernisons le système radar Florako, pièces détachées pour les Hornet. Les prochaines grandes étapes pour les FA concerne: le nouvel avions de combat, la relance du projet de DCA, le mise à jour des PC-21 et l'achat d'une nouvelle, la modernisation des centres de commandement des FA, le remplacement des radars à basse altitude TAFLIR. Il devrait également y avoir une dernière mise à jour des Hornet.

2025-2030 DCA phase II avec le remplacement des Stinger et préparation à l'achat d'un nouvel hélicoptères de transport pour remplacer les Super Puma/Cougar. Avec également peut-être le retour du projet d'avion de transport.

Écrit par : PK | 15/06/2016

@abdel: L'Inde est depuis près de 20 ans l'un des plus gros acquéreur en matière d'armement, même dans les années 1990 suite au désarmement issus de la chute du mur de Berlin, ce pays n'a cessé d'augmenter ses dépenses en matière de défense. Mais, il se pourrait que la "Poule au oeufs d'or" se tarisse, le pays devra vraisemblablement revoir à la baisse ses dépenses dans un avenir assez proche.

Écrit par : PK | 15/06/2016

merci Pascal pour vos infos, la suisse est plus habituée a acheté des camions ou similaire que de l'armement pur et dur.
les futurs programmes vont être plus poignant car achat de guerre.
nos politiciens sont très cool quand on achète camion, remorque, jeep, couteau fourchette mais là cavas changé.

Écrit par : michel | 16/06/2016

Je souhaite bien du plaisir à General Atomics Aeronautical. car si les tractations durent aussi longtemps (bientôt 10 ans et toujours pas abouties) que celles du "Rafale" alors l'Inde pourrait acheter en définitive 50 "Neuron" dans 10 ans. Je rappelle que nous sommes (CH) partie prenante dans ce projet...

Écrit par : forêt10 | 16/06/2016

Cela voudrait-il dire que l'Inde abandonne le programme de développement du DRDO Rustom 2 ?

Écrit par : Jo-ailes | 17/06/2016

Les indiens voient loin dans leur stratégie et ils ont bien raison. Cependant ils ont tendance à courir plusieurs lièvres à la fois, et avec des budgets qui restent sous pression, même s'ils sont un des plus gros importateurs d'armes au monde. Il ne faut pas oublier que l'économie indienne reste très fragile comparativement à l'économie chinoise, et les entreprises indiennes sont également fort en retard face à leur puissant voisin.
Les récents projets indiens (Tejas et j'en passe) montrent bien les limites de leur industrie et leur incapacité à absorber les dernières technologies. Les indiens ont davantage intérêt à privilégier le développement d'une industrie aéronautique nationale capable de produire des chasseurs de façon autonome plutôt que de dilapider des sommes pharamineuses dans des acquisitions de drones que les américains prendront soin de verrouiller contre toute tentative de vol de technologie !

Écrit par : patex | 21/06/2016

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